Qui est mort cette semaine ? Plein de gens mais je n'en parlerai pas. Si je me laisse aller à la tristesse j'ai pas fini. J'écoute Dam Funk, il est en vie lui, et moi aussi. La Mort attendra bien le temps d'une vidéo, non ? - Non - Ah, et ben c'est ce qu'on va voir...
;;;
Et voilà le travail !
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lundi 6 novembre 2017
dimanche 27 août 2017
"Rock is dead, they say..." The Who
Je vais te dire un truc. Tu vas mourir. Tu le savais ? Ouais, t'y as jamais vraiment réfléchi... Et bien imprègne-toi de cette idée et maintenant retourne vivre. Je te conseille de t'accrocher à quelque chose (même au Rock) parce que ça va secouer dans tous les sens, et toi, tu seras pas le dernier à t'agiter et à touiller la bouillabaisse en espérant tirer les marrons du feu... En vain ? J'ai pas dit ça. Pour mourir il faut d'abord être en vie. Mais tu vas mourir.
dimanche 2 juillet 2017
Country brothers and sisters.
La plouquerie, je connais bien. J'en viens, j'y vis. Les ploucs, y percutent, faut pas croire, comme tout le monde. Sont juste un plus à vif dans leurs passions, un peu plus saignants. Non, sanguinolents. Alors, les ploucs américains, s'pas, y sont sharp, très sharp. En plus, y carburent au gros calibre.
Ce n'est pas ma faute. J'aurais passé ma vie à me bercer avec ce mantra débile.
Marty Stuart il a été gendre de Johnny Cash. Y f'sait comme le beau-père, il abusait des pilules. Z'avez vu les fringues, il est balèze. Ce type revient de l'Enfer et il n'ira nulle part ailleurs. Comme John Wayne. Des vrais martiens ? Des vrais ploucs. La Terre, ça rend fou.
Ce n'est pas ma faute. J'aurais passé ma vie à me bercer avec ce mantra débile.
Marty Stuart il a été gendre de Johnny Cash. Y f'sait comme le beau-père, il abusait des pilules. Z'avez vu les fringues, il est balèze. Ce type revient de l'Enfer et il n'ira nulle part ailleurs. Comme John Wayne. Des vrais martiens ? Des vrais ploucs. La Terre, ça rend fou.
mercredi 31 mai 2017
"Si les Sudistes avaient été plus nombreux...." Gregg Allman.
Les Stars, les étoiles sur lesquelles je compte pour tailler ma route tombent les unes après les autres derrière un horizon affamé. Pour m'orienter, je ne vais pas tarder à me contenter d'un vilain Nord deviné à la mousse sur un arbre et ce sera tout.
Première étoile, de la constellation du Rire et de la Bonne Humeur, Jean-Marc Thibault.
Je me rappelle de Jean-Marc Thibault dans les seventies à la télévision avec son comparse Roger Pierre. J'me rendais pas bien compte...Ils étaient drôles et bon-enfant, sympathiques. Le truc sur les sudistes et les nordistes, c'était bien. C'était raccord avec ma vie. J'avais des minuscules bonhommes en plastique, des soldats de la guerre de Sécession. Est-ce que je faisais gagner les sudistes ou les nordistes ? Grave question aux multiples implications. Je ne m'en souviens plus, je n'ai pas la réponse. En tout cas ce qui m'a formé, c'est plutôt Pierre et Thibault que l'Histoire réelle de Grant et Lee, qui viendra à l'école, en son temps. Plus tard, il y eut "Les Tuniques bleues" et "Josey Wales, hors-la-loi". J'ai encore appris. On grandit comme on peut. On fait avec ce qu'on a et on paye son tribut à qui de droit. Au final, je dois beaucoup à Walsh, Skorecki et à Manassas mais aussi beaucoup à Jean-Marc Thibault et Starlux. Et à l'école aussi. J'ai toujours aimé l'école.
Alors Thibault et Pierre en duo dans les seventies. Regardez ces mines réjouissantes de débiles fiers d'eux que rien n'effraie. Un régal.
Une autre étoile de mon firmament intime est tombée. Un sudiste justement, un vrai sudiste des States. Un type assez mal dégrossi et pourtant élégant, plutôt de mauvaise humeur mais magnétique, jusqu'à attirer à lui cette wonder-salope de Cher, un type pas fréquentable mais super musicien : Gregg Allman.
Je connais assez mal Gregg Allman, moins que Jean-Marc Thibault, mais, si on prend la Beauté comme mètre-étalon (et pas l'humour), je lui dois quelques bons kilomètres de stratosphère avec son "Midnlght rider". Tout ça expédie loin et certains ne reviennent pas du voyage. C'était le cas du frère du Gregg, le grand guitariste Duane Allman, mort en 1971
Je conseille l'achat du "Live at the Fillmore East" des Allman Brothers à tous, ne serait-ce que pour la pochette qui peut illustrer toute une ribambelle de théories craignosses sur la prédestination. D'un coté les Rock-Stars, de l'autre les Roadies, on dirait que c'est dans le sang. Par ailleurs, je conseille aux cinéphiles de tout poil de se farcir le thriller "Rush" de 1991, Gregg Allman y tient le rôle d'un chef de gang carrément immonde qu'il joue avec une conviction effrayante.
Voici "Midnight rider" des Allman Brothers. La dégaine des mecs est redoutable. Cheuveux blonds longs, jean moule-burnes plus boots en serpent. Classe, non ? Voyons cela.
Première étoile, de la constellation du Rire et de la Bonne Humeur, Jean-Marc Thibault.
Je me rappelle de Jean-Marc Thibault dans les seventies à la télévision avec son comparse Roger Pierre. J'me rendais pas bien compte...Ils étaient drôles et bon-enfant, sympathiques. Le truc sur les sudistes et les nordistes, c'était bien. C'était raccord avec ma vie. J'avais des minuscules bonhommes en plastique, des soldats de la guerre de Sécession. Est-ce que je faisais gagner les sudistes ou les nordistes ? Grave question aux multiples implications. Je ne m'en souviens plus, je n'ai pas la réponse. En tout cas ce qui m'a formé, c'est plutôt Pierre et Thibault que l'Histoire réelle de Grant et Lee, qui viendra à l'école, en son temps. Plus tard, il y eut "Les Tuniques bleues" et "Josey Wales, hors-la-loi". J'ai encore appris. On grandit comme on peut. On fait avec ce qu'on a et on paye son tribut à qui de droit. Au final, je dois beaucoup à Walsh, Skorecki et à Manassas mais aussi beaucoup à Jean-Marc Thibault et Starlux. Et à l'école aussi. J'ai toujours aimé l'école.
Alors Thibault et Pierre en duo dans les seventies. Regardez ces mines réjouissantes de débiles fiers d'eux que rien n'effraie. Un régal.
Une autre étoile de mon firmament intime est tombée. Un sudiste justement, un vrai sudiste des States. Un type assez mal dégrossi et pourtant élégant, plutôt de mauvaise humeur mais magnétique, jusqu'à attirer à lui cette wonder-salope de Cher, un type pas fréquentable mais super musicien : Gregg Allman.
Je connais assez mal Gregg Allman, moins que Jean-Marc Thibault, mais, si on prend la Beauté comme mètre-étalon (et pas l'humour), je lui dois quelques bons kilomètres de stratosphère avec son "Midnlght rider". Tout ça expédie loin et certains ne reviennent pas du voyage. C'était le cas du frère du Gregg, le grand guitariste Duane Allman, mort en 1971
Je conseille l'achat du "Live at the Fillmore East" des Allman Brothers à tous, ne serait-ce que pour la pochette qui peut illustrer toute une ribambelle de théories craignosses sur la prédestination. D'un coté les Rock-Stars, de l'autre les Roadies, on dirait que c'est dans le sang. Par ailleurs, je conseille aux cinéphiles de tout poil de se farcir le thriller "Rush" de 1991, Gregg Allman y tient le rôle d'un chef de gang carrément immonde qu'il joue avec une conviction effrayante.
Voici "Midnight rider" des Allman Brothers. La dégaine des mecs est redoutable. Cheuveux blonds longs, jean moule-burnes plus boots en serpent. Classe, non ? Voyons cela.
vendredi 20 mai 2016
Il y avait même Sergio, le fils maudit.
Je vais mettre ci-dessous une chanson de Serge Gainsbourg. Elle est tirée d'un album que je n'aime pourtant pas beaucoup, "L'homme à la tête de chou", sur lequel je trouve Sergio un peu trop "facile". Ca n'a pas la tenue de "Melody Nelson". Mais les paroles de "Marilou sous la neige" sont belles et tiennent en l'air presque sans musique. De la poèsie, quoi. Et surtout Gainsbourg fait l'effort de chanter, comme David Bowie, comme Prince, comme Bob Dylan, comme Caruso et il chante drôlement bien. Notez comme il dit "...la fraicheur de l'inédit...", et pas "...la fraicheur de l'innocence...". Il connaissait son Baudelaire, l'homme Gainsbourg.
En-dessous, je vais en mettre une autre, aux paroles splendides et aux arrangements impeccablement distanciés, juste ce qu'il faut pour aborder le sujet, plutôt tabou, plutôt casse-gueule. Résultat, ça passe, et même bien. Je mets les lyrics encore en-dessous.
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Referme sur moi tes ailes
En-dessous, je vais en mettre une autre, aux paroles splendides et aux arrangements impeccablement distanciés, juste ce qu'il faut pour aborder le sujet, plutôt tabou, plutôt casse-gueule. Résultat, ça passe, et même bien. Je mets les lyrics encore en-dessous.
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Referme sur moi tes ailes
Mon bel ange ma toute belle
Oh my Lady Héroïne
Ma liaison clandestine
En douceur mon sucre candi
Emmène-moi au paradis
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Toi mon amour platonique
Mon bébé ma fille unique
Oh my Lady Héroïne
Aussi pure que Justine
Tous les malheurs de ta vertu
Et tous ses bonheurs me tuent
Oh my Lady Héroïne
Dans ta beauté je devine
Quand ton regard me transperce
Tous les charmes de la Perse
Oh my Lady Héroïne
Mon opium ma cocaïne
Est-tu venue d'Extrême Orient
Ou bien d'un marché persan
Oh my Lady Héroïne
Ma liaison clandestine
En douceur mon sucre candi
Emmène-moi au paradis
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Toi mon amour platonique
Mon bébé ma fille unique
Oh my Lady Héroïne
Aussi pure que Justine
Tous les malheurs de ta vertu
Et tous ses bonheurs me tuent
Oh my Lady Héroïne
Dans ta beauté je devine
Quand ton regard me transperce
Tous les charmes de la Perse
Oh my Lady Héroïne
Mon opium ma cocaïne
Est-tu venue d'Extrême Orient
Ou bien d'un marché persan
mercredi 30 mars 2016
J'fatigue.
Il est comme moi Iggy Pop, il est fatigué. Plus que moi, même. Faut dire, il a tout essayé ce garçon. Il a sombré dans les pires excès, les pires dépravations et quoi ? Qu'est-ce qu'il lui en reste de toute sa vie de chien fou ? Il a été heureux peut-être, un petit peu. Il a été malheureux, beaucoup. Il a fait du rock destructeur, avec les Stooges ou en solo, d'une négativité inégalée et qui demeure une référence absolue pour tout rocker un peu digne de ce nom (en gros, rocker ça veut dire péquenot mal dégrossi/mauvais garçon mais gentil au fond). Ensuite, il a essayé de sortir de ses travers extravertis en se rachetant une conduite d'amateur de potin binaire de qualité sur quelques bons albums qui passaient bien sur les chaines Hi-Fi. Puis, pour se survivre, je suppose, il s'est mis à s'auto parodier en légende du proto-Punk-Rock indestructible et mouillant à grand coup d'albums torse-poils aussi ineptes que nombreux. Il n'est jamais parvenu à s'assagir totalement (eh, eh !). L'électricité, il a ça dans le sang. Tout mettre sur dix et foutre le bordel avec des mécaniques à bruits diverses. Il a changé, quand même, il est devenu un peu plus tristounet avec l'âge, moins enthousiaste à se flinguer, un peu pervers pépère à la sortie des classes mannequins à Manhatan à se tirer sur la nouille comme un con. Fallait bien passer le temps. Il a fait une chanson avec Françoise Hardy ("Mon amie la rose" ?), un album tiré d'un bouquin de Houellebecque qui s'appelle "Préliminaires" (le con, presque trente ans après le coup de massue qu'était "Pénétration, le voilà qui s'occupe de futilités), un autre de reprises de chansons françaises. On s'occupe, on s'occupe. Et puis son pote Asheton des Stooges est mort. Lou Reed est Mort. David Bowie est mort. Tous ses amis sont clamsés, il s'emmerde, il n'a plus rien à dire à part "Fuck" comme d'habitude mais il déprime sec et il est un chouïa moins virulent qu'avant. Un gros Chouïa. Je le comprends, je compatis même, je me sens comme lui. Et d'ailleurs, tout comme moi, c'est un véritable chien, incapable de ne pas aboyer, par prudence. Alors, il va tenter un dernier geste ou presque, en s'entourant d'une bande de bons musiciens et compositeurs et sortir l'album "Post-Pop depression" ou comment survivre un petit peu dans un monde de cons et que l'on est soi-même moribond depuis presque un demi-siècle? comment faire pour faire un pas en avant de plus, encore un, jusqu'au Paraguay, puisque c'est là qu'il dit vouloir aller mourir ? Putain, mais c'est bien ça, mais pourquoi pas le Paraguay, les mecs ? Si ça se trouve, il n'y jamais foutu les pieds et c'est un ailleurs possible pour lui. Puisque rien ne dure, puisque soi-même on change d'année en année jusqu'à une non-permanence permanente, déguisée en cerceuil, puisque la bonnasse qu'on s'est tiré à 18 balais est une rombière imbittable et que les autres bonnasses de 18 ans ne sont que des bonnasses de 18 ans de merde, puisqu'ailleurs, c'est ici et inversement ou peu s'en faut, puisque que même David B. est mort, puisque le thé vert a presque le même goût que le thé noir et que de toute façon le thé c'est un truc de fiottes angliches mais qu'il faut pas le dire, eh beh, mais pourquoi pas aller tirer sa révérence au PARAGUAY, les mecs ?Le PARAGUAY c'est le Paradis Perdu des rockers ! Si ça se trouve on se foutera enfin la paix, hein, Iggy ? Et puis vas te faire foutre pauvre débile !!! Ouarf ! Ouarf ! C'est le dernier morceau que j'écoute de toi !
Iggy Pop : "Paraguay"
Les paroles (bonnes) :
Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do
Iggy Pop : "Paraguay"
Les paroles (bonnes) :
Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do
(Yeah)
Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do
I'm goin' where sore losers go
To hide my face and spend my dough
Though it's a dream, it's not a lie
And I won't stop to say goodbye
Paraguay
Paraguay
See I just couldn't take no more
Of whippin' fools and keepin' score
I just thought "well, fuck it man"
I'm gonna pack my soul and scram
Paraguay
Paraguay
Out of the way I'll get away
Won't have to hear the things they say
Tamales and a bank account
Are all I need, so count me out
Paraguay
Paraguay
I'll have no fear
I'll know no fear
So far from here
I'll have no fear
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la
Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do
There's nothing awesome here
Not a damn thing
There's nothing new
Just a bunch of people scared
Everybody's fucking scared
Fear eats all the souls at once
I'm tired of it
And I dream about getting away
To a new life
Where there's not so much fucking knowledge
I don't want any of this information
I don't want YOU
No
Not anymore
I've had enough of you
Yeah, I'm talking to you
I'm gonna go to Paraguay
To live in a compound under the trees
With servants and bodyguards who love me
Free of criticism
Free of manners and mores
I wanna be your basic clod
Who made good
And went away while he could
To somewhere where people are still human beings
Where they have spirit
You take your motherfucking laptop
And just shove it into your goddamn foul mouth
And down your shit heel gizzard
You fucking phony two faced three timing piece of turd
And I hope you shit it out
With all the words in it
And I hope the security services read those words
And pick you up and flay you
For all your evil and poisonous intentions
Because I'm sick
And it's your fault
And I'm gonna go heal myself now
Yeah!
Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do
I'm goin' where sore losers go
To hide my face and spend my dough
Though it's a dream, it's not a lie
And I won't stop to say goodbye
Paraguay
Paraguay
See I just couldn't take no more
Of whippin' fools and keepin' score
I just thought "well, fuck it man"
I'm gonna pack my soul and scram
Paraguay
Paraguay
Out of the way I'll get away
Won't have to hear the things they say
Tamales and a bank account
Are all I need, so count me out
Paraguay
Paraguay
I'll have no fear
I'll know no fear
So far from here
I'll have no fear
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la
Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do
There's nothing awesome here
Not a damn thing
There's nothing new
Just a bunch of people scared
Everybody's fucking scared
Fear eats all the souls at once
I'm tired of it
And I dream about getting away
To a new life
Where there's not so much fucking knowledge
I don't want any of this information
I don't want YOU
No
Not anymore
I've had enough of you
Yeah, I'm talking to you
I'm gonna go to Paraguay
To live in a compound under the trees
With servants and bodyguards who love me
Free of criticism
Free of manners and mores
I wanna be your basic clod
Who made good
And went away while he could
To somewhere where people are still human beings
Where they have spirit
You take your motherfucking laptop
And just shove it into your goddamn foul mouth
And down your shit heel gizzard
You fucking phony two faced three timing piece of turd
And I hope you shit it out
With all the words in it
And I hope the security services read those words
And pick you up and flay you
For all your evil and poisonous intentions
Because I'm sick
And it's your fault
And I'm gonna go heal myself now
Yeah!
samedi 30 janvier 2016
Jacques Rivette et le Lapin Blanc.
Jacques Rivette est mort et on en fait tout un battage qui n'a aucune justification possible. Nouvelle Vague ? Et alors ? C'étaient des petits branleurs, plus qu'un à enterrer et on tire l'échelle. Politique des auteurs ? L'idée, si j'ai bien compris, c'était de dire que Hitchcock et Hawks sont aussi importants que Balzac, c'est ça... C'est pas faux. Vous avez déjà lu du Balzac ? Moi, je l'ai fait lire à une copine qui aime bien la revue "Voici" et elle a trouvé ça vachement bien. C'est vrai qu'avec lui on en a pour son argent, la moindre virgule pèse son poids de signification, sans doute parce qu'il était payé à la page. Enfin, tout y passe, les gueules qui font sens, les maisons qui font sens, les vétements qui signifient plus sûrement encore que les gueules, d'où les interminables descriptions qui jalonnent une intrigue dont les femmes de son époque (et de la nôtre) étaient friandes car si pleine de sens et d'enseignement (après que le rouge vous soit monté aux joues) qu'on pouvait même en tirer une petite morale bien utile et rêver. La morale, voilà bien une des préoccupations premières de Jacques Rivette mais la morale moi, je m'en tape. Je veux simplement y voir plus clair, même au prix de l'injustice et de la décadence. Je préfère les films qui ont "le" moral à ceux qui nous font" la" morale, pareils pour les livres, vous tirerez toujours plus de profit d'un bon livre mal-pensant que d'un pensum, généralement de gauche (Camus, Sartre, Tournier, Halter, Picouly, Semprun et compagnie),. Vous avez déjà lu du Stendhal ? Très mal-appris Stendhal, oh la la, amoral au possible, il ne s'épanouissait que dans la passion contrariée et adultèrine ainsi que dans un esthétisme nostalgique à tendance jouisseuse. Il pensait qu'il serait lu en l'an 2000. Il avait raison. Balzac avait cependant bien aimé "Le Rouge et le Noir", l'avait écrit et ça avait beaucoup fait rire notre homme Stendhal. Moi, je me fendrais bien la gueule à propos de la mort de Jacques Rivette ou plutôt, c'est si peu important à mes yeux que je m'en polirais bien le chinois s'il n'y avait tout ce barouf énervant autour du divinisé trépassé un peu partout dans les médias.
Bon, Paul Kantner, guitariste, chanteur et compositeur du Jefferson Airplaine est mort. Ca, c'est déjà plus emmerdant car le gaillard avait pondu quelques uns des plus grands hymnes psychédéliques de la fin des sixties, aux alentours de la baie de San-Franscisco. "White Rabbit", chantée par sa compagne, la magnétique Grace Slick, est même une des toutes meilleures chansons Rock de tous les temps (préhistoire et le pléistocène compris). Les chansons, c'est moins fort que les livres, bien sûr, mais c'est surpuissant à coté du cinéma; ça accompagne les gens tout au long de leur existence, ça peut aider à la libération d'un être, même partielle, ne serait-ce qu'à la disparition d'un chagrin, d'un malheur, d'une pesanteur et, inversement, ça peut marquer le début d'une histoire d'amour, d'une amitié, d'une chaleur. Les chansons, c'est vital, les films, c'est mortel. Il n'y a pas de morale ou d'impératifs qui tiennent, j'écoute "White Rabbit", je suis un autre, je suis enfin moi-même, sorti de mon merdier intime, dans la lumière. Vous me direz, peut-être que Jacques Rivette était clair, lui ? Tu parles, il était aux fraises et il aurait mieux fait d'écouter du Rock et de lire Stendhal. A son crédit cependant, un film foudroyant, le bien nommé "L'amour fou". Il fallait au moins ça pour qu'il sorte un peu de ses gonds et fendille l'armure et ne serait-ce que pour ce film-là, carrément rock, il lui sera pardonné pas mal de choses ampoulées et ennuyeuses.
Allez, "White Rabbit", inspiré d'un grand déviant pas moral du tout qui avait un faible pour les petites filles, Lewis Carroll himself. (Eh oui, et ce n'est pas un problème, le problème c'est comment faire pour ne pas avoir un faible pour les petites filles !)
Bon, Paul Kantner, guitariste, chanteur et compositeur du Jefferson Airplaine est mort. Ca, c'est déjà plus emmerdant car le gaillard avait pondu quelques uns des plus grands hymnes psychédéliques de la fin des sixties, aux alentours de la baie de San-Franscisco. "White Rabbit", chantée par sa compagne, la magnétique Grace Slick, est même une des toutes meilleures chansons Rock de tous les temps (préhistoire et le pléistocène compris). Les chansons, c'est moins fort que les livres, bien sûr, mais c'est surpuissant à coté du cinéma; ça accompagne les gens tout au long de leur existence, ça peut aider à la libération d'un être, même partielle, ne serait-ce qu'à la disparition d'un chagrin, d'un malheur, d'une pesanteur et, inversement, ça peut marquer le début d'une histoire d'amour, d'une amitié, d'une chaleur. Les chansons, c'est vital, les films, c'est mortel. Il n'y a pas de morale ou d'impératifs qui tiennent, j'écoute "White Rabbit", je suis un autre, je suis enfin moi-même, sorti de mon merdier intime, dans la lumière. Vous me direz, peut-être que Jacques Rivette était clair, lui ? Tu parles, il était aux fraises et il aurait mieux fait d'écouter du Rock et de lire Stendhal. A son crédit cependant, un film foudroyant, le bien nommé "L'amour fou". Il fallait au moins ça pour qu'il sorte un peu de ses gonds et fendille l'armure et ne serait-ce que pour ce film-là, carrément rock, il lui sera pardonné pas mal de choses ampoulées et ennuyeuses.
Allez, "White Rabbit", inspiré d'un grand déviant pas moral du tout qui avait un faible pour les petites filles, Lewis Carroll himself. (Eh oui, et ce n'est pas un problème, le problème c'est comment faire pour ne pas avoir un faible pour les petites filles !)
mardi 29 décembre 2015
Motörhead pas mort.
M Kilmister est mort. Tant mieux. La triste pantomime qu'il jouait sur scène avec Motörhead ces derniers temps était par trop pathétique. On ne peut imaginer Lemmy que chargé, chargé jusqu'à la gueule de drogues et d'alcool, trimballant avec lui des dizaines de groupies qu'il satisfaisait toutes d'un seul jet surpuissant et surtout, jouant sa musique, de très pure essence rock n' rollienne, à fond les gamelles sans presque jamais s'arrêter. Pourtant, Lemmy est mort. Fini de rire. End of the game. C'est la même ironie pour tout le monde, mais pas focément le même destin pour l'après, le post-mortem. Ainsi il laisse derrière lui l'image du parfait rocker, se riant de la vie et de la mort, toujours partant pour saisir sa basse, la pousser au maximum et enflammer les tympans stupéfaits d'auditeurs toujours surpris par une énergie qui, à défaut d'être inaltérable, était toujours impeccable et classe. Oui, qu'on se le dise, Lemmy était classe, plus classe que 99% des péteux qui font métier de faire de la musique Rock, son attitude était exacte, parfaite, exemplaire et, tentant humblement de m'inspirer de lui je vais me bourrer la gueule le 31 au soir et tenter de sombrer complètement sans déchoir en écoutant certains de ses titres à plein volume, la température à laquelle leur arôme et leur goût s'exhaustent le mieux. Un homme est passé, un vrai, il laisse une trace, bien sûr. Lemmy Kilmister ? Même pas mort.
Ci-dessous, trois rocks parfaits
Reste propre. Rien à voir avec l'hygiène. Tu peux te regarder dans la glace sans sourciller ? Sous un certain angle, t'es mieux ? Pauvre loser de merde.
Ci-dessous, trois rocks parfaits
Reste propre. Rien à voir avec l'hygiène. Tu peux te regarder dans la glace sans sourciller ? Sous un certain angle, t'es mieux ? Pauvre loser de merde.
samedi 28 novembre 2015
Du plaisir des arrangements chez Serge Gainsbourg.
Serge Gainsbourg a toujours eu de très beaux arrangements sur ses chansons. Musicien accompli lui-même, il a choisi de travailler avec les meilleurs arrangeurs, des anglais, des français qui lui ont rendu des copies hors du commun, remplies d'excellence et de fulgurances musicales. Je vais mettre deux exemples parmi des dizaines. "Ford Mustang" commence par une note tenue par les violons et cette note va se perdre jusqu'au début du premier couplet. L'effet est majesteux, cette tragédie automobile s'annonce par cette note qui file droit comme une flèche, comme une voiture vers l'horizon, sur une ligne qui bientôt zigzaguera vers son destin forcément fatal. La mort, est là dès le début de la chanson et, à chaque description de ce style de vie qui est aussi une manière classieuse d'y passer, l'arrangeur ressortira un tapis rouge de cordes somptueuses et dramatiques à la Hitchcock pour les deux êtres qui font le texte, se partagent les choses qui parlent (cf "Mythologies" de Barthes) et l'histoire. Mais le coup de maître reste l'intro aux cordes. Ecoutez ça, d'entrée, on est dans le mythe (une droite, en musique c'est une figure de style rare, qui plante un décor tragique) et c'est ce que Gainsbourg voulait pour cette chanson.
Serge Gainsbourg : "Ford Mustang"
Celui-là, d'arrangeur, il est bien connu, c'est Jean-Claude Vannier. L'homme qui a travaillé sur "Melody Nelson" avec Gainsbourg va remettre ça pour la B.O. d'un film réunissant le couple "branché" de l'époque : Gainsbourg, justement, et Jane Birkin. Ce sera le film "Cannabis". Le film n'est pas si mauvais ( et ouais!) et la B.O. est splendide, d'une richesse incroyable. Le thème musical du film - qu'il ait été composé par Gainsbourg ou Vannier, cela n'a guère d'importance - est un Rock psychédélique puissant auquel la version instrumentale arrangée par Vannier rend toute sa justice. Ce qui frappe, et qui se retrouvera dans de nombreux rocks de l'époque, ce sont les deux guitares électriques qui jouent le même solo, absolument écrit, et avec quelle maestria, parfois à l'unisson parfois dans une tonalité différente. L'ensemble est chatoyant, touffu, morbide et correspond exactement à l'ambiance du film, décadent et mortifère. La version chanté, avec les paroles de Gainsbourg est très bien mais je préfère me laisser aller aux arabesques envoûtantes et mystérieuses (si jeunes, si retorses, si vieilles) des guitares de la version instrumentale. Ca pue le shit. Vannier et Gainsbourg, au faîte de leur talent, feront une B.O. complètement en symbiose avec le film. Ils ont construit un autre mythe, encore d'actualité parmi les petits blancs ashishins.
Serge Gainsbourg - Jean-Claude Vannier : "Cannabis".
Bon, je vous épargne "Manon" et "Charlie Brown", démmerdez-vous.
Serge Gainsbourg : "Ford Mustang"
Celui-là, d'arrangeur, il est bien connu, c'est Jean-Claude Vannier. L'homme qui a travaillé sur "Melody Nelson" avec Gainsbourg va remettre ça pour la B.O. d'un film réunissant le couple "branché" de l'époque : Gainsbourg, justement, et Jane Birkin. Ce sera le film "Cannabis". Le film n'est pas si mauvais ( et ouais!) et la B.O. est splendide, d'une richesse incroyable. Le thème musical du film - qu'il ait été composé par Gainsbourg ou Vannier, cela n'a guère d'importance - est un Rock psychédélique puissant auquel la version instrumentale arrangée par Vannier rend toute sa justice. Ce qui frappe, et qui se retrouvera dans de nombreux rocks de l'époque, ce sont les deux guitares électriques qui jouent le même solo, absolument écrit, et avec quelle maestria, parfois à l'unisson parfois dans une tonalité différente. L'ensemble est chatoyant, touffu, morbide et correspond exactement à l'ambiance du film, décadent et mortifère. La version chanté, avec les paroles de Gainsbourg est très bien mais je préfère me laisser aller aux arabesques envoûtantes et mystérieuses (si jeunes, si retorses, si vieilles) des guitares de la version instrumentale. Ca pue le shit. Vannier et Gainsbourg, au faîte de leur talent, feront une B.O. complètement en symbiose avec le film. Ils ont construit un autre mythe, encore d'actualité parmi les petits blancs ashishins.
Serge Gainsbourg - Jean-Claude Vannier : "Cannabis".
Bon, je vous épargne "Manon" et "Charlie Brown", démmerdez-vous.
mercredi 18 novembre 2015
Bonjour Tristesse
Paul Éluard, “À Peine Défigurée” (La vie immédiate, 1932)
Adieu tristesse,
Bonjour tristesse.
Tu es inscrite dans les lignes du plafond.
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime
Tu n’es pas tout à fait la misère,
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire.
Bonjour tristesse.
Amour des corps aimables.
Puissance de l’amour
Dont l’amabilité surgit
Comme un monstre sans corps.
Tête désappointée.
Tristesse, beau visage.
Sagan était si singulière, si forte, si subtile, tout l'inverse de ces cons de terroristes.
Adieu tristesse,
Bonjour tristesse.
Tu es inscrite dans les lignes du plafond.
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime
Tu n’es pas tout à fait la misère,
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire.
Bonjour tristesse.
Amour des corps aimables.
Puissance de l’amour
Dont l’amabilité surgit
Comme un monstre sans corps.
Tête désappointée.
Tristesse, beau visage.
Sagan était si singulière, si forte, si subtile, tout l'inverse de ces cons de terroristes.
mercredi 11 novembre 2015
Accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle.
The Sonics sont un quintet américain qui fut fameux au mitan des années soixante pour des hymnes de rock garage endiablés comme le très connu "Psycho" , qu'il leur arrivait de répéter avec la maman d'un des membres du groupe à la basse. Si les parents ne se tiennent pas que voulez-vous qu'il advienne des fils ? Comme de juste ils ont crâmé la chandelle par les deux bouts, hurlé et fait les fous, et, finalement, tenu le haut du pavé pendant deux ans avant de sombrer dans un semi-oubli avec le statut de groupe culte. Près de 45 ans après leur formation, les revoici avec un nouvel album qu'il faut bien qualifier d'excellent, plein de jus, de bruit saturé et de fureur expulsée. Ces mecs ont 70 ans tapés et les Hives, à leurs cotés, font figure de petits rigolos scandinavets. C'est pas possible il doit y avoir un dieu pour les rockeurs cinglés ! A les en croire, la tempérance est un truc de petite fille, la modération une abstraction inepte et une certaine "tenue" dans les excès de toutes sortes suffit largement à garantir une longue vie. Alcool, débauche, luxure à go-go et après moi le déluge ! C'est beau, c'est merveilleux, ça fait envie. Moi qui ait du voir 150 médecins dans ma putain de vie, je tremble de rage. Ca s'écoute fort et c'est en mono.
Je venais de naître...j'allais en chier.
Je venais de naître...j'allais en chier.
lundi 2 novembre 2015
Une nez, de la coke : Blair-Cocaine.
Exfiltrés de la déplorable République Dominicaine (pas si souveraine que ça) par des gentils-méchants de l'extrème-droite, qui apparemment sont déjà en partie au pouvoir en France, les pilotes de Falcon de l'affaire Air-Cocaine sont mis en prison par leur mère-Patrie, qui, ingrate, ne reconnait plus ses fils. Me Dupont-Moretti s'insurge, vitupère : " M'enfin pourquoi aller chercher mes clients chez eux, ils allaient y aller d'eux mêmes, en prison ! Quel scandale !" C'est vrai ça, à peine le temps de se laver un peu, de tirer un petit coup avec sa légitime, de se repoudrer le nez et hop !, au cachot ! Vivement que les gentils-méchants de l'extrème-droite arrivent totalement au pouvoir que ce genre de désagréments n'arrive plus et qu'on lance des mandats d'arrêts internationaux aux culs des juges dominicains. La France est un beau et grand pays. Dans les années 70, les avions reniflaient le pétrole enfoui à des kilomètres sous le sol grâce à un appendice nasal très sophistiqué. Auhourd'hui les pilotes français privés embarquent 650 de cocaine comme ça, à la-va-comme-j'te-pousse, ni vu ni connu, j'tembrouille et sans en renifler un chouia ? Allons, allons, nous ne somme que des hommes, même les pilotes de chez Blair-cocaine.
mardi 28 juillet 2015
Lemmy paye cash.
Voir Motörhead en concert ces jours-ci c'est comme voir le groupe du Roi des Zombies. Et même, depuis que Lemmy, leur bassiste fou furieux et leader n'a plus le droit à rien (plus d'alcool, de speed, de clopes), il s'est mis à ressembler furieusement à la Mort elle-même. C'est assez effarant et, bien que les deux autres membres du groupe tentent de prendre le show à leur compte pour faire passer au public un moment "agréable", lui, Lemmy, d'une voix sépulcrale, délivre un message qu'on croirait venir directement de l'au-delà. A vrai dire, quand il se lance dans l'interprétation de "Stay clean" (Reste propre), ça devient franchement flippant. Vous me direz, la Mort, ce n'est que ça ? ("Nitchevo" : "Ce n'est rien." a dit ToltoÏ avant d'y passer), Ouais, ben, regardez bien le gaillard qui continue à marteler sa basse, il est déjà en Enfer et je n'ai plus envie d'aller à la surboum qu'il a prévu de faire pour son prochain anniversaire. Il y a un film comme ça ou une momie suce l'âme de ses victimes par leur trou du cul. Lemmy, s'il n'est peut-être pas la Faucheuse en personne, n'est pas très loin de embaumement sur pied.
vendredi 6 mars 2015
Y'a bon l'Art !
Ca commence à tourner à l'obsession chez moi, l'idée que la Pop musique est un Art majeur. Voici, au hasard des écoutes, un titre des Undertones sorti en 1979 : "Mars bar". Je ne vois pas ce qu'un gauchiste mal emmanché ou un 'vert" rendu dément par le manque de produits chimiques pourrait ajouter à ce commentaire acéré et acerbe de la "Société de Consommation" (livre de Baudrillard) et de ses dérives. Voyez comment ils parlent (les Undertones) avec finesse de cet acte banal mais typique de la société avancée occidentale : manger une barre de Mars. Ca engage plein de choses, dérisoires et grandioses, de la politique de santé publique aux chansons de David Bowie, de la diététique à l'addiction morbide, du dopage aux dents gâtées et tout est là, sombrement et sobrement exposé. Je mets donc les paroles, vous allez voir, c'est très pertinent et nerveusement rebelle. ("Hey raid the Spar", ça veut dire "Hé, j'ai fait un raid sur le "U express" (pour acheter mon Mars)) Tout ça pour le prix d'un 45 tours, Waoouh ! Après, vous faites ce que vous voulez. Vous intégrez des groupuscules d’extrême gauche (ou droite), vous arrêtez les barres chocolatés, Vous passez au Nutella à haute dose...Moi, je pense que la meilleur chose à faire est d'écouter ce morceau en boucle en bouffant des Mars jusqu'à en devenir diabétique, c'est encore ce qu'il y a de plus chic à ce prix-là. Un peu esthète, quoi ! Non, plus sérieusement, savez-vous qu'après l'Art, il y a encore de l'Art ? Dieu que c'est bon. Miam-miam !
I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
I never eat my dinner
I push away the plate
You can see I'm getting thinner
Because I just can't wait
To get my Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
To Patrick Moore and David Bowie
And all the other stars
There's evidence here to show you
That there's life on Mars
I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
There's glucose for energy
Caramel for strength
The chocolate's only there
To keep it the right length
I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
To anybody out there who still eats Twix
Or Bounty, or packets of Buttons
I gave them up when I was six
I hope your teeth are rotten
I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
Work, rest and play!
I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
I never eat my dinner
I push away the plate
You can see I'm getting thinner
Because I just can't wait
To get my Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
To Patrick Moore and David Bowie
And all the other stars
There's evidence here to show you
That there's life on Mars
I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
There's glucose for energy
Caramel for strength
The chocolate's only there
To keep it the right length
I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
To anybody out there who still eats Twix
Or Bounty, or packets of Buttons
I gave them up when I was six
I hope your teeth are rotten
I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
Work, rest and play!
mercredi 25 février 2015
- Qui es-tu ? - Toi.
C'est une blessure au fond du cœur. On a cautérisé comme on a pu. A la brûlure. Le feu et le sang se sont mêlés dans un alliage plus incandescent encore qui coulait et emportait tout sur son passage, funeste et vivifiant, laissant cendres et larmes derrière lui. Toutes sortes de remèdes furent essayés en vain; plâtres, potions, calmants, plantes et onguents n'y firent rien, il fallait que le sang coulât et qu'il fût chaud. Il y avait dans ce corps qui aurait du exploser depuis longtemps, dans cette âme qui aurait du partir en fumée, quelque chose qui excédait les règles de la Vie elle-même et la Mort avait, avant son propre temps, part à ce bain de sang rebelle. Trop de Vie, trop de sang, trop de mal, trop de plaisir, tout allait trop vite dans ce corps qui se déformait avec le Temps et que rien, bien qu'il commençât à partir en lambeaux, ne pouvait ralentir dans sa course au dernier souffle. Et quand le corps serait tomber au sol, le jus du sang, voltigeant dans la terre, vivifierait bien quelque terreau propice à des envolées avortées, car on n'est pas du Ciel et de la Terre en même temps, sauf à payer le prix d'un impossible Antre 2. Etre là, c'est être blessé là. Au cœur. Et que ce cœur maudit, qui bat trop vite et mal, périsse comme tous ceux de sa sorte avant lui, hors d'haleine au bout de sa course sanglante, rythmée de musiques folles.
dimanche 8 février 2015
Roulez jeunesse !
On ne peut pas dire que la musique de d'jeuns envahisse ce blog. Je suis largué, j'ai cinquante ans et je fatigue, autant de bonnes raisons de ne plus être à la page et de ressasser deux ou trois obsessions qui me coupent un peu du courant porteur, mainstream ou alternatif. Et puis, nous vivons dans la post-modernité et tous les vieux trucs sont validés par la mode du "rétro-vintage" et les fantasmes plus ou moins puérils des jeunes générations. Les fantômes de ma jeunesse se portent bien, merci. Reste quand même un groupe d'invincibles tenants de la modernité qui tentent de faire avancer le bastringue de la musique populaire mais pas démago vers un nulle part qui serait rassérénant, s'il n'avait pas l'air tout à fait balisé. Merde. Mais enfin, on ne sait jamais, il y a des bonnes surprises.
Voici donc trois morceaux de musique de d'jeuns. Attention aux images ! Ces mecs ont été élevés dans un tel flux non-stop d'images en tout genre qu'ils en font maintenant des marquantes, des pas anodines, histoire que le spectateur post-moderne accroche à quelque chose entre deux pubs survitaminés pour un parfum ou une caisse. Je vous aurais prévenus. La musique, elle, est nette comme les lentilles du télescope Hubble. L’ère intergalactique approche.
Un truc que j'aimais bien, que j'aime bien. Goldie "Letter of fate"
Voici donc trois morceaux de musique de d'jeuns. Attention aux images ! Ces mecs ont été élevés dans un tel flux non-stop d'images en tout genre qu'ils en font maintenant des marquantes, des pas anodines, histoire que le spectateur post-moderne accroche à quelque chose entre deux pubs survitaminés pour un parfum ou une caisse. Je vous aurais prévenus. La musique, elle, est nette comme les lentilles du télescope Hubble. L’ère intergalactique approche.
Un truc que j'aimais bien, que j'aime bien. Goldie "Letter of fate"
jeudi 29 janvier 2015
Do you love me, Dad ?
A cette époque, j'entretenais des rapports assez compliqués avec mon père -j'avais 16 ans- tendus et fielleux, dans lesquels la place du Rock n'étais pas négligeable. Ainsi, je me servais des nouveaux trucs qui sortaient et que j'appréciais pour lui pourrir la vie en le traitant de fasciste s'il m'en refusait l'écoute dans la voiture. C'était, ma foi, fort sympathique (il y avait des moments plus orageux). A cette époque bénie, les week-ends quasiment entiers de RTL était dédiés à la New Wave et autres gamineries réjouissantes et bruyantes car une nouvelle génération d'auditeurs se branchait sur les ondes, avide d'entendre "sa" musique. Les pourvoyeurs s'appelaient Bernard Schu, Jean-Bernard Hebey, Dominique Farran et, bien sûr, Georges Lang, et tous les samedis et dimanches, je bataillais ferme avec Dieu le Père pour imposer aux occupants de la bagnole une écoute de ce qui n'était pas encore des classiques. Généralement, j'avais gain de cause (eh, le Fils, quand même !). J'ai pu ainsi faire profiter mon père d'une reprise d'une chanson de mauvais garçons dont l'originale se trouvait chez lui sur une compilation qu'il n'écoutait pas ou peu. C'était méchant, malpropre, déglingué (je parle de la reprise) mais je soupçonne mon père de s'être souvenu d'un chouïa de bribe de truc qu'il avait potentiellement bien aimé, ce qu'il l'emmerdait certainement. Moi, j'exultais. Je mets le truc en-dessous. Vous allez reconnaître, si vous suivez ce blog, un morceau que j'y ai mis il n'y a pas longtemps.
Johnny Thunders et les Heartbreakers : "Do you love me ?"
Parfois, histoire de bien plomber l'ambiance dans la caisse, je demandais à mon père de mettre le son plus fort car sur RTL il passait "Death Disco" de P.I.L., le groupe de l'ex-chanteur des Sex-Pistols. Ça se traduit par "Disco de la Mort" ou "Disco mort" et c'est vraiment très ressemblant. Pour moi, c'était un panard indescriptible mêlant joie du mélomane et ravissement du chieur.
Les rapports que j'ai avec mon père étant réduit à néant, j'ai la possibilité d'écouter ce que je veux quand je veux mais j'ai perdu celle de l'emmerder avec du Rock, auquel d'ailleurs il s'était mis en tête de comprendre quelque chose, avant qu'on brise net.
Franchement....il vaut mieux être tranquille.
P.I.L. : "Death disco". Ca, dans le genre parfait, ça se pose là !
Johnny Thunders et les Heartbreakers : "Do you love me ?"
Parfois, histoire de bien plomber l'ambiance dans la caisse, je demandais à mon père de mettre le son plus fort car sur RTL il passait "Death Disco" de P.I.L., le groupe de l'ex-chanteur des Sex-Pistols. Ça se traduit par "Disco de la Mort" ou "Disco mort" et c'est vraiment très ressemblant. Pour moi, c'était un panard indescriptible mêlant joie du mélomane et ravissement du chieur.
Les rapports que j'ai avec mon père étant réduit à néant, j'ai la possibilité d'écouter ce que je veux quand je veux mais j'ai perdu celle de l'emmerder avec du Rock, auquel d'ailleurs il s'était mis en tête de comprendre quelque chose, avant qu'on brise net.
Franchement....il vaut mieux être tranquille.
P.I.L. : "Death disco". Ca, dans le genre parfait, ça se pose là !
mercredi 3 décembre 2014
A song in the Keys of live.
Bobby Keys, saxophoniste en titre des Rolling Stones, a rangé les seringues, les perfusions, le déambulateur et s'en est allé courir les plaines toujours reverdies de l'infini avec Sitting-Bull et Jimi Hendrix. J'ai dit il y a pas longtemps à un copain que les cuivres n'étaient pas utiles aux Stones. C'est faux bien sûr, et tout particulièrement en live. Voici un extrait du fameux concert de Bruxelles de 1973, donné pour le public français, les Stones étant à l'époque interdit d'entrée sur le territoire de la République Française pour de multiples raisons. Mick Taylor y est exemplaire de qualité guitaristique et Bobby Keys tout simplement incroyable. Pendant un moment on dirait que les Stones, TOUS les Stones, sont son groupe, qu'ils jouent pour lui. C'est merveilleux ! Dans l'ensemble, le concert est impeccable, les Stones de cette époque sont vraiment le meilleur groupe de Rock n' Roll du monde et la musique qu'ils produisent est à la fois chiadée, parfaitement vivante et à haute teneur énergétique et subversive. Mais trêve de superlatif et sus à l'hyperbole, chut !!! Bobby s'est endormi....
The Rolling Stones : "You can't always get what you want", Bruxelles, 1973.
Ce qui fait la qualité de la chose et lui donne son coté démarche chaloupée (qu'on voit bien d'ailleurs faire à Jagger) c'est le fait qu'à un moment ou un autre de la chanson, ils prennent tous des libertés avec les temps du morceau et jouent sur des contre-temps. Ça c'est fort, et très groovy pour une ballade.
The Rolling Stones : "You can't always get what you want", Bruxelles, 1973.
Ce qui fait la qualité de la chose et lui donne son coté démarche chaloupée (qu'on voit bien d'ailleurs faire à Jagger) c'est le fait qu'à un moment ou un autre de la chanson, ils prennent tous des libertés avec les temps du morceau et jouent sur des contre-temps. Ça c'est fort, et très groovy pour une ballade.
mercredi 19 novembre 2014
Wilson, Wilson et Wilson.
Quand Brian wilson s'est mis en tête qu'il déclenchait des incendies à l'autre bout de Los Angeles par la force de sa musique dont il ne savait plus si elle était vouée à Dieu ou au Diable, il a fallu que les autres Beach Boys se démènent pour palier à la défaillance mentale de leur compositeur en chef. En fait, cette semi-dispartion de Brian a été une aubaine pour ses frères Carl et Dennis, auxquels elle a laissé le champs libre. A vrai dire, tout le monde s'y est mis, Mike Love et Al Jardine en plus des deux frères, et des membres moins connus des Beach Boys, comme Bruce Johnston, appelé en renfort et que la défection de Brian Wilson a ramené en pleine lumière alors qu'il avait composé un des meilleurs albums de Surf-Music de l'époque quelques années plus tôt. N'empêche, il y a une veine Wilson, un filon, et une histoire de famille vécue ensemble a gravé quelques sillons communs dans la psyché des frères et leur manière de faire et de composer de la musique. Il y a chez Dennis et Carl la même félure que chez leur ainé, le même désespoir foncier et la même joie primesautière. Pas à pas, minute par minute ils ont lutté contre la Folie qui les guettait par le même moyen : la Musique. Brian ne s'en est pas dépêtré et la Musique elle-même est devenue partie de la Folie, une ennemie ; il a fallu arrêter d'en faire, un temps. C'est un vaste gâchis que le naufrage d'une des plus belles inspirations musicales du XXeme siècle, tout genre confondus, y compris les plus nobles. Mais on peut retomber sur ses pieds, peut-être sur des terrains moins aventureux mais avantageusement plus sécures, en écoutant les musiques que Dennis et Carl firent pour les Beach Boys et pour leurs carrières solos. L'inspiration commune est bien là (et là, il faudrait évoquer le Père Wilson), quelque chose de tangible, un parfum, une effluve, peut-être l'écume de l'eau du Pacifique tout proche.
Alors, trois choses. Tout d'abord, un extrait d'une émission ("Inside Pop : The Rock revolution") que fit Leonard Berstein pour démontrer à tous, et surtout aux parents récalcitrants, que la musique qu'écoutait leurs enfants n'était nullement du bruit pur et simple. "Lenny" savait tout, faisait tout, avait tout essayé, y compris des choses inavouables. Il était largement aussi hyper-actif que Karajan et largement aussi cinglé que lui. Dans cette émission, on voyait Brian Wilson chanter "Surf's up" en s'accompagnant au piano. Le son n'est pas terrible, on s'en fout, c'est effectivement bluffant.
Quatre années plus tard Carl nous pondait cette petite pépite sur l'album qui s'appelait effectivement "Surf's up", chanson qui était restée en stand-by après le naufrage de l'album qui aurait du s'appeler "Smile" et sortir en 1967 et la mise en jachère du cerveau de Brian. C'est magnifique. "Feel flows"
Dix ans plus tard, Dennis a déjà fait paraître une perle en 1977 avec l'album "Pacific Ocean Blue". Il travaille comme il peut, son mode de vie étant assez erratique et ses rapports avec les autres Beach Boys pas toujours simples, à un deuxième effort, mais il mourra malheureusement noyé avant de l'avoir achevé. Cet opus est sorti à titre posthume sous le nom de "Bambu" (The Caribou sessions). Il s'y trouve cette chanson dont je trouve les harmonies (le début me fait frissoner) remarquables et dont la deuxième partie aurait pu me faire aimer le Prog-Rock si je l'avais écoutée avant d'écouter, mettons, les Cure. Superbe "Are you real ?"
Dennis Wilson présente la particularité de jouer mal de la batterie sur ses propres compositions, ce qui n'est pas le cas de tout le monde et en particulier de Ringo Starr, qui, lors de sa carrière solo prolifique, a massacré sans vergogne des chansons écrites par d'autres dont il faisait des tubes par une sorcellerie inexpliquée à ce jour. (Avec les Beatles, il était parfait). Bravo Dennis, donc.
N.B. : 1988, Brian a retrouvé une partie de ses moyens et, sous l'égide d'un psy plutôt bizarre, sort un album solo. Il n'est pas génial a l'exception de la suite de huit minutes qui s'appelle "Rio Grande". C'est du bon, du très bon Brian Wilson, qui regarde sans loucher vers ses travaux passés les plus ambitieux et semble les raviver en cette gemme précieuse. Brian Wilson : "Rio Grande"
Coda.
Alors, trois choses. Tout d'abord, un extrait d'une émission ("Inside Pop : The Rock revolution") que fit Leonard Berstein pour démontrer à tous, et surtout aux parents récalcitrants, que la musique qu'écoutait leurs enfants n'était nullement du bruit pur et simple. "Lenny" savait tout, faisait tout, avait tout essayé, y compris des choses inavouables. Il était largement aussi hyper-actif que Karajan et largement aussi cinglé que lui. Dans cette émission, on voyait Brian Wilson chanter "Surf's up" en s'accompagnant au piano. Le son n'est pas terrible, on s'en fout, c'est effectivement bluffant.
Quatre années plus tard Carl nous pondait cette petite pépite sur l'album qui s'appelait effectivement "Surf's up", chanson qui était restée en stand-by après le naufrage de l'album qui aurait du s'appeler "Smile" et sortir en 1967 et la mise en jachère du cerveau de Brian. C'est magnifique. "Feel flows"
Dix ans plus tard, Dennis a déjà fait paraître une perle en 1977 avec l'album "Pacific Ocean Blue". Il travaille comme il peut, son mode de vie étant assez erratique et ses rapports avec les autres Beach Boys pas toujours simples, à un deuxième effort, mais il mourra malheureusement noyé avant de l'avoir achevé. Cet opus est sorti à titre posthume sous le nom de "Bambu" (The Caribou sessions). Il s'y trouve cette chanson dont je trouve les harmonies (le début me fait frissoner) remarquables et dont la deuxième partie aurait pu me faire aimer le Prog-Rock si je l'avais écoutée avant d'écouter, mettons, les Cure. Superbe "Are you real ?"
Dennis Wilson présente la particularité de jouer mal de la batterie sur ses propres compositions, ce qui n'est pas le cas de tout le monde et en particulier de Ringo Starr, qui, lors de sa carrière solo prolifique, a massacré sans vergogne des chansons écrites par d'autres dont il faisait des tubes par une sorcellerie inexpliquée à ce jour. (Avec les Beatles, il était parfait). Bravo Dennis, donc.
N.B. : 1988, Brian a retrouvé une partie de ses moyens et, sous l'égide d'un psy plutôt bizarre, sort un album solo. Il n'est pas génial a l'exception de la suite de huit minutes qui s'appelle "Rio Grande". C'est du bon, du très bon Brian Wilson, qui regarde sans loucher vers ses travaux passés les plus ambitieux et semble les raviver en cette gemme précieuse. Brian Wilson : "Rio Grande"
Coda.
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jeudi 6 novembre 2014
Enigme Hard.
Je viens d'apprendre que Malcom Young, le guitariste rythmique du groupe AC/DC avait cessé son activité au sein du combo de Hard-Rock pour cause de "démence". Excusez-moi, mais ça change quoi par rapport à avant ? Il a toujours été complètement cinglé de toute manière, alors ? Quelqu'un espérait que ça s'améliore avec l'âge ? Mais ces mecs-là carburent à la dynamite, les petits gars, il n'est pas question pour eux de finir "bien".
Vous pensez sincèrement que les personnes qui ont écrit et qui jouent l'insanité ci-dessous sont dans un état "normal" ? C'est vous qui délirez, oui !
Vous pensez sincèrement que les personnes qui ont écrit et qui jouent l'insanité ci-dessous sont dans un état "normal" ? C'est vous qui délirez, oui !
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