Affichage des articles dont le libellé est Flaubert. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Flaubert. Afficher tous les articles

mardi 28 juin 2016

Gustave Flaubert actuel.

Le  6 Mars 1869, Gustave Flaubert écrivait ces quelques lignes dans une lettre adressée à la Princesse Mathilde, cousine de Napoléon III et salonnière chez qui il était de bon ton de se montrer et de causer : "Quant aux déceptions que le monde peut vous faire éprouver, je trouve que c'est lui faire trop d'honneur, il ne mérite pas cette importance. Pour moi, voici le principe : on a toujours affaire à des canailles -- On est toujours trompé, dupé, calomnié, bafoué. Mais il faut s'y attendre. Et quand l'exception se présente, remercier le ciel.
C'est pour cela que je n'oublie rien des plus petits bonheurs qui m'arrivent, pas une poignée de main cordiale, pas un sourire ! Tout est trésor pour les pauvres...."
Cet homme suprêmement intelligent a raison. Malheureusement. Et cependant, dans le même temps, je lui préfère Stendhal, qui s'était forgé une "philosophie" (qu'il appellait le "Beylisme") moins radicale, moins brutale et, pour ainsi dire moins désespérée donc, à mon avis, un peu moins "bête". J'emploie ce mot à dessein car tous les "principes" de vie toutes les "philosophies" appliquées à l'existence sont plus ou moins nunuches et carabinnées. Celle que j'aime le mieux est celle de Casanova, (cet homme est souple, il acceuille toutes les opportunités et les coups de griffes de la vie, il s'adapte et reste pourtant toujours fidèle à lui-même et à son envie de jouir) mais elle est trop éloignée de ce que je suis profondément. Je me rabats donc sur celle de Stendhal, qui se soucie avant tout de l'Amour et de lui. N'empêche, Flaubert avaient quelques idées bien arrêtées qu'il vaut le coup de méditer profondément. Et parfois, quand il parle de lui au passé, de son adolescence et de sa jeunesse, il parle carrément pour moi.
Ses livres, qu'on les trouve géniaux ou besogneux, sont des efforts littéraires quasi sans équivalents, sauf à convoquer, en comparaison, les plus grands littérateurs mondiaux, de Rabelais à Pound en passant par Joyce et Céline.

samedi 30 avril 2016

Ca coule en douceur, dans les Ténèbres.

L'autre soir, ce satané Georges Lang a passé le premier morceau ci-dessous dans son émission "Les Nocturnes" sur RTL, "Slip away" de David Bowie, tiré de l'album "Heathen". Quelle idée, quelle drôle d'idée ! Ce truc est splendide. C'est une longue et noble déploration sur le temps qui passe et bouffe tout, emporte dans le néant les choses et les êtres les plus précieux. C'est d'une beauté ! A pleurer. Le genre de truc que seul David Bowie pouvait pondre. Alors ? Qui va faire naître les larmes aux coins de mes yeux pour ces raisons magnifiques que sont des chansons tristes ? Bowie, il est out, mort... Le synthé à la fin du morceau m'a fait penser à celui de Prince au début d'"Around the world in a day", qui est cependant plus chamaré, plus gai. Mais Prince, il est out aussi, mort aussi. Plus d'"Annastesia" habité ou l'homme se montrait sous son meilleur jour, celui du fervent croyant en l'Amour et en Dieu. Ca, ça a glissé entre les doigts aussi, l'Amour. Il y a son ombre, tout au plus. On dirait des standards des années 30, ces chansons; du Ellington, un truc comme ça. !
Alors, il me faut aller chercher dans de vieux livres de Flaubert, de Brassaï, de Loti, de Dominique de Roux d'autres raisons de poursuivre ma course, d'autres interpellations, d'autres interrogations que celles auxquelles ces chanteurs donnaient vie. Ces auteurs m'eurent tous trouvé pathétique a pleurenicher sur moi comme un enfant coupable. C'est comme si je les entendaient m'enjoindre de me redresser. D'accord, je veux bien moins pleurer. Les larmes, c'est pourtant ce qu'il y a de plus clair en moi, de plus net.



mercredi 6 août 2014

Profession : "Artiste en émotions."

Dans "Mémoires d'un tourisme", Stendhal, très à son aise dans ce genre libre du livre de Voyage, écrit ceci à propos d'un fait divers qu'on a fait raconter à un des convives de la soirée à laquelle il était convié et dont il sort : " Et moi, en rentrant dans ma chambre, je me donne la peine d'écrire cette histoire. Elle est rigoureusement vraie dans tous ses détails, mais a-t-elle un autre mérite ? Dans ces moments de philosophie rêveuse où l'esprit, non troublé par aucune passion, jouit avec une sorte de plaisir de sa tranquilité, et réfléchit aux bizarreries du coeur humain, il peut prendre pour base de ses calculs des histoires telles que celles-ci.
Telle est leur unique supériorité sur les romans, qui, arrangés par un artiste en émotions, sont bien autrement intéressants, mais en général ne peuvent servir de base à aucun calcul"
Ici, "l'artiste en émotions", c'est lui, bien entendu, qui s'est inspiré d'un fait divers pour écrire "Le rouge et le noir". Il dit la grande supériorité de la Littérature sur la Philosophie. Là où le philosophe "calcule" sur la condition humaine et ratiocine, l'artiste en rend compte par des émotions, tous ses calculs à lui déjà faits et digérés en un Art, c'est-à-dire une magie qui transmet, ce qui fait que la Philosophie fait ronronner comme un gros chat auprès du feu et que la Littérature éveille l'étincelle de l'intérêt. Toute une vision du Monde passe en un roman, un songe calculateur fait un livre de Philosophie. D'un coté, l'on est ému, de l'autre on jouit : d'un coté on tombe sur des calculs, de l'autre sur des romans. Je choisis mon camp ; je suis à jamais aux cotés de Stendhal contre, mettons, Sartre : du coté de ce qui vous laisse pantois et vibrant, contre celui de l’assujettissement de l'Art à la laideur d'un "message" idéologique, à jamais contre Flaubert, que je laisse mariner avec celui qui a le mieux parler de lui, le père Sartre justement. Ce n'est pas parce qu'on fait une crise de neurasthénie à 17 ans (Flaubert) et qu'on en ressort blindé de cynisme que l'on fait un grand écrivain et Stendhal est un bien meilleur artiste que lui car il a épousé quelques courbes même de la Vie et qu'il nous les "rend" sans pareil,
auteur précieux s'il en est !

Gérard Philippe et Danielle Darrieux, sans doute un des plus beaux couples formés par le cinéma, Art, vaille que vaille.

samedi 15 septembre 2012

Camus forever.

Michel Onfray vient de faire une découverte. C'est intéressant, il ne va tarder à pouvoir aligner deux phrases sans dire une connerie. Il dit dans Le Monde du jour, je cite, " Qu'en France l'atmosphère intellectuelle est toujours de guerre civile." Ben oui, mon pauvre bonhomme, tu croyais quoi ? Il n'y a pas de "Paix intellectuelle", quelle est cette idée saugrenue et puérile ? Penser, créer, c'est faire la guerre, depuis toujours, partout, jusqu'à ce que mort s'en suive. Et tant que des "penseurs" de ton acabit l'ouvriront, et ça ne s’arrêtera donc jamais, il fera toujours bon l'ouvrir en retour, créer et s'opposer à la funeste bouillie que tu sers à d'heureux crétins qui gobent ta contre-Histoire de la Philosophie comme on s'injecte du "Voici". Camus n'aurait pas dit telle ou telle chose, on ne sait pas. Ce dont je suis sur, c'est qu'il aurait lutté. Tu peux toujours penser que ça aurait été avec toi. Moi, je ne le crois pas, et d'ailleurs, Camus, ce n'est pas toujours aussi bon qu'on le dit, surtout quand c'est toi qui le dit. Allez, bonne bourre, Michel !

samedi 24 septembre 2011

Ah, putain le merdier ! On est mal !

CA Y EST, Y' VONT FAIRE CHIER
EINSTEIN MAINTENANT !!! 
MAIS C'EST PAS UN PEU FINI LES CONNERIES, OUI ?!?

dimanche 29 août 2010

Fabrice Luchini ou le Triomphe de la Psychanalyse

On avait Terzieff, Bouquet tient le coup mais pour combien de temps ? et maintenant il faut se farcir Arditi et ça. C'est ce truc là qui est vraiment déprimant !
Ci-dessous : personnalité histrionique, individu encore asexué, amoral, cyclotomique, infantile, geignard, quasi débile, vulgaire, d'extrême-droite, bref tout comme son modèle Louis Ferdinand Céline.
Mais surtout un ACTEUR PATHETIQUE et un TRES MAUVAIS LECTEUR. Ca marche quand même pour lui et il va bien. Un imbécile heureux, donc. Profitez-en bien, on a pas tous les jours l'occasion de voir un crétin aussi parfait en pleine possession de ses moyens.

Soyez en bonne santé et intelligents, regardez ça puis éteignez l'ordi et allez profiter de la plage. Au bord de la mer, en bordure de l'infini, amoureux. Et puis souriez en pensant que le maître de cette chose (L.F.C.) disait :"L'amour, c'est l'infini mis à la porté des caniches." Et embrassez vous à pleine bouche, les pieds dans le sable, la peau sensitive et tannée tout à la fois, nus ou presque, les sexes s'alléchants l'un l'autre. Loin, loin, très loin des cabinets de psychanalystes.

mardi 6 janvier 2009

Flaubert.... Flaubert....
Encore un qui aurait mieux fait de se taire. A force de faire le relevé géométrique de l'humaine bêtise il a fini par s'en faire le poussif Homais, mi-Pécuchet mi-Bouvard. L'ermite de Croisset croassait au gueuloir pour savoir si la rime tombait juste à l'infini. Pas peintre pour deux sous, encore moins musicien, danseur peut-être, mais depuis Céline on sait ce qu'il en est des danseurs en littérature, leur grâce est celle des marcheurs au pas. Enfin, il écrivait ,parait-il, et prenait ça très au sérieux.Sa palette noir de suie me fait suer. Que d'efforts, en vain! Et ses galipettes, ses galipettes ! Son voyage en Orient n'a rien du arranger ! "E dolce far niente", voyez-vous, quand on est entiché de sa machine-outil, ça ne dit rien. Glapisseur, aboyeur, pisse-copie : silence !Charles Cros a quelque chose à dire. Ouverture du "Coffret de Santal".... en mineur. LE PERE DE MARC EDOUARD NABE LE NOUVEAU CELINE. QUELLE RIGOLADE !