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lundi 18 mars 2019

Hal Blaine bat le tambour du Rock n' Roll

J'ai le coeur qui bat trop vite et trop fort. Je ne devrais pas écouter autant de rock n'roll, c'est mauvais pour moi, pour ma santé. Mais c'est comme ça, certains avancent à un rythme modéré, à la coule; d'autres sont tellement zen qu'ils sentent à peine leurs jambes avancer et leur coeur battre au rythme de la marche; moi j'avance au son du tambour ("beat of a drum"), grognant et rugissant. Au fond, je suis comme n'importe quel groupe de rock lambda : j'ai besoin d'un batteur. Et justement l'un de ceux qui m'ont fait le plus me ruer à fond de train vers à peu près tout, y compris la déchéance, et la fatigue, vient de mourir. Il s'agit d'Hal Blaine et je lui rend hommage. Il était musicien de session à Los Angeles et disait avoir 35 000 enregistrements à son actif. Membre fondateur du "Wrecking crew", il a officié dans des disques classiques et même canoniques de Phil Spector et ses Ronettes, des Beach Boys, des Byrds, de Sonny and Cher, définissant un son, imposant un gimmick. A tel point que quand je ne connais pas le nom du batteur qui joue avec tel ou tel artiste des sixties ou seventies et que je le trouve bon, je me dis que ça doit être Hal Blaine qui tambourine sur ma poitrine. Ce n'est pas un poids mais ça pulse, ça pulse et je me fais vieux, toujours plus vieux. Et, fin du fin, je suis toujours autant en colère. Ce n'est pas bon d'être aussi en colère à mon âge. Cependant Bowie disait, quand il a chanté dans Tin Machine : "You belong in rock n'roll". Oui, c'est ça, j'appartiens au rock n' roll, jusqu'au bout, jusqu'à la dernière ligne du dernier rouleau, envoûté, marabouté, à ma place. Au bout du bout, à l'heure du calme et du repos obligé, mon dernier battement de coeur, je le devrai peut-être à Hal Blaine.
Tin Machine : "You belong in rock n'roll"

Imparable. Le mur du son de Spector. Les Ronettes : "Be my baby".

Ce qui amènera Dylan au Rock. C'est Blaine qui joue.

lundi 18 décembre 2017

Dead or alive ? Entre les deux....

On a essayé de me tuer ce week-end. Sérieux. Je suis encore là mais ça fait drôle tout de même. Une femme a essayé de me faire la peau. C'est pas passé loin. Vivant finalement ? Presque. Survivant mettons. Alors dansons. Je mettrai les assassins de tout poil en prison après. La musique sera à l'aune de la violence que j'ai subie.
Voici le truc le plus "killer" que je connaisse à mettre en soirée. C'est de la merde ? Possible...C'est génial ? Possible aussi...Monte le son à fond et tu m'diras

Après ça tu vois pas quoi mettre sur ta platine ?
Attends, j'te montre.

T'es pas mort ? Moi non plus, tu vois bien. Un peu de rock ? OKKKKAAAAYYYY. Et essaye de ne pas jouir avant la fin du clip.


lundi 11 décembre 2017

Christophe n'est pas mort, Alan, si.

Y' peut tout se permettre ce con, ça passe. Et pourtant je n'aime pas Radiohead....

J'aime Alan Vega, par contre, et il a suffit à Christophe de quelques borborygmes de Vega en bout de course pour trousser un tube Dance au poil : "Tangerine". Je pense que Vega dit à peu près n'importe quoi. De toute façon il "chante" de manière incompréhensible.
Sur YouTube y'a rien de bien bandant. Allons-y pour ce live un peu anémique (le son que ça a sur le CD...).

Dans les années 90 Vega tissait sur mesure une toile cubiste de blues avec Ben Vaughn et Alex Chilton. Ca peut sembler prétentieux, c'est du nanan, du miel. For diabétiques only.



lundi 20 novembre 2017

Après la Mort, la flamme du souvenir.

Charles Manson est mort. C'est plutôt une bonne nouvelle, ça. Il encombrait. En particulier le rock. J'espère qu'on en parlera moins. Malcom Young est mort aussi, de démence. Comment voulez-vous qu'il en fut autrement ? Je ne mettrai pas de titre d'AC/DC ici, c'est pas un blog pour ado. Grant Hart y est passé aussi il y a peu et ça n'a pas fait beaucoup de bruit, alors je vais mettre un morceau de Hart avec Hüsker Dü le groupe qu'il formait avec Bob Mould à la guitare (son ex-ami, (amant ?)) et Greg Norton à la basse. Lui était batteur, un excellent batteur, au style unique. Je vais mettre aussi un morceau tiré de son album solo "Intolerance", un des vingt meilleurs disques jamais sortis. On célèbre le premier anniversaire de la mort de Léonard Cohen. Il manque pas mal, le vieux. J'écoute ses disques. J'entretiens la flamme du souvenir. C'est comme ça que ça se passe maintenant. La Toussaint est compliquée. De plus en plus.
NB : Il y a aussi PNL, que j'ai découvert récemment et dont je ne sais que penser. C'est bien, PNL. C'est bien aussi de ne pas les écouter. J'vais pas les mettre. J'vais d'abord essayer d'entraver les paroles...
Tiré du sept titres "Metal Circus" : "Diane".

Grant Hart à son meilleur. "2541"

lundi 16 octobre 2017

Comme à Gravelotte.

De bien mauvaises nouvelles tombent comme des grenouilles sur l'Egypte. Aprés Walter Becker c'est Grant Hart qui y est passé. On ne peux imaginer deux talents musicaux plus différents, voire opposés, n'empêche, ils étaient des maîtres chacun à leur manière.
Grant Hart avec son groupe Nova Mob dans les années 90.

Walter Becker avec son pote Fagen dans Steely Dan. Un de leurs morceaux que je préfère : "FM". C'est juteux de feeling.

Grant Hart avec Husker Du et donc Bob Mould, dans une de leurs plus belles chansons, issue de l'avant-dernier album du groupe. "Je ne veux pas savoir si tu es seul". Celle-là, il l'a toujours aimé

jeudi 25 mai 2017

Mets les Watts, Reggie !

Tant que l'Amérique produira ce genre de cinglés qui créent et se produisent en toute liberté, ces salopards de djhiadistes peuvent aller se faire rotir en enfer avec leurs vierges en plastoc, ils sont foutus d'avance. Reggie Watts, c'est toute la joyeuse bande de Funkadelic de George Clinton à lui tout seul, plus un petit truc comique en plus. 'tendez, confondez pas, c'est pas les Fatals Picards.
Génial ? C'est peu dire.
Reggie Watts est en liberté et en vie, Dieu merci.

mardi 23 mai 2017

Chris(tophoros) Chassol vole, vole...

L'autre jour, un oiseau -une mésange- est entré dans mon appartement, y a voleté un peu et m'a laissé seul un chouïa inquiet; réveur aussi.
L'autre nuit, alors que je dormais dans mon canap la porte-fenêtre ouverte, un chat a miaulé dans la pièce, appelant à ce qu'on s'occupe de lui. Je me suis reveillé sans surprise aucune, anxieux de lui répondre. Comment est-il rentré ? Mystère... (je n'habite pas au rez-de-chaussée) Il a disparu sur mon balcon et dans la nuit.
Je deviens comme Saint-François. Les animaux viennent à moi. C'est bon signe.
L'autre jour, j'ai assisté à un concert de Cristophe Chassol. C'était superbe. Il joue des claviers sur des images parlantes (enregistrées en Martinique cette fois) qui défilent derrière lui et son batteur, sur et à partir des sons qu'il a récoltés en filmant là-bas. C'est son idée, son "gimmick", une bonne idée. Il a composé à partir de chants d'oiseaux, des sons puissants du carnaval de Fort-de France, d'une mamy qui chantonne, d'un flutiste qui déambule dans un cimetière etc, etc... Tout est vraiment parfait : le film, le son, la musique.
C'est en dessous, enregistré à l'ancienne Belgique l'an dernier.

mardi 28 juin 2016

Chassol prend son envol, direction le soleil.

Et un petit concert de Christophe Chassol, à l'Ancienne Belgique, une fois !

Y'en un autre que j'aurais pu mettre c'est celui de Radio France mais faut se fader Bernard Werber et André Manoukian et ça, c'est trop pour ma pomme.

vendredi 4 décembre 2015

Tiens-toi tranquille ! par T-Model Ford

Y'a un type, un jour, il a voulu faire un paté dans le désert. Ca lui a paru pas idiot comme idée. Eh ouais, le désert c'est plein de sable. Alors il s'est attaqué à la chose avec son seau et sa pelle. Il s'est aperçu que les patés qu'il essayait de faire tenaient pas debout parce que y avait pas d'eau dans le sable. Y s'est dit : "Je vais quand même pas pisser dans le sable pour faire un chateau ! Avec ma propre pisse !". Tout ça l'a enervé et il a tout cassé : la pelle, le seau, le désert et lui. Il était vachement furax. Ce mec c'était T. Model Ford.
Tiré de l'album "You better keep still", ("T'as intérêt à te tenir tranquille.") "To the left, to the right."

lundi 16 novembre 2015

"Dis-moi pourquoi ?"

Ca ne matche pas, ça ne fait pas sens. Un groupe de Rock plutôt rigolo qui prône un fun un rien trash mais assez jubilatoire, vraiment pas sérieux; des jeunes gens qui prennent leur dose d'amusement et d'éclate dans un concert; un match de foot entre deux vieilles nations ennemies maintenant rabibochées à la vie à la mort; en cette fin de semaine des jeunes bobos qui prennent des pots en terrasse chauffées de bars ou le demi est à 5 euros minimum (et après, où est le mal ?) et puis ça qui tombe, qui chute comme une pierre de 10 milles tonnes, les balles qui raflent les vies, des "croyants" qui se font sauter pour une cause innommable, un Dieu qui, de toute façon s'il vient à nous juger tous, ne pourrait en aucun cas trouver ce qu'ils font dans les clous; des fous qui mettent en route une machine infernale à dérailler dans ce monde si plein d'amertume et où l'amour fait déjà cruellement défaut. Ca ne colle pas, rien ne justifie cela, cette haine, cette bêtise, cette violence aveugle, ces massacres stupides, ni la décadence de la civilisation occidentale, ni une religion défigurée et glaçée, ni le Temps qui passe sans solution évidente pour nos âmes et nos corps. Oui, c'est compliqué, oui c'est dur et souvent plus que dur, mais rien ne justifie ces attentats perpétrés par les pires des fumiers, les plus salopards des pourris. Alors, je réécoute le dernier Eagles Of Death Metal et j'attends que ça me tombe sur le coin de la gueule à mon tour. Je me dis que si je vois le coup venir j'aurais mon mot à dire mais ce n'est que de la forfanterie et du sens tronqué. Non, il reste simplement que ce morceau, un beau matin (peut-être demain) me mettra de bonne humeur.
 Ce soir c'est le soir et toi avec moi
Et tu viens me voir, tu viens ouh la la

I love you all the time

Tu me réponds pas, ah dis-moi pourquoi
Just say au revoir, again me voilà

I love you all the time

I can tell by that look in your eye
You're looking and all you see is another guy
I can tell you're gonna take your love away

I can tell by that look in your eye
You're looking and all you see is another guy
I would beg if I thought it would make you stay
I would beg if I thought it would make you stay
I would beg if I thought it would make you stay

Ah dis-moi pourquoi
Ah dis-moi pourquoi
Ah dis-moi pourquoi

samedi 14 novembre 2015

Une bonne soirée : Les Aigles du Métal de la Mort s'en tirent sans une égratignure et ça leur fait quelque chose à raconter.

Le Rock n'Roll est vraiment un fantasme de puissance mis en scène, donc satisfait et pas grand-chose d'autre. On s'attendrait à ce que "Les Aigles du Métal de la Mort" ne faiblissent devant rien sur cette terre et ils se volatilisent de la scène du Bataclan au premier coup de feu. Le retour au réel a été très difficile pour les spectateurs du concert, il est raide pour tout le monde ce matin, surtout que les médias vont vite faire de ce réel un mauvais film, un mauvais clip. Entre-temps, il se sera passé quelque chose sur lequel on aurait peut-être pu penser une sorte d'armistice de la démagogie et penser tout court. Ce sera tout le contraire. Reste l'Horreur majuscule et l'ineptie des métaphores guerrières du Rock, la bande-son bien au point des atrocités normales. Oh, je n'en veux pas au Rock d'être une fiction, les fictions sont nécéssaires pour appréhender le monde, je lui en veux d'être aussi fragile alors qu'il se prétend martial et parfois aussi pauvre (que ça, que moi).

lundi 12 octobre 2015

" Et pas de repos pour cette âme-ci."

Ainsi vous voilà triste et abattu. Vous regardez plein d'envie et de défiance des jeunes hommes et des jeunes femmes. Vos jeux sont plus retors que les leurs et sont désormais sans grâce, et si vous vous comparez à eux vous frémissez d'horreur dans un éclair de mort et de pourriture. Plus rien, presque plus et c'est ce presque qui fait encore frémir vos chairs amollies et votre coeur haineux. Où sont passés vos compagnons : l'Amour, la Beauté, l'Espérance ? Plus rien, presque plus et ce n'est que ça, que votre navrante haine, que justice et normalité banales, très banale prise de poids et d'âge. Avez-vous fait quelque chose qui en vaille la peine ou vous êtes-vous tué à la tâche sans gloire et sans renommée ? Il n'y a plus pour vous que deux ou trois tours de vice, les chemins plus altiers occupés dés lors par des gardiens plus forts et plus sûrs. Votre âme recuite est mal passée quand vous l'avez voulu par volupté mauvaise avaler. Toussez donc un peu de croyance égarée. Il semble que tout vaille un égal et minuscule crachat, suintant de votre gorge nulle comme une brume et que cela vous convienne à ravir, mais vous soufflez sans air et n'en êtes pas certain. Une dernière fois, fermez les yeux pour voir clairement le soleil tomber et mourir. Etincellant, il ne recelle plus pour vous le secret de la renaissance. Le jour est morne et infini, il est habité de l'immense mélancolie charriée en vos tripes par une bile noire. Ne bougez plus, vous servirez de borne, au mieux, sur ce chemin là, si quelqu'un s'y perd comme vous. Et morose, faites un mauvais accueil aux mystères de la Mort.

"J''ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans...."
- Je suis un cimetère abhorré de la lune....
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées...
                                                                      Ch. Baudelaire


lundi 28 septembre 2015

The Time is on my side.

J'aime bien le Funk. C'est ce qu'on a fait de mieux pour danser, avec certaines musiques afro-cubaines. Voici un de mes morceaux preférés de funk, toutes époques confondues. Ca groove méchamment, c'est flambard, c'est chic, pas du tout seventies ; nineties. Morris Day joue a plein son rôle de winner décomplexé qui a les moyens de vous faire danser et plus mais qui ne supporte pas de dormir autrement que seul dans son lit. Coco, draps de soie, frime, costard mauve, limo et neurasthénie, il ne manque rien : Jerk Out ! Morris Day, c'est le copain de Prince qui joue les mauvais dans les films ratés du Maître Pourpre et il n'a rien à lui envier question groove. Je ne sais pas ce qu'il devient Morris. P'te't qu'il est de la loose maintenant, comme Eric Pessan ??? Pov' Pessan !  Que ses lecteurs comprennent pas bien...  
(Au début du morceau, il fait "Bang !". Et ouais, en plein dans le mille, psycho !)


Allez un autre. Terrible. Du début des années 80. Le tutoriel pour apprendre le groove de batterie fait 7 minutes...

Je le mets, pour le fun !

mardi 22 septembre 2015

Je deviens un Jedi. A force, ça rentre..

Ca rime à quoi d'avoir vomi sur Pink Floyd toute sa vie, d'avoir maudit tout le Kraut-Rock et de finir par écouter "ça", franchement. Mon salut passera par King Crimson ? Non mais vous voulez rire ? En tout cas, c'est pas mal ce morceau neo-bab-trash. Comment, ca donne envie de vomir ? Ben justement, j'en parlais au début et faut pas vous embêter pour moi, hein. J'avale de ces couleuvres, moi ! Miam, Miam !

mardi 15 septembre 2015

Un vieux quoi ? Rock n' Roll ? Vous êtes maboul ? Ca existe pas !

Un petit peu de Rock minet qui s'y croit. Et pourquoi pas ? C'est presque aussi bon que du David Bowie, non ?

En voilà "un vieux Rock n' Roll". Vous vous rappelez l'intro déboulante speedée du morceau "Rock n Roll", justement, de Led Zeppelin ? Et bien c'est le batteur de Little Richard qui l'a inventée. Ben oui. (Si un jour je mets du Led Zeppelin sur ce blog, ça sera pas du casher)

Vous avez entendu ? Il y a du saxo dans les deux morceaux. C'est tout, vaut mieux ne pas comparer. David Bowie joue du saxophone aussi, non ? Hum, hum.

mardi 30 juin 2015

Rock n' Roll ? Who else ?

Les Who ont toujours été un de mes groupes preférés. C'était quatre fous qui jouaient à fond leurs chansons à l'énergie inégalée inspirées par leurs émotions et sentiments paroxystiques. Et quant le leader, Pete Townshend, se mettait en tête de penser tout "ça", ça pouvait vite se transformer en hymne imparable. Ils avaient la gniaque, c'était eux qui jouaient le plus vite et le plus fort, ils fonçaient tête baissée pour supporter leurs multiples bugs et comptaient les dégâts chez eux et chez les autres après. Une façon de faire qui a fait ses peuves depuis Attila, non ?
Townshend est vraiment un gars étrange, j'ai lu son autobiographie et il y ment aussi ouvertement qu'il y est touchant et sincère. Quand il s'exténue à nous rabâcher que c'est Roger Daltrey, le chanteur, qui est le leader du groupe, c'est vraiment n'importe quoi. Le leader c'est Townshend, point-barre, mais il est incapable de jouer à son maximum sans les autres et, pour cela, il les hait et il a balancé tout au long de sa carrière les pires saloperies sur ses petits copains. Ainsi, il a dit une fois à un journaliste que "Ce qui était important pour Keith Moon (leur batteur psychotique) c'était de ravager les chambres d'hotel où ils descendaient. "C'est absurde et médisant. Il suffit de regarder l'extrait du concert de l'Île de Whight de 1970 que j'ai mis ci-dessous. Moonie est tellement dedans qu'il en explose de joie au moment où il rentre dans le morceau, l'excellent "Water". D'ailleurs, il le disait, je cite : "Je m'en fous d'être batteur, ce que je veux c'est jouer dans les Who." Ca c'est la vérité. Rendons à César ce qui est à César, Keith Moon était probablement invivable et totalement fou mais c'est un des plus grands batteurs de tous les temps, tous genres confondus.
Le bassiste, dans son genre, est assez problématique aussi. Si vous isolez la basse de John Entwistle sur une piste vous allez entendre un des meilleurs artistes ayant manié ou maniant cet instrument, avec en prime un son unique. Pourtant, les témoignages sont unanimes, il était d'une intelligence de pierre (il était surnommé "The Ox" (le boeuf)) et se contentait d'abattre le boulot sans faire plus d'effort que ça. Ce qu'il fait est sidérant et c'est tout ce qu'il y a dire. Daltrey était la doublure chant de Townshend. Beaux yeux, belle gueule, bonne voix, il était tout ce que Towsnhend pensait ne pas être, d'où des humiliations constantes de la part du guitariste qui se terminaient en bagarres. Un duo inséparable cependant, nécessaire aux deux mais explosif. Et puis, Townshend a composé l'Opéra-Rock "Tommy" et Daltrey s'est mis à incarner sous les yeux du créateur de la chose le héros de l'oeuvre. Ca a été assez naturel et Pete n'a pas mouffeté. Après le film, ça a été encore pire puisque c'est Daltrey qui incarnait Tommy dans le long-métrage cinglé de Ken Russel. Après cela, les deux ennemis se sont plus épaulés que battus et le destin du groupe (mort de Moon) a favorisé cette association apaisée.
Les Who sont en tournée en ce moment. Qu'est ce qu'ils peuvent bien encore avoir à cracher à la face du monde à leur âge ? Je n'ai pas de réponse à cette question. Demandez le vous-même à un groupe de vieux qui incarne à jamais la jeunesse, ses désirs et ses frustrations, de "My génération" à "We won't get fooled again". Tous les soirs la voix de Daltrey rugit et la guitare de Pete fend la nuit de décibels criards. Quel mal y a-t-il à cela ?
Ce qui est sûr pour moi, c'est que le concert en dessous est un des tout meilleurs de l"histoire du Rock, en partie parce qu'il est très bien filmé. Voyez les Who à leur apogée, comment ils se chambrent, s'humilient s'aiment et, finalement, jouent ensemble comme eux seuls étaient capables de le faire.

lundi 13 avril 2015

Des fils rivaux pour de rire.

En cette ère post-historique et post-moderne tous les possibles s'emmêlent les pinceaux dans un réel parcellisé, clanique, rapiécé par chacun à sa petite sauce. Ainsi, moi, sur ce blog, j'y vais de mon petit couplet nostalgique de temps plus rudes ou plus doux où le mot "choisir" (ou "ne pas choisir") avait encore un poids. Maintenant, bof, tout est là, à portée, pré-cuit, pré-digéré. Prenez le groupe Rival Sons, ils mélangent le meilleur de Led Zep et un chanteur à la Jim Morrison (en sachant que le meilleur de Led Zep est de loin inférieur au pire des Doors, nous sommes d'accord. Pour moi seul le "nul" de Zeppelin tel que défini par le fan de base est audible) Et bien ça marche, on peut écouter ça en surfant sur des sites de cul millésimé French Touch (Jacquie et Michel, par exemple), pendant que les chipos grillent sur le barbecue, et que la petite amie se repeint les doigts de pieds en discutant Voyage Privé avec ses copines. Ça passe, Ça ne jaillit pas, ça c'est sûr, et ça n'émeut pas, mais ça passe. Ah non ? Une merguez, alors ?
Rival Sons : Open my eyes.

mercredi 1 avril 2015

Tweedy and son Ltd

Jeff Tweedy, le leader de Wilco, entre deux crises de migraine, a trouvé un remède souverain et guilleret contre l'érosion qui attaque le Rocker dès qu'il a passé la trentaine. Il fait du Rock avec son jeune fils initiant ainsi une filiation énergique et créatrice tout à fait bienvenue qui semble répondre à l'équation impossible du "comment grandir sainement à l'école du Rock n' Roll ?" pas particulièrement réputée pour son régime de vie mesuré. Le conflit des générations s'en trouve aussi un peu obsolète( ainsi que les reprises de l'hymne des Who) et quelque chose s'installe dans le temps entre eux et pour nous qui est tout à fait original. On va les voir dans la vidéo ci-dessous, où ils jouent des morceaux de leur album sobrement appelé "Tweedy". Tout à l'air assez simple, le reste du groupe n'est guère plus âgé que le fiston-batteur et ça se passe dans une bonne ambiance qui ne nuit pas à la tenue Rock de l'ensemble. C'est assez miraculeux, en fait. J'imagine que Tweedy-père est plutôt fier de son fils et inversement, ou alors c'est encore plus évident et simple que ça. En fait, je n'avais jamais entendu parler d'une telle "expérimentation" familiale positive.

A partir de là, ça descend en pente raide.

Je me suis éclaté la rate en dansant comme un ouf sur le dernier morceau de la vidéo qui suit. Les Bijou ont toujours été un de mes groupes de prédilection et la version de l'album "En public" (pas "Live...") de "Vieillir" reste un des moments héroïques de la Rock-music en France. C'est si bon que c'est à l'égal des anglais et des américains. Manque de bol je ne peux plus en jouir, j'écoute ça avec un sourire perdu et sardonique et, surtout, une tristesse que rien n'apaise. Bien qu'une partie de moi sente que c'est toujours aussi bon et même sente encore cet emballement révolté du coeur qui s'essouffle infiniment sans mourir, je ne peux pas faire abstraction de mon âge et de la mort qui s'approche. Où sont les plaisirs ? Le plaisir de courir après les papillons, même noirs ?  Le plaisir de fumer une cigarette à deux, assis sur le dossier d'un banc à l'heure ou il faudrait rentrer manger à la maison ? Le plaisir de tenter une figure au skate au bas de l'immeuble devant les petits, médusés, en écoutant Queen sur un vieux magnétophone ? Où sont ces plaisirs-là, s'il en est d'autres ?
Vieillir ? Saloperie.

Putain, ça ramone tout de même méchamment !!! Pour un peu, on s'y croirait et on  y croirait encore !

mercredi 25 février 2015

- Qui es-tu ? - Toi.

C'est une blessure au fond du cœur. On a cautérisé comme on a pu. A la brûlure. Le feu et le sang se sont mêlés dans un alliage plus incandescent encore qui coulait et emportait tout sur son passage, funeste et vivifiant, laissant cendres et larmes derrière lui. Toutes sortes de remèdes furent essayés en vain; plâtres, potions, calmants, plantes et onguents n'y firent rien, il fallait que le sang coulât et qu'il fût chaud. Il y avait dans ce corps qui aurait du exploser depuis longtemps, dans cette âme qui aurait du partir en fumée, quelque chose qui excédait les règles de la Vie elle-même et la Mort avait, avant son propre temps, part à ce bain de sang rebelle. Trop de Vie, trop de sang, trop de mal, trop de plaisir, tout allait trop vite dans ce corps qui se déformait avec le Temps et que rien, bien qu'il commençât à partir en lambeaux, ne pouvait ralentir dans sa course au dernier souffle. Et quand le corps serait tomber au sol, le jus du sang, voltigeant dans la terre, vivifierait bien quelque terreau propice à des envolées avortées, car on n'est pas du Ciel et de la Terre en même temps, sauf à payer le prix d'un impossible Antre 2. Etre là, c'est être blessé là. Au cœur. Et que ce cœur maudit, qui bat trop vite et mal, périsse comme tous ceux de sa sorte avant lui, hors d'haleine au bout de sa course sanglante, rythmée de musiques folles.