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mardi 10 novembre 2015

Lost in music.

Je me souviens d'une musique
Rappelle-toi, mon amie
Ses accents tristes et toniques
Je les chantais pour toi
Dis-moi, t'en souviens-tu ?
Le couplet faisait
"Nous nous marierons bientôt
Et nous aurons des enfants..."
Et à la fin... nous mourrions
Simplement
Tout était rires et fêtes
Nous étions comme deux enfants
Nous étions deux amants
Chante-la pour moi
Mon amie
Tu ne t'en souviens pas ?
C'est bien comme tu as oublié
Tant de chansons furent oubliées
Quand sont morts, douce amie,
Ceux qui les chantaient
Ne t'en fais, tiens-toi calme
J'arrive et je vais mourir aussi



dimanche 10 mai 2015

You gonna know my name by the end of the night.

Un jour, j'ai entendu Marc Ribot, fameux guitariste, parler du Blues. Le mec avait eu une épiphanie et il avait compris une fois pour toute ce que c'était que le Blues, enfin une forme du Blues, en l’occurrence électrique avec groupe et soliste. Il avait vu juste le bougre et ça donnait ça : Dans le Blues avec guitariste soliste, le shuffle, la cadence, c'est à dire la basse, la batterie et éventuellement un instrument rythmique, c'est le Destin, le Fatum des tragédies grecs et latines, ça plie, ça broie, ça avance, c'est inexorable. Pensez à un train. L'instrument solo, la guitare quoi, c'est le cri du héros contre ce Destin, un refus, une supplique colérique faite aux Dieux de lui donner une autre voie (de chemin de fer) et contre eux de lui laisser le chemin possible; un combat perdu d'avance -enfin presque-, n'était la beauté et la portée du chant rageur de ce héros qui se fait entendre par-delà les mers et les montagnes et qui transcende tout, sa peine, ce qui l'entoure, ceux qui l'entendent, en beauté surhumaine et en montée de fièvre capable de changer les cartes, IGN et de tarot. Ribot est un faramineux guitariste et sa vision est digne de cette musique prométhéenne qu'est le Blues. Justice lui soit rendue ainsi qu'à Gary Clark Jr. Fuck it.

samedi 18 avril 2015

Droïds get lonely too.

A peine ai-je regardé la bande-annonce du Starwars VII que j'ai eu les larmes aux yeux. Suis-je un idiot ? Pas plus que d'autres... Le film est la suite de cette saga dont j'ai vu le premier volet en 1977, j'avais 13 ans. On savait déjà, à l'époque, que cet épisode et les deux qui le suivirent étaient une trilogie centrale qui était précédée d'une autre et suivie d'une troisième. Ça n'avait pas grande importance, il n'était pas question en ces temps-là de les voir un jour sur écran, c'était une convention épique qui donnait du relief à l'ensemble. Plus tard, grâce aux avancées de la technologie, George Lucas a pu donner vie aux trois premiers épisodes de la série et ce fut une sorte de purge gigantesque ou la colère montante d'Annakin Skywalker n'avait d'égale que ma frustration a voir ce que je savais déjà, bégayé par le créateur de Starwars lui-même. C'était rageant et assez honteux. Et le temps, lui, filait, avec ou sans cinéma, bientôt sans, définitivement, et ma vie suivait son cours vers le grand-âge et la mort. Je ne suis pas si vieux, certes, mais c'est déjà le début de la fin et pas mal de choses me sont désormais interdites. En plus de cela, je n'ai pas bien vieilli, je suis devenu laid et gras, la vie m'a amené à atterrir dans une bourgade peu accueillante où seul le chant des oiseaux me console de ma grande solitude ("Haute solitude" aurait dit Léon-Paul Fargue), où j'ai pour toute compagnie quelques livres et un ordinateur branché sur Internet et son cortège de richesses pauvres et d'ignominies virtuelles/réelles. Je suis ensuqué dans un presque rien rébarbatif, une quasi déchéance que je dis n'avoir pas choisi mais que je m'inflige tout de même comme une punition morale à je ne sais quel péché originel. Et voilà que, du fond du temps, une voix familière vient tinter à mon oreille et me parler de ce que je croyais avoir, comme tous les mômes de l'époque, comme tout le monde finalement, La Force, cette bienveillante puissance qui aura été finalement absente de ma vie. Voilà que, par-dessus les blessures infligées et données, par delà le temps perdu à ne rien faire si ce n'est à regretter TOUT, quelqu'un (un père ?), une autre voix, chaleureuse, me dit : "Nous sommes à la maison." Quelque chose s'est refermé en moi, une boucle heureuse, proustienne bien sûr. Oui, j'étais parti, il y a longtemps, avant même de partir vraiment, où plutôt, on m'avait quitté et laissé dans l'angoisse; et "ça" revenait de là-bas, de très loin, et moi aussi je revenais. Des traces, des reliefs statufiés reprenaient vie, prenaient du sens. J'étais devenu un mécréant, un sarcastique jaunâtre, un laideron et tout ce qu'il avait fallu que je dilapide de beauté, d'amour, de joie pour en arriver là m'était redonné en deux minutes d'une bande-annonce d'un film qui avait irrigué de force et d'élan ma jeunesse et ses illusions perdues par ma faute (était-ce bien ma faute ?). Comme la madeleine pour le narrateur de la "Recherche", ce goût familier d'une fiction tant aimée a fait renaître en moi l'idée que la vie n'est pas vaine, et que, si elle finit en loque rapiécée, c'est bien plus la responsabilité du couturier que celle des tissus, et qu'au-delà même de cette responsabilité le cours inexorable du temps contient dans ses plis la matière d'une plénitude qui s'exerce pour peu que l'on se donne les moyens et la chance de la chercher. Il n'est pas d'autre sens que celui-là, de se dire qu'au soir de sa vie on est rentré chez soi, là où personne d'autre ne peut se dire cela ni en éprouver le contentement, la joie mêlée à la tristesse. A la maison.

vendredi 3 avril 2015

Back to the ages.

Du fond des âges farouches, certaines créatures hybrides, mi sapiens mi sapées, sont venues parmi nous autres, rebuts ultimes de l'évolution, pestilentielle engeance que le Temps du confort et de la paresse a mis au monde pour servir de proie à des forces plus élevées, sont venues, disais-je, afin de renouveler notre accord avec le Monde. Eux, ils venaient d'en bas, d'avant, de loin, de contrées perdues sur des cartes inconnues, ils avaient un pouvoir qui nous échappait. Habillés de leur douce rudesse, tantôt caressants, tantôt mordants, leur plainte ancestrale de demi-bêtes a bientôt envahi la ville, puis les cris de satisfaction devant tant de lumières nocturnes et de décibels tombées des shows des strip-teaseuses et des musiciens - ils avaient quittés des grottes insalubres et dantesques où l'acoustique laissait à désirer et l'éclairage encore plus, il faut bien le dire- Bon, je continue.... Monstresse à la poitrine saillante, hurluberlus hébétés de leur propre puissance, échalas soudain éperdus d'amour pour des guitares sans nom, ils décidèrent de faire la seule chose décente qui se présentait à eux et qui, peut-être, nous aiderait : du Rock.  Inutile de dire qu'ils firent dans l'originalité, l'inédit, le bric et de de broc inouï. C'était un mélange de doux flûtiaux et de sons de grattes rogommes, de cris basiques et éthérés et de batterie directement inspirées de la cavalcade d'une tribu de mammouths côtoyés jadis en des temps que je n'hésiterais pas à qualifier de préhistoriques si je n'avais pas peur de passer pour un jean-foutre. Mais je n'en suis pas un et leur musique m'a touché et impressionné comme elle vous touchera s'il reste en vous une parcelle de néandertalien. Ce fort mélange de pulsion de vie, de mort qui rôde et de puissance dévastatrice ne peut laisser indifférent l'auditeur lassé des midinettes du top twenty américain, modèle crevette crevarde pro-ana genre Rihanna. Même Beyoncé et Adèle sont à la traîne, dépassées qu'elles sont par le modèle king-size qui assène les vocaux du combo qui lui mélange allègrement le néo-grunge et le néolithique, voire le flower-power et la taille de silex pour des flèches qui ne peuvent qu'atteindre les âmes amollies des rockers presque endormis le nez dans leurs bières un peu partout dans le monde. Ce groupe dont les membres ont traversé le Temps par un couloir spatio-temporel ouvert par mégarde sur l'insolite et le bruyant s'appelle Rose Windows et vous pouvez les voir à l'oeuvre dans la vidéo ci-dessous, tous plus flamboyants et étranges les uns que les autres, avec un accessit tout particulier pour la doulce chanteuse à l'affolante puissance vocale et à...enfin, vous verrez bien. C'est sur le  premier label d'Hüsker Dü et de Nirvana, Sub Pop; bon sang ne saurait mentir.


dimanche 11 janvier 2015

En fin d'aprés-midi, dimanche 11 janvier 2015

Le Soleil se couche
Dans mon cœur une tristesse avec
Les continents qui dérivent
Je chemine aux cotés de mon frère
Qui me réchauffe en tapant
Dans ses mains
Et ma colère, Où ira-t-elle ?
Plus loin que moi ?
Je marche, je marche
Le tonnerre véloce s'apaise
J'aimerais sourire et rire
Il y a des enfants
Qui jouent autour de moi
Et le font, insouciants
Des gens parlent à voix basse
Se passent des paroles
Dans un souffle tranquille
Tout à l'heure parmi
Les crayons levés au ciel
Il y avait un poing fermé
Lutte infinie à soutenir
Comme on soutient
Un regard noir
Ne pas baisser les yeux
Ne pas baisser les bras
Je revois de vieux amis
En pensée
Qui n'étaient pas désespérés
Et je les revois, rêve léger
Sans mon désespoir
Mon cœur bat plus tranquillement
Le calme viendra comme
Viennent le soir
Et une caresse Humaine
Sur ma tristesse et mon cœur
Pendant que dérivent
Les continents.


lundi 29 décembre 2014

D'Angelo, quatorze ans plus tard.

Voilà quatorze ans qu'on attendait le troisième album de D'Angelo. C'est trop long, va falloir accélérer la cadence D. N'empêche le bidule qu'il vient de sortir est tellement bon qu'il enterre toute la concurrence black, y compris son Altesse Princière. L'album est juteux à souhait, il suinte le Groove, les gimmicks de production sont brillants, les instrumentistes sont inspirés. C'est un panard complet. Je lui en veux quand même pour les quatorze ans à faire du gras et à le perdre mais bon, c'est lui le Boss qui fait shaker les bootys. Ben oui, c'est pas Yannick Noah. Noah, lui, y fait du sport.


Plus smoothy, tu meurs. Soulful.

mercredi 5 novembre 2014

La montagne magique.

Et maintenant, une petite séquence de chanson française. Commençons par un beau titre de Michel Delpech : "Un coup de pied dans la montagne"

- Elle a pas de nom cette montagne ?
- Non, peut-être, par ici on l'appelle la montagne, c'est tout.
- C'est débile, toutes les montagnes ont un nom, un nom à elle.
- Sûrement. Pas celle-là.
- Et qu'est ce qu'elle a de special cette montagne ?
- Rien. Enfin si, elle secoue.
- Elle secoue ? Qui ? Quoi ?
- Ceux qui y vont, qui la gravissent. Elle les secoue un grand coup.
- Et alors ?
- Après, il ne sont plus pareils. Enfin, ceux qui redescendent parce qu'ils y en a qui y restent.
- Ils meurrent ?
- Pas forcément, ils restent là-haut. Il y en a qui redescendent, certains  juste pour mourir, d'autres qui remontent. Enfin, tu vois, il y a pas mal d'options.
- Non, je ne comprends pas ce que tu me dis. Tu en déjà vu de ceux qui sont revenus ?
- Peut-être. Enfin, oui, ils ne parlent pas beaucoup.
- Comme toi ?
- Oui, comme moi.
- Tu y es monté, hien ?
- Sûrement. Qu'est ce que ça peut te faire au juste ? Ce ne sont pas tes oignons.
- Parce que je suis pas du pays ? Un pays avec une montagne qui n'a pas de nom, ce n'est plus un pays, c'est autre chose.
- Quoi, petit malin ?
- C'est comme tu disais. Un truc pour se faire secouer.
- Tu veux monter, c'est ça ?
- Ca te gènerait ?
- Non, c'est tes affaires.
- C'est risqué ?
- C'est risqué d'être secoué, de toute manière. Ce qui tombe, ce qui reste, ça dépend. Tu peux chuter tout entier du haut de la montagne.
- Je n'ai pas peur.
- Ce n'est pas la peur qui compte, c'est le poids. Combien tu pèses, c'est ça qui te tuera ou te fera vivre.
- Je ne suis pas bien épais.
- Ce n'est pas ce poids là dont il s'agit. Tu ne peux pas savoir à l'avance. Tu te feras secouer, tu sauras.
- Je vais mourir ?
- Peut-être, non. Ca n'aurait guère d'importance.
- C'est comme ça que tu vois les choses ? Depuis que tu es monté là-haut ? Toi, tu es revenu et tu te fous de tout ?
- Je ne me fous pas de tout. Au contraire. Ecoute : tu veux savoir ? Tu veux savoir ce qui te manques ? Ce que tu as en trop ? Après tu verras bien, tu sauras.
- Je vois, je vais encore rester quelques temps ici, et puis je monterai me faire secouer.
- Comme tu voudras.
- Ce n'est pas la montagne qui bougera, n'est ce pas ?
- Idiot, bien sûr que non !
- Alors, je vais dormir un peu et rêver.


lundi 13 octobre 2014

La liste de Coupé

On peut jouer à des jeux idiots. Faire des listes, par exemple. Avec un numéro un, un numéro deux... Les Anglais sont très forts pour ça. Régulièrement, dans leur presse spécialisée, ils font des listes des meilleurs albums Rock de tous les temps, et régulièrement, par bêtise ou masochisme, ils couronnent le "Pet Sounds" des Beach Boys, alors qu'ils ont mieux sous la main. S'il fallait que j'en fasse une de liste (par esprit moutonnier, par anglomanie, par dépit), je mettrais des titres, pas des albums. Un titre, c'est volatile, on change avec, on en change tous les jours, il n'y a pas de dommage. On a l'air moins con au classement suivant. Evidemment ça se jouerait entre les deux monstres de Liverpool avec Dylan en arbitre. Il y aurait ça :

Et ça :

Et enfin, dans la dernière ligne droite, l'"underdog" frenchie coifferait tout le monde au poteau avec une ritournelle si mineure qu'elle en retournerait l'âme de tous les fans des deux cadors cités ci-dessus.
"Que ce soit les Beatles ou Donovan
Un beau jour quelqu'un t'aurait pris ta femme
C'est arrivé le premier jour
T'auras pas trop de bobos coté amour..."

vendredi 4 juillet 2014

A moi, les proscrits, les bannis, les mauvais, les nuls !

A vous que la salope a placé du mauvais coté de l'acier, bouillonnants contre la paroi froide, infranchissable.
A vous qui ne gagnez jamais que de quoi vous mettre en l'air à coup d'alcool et de drogue
Que, sans pitié, les jouisseurs écrasent de toute leur joie, sous toutes ses formes matérielles
Qui serez toujours exclus du cercle de la vie douce et rassurante, nés pour l'inquiétude et le délire
A vous que la marée prend chaque soir en montant en son sein et noie de vomi et de pourriture
A vous, à qui le ciel obscur dénie le droit au réconfort d'un bleu pur et condamne aux jours pâles sans lumière ni couleur
Vous que la Mort chahute et agite, remue du soir au matin dans l'éprouvette du Mal
Vengez-vous, ne laissez aucune occasion passer, ignorez tout sentiment et même l'innocence
Vous fûtes innocent jadis vous aussi et vous l'avez chèrement payé et la culpabilité vous a hanté de cauchemars et de merde jusqu'à ce que vous soyez devenu un égout qui n'oublie rien
A coups redoublés, à coups de n'importe quoi sur tout ce qui bouge soignez votre imbécillité et devenez vous à votre tour pleinement des monstres
Le droit est de votre coté, rien ne s'élève contre la révolte de ceux qui ont toujours été empêchés lorsque qu'arrive le jour de leur Fléau
Vous n'avez pas à attendre le Jugement Dernier, vous êtes jugés et punis sans appel depuis l'éternité, viennent vous libérer votre méchanceté, votre propension au meurtre, votre violence
Elle attend patiemment d'être actionnée, il n'y aura rien pour vous dire d'arrêter, vous avez entendu cela mille fois "Attention !". Riez. Riez et tuez.
A vous la nuit et toute la nuit épandue comme un baume de douleur sur un monde qui souffre comme vous avez souffert.
N'oubliez jamais. Ne pardonnez jamais. Les offenses, vous les connaissez, on les connais tous, ce sont toujours les mêmes qui les donnent et les mêmes qui en tirent profit.
Changez le jeu, changez la donne, que le barbare et l'esclave l'emportent sur le cavalier et le mercenaire et que la chair humaine soit partagée entre de nouveaux prédateurs.
A vous la justice des charniers et des dépeçages
A vous le droit des armes, pour les faibles une fois au moins
Vous n'avez fait que vous plaindre et gémir, à vous le goût du sang, commencez par les femmes et les enfants, ils sont votre haine car ils sont aussi faibles que vous et vous avez eu longtemps pitié, aussi longtemps que vous avez fait pitié
Finissez par vous donner en vain tout ce qu'il vous manquera toujours, car c'est ainsi il vous manquera toujours l'Amour, la Grâce, la Beauté, le Pouvoir, l'Argent, la Volonté, le Désir, la Joie, la Force...
Une fois, une seule, à vous la Force !
Il n'est pas d'issue pour vous autre que le massacre, la tuerie massive, les mutilations, l'horreur
Libérez vous contre la Liberté, voyez les pleutres et les nourrissons qu'elle a fait de vous, perpétuellement sous la tutelle d'un plus fort qui massacre et mutile à son aise sous quelque prétexte en forme de devise
Liberté est rouge. Liberté est sang. Liberté frappe et tue à l'aveugle. Soyez son étendard et sa flamme. Ce n'est pas la Vie, mais la Vie vous échappe continuellement.
Frappez au hasard, vous aurez toujours raison et commencez donc par n'avoir plus tort ou raison mais par faire le Mal
C'est sans pareil.
                                              ceci est une poésie, d'un genre mauvais...

lundi 5 mai 2014

La France raciste, comme tout le monde.

Ah, ça va cartonner "Mais qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?", ça c'est sûr et certain. MAIS, moi, dans un film, je me demande quel est le ressort narratif, le "conflit", comme disent les américains ? Ce qui fonde le drame ou ce qui provoque le rire. Ici, je ne le vois pas. Un couple de bourgeois d'Indre et Loire     (Clavier et Lauby) a quatre filles, la première est mariée à un juif, la seconde à un arabe, la troisième à un chinois et la petite dernière va épouser un noir. Il est où le problème ? Il est où, ce truc qui peut justifier de faire de ce pitch banal à pleurer, un film ? Je vois pas. A moins....à moins de supposer que les parents sont racistes et qu'ils n'en peuvent mais de ces mariages métissés....Ce qui est tout simplement le cas. D'où le titre "Mais qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu" ? (pour mériter une pareille punition, qui ne peut être qu'un châtiment divin). Il ne s'agit plus de se payer de mots et de droite "décomplexé", de patriotisme bon teint de droite ou de gauche, ce qui fait que ce film marche (et va marcher) c'est qu'il est raciste. Raciste comme la grande majorité des Français qui, semble-t-il, n'ont aucun mal à comprendre ce qui m'échappe totalement. Ce n'est cependant pas la peine que j'aille voir le film, je sais déjà, au vu des présupposés, comment il va finir : les "étrangers" vont tous devenir plus blancs que blancs et tout sera pour le mieux dans le plus raciste des mondes racistes. Bonne chance aux immigrés qui vont arriver en France après le film, ils vont carrément se prendre tout le monde sur le râble ; juifs, arabes, chinois, noirs, tous au fond plus bleus/blancs/rouges/ les uns que les autres. Mais que se passe-t-il donc dans mon pays ? Depuis quand la France est-elle majoritairement un pays de fachos ? Moi, je ne suis pas d'accord avec la connerie ambiante. Ça me débecquette. C'est un putain de conflit là, non ? Qui veut filmer ce truc-là ? Personne ?... Comment ?... Trop tard...pas vendeur....je suis moins drôle que Clavier....Vous voulez rire ? Je peux faire de l'humour sans me moquer des pauvres, des pédés, des femmes, des lesbiennes, des bariolés, des profs. Incroyable mais vrai ! De qui je me moque ? De ces putain de petits français à la con qui vont se précipiter pour se soulager l'âme chiasseuse au cinéma. En France, maintenant, un peu partout, un peu tout le temps, ça pue. Se boucher le nez ne suffira bientôt plus, va falloir laver...
Est-ce que Christian Clavier se serait foutu de la gueule de Jim Kelly ? Pas sûr...

mercredi 2 avril 2014

Nos amis les (petits hommes) Verts

Depuis la fin des trois "premiers" épisodes de Star Wars on se demandait où étaient passés leurs héros en attendant que Disney ne réactive la franchise pour la fin ultime de l'histoire. Et bien Jabba the Hutt a fait comme le bon Maître Yoda, il s'est planqué chez Europe-Ecologie-les Verts en attendant que ça se tasse. Une preuve ? Voilà.
Il est vrai que la Force comme énergie à basse émission en gaz carbonique, on a pas fait mieux. Pourtant Jabba n'a pas complètement renié ses penchants mercantiles ni ses petites fourberies et il semble parfois être du coté bleu marine de la Force. Vivement la suite !

vendredi 20 décembre 2013

Ron Burgundy is on the loose again.

Je n'aime plus le cinéma. Ça tombe bien, il n'existe plus. A sa place, il y a un business qui vend des shoots d'images qui bougent à tous les agités de la persistance rétinienne. Dans ce registre s'annonce une séquence d'environ 1h45 minutes particulièrement rigolote et débile. Notons, au passage, l'identification du "comique" et du "débile" dans cette nouvelle façon d'aligner les images animées. Alors là, ça s'appelle" "Anchorman 2, the Legend continues", soit, en français "Légendes Vivantes", et c'est avec Will Ferrell et toutes la bande habituelle des productions de Judd Apatow, le nouveau Mogul de la "Comédie" américaine. Ca n'a plus grand-chose à voir avec les délices raffinés de "I was a male war bride" de Hawks, "Adam's rib" de Cukor,  "Notre homme Godffrey" de Grégory la Cava où "Les voyages de Sullivan" de Preston Sturges. Ca n'a même rien à voir avec ces "films", rien du tout. N'empêche, je n'avais pas vu une bande annonce aussi drôle, depuis celle de "Dumb & Dumber"  Le pitch ? Ouais. L'équipe des quatre gaillards du journal télé de la soirée de San Diego en 1979 est de retour au début des Eighties pour lancer Global News Network, parodie de CNN. Ce film sort pour les fêtes de Noêl aux Etats-Unis et arrivera sur nos écrans en juin. Il a été précédé d'une petite "mise en condition" du public assez inédite puisque les Américains ont pu voir Will Ferrell jouant son rôle de Ron Burgondy, le "Anchorman" imbu de lui-même à l'infini+ 1 sur tout les plateaux de talk-shows et autres journaux télévisés possibles. IL a ainsi aligné les conneries sans sourciller, affublé d'un sérieux sans faille et d'une coupe de cheveux en tungstène, sans parler de sa moustache qui fait de lui, somme toute,  un homme assez inquiétant.
La bande-annonce que je vous propose est en anglais. C'est plus compliqué, je l'accorde volontiers, mais elle est bourrée de petites idiosyncrasies étatsuniennes qu'il est bon de saisir. J'insiste sur l'utilisation optimale d'un morceau pseudo-épique de Van Halen qui trouve là sa place définitive et impayable :"Dance the night away". Préparez-vous, mortels, il va falloir tâcher de survivre à un déferlement de bêtise hilarante comme rarement subi !
Messieurs Will Ferrell, Paul Rudd, Steve Carell, David Koechner dans : "Anchorman 2, the Legend continues"

Je n'ai jamais dit que ça allait être facile !
En bonus, Ron Burgundy ravage l'Australie et vampirise l'antenne de "The Project", un talk-show local, très populaire. J'aimerais bien le voir interviewer Vladimir Poutine, par exemple. " Good Evening, I'm Ron Burgundy. Here what's going on in your world tonight." Dit par Lui, ça fait tout de suite peur.

mercredi 20 novembre 2013

2014, c'est SON année.

Et voilà, l'équipe de France est propulsée au Mondial du Brésil grâce à un but de Benzéma et deux de Sakho. Mais, si, en match de barrage pour un ticket brésilien c'est le défenseur central gauche qui marque les buts (enfin, deux sur trois), qui donc les marquera en Coupe du Monde ? llroris ? Abidal ? Roland Courbis ? Nooooon, rien de tout ça ! Didier Deschamps a fourbi son arme secrète, sa surprise du chef : le seul ailier de débordement axial droit ! L'oeil vif, la crête altière, la surcharge pondérale assurant la bonne tenue au sol, le voilà, l'unique, le vrai, le seul : Footix en personne.
Tremblez brasileiros ! Voici le carioca de Corrèze, le forcené de l’Élysée ! Un joueur qui respecte tellement peu sa position sur le terrain qu'il en devient insaisissable, l'Ombre blanche du ballon rond ! Ah, nom de Dieu, ça va chier ! (en plus, en cas de problèmes, il peut avantageusement remplacer un poteau de corner).

jeudi 31 octobre 2013

Maître yoda is back !

On vient de retrouver 30 minutes d'images inédites de "Stars Wars". Minable ! Ridicule !  Ah, je ris ! Moi, je viens de retrouver Maître Yoda EN PERSONNE, planqué "undercover" chez Europe-Ecologie-les Verts. "A l'origine, la peau de Yoda verte être, alors lui chez les Verts s'encarter" m'a-t-il confié.

mercredi 25 septembre 2013

Dernier soupir


                                     Dernier soupir

Qu'au soir ou
Quand je serais pris
Comme un babil d'enfant
    qui chantonne
Mon souffle retenu et posé
Un dernier instant comme
   un baiser à mes lèvres
S'envole et papillonne
Dans l'air tremblé
Jusqu'à l'ultime discrétion
   de ne plus faire
Sentir au monde ma
Pesanteur insensée et ma
Lourde présence

- Je le veux bien
Et même, je le veux tant
Être tout en un instant
Ce souffle qui s'éteint
Puis plus rien -

- Les Stones ? T'es fou ?
- Essaye. Tu verras, ça passe.

mercredi 12 juin 2013

Le moratoire sur la pêche à la baleine n'a pas sauvé Carlos, merde !

Graham Nash ? Qui c'est Graham Nash ? Comment le chanteur des Hollies, groupe britannique, a-t-il pu se retrouver à harmoniser sous le soleil californien avec Stills, Crosby et Young ? Et puis d'abord il faisait quoi au juste dans cette bande qui se débandait toutes les cinq minutes ? Il a mauvais caractère, comme les autres ? C'est toute une histoire. Des indices.
Une très belle chanson co-signée avec Crosby sur les baleines, ouais, les baleines ! Et ben quoi, c'est sympa les baleines, non ?
De très belles images de la petite bande filmée à Big Sur, Californie. C'est très coloré, mais alors très coloré. On y voit Neil Young essayer d'emmener les crétins qu'il trimbale avec lui quelque part (Crosby et Stills, ce jour-là comme souvent, sont idiots) . Nash est un peu en retrait et c'est tout à son honneur. Ça marche presque finalement. Joan Baez danse le jerk comme personne. Il se trompe pas souvent Dylan. Pas longtemps avant, Jack Kerouac traînait son spleen près de ces côtes sauvages du Pacifique balayées de lames puissantes. Un peu plus bas sur la côte se trouve un sanctuaire marin interdit à tous pour faciliter la reproduction des baleines. On y revient.

vendredi 19 avril 2013

Néant 1979 : le tube de l'été 2013 par Daft Punk

Cet été, ça sera le retour de l'année 1979. Ou 1980, ou 1981. Dans ces eaux là quoi. 2013 ? Personne n'a jamais atteint cette année là, ou alors dans les années 70, dans les films de S.F. Ça s'appelle un paradoxe temporel. Vous avez vu" Mondwest" ? En tout cas, nous voilà maintenant sans cesse condamnés à revivre les mêmes choses, les mêmes années d'Histoire, d'avant que l'Histoire cesse.
Bon voyage à tous.

samedi 19 janvier 2013

Oshima : "La corrida des sens"

Nagisa Oshima est mort. Un des derniers  papys parmi ceux qui pratiquent encore  (ou pratiquaient il y a peu) le VRAI cinéma. Qu'est ce que c'est que le "vrai cinéma" ? Un moment de la réalité ou la technique à permis l'émergence d'un Art (le septième) en adéquation avec ce que la même technique permettait à la société d'être : un Art véritable dans une Société réelle. Ca s'est terminé au début des années 8O, la technique a changé la Société, devenue Simulacre ou Avatar de la réalité, le cinéma est devenu du post-cinéma, sa technique a également changé, Avatar de lui-même dans ces auto-références (Les frères Cohen, Tarentino..) ou dans ses extensions pénibles de sensationalisme déréalisant (Son THX, Virtuel, 3D). C'est toujours en adéquation mais ce n'est plus de l'Art.  Il est donc question ici de rendre un très humble hommage à un très grand cinéaste, à l'ancienne, bien qu'il fut toujours subversif et scandaleux, et surtout scandaleusement pertinent.
Son film le plus connu est "L'Empire des sens", "Ai no corrida en japonais, autrement dit, textuellement, "La corrida des sens". Pourquoi ce titre parlant, quand on connait le film, n'a t-il pas été retenu en français ? Mystère. Pourtant, au fond (mais alors, vraiment au fond), le motif central du film c'est bien les oreilles et la queue. Enfin bon, histoire de garder mes abattis par devers-moi, voici le trailer de son dernier film "Tabou" avec, entre autre, Takeshi Kitano. Un splendide film de sabre sans équivalent aucun.
Et puis pour faire chier les empilateurs compulsifs de Beats et refrains tous plus débiles les uns que les autres qui défilent sur NRJ, Fun Radio ou Skyrock, le morceau de Quincy Jones qui porte le nom du film "phare" d'Oshima : "Ai no corrida', donc. Paix et Amour, mes frères. Banzai.

jeudi 8 novembre 2012

Mesdames et messieurs, Mon Top Five à moi de Bruce Willis.

Je ne sais pas ce qui se passe mais tout le monde y va de son Top 5 ou Top 10 des films avec Bruce Willis. Et évidemment, de Télérama à AlloCiné, tout le monde couronne les mêmes merdes signées Tarentino ou M. Shyamalan. Je ne vois pas de raison valable à ce que je me prive de faire MON Top 5 des performances de cet acteur attachant et tout-terrain. Ne vous inquiétez pas si vous ne connaissez pas ces films, c'est normal, ce sont de bons films et ça fait bien longtemps que plus personne ne parle des bons films, environ 30 ans. Hue donc !
N°1 - "Breakfast of Champions" d'Alan Rudolph (tiré d'un excellent livre de Kurt Vonnegut. Vous ne connaissez pas ? C'est normal, etc etc etc....)
N°2 - "Boires et Déboires" de Blake Edwards
N°3 - "Un héros comme tant d'autres" de Norman Jewison
N°4 - "Un Homme presque Parfait" de Robert Benton (Il y tient un second rôle mais le film est simple et superbe. Vous ne le connaissez pas ? Etc,etc, etc....)
N°5 - "Bandits - Gentlemen cambrioleur" de Barry Levinson (Avec Cate Blanchett plus bandante et émouvante que jamais. Etc, etc, etc....)

En bonus track spécial édition collector remasterisé, je mets son rôle dans "Moonrise Kingdom" de Wes Anderson. Je ne l'ai pas vu mais j'ai du mal à imaginer un mauvais Bruce Willis dans un mauvais film d'Anderson. Comment ? Quoi ? s'insurgent les puristes du, "il faut voir pour dire son avis", ou du, "comment tu peux critiquer, tu l'as pas vu", ou encore du, " tous les goûts sont dans la Nature" ? Est-il possible de dire cela ? (Vous remarquerez qu'il y a toujours un con ou une conne, généralement de gauche, pour dire ces imbécilités dans une soirée). Bof, passé un certain âge, avec un bagage cinéphilique conséquent, ce n'est même plus la peine (car neuf fois sur dix, c'est effectivement pénible) de voir les films. Un trailer, un extrait, deux mots, une chanson, un bout de générique, le nom de la costumière, ça suffit largement.