L'excellence Rock, suite. Ecoutez ce live des Stone Roses, vous verrez ce que c'est que l'excellence en matière de Rock. Le morceau est génial et l'interprétation hors-pair. Au début on entend les mots et la voix du prophète-fou et poète William S. Burroughs. Je mets le texte entier en-dessous. C'est aussi de la grande musique.
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lundi 10 décembre 2018
mercredi 22 avril 2015
Plaidoyer pour la folie.
Les meilleurs d'entre nous deviennent fous ou artistes. Ce dernier terme pour éviter de dire benoîtement poètes, ce qui peut paraître un peu restrictif. Mais enfin, par rapport à la poésie, tous les autres Arts me semblent seconds. A tous les Arts il faut de la poésie alors qu'on peut très bien imaginer la poésie sans peinture, sans danse etc, etc. Sans musique, c'est impossible mais il s'agit d'une musique bien spéciale, le Chant vocal. Ce besoin essentiel de Chant chez l'humain se traduit par une musique savante ou populaire toujours très importante en quantité de production et en diffusion et des hits pour tout le monde, du gueux au noble. Il y a aussi "Paysan !", comme disait Rimbaud, c'est honorable. Beaucoup de bonne littérature vient de ces auteurs qu'on dit "régionalistes", qui parlent des paysans d'un coin précis et du rapport qu'ils ont à "leur terre", alors qu'elle touche potentiellement le monde entier, bien au-delà de son ère d'origine. Nous sommes tous de glaise crottés, ne l'oublions pas. Juste derrière artiste, où plutôt à coté, il y a les artisans qui intègrent l'utile comme contrainte à la production de la beauté. J'admire leurs travaux au plus haut point, sauf ceux de cette catégorie qu'on appelle "Artisants d'Art", qui font, pour la plupart, dans le "joli", et donc le passager et le laid. Si j'essaye de penser à d'autre professions que je pourrais trouver honorables, je me dis que tomber sur un bon commerçant est quelque chose de rare mais très agréable. Faire la cuisine, jardiner ne devraient pas être des métiers mais faire partie de ce que tout un chacun doit savoir faire, comme faire du vélo, ou savoir nager. Pour le reste, c'est un marasme qui commence avec professeur et instit et finit avec avocat et flic.
Ce classement est abracadabrantesque mais pas grotesque et je réitère ce que j'ai dit au début, les meilleurs deviennent fous. Je ne crois pas que la folie mène systématiquement à des êtres humains forcément meilleurs que les autres. Je connais plein de fous, il y en a un paquet qui ne sont pas passionnants, à peine respectables. Mais la folie donne naissance à des complexions, des tournures d'esprit si l'on veut qui sont d'une rare beauté et intelligence, intrigantes, fascinantes et souvent créatrices. Un grain de folie plus ou moins grand et prégnant est un ingrédient nécessaire à une belle personnalité, mais pas suffisant, ça serait un peu trop simple. N'empêche, les gens que je connais qui ne sont pas fous peuvent êtres éminemment sympathiques ou franchement intelligents, à mes yeux il n'ont qu'un intérêt maigre comparés à ceux que j'aime le plus et qui sont des psychotiques à peu près stabilisés, en quête d'une meilleure santé. La santé, quand elle est donnée, quand on l'a d'avance est un avantage immense, c'est aussi un grande aide sur le chemin de la crétinerie et de la beauferie. Je n'ai jamais vu un beauf autrement qu'en pleine forme, prêt à s'enquiller ses 30 pastis et ses deux paquets de brunes. Après ça, il baisera comme un porc la première venue qui s'en trouvera tout à fait satisfaite. Pour certains, assez nombreux, la vie est comme ça. Je ne les envie guère. Pas plus que je n'envie les profs, les animateurs et éducateurs de tout poils qui passent leur temps à racheter leur petite conscience coupable d'exister au prix de la vie des autres, qu'ils sont sensés rendre meilleure sur une échelle de valeur indiscutablement faussée par un égotisme mal assumé, sans noblesse, délétère car égalitaire. C'est dommage l'altérité, la pédagogie méritent mieux que des névropathes pour être vraiment constructives. J'ai néanmoins connu des profs et des éducs remarquables. La "science du lien" était chez eux une sorte de seconde nature. Comme chez certains médecins, très rares.
Mais je n'ai pas parlé des métiers les plus courants dans notre système économique : ouvriers, employés, cadres du tertiaire, fonctionnaires plus ou moins planqués. A mon avis, ceux-là font marcher la machine à merde et s'en trouvent bien. Ils aiment ça, l'étron. Ou l'argent si vous préférez, confondant pouvoir et puissance, force et agitation. Le problème avec ces gens, c'est qu'ils sont très bruyants, à défaut d'être majoritaires et occupent une place incroyablement disproportionnée dans l'espace public. On entend qu'eux. Ils aboient comme des chiens de garde devant une propriété privée convoitée par des migrants en provenance de Libye.
Quelque part, un fou crie et s'agite, il est mis sous camisole chimique. Quand il ira mieux il fera peut-être bon discuter avec lui, de tout et de rien. Ailleurs, le poète chante, nous sommes peu à l'entendre mais cette minorité, celle qui esquisse le Chant comme celle qui tente de l'entendre est certainement essentielle à la survie et à la perpétuation de l'espèce tout entière. Pourquoi ? S'il y a un sens à la vie, c'est là qu'il se dit. Dans les chants d'amour, de guerre, d'alliance avec la nature, dans la simple poésie de l'instant qui passe. Peut-être simplement dans le fait même de chanter.
C'est un mélange de deux vieux poètes éternellement jeunes. L'un, Burroughs récitant l'autre, Morrison. Voici le texte de ce qu'il dit. En fait Burroughs rend
hommage à Morrison en citant des extraits de son poème "Celebration of the King Lizard", un truc zarbi à souhait.
Lions in the street
Lions in the street
And roaming dogs in heat, rabid, foaming
A beast caged in the heart of a city
Is everybody in?
Is everybody in?
The ceremony is about to begin
The body of his mother
Rotting in the summer ground
He fled the town
He went down south and crossed the border
Left the chaos and disorder
Back there over his shoulder
Is everybody in?
Is everybody in?
The ceremony is about to begin
One morning he awoke in a green hotel
With a strange creature groaning beside him
Sweat oozed from its shiny skin
Is everybody in?
The ceremony is about to begin
Oh how to thank history
Jim morrison
Jim morrison
Who drown in a bathtub in paris
Seems like a god damn odd thing to happen to me
Lions in the street
Lions in the street
And roaming dogs in heat, rabid, foaming
A beast caged in the heart of a city
Is everybody in?
Is everybody in?
The ceremony is about to begin
Jim morrison
A magnificient influence and grand fellow
Grand fellow
Jim morrison
A magnificient influence and grand fellow
Grand fellow
Is everybody in?
Is everybody in?
Is everybody in?
Is everybody in?
Ce classement est abracadabrantesque mais pas grotesque et je réitère ce que j'ai dit au début, les meilleurs deviennent fous. Je ne crois pas que la folie mène systématiquement à des êtres humains forcément meilleurs que les autres. Je connais plein de fous, il y en a un paquet qui ne sont pas passionnants, à peine respectables. Mais la folie donne naissance à des complexions, des tournures d'esprit si l'on veut qui sont d'une rare beauté et intelligence, intrigantes, fascinantes et souvent créatrices. Un grain de folie plus ou moins grand et prégnant est un ingrédient nécessaire à une belle personnalité, mais pas suffisant, ça serait un peu trop simple. N'empêche, les gens que je connais qui ne sont pas fous peuvent êtres éminemment sympathiques ou franchement intelligents, à mes yeux il n'ont qu'un intérêt maigre comparés à ceux que j'aime le plus et qui sont des psychotiques à peu près stabilisés, en quête d'une meilleure santé. La santé, quand elle est donnée, quand on l'a d'avance est un avantage immense, c'est aussi un grande aide sur le chemin de la crétinerie et de la beauferie. Je n'ai jamais vu un beauf autrement qu'en pleine forme, prêt à s'enquiller ses 30 pastis et ses deux paquets de brunes. Après ça, il baisera comme un porc la première venue qui s'en trouvera tout à fait satisfaite. Pour certains, assez nombreux, la vie est comme ça. Je ne les envie guère. Pas plus que je n'envie les profs, les animateurs et éducateurs de tout poils qui passent leur temps à racheter leur petite conscience coupable d'exister au prix de la vie des autres, qu'ils sont sensés rendre meilleure sur une échelle de valeur indiscutablement faussée par un égotisme mal assumé, sans noblesse, délétère car égalitaire. C'est dommage l'altérité, la pédagogie méritent mieux que des névropathes pour être vraiment constructives. J'ai néanmoins connu des profs et des éducs remarquables. La "science du lien" était chez eux une sorte de seconde nature. Comme chez certains médecins, très rares.
Mais je n'ai pas parlé des métiers les plus courants dans notre système économique : ouvriers, employés, cadres du tertiaire, fonctionnaires plus ou moins planqués. A mon avis, ceux-là font marcher la machine à merde et s'en trouvent bien. Ils aiment ça, l'étron. Ou l'argent si vous préférez, confondant pouvoir et puissance, force et agitation. Le problème avec ces gens, c'est qu'ils sont très bruyants, à défaut d'être majoritaires et occupent une place incroyablement disproportionnée dans l'espace public. On entend qu'eux. Ils aboient comme des chiens de garde devant une propriété privée convoitée par des migrants en provenance de Libye.
Quelque part, un fou crie et s'agite, il est mis sous camisole chimique. Quand il ira mieux il fera peut-être bon discuter avec lui, de tout et de rien. Ailleurs, le poète chante, nous sommes peu à l'entendre mais cette minorité, celle qui esquisse le Chant comme celle qui tente de l'entendre est certainement essentielle à la survie et à la perpétuation de l'espèce tout entière. Pourquoi ? S'il y a un sens à la vie, c'est là qu'il se dit. Dans les chants d'amour, de guerre, d'alliance avec la nature, dans la simple poésie de l'instant qui passe. Peut-être simplement dans le fait même de chanter.
C'est un mélange de deux vieux poètes éternellement jeunes. L'un, Burroughs récitant l'autre, Morrison. Voici le texte de ce qu'il dit. En fait Burroughs rend
hommage à Morrison en citant des extraits de son poème "Celebration of the King Lizard", un truc zarbi à souhait.
Lions in the street
Lions in the street
And roaming dogs in heat, rabid, foaming
A beast caged in the heart of a city
Is everybody in?
Is everybody in?
The ceremony is about to begin
The body of his mother
Rotting in the summer ground
He fled the town
He went down south and crossed the border
Left the chaos and disorder
Back there over his shoulder
Is everybody in?
Is everybody in?
The ceremony is about to begin
One morning he awoke in a green hotel
With a strange creature groaning beside him
Sweat oozed from its shiny skin
Is everybody in?
The ceremony is about to begin
Oh how to thank history
Jim morrison
Jim morrison
Who drown in a bathtub in paris
Seems like a god damn odd thing to happen to me
Lions in the street
Lions in the street
And roaming dogs in heat, rabid, foaming
A beast caged in the heart of a city
Is everybody in?
Is everybody in?
The ceremony is about to begin
Jim morrison
A magnificient influence and grand fellow
Grand fellow
Jim morrison
A magnificient influence and grand fellow
Grand fellow
Is everybody in?
Is everybody in?
Is everybody in?
Is everybody in?
mercredi 20 août 2014
Le Moral de cette Histoire est bien bas.
J'ai de plus en plus de mal à lire le journal, à prendre la peine de lire les articles. Qu'est ce qu'ils vont m'apprendre que je ne sais déjà ? Le Monde va à marche forcée vers sa destruction, les acteurs de ce désastre sont les Hommes. Il y aura des survivants, quelque chose renaîtra. En attendant, plus d'Histoire(s), plus d'ère nouvelle, de nouvelle Frontière. C'est mollasson, ressassé, violent et ça pue.
Il semble que le 20 ieme siècle ait été celui d'une grande émancipation. Ca pesait trop, ça empêchait de vivre alors ça a été lentement et vigoureusement balancé par dessus bord. Quoi ? La Morale, un ordre suranné, le Patriarcat, une hypocrisie sociale rance. Une libération, une émancipation étaient demandées, nécessaires, vitales après la guerre. Ca a commencé tout de suite, dés qu'elle a été finie, avec Saint-Germain des Près, l'Existentialisme, les Beatniks, le Be-Bop puis le Rock, la Jeunesse qui voulait sa part et qui devenait valeur en elle-même. Et puis il y eut les années 60 et là, la poussée a été immense, intense. Tout le monde, à sa manière voulait sa part de LIBERTE. Les intellectuels français s'en sont donnés à coeur joie, pour Barthes "Le langage était d'essence fasciste" et il fallait s'en méfier, pour Deleuze le ""Moi" est d'essence paranoïaque" et il fallait s'en libérer par une "schizo-analyse", pour Foucault l’oppression avait trouvé son paradis dans la prison "pan-optique", où tous les détenus sont vus de tous tout le temps. Pour contrer ce qui n'était pas encore effectif, il fallait réformer les asiles et les prisons, les faire disparaître. Sur les murs en mai 68 on écrivait qu' "il était interdit d'interdire" et "on voulait jouir sans entraves".
Vous savez quoi ? Ca a marché, et une fois toutes les formes d'ordres déboulonnés, nous sommes restés cons avec dans les mains la vis sans fin de notre jouissance à actionner. Nous avons secoué le joug de toutes les tyrannies pour nous trouver aux prises avec la pire, la tyrannie de la jouissance. Que certains, le plus possible, jouissent presque contamment et sans frein grâce à des moyens financiers conséquents, voilà ce qui fait marcher l'économie mondiale aujourd'hui, et partant, le Monde. Et si ça se répète tous les jours, c'est de pire en pire tous les jours. C'est là la seule petite histoire... Lacan disait que "le psychotique est celui qui n'accède pas au Désir", il voulait dire qu'il reste prisonnier de ses pulsions et de leur satisfaction sans élaborer un cheminement intérieur, un désir, disons une histoire et peut-être une frustration. Il n'est plus question de frustrer qui que ce soit, c'est ça qui est devenu immoral, et même impensable. Et d'ailleurs, que penser ? La Pensée ne prend toute sa mesure que quand on tente de l'arrêter, de lui mettre des obstacles dans les pattes. C'est l'inverse de la Jouissance qui ne peut qu'arriver. Mais encore faut-il que l'on accède à la Pensée, ce n'est pas gagné d'avance ; le principe de jouissance, il est là de toute manière il faut faire avec, si possible au mieux et sans tristesse.
Notre Monde est peuplé de psychotiques hyper-puissants qui le feront se pulvériser pour une dernière pipe au Moët et Chandon. Il n'y a plus que des "clashs", des coups médiatiques ou boursiers, de la "hype" pour peu et des pulsions assouvies par procuration par d'autres. Et encore, avec Vente-Privée et Groupon, le (faux) Luxe, celui qui donne l'impression quand même de VRAIMENT VIVRE est à portée de toutes les bourses. Il n'y aura pas de retour en arrière. Lyotard disait que la Post-modernité, "c'était la fin de tous les récits d'explication du monde", en effet, ce qui compte c'est ce qu'on gagnera demain, la jouissance d'aujourd'hui est déjà morte. Derrida, de son coté disait que la Post-modernité "c'était ce qui vient", "venir" comme "jouir". Cette état de fait, certains artistes en profite, d'autres la disent ; le meilleur est certainement Bret Easton Ellis, Houllebecq fait ce qu'il peut, Sollers ne peut parler qu'au passé, il est encore "raisonnable". Qu'est ce qu'on peut faire comme film un peu pertinent sur cette ordre-là, celui de la psychose, meilleur que "Crash" de Cronenberg ?
La Vie ne s'épanouit pas sans "sacré", c'est Roger Caillois qui le dit. Le Sacré revient en force, cet an-ci, problème c'est un Sacré malade, tout-puissant, sans dialectique avec la Vie. Zuckerberg finira peut-être par se tirer une balle dans la tête devant sa page Facebook. l'Etat Islamique va apparaître un peu partout dans le monde. 10, 20, 100 Zuckerberg attendent leur tour et le Levant fait le tour de la Terre si je ne m'abuse. Quelles Histoire(s) voulez-vous qui m'intéressent un peu ? Je suis d'un autre ordre, qui n'a jamais existé et n'existera jamais, sauf, comme disait Voltaire, dans "mon jardin". Eden était possible, ici-bas, pour nous; nous avons choisi l'Enfer.
Il semble que le 20 ieme siècle ait été celui d'une grande émancipation. Ca pesait trop, ça empêchait de vivre alors ça a été lentement et vigoureusement balancé par dessus bord. Quoi ? La Morale, un ordre suranné, le Patriarcat, une hypocrisie sociale rance. Une libération, une émancipation étaient demandées, nécessaires, vitales après la guerre. Ca a commencé tout de suite, dés qu'elle a été finie, avec Saint-Germain des Près, l'Existentialisme, les Beatniks, le Be-Bop puis le Rock, la Jeunesse qui voulait sa part et qui devenait valeur en elle-même. Et puis il y eut les années 60 et là, la poussée a été immense, intense. Tout le monde, à sa manière voulait sa part de LIBERTE. Les intellectuels français s'en sont donnés à coeur joie, pour Barthes "Le langage était d'essence fasciste" et il fallait s'en méfier, pour Deleuze le ""Moi" est d'essence paranoïaque" et il fallait s'en libérer par une "schizo-analyse", pour Foucault l’oppression avait trouvé son paradis dans la prison "pan-optique", où tous les détenus sont vus de tous tout le temps. Pour contrer ce qui n'était pas encore effectif, il fallait réformer les asiles et les prisons, les faire disparaître. Sur les murs en mai 68 on écrivait qu' "il était interdit d'interdire" et "on voulait jouir sans entraves".
Vous savez quoi ? Ca a marché, et une fois toutes les formes d'ordres déboulonnés, nous sommes restés cons avec dans les mains la vis sans fin de notre jouissance à actionner. Nous avons secoué le joug de toutes les tyrannies pour nous trouver aux prises avec la pire, la tyrannie de la jouissance. Que certains, le plus possible, jouissent presque contamment et sans frein grâce à des moyens financiers conséquents, voilà ce qui fait marcher l'économie mondiale aujourd'hui, et partant, le Monde. Et si ça se répète tous les jours, c'est de pire en pire tous les jours. C'est là la seule petite histoire... Lacan disait que "le psychotique est celui qui n'accède pas au Désir", il voulait dire qu'il reste prisonnier de ses pulsions et de leur satisfaction sans élaborer un cheminement intérieur, un désir, disons une histoire et peut-être une frustration. Il n'est plus question de frustrer qui que ce soit, c'est ça qui est devenu immoral, et même impensable. Et d'ailleurs, que penser ? La Pensée ne prend toute sa mesure que quand on tente de l'arrêter, de lui mettre des obstacles dans les pattes. C'est l'inverse de la Jouissance qui ne peut qu'arriver. Mais encore faut-il que l'on accède à la Pensée, ce n'est pas gagné d'avance ; le principe de jouissance, il est là de toute manière il faut faire avec, si possible au mieux et sans tristesse.
Notre Monde est peuplé de psychotiques hyper-puissants qui le feront se pulvériser pour une dernière pipe au Moët et Chandon. Il n'y a plus que des "clashs", des coups médiatiques ou boursiers, de la "hype" pour peu et des pulsions assouvies par procuration par d'autres. Et encore, avec Vente-Privée et Groupon, le (faux) Luxe, celui qui donne l'impression quand même de VRAIMENT VIVRE est à portée de toutes les bourses. Il n'y aura pas de retour en arrière. Lyotard disait que la Post-modernité, "c'était la fin de tous les récits d'explication du monde", en effet, ce qui compte c'est ce qu'on gagnera demain, la jouissance d'aujourd'hui est déjà morte. Derrida, de son coté disait que la Post-modernité "c'était ce qui vient", "venir" comme "jouir". Cette état de fait, certains artistes en profite, d'autres la disent ; le meilleur est certainement Bret Easton Ellis, Houllebecq fait ce qu'il peut, Sollers ne peut parler qu'au passé, il est encore "raisonnable". Qu'est ce qu'on peut faire comme film un peu pertinent sur cette ordre-là, celui de la psychose, meilleur que "Crash" de Cronenberg ?
La Vie ne s'épanouit pas sans "sacré", c'est Roger Caillois qui le dit. Le Sacré revient en force, cet an-ci, problème c'est un Sacré malade, tout-puissant, sans dialectique avec la Vie. Zuckerberg finira peut-être par se tirer une balle dans la tête devant sa page Facebook. l'Etat Islamique va apparaître un peu partout dans le monde. 10, 20, 100 Zuckerberg attendent leur tour et le Levant fait le tour de la Terre si je ne m'abuse. Quelles Histoire(s) voulez-vous qui m'intéressent un peu ? Je suis d'un autre ordre, qui n'a jamais existé et n'existera jamais, sauf, comme disait Voltaire, dans "mon jardin". Eden était possible, ici-bas, pour nous; nous avons choisi l'Enfer.
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mardi 29 juillet 2014
Une fable originale (enfin presque) sur Mingus
L'autre jour, un ami me file un coffret Charlie Mingus qu'un de ses fils a reçu, entre autres récompenses, pour un prix d'excellence au violoncelle au conservatoire de musique de sa ville. Il l'avait déjà eu l'année d'avant pour un autre prix, la perte n'étant pas bien grande, j'accepte. Une bonne occasion de re-jeter une oreille sur des albums de Mingus que j'écoute moins en ce moment mais que je révère comme étant des grands moments de la création jazzistique, et de l'effort créatif humain tout court.
L'aspect du coffret aurait du me mettre en alerte : boîtier cartonné à deux balles, pas de livret, "Charlie Mingus" et "10 CD Set" écrit sur toutes les faces. L'arnaque devint évidente une fois que je me mis à écouter un CD du bidule. Le son est dégueulasse, la plupart des "classiques" de Mingus n'y figurent pas ou dans des versions tronquées ou "alternatives", il y a en revanche plein de reprises de standards qui ne brillent pas spécialement par leur inventivité, ce qui est un comble quand on parle de Mingus. Enfin bref, les mecs ont compilé toutes les bandes à pas cher sur lesquelles on est plus ou moins sûr que Mingus ait joué et ils ont sorti un coffret à l'arrache, charge à l'acheteur de ne pas tomber dans le piège. Savoir comment il est possible qu'on offre ça en récompense pour son excellence à l'instrument à un gamin est une question pertinente mais ce n'est pas la mienne. D'ailleurs c'est moins une question que je pose qu'un troublant constat que je fais. Car je me suis mis en tête d'écouter l'intégralité du coffret, histoire de voir s'il n'y avait vraiment rien à en tirer, et il s'avère que le bidule est un très bon coffret pour auditeur de Mingus averti. Tout est inédit ou presque, sa relecture des classiques peut s'avérer étonnante et même passionnante, ses morceaux à lui ont un goût de bootleg râpeux qui n'est pas si mauvais si l'on considère les bibines affolantes qu'il faut parfois s'enfiler si on veut écouter des trucs un peu "roots". Re-bref c'est un excellent coffret pour amateur de Charlie Mingus, ce qui n'était pas du tout le but initial des cocos qui ont édité ce truc-là, j'en mets ma tête à couper. Il y a, par exemple, une version du satirique et vert "Original Faubus Fables" qui sonne mal enregistrée, ce qui lui donne un charme fou et force à prêter un peu plus attention à ce chef-d’œuvre de protestation contre la ségrégation. Est-ce du snobisme de ma part ? Je ne crois pas, je peux être raffiné mais pas snob. Je pense que j'ai subi un effet involontairement induit par le coffret, ou quand les objets qu'on trouve dans le bazar deviennent tous des lanternes magiques.
La version normale d'"Original Faubus Fables". Ça m'a tout de même fait du bien de la ré-écouter.
L'aspect du coffret aurait du me mettre en alerte : boîtier cartonné à deux balles, pas de livret, "Charlie Mingus" et "10 CD Set" écrit sur toutes les faces. L'arnaque devint évidente une fois que je me mis à écouter un CD du bidule. Le son est dégueulasse, la plupart des "classiques" de Mingus n'y figurent pas ou dans des versions tronquées ou "alternatives", il y a en revanche plein de reprises de standards qui ne brillent pas spécialement par leur inventivité, ce qui est un comble quand on parle de Mingus. Enfin bref, les mecs ont compilé toutes les bandes à pas cher sur lesquelles on est plus ou moins sûr que Mingus ait joué et ils ont sorti un coffret à l'arrache, charge à l'acheteur de ne pas tomber dans le piège. Savoir comment il est possible qu'on offre ça en récompense pour son excellence à l'instrument à un gamin est une question pertinente mais ce n'est pas la mienne. D'ailleurs c'est moins une question que je pose qu'un troublant constat que je fais. Car je me suis mis en tête d'écouter l'intégralité du coffret, histoire de voir s'il n'y avait vraiment rien à en tirer, et il s'avère que le bidule est un très bon coffret pour auditeur de Mingus averti. Tout est inédit ou presque, sa relecture des classiques peut s'avérer étonnante et même passionnante, ses morceaux à lui ont un goût de bootleg râpeux qui n'est pas si mauvais si l'on considère les bibines affolantes qu'il faut parfois s'enfiler si on veut écouter des trucs un peu "roots". Re-bref c'est un excellent coffret pour amateur de Charlie Mingus, ce qui n'était pas du tout le but initial des cocos qui ont édité ce truc-là, j'en mets ma tête à couper. Il y a, par exemple, une version du satirique et vert "Original Faubus Fables" qui sonne mal enregistrée, ce qui lui donne un charme fou et force à prêter un peu plus attention à ce chef-d’œuvre de protestation contre la ségrégation. Est-ce du snobisme de ma part ? Je ne crois pas, je peux être raffiné mais pas snob. Je pense que j'ai subi un effet involontairement induit par le coffret, ou quand les objets qu'on trouve dans le bazar deviennent tous des lanternes magiques.
La version normale d'"Original Faubus Fables". Ça m'a tout de même fait du bien de la ré-écouter.
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We won't get fooled again
mardi 13 août 2013
Les Situs, Les Beatniks 50 ans plus tard.
Là, je vais mettre un bout d'un documentaire français sur la Beat Génération mais qu'on ne peut plus trouver nulle part dans ce pays à la con. On voit bien les mecs, on entend un peu de musique, c'est chouette. Le plus gros du doc (qu'on ne voit pas) consiste en des récitations de poèmes par Ginsberg, Corso et Hunkle sur des impros d'Ornette Coleman dans les années 90. Ça déménage sec. Au milieu de ce petit extrait apparaît un ahuri bien de chez nous qui parle des "utopies" qui auraient motivé ces gars-là. Regardez bien le décor de l'appartement dans lequel cet universitaire bon teint fait son petit laïus c'est assez cocasse. Et puis, c'est très français ça, les utopies. Kerouac et consort n'étaient pas utopistes. Ils sont allés voir là où personne n'était allé avant eux, simplement parce que ça les démangeait d'y aller, parce qu'à cette époque là, en Amérique, il y avait encore de l'oxygène dans certains petits coins, que c'est là qu'était la Vie (pas l'utopie) et qu'ils avaient besoin de vivre là. Le plus souvent Ils l'ont fait dans le dénuement des pionniers et avec l'enthousiasme des découvreurs de terres vierges, sans trop raisonner sur la LIBERTÉ. Ils en ont ramené des gemmes sans prix tant elles sont merveilleuses.
En France, à la même époque on avait les Situationistes, des utopistes sectaires et révolutionnaires de salons très bourgeois, qui s'encanaillaient sans risque sur un Boulevard du Crime comme toujours fantasmé et s’entre-tuaient pour un leadership lui aussi imaginaire sur des consciences qui n'étaient même pas les leurs. Le tout pour sauver l'humanité du péril d'exister autrement que sous leurs férules entièrement rationalistes, entièrement rances. Ah, les tristes sires ! Il s'agissait bien de délirer, mais de délirer dans l'ordre le plus strict, le plus fasciste ; au sens où, dans cet ordre-là, seuls les chefs jouissent vraiment. Je connais certains de leurs fils spirituels à ces zombies. On en est donc à la troisième génération de déchets alcooliques et héroïnomanes à préoccupation sociale. Attention certains sont les profs de vos enfants !
En face, en Amérique : des poètes. C'est tout. C'est suffisant.
En France, à la même époque on avait les Situationistes, des utopistes sectaires et révolutionnaires de salons très bourgeois, qui s'encanaillaient sans risque sur un Boulevard du Crime comme toujours fantasmé et s’entre-tuaient pour un leadership lui aussi imaginaire sur des consciences qui n'étaient même pas les leurs. Le tout pour sauver l'humanité du péril d'exister autrement que sous leurs férules entièrement rationalistes, entièrement rances. Ah, les tristes sires ! Il s'agissait bien de délirer, mais de délirer dans l'ordre le plus strict, le plus fasciste ; au sens où, dans cet ordre-là, seuls les chefs jouissent vraiment. Je connais certains de leurs fils spirituels à ces zombies. On en est donc à la troisième génération de déchets alcooliques et héroïnomanes à préoccupation sociale. Attention certains sont les profs de vos enfants !
En face, en Amérique : des poètes. C'est tout. C'est suffisant.
mercredi 12 juin 2013
Le moratoire sur la pêche à la baleine n'a pas sauvé Carlos, merde !
Graham Nash ? Qui c'est Graham Nash ? Comment le chanteur des Hollies, groupe britannique, a-t-il pu se retrouver à harmoniser sous le soleil californien avec Stills, Crosby et Young ? Et puis d'abord il faisait quoi au juste dans cette bande qui se débandait toutes les cinq minutes ? Il a mauvais caractère, comme les autres ? C'est toute une histoire. Des indices.
Une très belle chanson co-signée avec Crosby sur les baleines, ouais, les baleines ! Et ben quoi, c'est sympa les baleines, non ?
De très belles images de la petite bande filmée à Big Sur, Californie. C'est très coloré, mais alors très coloré. On y voit Neil Young essayer d'emmener les crétins qu'il trimbale avec lui quelque part (Crosby et Stills, ce jour-là comme souvent, sont idiots) . Nash est un peu en retrait et c'est tout à son honneur. Ça marche presque finalement. Joan Baez danse le jerk comme personne. Il se trompe pas souvent Dylan. Pas longtemps avant, Jack Kerouac traînait son spleen près de ces côtes sauvages du Pacifique balayées de lames puissantes. Un peu plus bas sur la côte se trouve un sanctuaire marin interdit à tous pour faciliter la reproduction des baleines. On y revient.
Une très belle chanson co-signée avec Crosby sur les baleines, ouais, les baleines ! Et ben quoi, c'est sympa les baleines, non ?
De très belles images de la petite bande filmée à Big Sur, Californie. C'est très coloré, mais alors très coloré. On y voit Neil Young essayer d'emmener les crétins qu'il trimbale avec lui quelque part (Crosby et Stills, ce jour-là comme souvent, sont idiots) . Nash est un peu en retrait et c'est tout à son honneur. Ça marche presque finalement. Joan Baez danse le jerk comme personne. Il se trompe pas souvent Dylan. Pas longtemps avant, Jack Kerouac traînait son spleen près de ces côtes sauvages du Pacifique balayées de lames puissantes. Un peu plus bas sur la côte se trouve un sanctuaire marin interdit à tous pour faciliter la reproduction des baleines. On y revient.
mardi 13 novembre 2012
Steely Dan contre Dr No.
J'en remets une couche. "The Nightfly" tiré de l'album solo de 1983 de Donald Fagen. C'est exactement la même chose que Steely Dan. C'est à ça que l'on reconnait les grands artistes : deux ou trois obsessions et LA LIBERTE. A l'époque, seul Stevie Wonder sonnait comme ça. D'ailleurs, ce sont souvent les mêmes musiciens qui jouent pour les deux. Regardez bien la pochette : Noir de chez Noir.
dimanche 14 octobre 2012
Encore un Nobel de littérature qui a tout à voir avec la politique....
Dans les années 60, c'était lui qu'on appelait "le boss", et pas Springsteen. Donc là, on voit "le patron" et ses petites mains s'employer à construire et faire sonner un petit rock classique et inventif. Du travail d'orfèvre. Que dire d'autre ? Il est tellement au-dessus du lot. Qu'est qu'ils foutent les Nobel ? Je n'ai rien contre les écrivains chinois, mais enfin, si le dernier nobélisé est aussi bon que J.M.G Le Clézio, je ne vois pas trop l'intérêt. Et si ça avait été Murakami qui l'avait eu, je ne l'aurais pas vu non plus. Pendant ce temps là, "le boss" trace et retrace son impeccable microsillon.
lundi 24 septembre 2012
Libres, enfin !
Pascal Quignard parle de "Libération" plutôt que de "Liberté". Voici une magnifique tentative de libération, apportée par Barbara Dane et les Chambers Brothers. On écoute ça, on éteint l'ordi, on s'occupe d'autre chose que de bêtises infantilisantes et ça va mieux, ça va bien. Au besoin on ré-écoute ça toute la journée, c'est amplement suffisant.
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samedi 8 septembre 2012
Des rêves.
J'ai bien peur que la magnifique chanson ci-dessous ne soit qu'une blague qui la gâche. En fait, ce n'est pas ça. Ça, c'est la prendre par le mauvais bout, la mauvaise ouverture, celle du lyrisme franc et massif, pompeux. Pour l'apprécier pleinement, il faut être de bonne humeur, rigolarde, détendue et là, son lyrisme bien réel devient primesautier, joyeux, candide. Il ne s'agit pas de second degré, encore moins de cynisme mais de légèreté et d'humour onirique, justement. La chanson pourrait être un hymne triste, non, c'est une ritournelle qui met toute sa qualité à servir une fraicheur qui fait du bien. Il n'y a là nulle mélancolie, et pas de méchanceté non plus. " Only in my dreams" ? Ben oui, un bon rêve, qui distille une joie chantante le matin au réveil sans qu'on sache trop pourquoi. Il ne fait pas bon trop en demander, parfois, et c'est seulement là, " Seulement dans mes rêves..." A la fin, Molly Bloom dit : 'Oui".
A noter, quelques détails croustillants : Le T-shirt siglé "@" de notre héros (impossible de faire plus ringard), la mèche parfaitement revêche d'un musicien pendant le concert, un gay transi d'amour au look d'Inrockuptible dans le public et autres photos en forme de cœur...
Quant à ce qui suit, c'est l'inverse. Un cauchemar mortifère a saisi la nuit et déteint sur la veille. Rien à faire, tout est pourri, même pas à refaire, défait, "ad libidum". Il faudrait que ça cesse et on ne cesse d'y penser. A quoi ? A la Vie où il n'y a rien, pas toi, pas les autres, plus d'amour, juste des traces de mon esprit qui sombre.
Et moi, je rêve de toi constamment. Des fois, c'est bien, d'autres non. Mais toujours je continue à rêver de toi. "..et je ne sais même pas si je vais au Paradis ou en Enfer." Définitif.
A noter, quelques détails croustillants : Le T-shirt siglé "@" de notre héros (impossible de faire plus ringard), la mèche parfaitement revêche d'un musicien pendant le concert, un gay transi d'amour au look d'Inrockuptible dans le public et autres photos en forme de cœur...
Quant à ce qui suit, c'est l'inverse. Un cauchemar mortifère a saisi la nuit et déteint sur la veille. Rien à faire, tout est pourri, même pas à refaire, défait, "ad libidum". Il faudrait que ça cesse et on ne cesse d'y penser. A quoi ? A la Vie où il n'y a rien, pas toi, pas les autres, plus d'amour, juste des traces de mon esprit qui sombre.
Et moi, je rêve de toi constamment. Des fois, c'est bien, d'autres non. Mais toujours je continue à rêver de toi. "..et je ne sais même pas si je vais au Paradis ou en Enfer." Définitif.
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vendredi 25 mai 2012
Bob Dylan : Master of my domain.
Dylan est Dylan et reste maître chez lui. En l’occurrence, cela veut dire que je mets ci-dessous la meilleure version de "All along the Watchtower" que j'ai jamais entendue, et qu'elle est, sans surprise, signée par son créateur initial. La reprise d'Hendrix est très bonne, celles de Neil Young sont bonnes et c'est à eux que Dylan a piqué l'idée d'électrifier cette chanson qui était acoustique au départ (Peut-être l'aurait-il fait sans leur aide ? N'empêche, ils ont eu un temps d'avance) et là, pour le coup, un coup de génie, il va les supplanter..
Dylan met dans cette version un lyrisme de bonne facture, loin de tout pathos arraché et plein d'une digne tension rock Elle est d'une intensité contrôlée qui nous balance avec elle dans une émotion à la fois retenue et poignante, à fleur de peau et profonde. C'est du grand art. Cet Art consommé est ici possible, d'une part grâce au jeu de guitare très spécifique de Dylan, unique, déroutant et génial ( a la façon d'autres guitaristes qui ne sont pas des virtuoses mais dont on reconnait la patte à l'instant où on les écoute), d'autre part grâce à la phalange qui l'entoure et le sert à merveille. Si je ne m'abuse, il y a Waddy Watchel et Steve Jordan, entre autre, qui avaient un peu plus tôt épaulé Keith Richards en solo. Je ne connais pas le nom du bassiste, ni celui de l'excellent guitariste-slide. Je ne dis pas "phalange" au sens militaire mais musical, comme on parle d'une"phalange" pour évoquer un orchestre philharmonique de renom. Je veux dire que ces gars-là savent jouer ENSEMBLE, se complètent,s'harmonisent, duettisent. D'ailleurs, quand Watchel et Dylan tissent leur rude dentelle de notes et d'accords de guitare, ce sont des entrelacs de frissons qui saisissent. Brillant. Et comme par hasard, je note que, pour l'occasion, Dylan avait endossé une chemise lamée or et qu'il se campe souvent jambes écartées, dans ce qu'on appelle la "Powerstation". Ce type là sait ce qu'il fait, il sait ce qu'il peut faire ou pas. Et en matière de rock, je ne vois pas très bien ce qu'il ne pourrait pas faire, et par dessus le marché, mieux que tout le monde. Dylan est Dylan. Il est son propre prophète et il est grand. Et maintenant, du plaisir.
La version de "Forever Young" qui suit est également géniale. Pour des raisons un peu différentes. Une est très notable : l'implication de Dylan et de Springsteen, ensemble et respectivement à leur juste place. Dylan n'est pas toujours très "gentil" en duo. Là, il fait un effort ; Springsteen en fait un aussi et le résultat est bon.
Dylan met dans cette version un lyrisme de bonne facture, loin de tout pathos arraché et plein d'une digne tension rock Elle est d'une intensité contrôlée qui nous balance avec elle dans une émotion à la fois retenue et poignante, à fleur de peau et profonde. C'est du grand art. Cet Art consommé est ici possible, d'une part grâce au jeu de guitare très spécifique de Dylan, unique, déroutant et génial ( a la façon d'autres guitaristes qui ne sont pas des virtuoses mais dont on reconnait la patte à l'instant où on les écoute), d'autre part grâce à la phalange qui l'entoure et le sert à merveille. Si je ne m'abuse, il y a Waddy Watchel et Steve Jordan, entre autre, qui avaient un peu plus tôt épaulé Keith Richards en solo. Je ne connais pas le nom du bassiste, ni celui de l'excellent guitariste-slide. Je ne dis pas "phalange" au sens militaire mais musical, comme on parle d'une"phalange" pour évoquer un orchestre philharmonique de renom. Je veux dire que ces gars-là savent jouer ENSEMBLE, se complètent,s'harmonisent, duettisent. D'ailleurs, quand Watchel et Dylan tissent leur rude dentelle de notes et d'accords de guitare, ce sont des entrelacs de frissons qui saisissent. Brillant. Et comme par hasard, je note que, pour l'occasion, Dylan avait endossé une chemise lamée or et qu'il se campe souvent jambes écartées, dans ce qu'on appelle la "Powerstation". Ce type là sait ce qu'il fait, il sait ce qu'il peut faire ou pas. Et en matière de rock, je ne vois pas très bien ce qu'il ne pourrait pas faire, et par dessus le marché, mieux que tout le monde. Dylan est Dylan. Il est son propre prophète et il est grand. Et maintenant, du plaisir.
La version de "Forever Young" qui suit est également géniale. Pour des raisons un peu différentes. Une est très notable : l'implication de Dylan et de Springsteen, ensemble et respectivement à leur juste place. Dylan n'est pas toujours très "gentil" en duo. Là, il fait un effort ; Springsteen en fait un aussi et le résultat est bon.
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dimanche 8 avril 2012
"Ce" n'être digne de rien si "ce" n'est d'abord digne de soi.
La dignité ne se marchande pas. Elle marche avec vous ou pas. Méfiez vous comme de la peste de tous ceux qui prétendre la "rendre" à ceux qui l'ont perdue ou carrément la donner à ceux qui ne l'ont pas. Ce sont des monstres qui satisfont là des besoins grossiers d'amour propre et qui vous feront payer du prix de votre vie la dette inaliénable que vous aurez contractée à leur égard. De même n'essayez pas un instant, pas une seconde de donner ou de "rendre" sa dignité à quelqu'un. D'une quelconque manière, cette personne n'aura de cesse de vous tuer pour racheter sa dette, et vous en aurez fait un monstre à son corps défendant. La dignité est une affaire privée qui ne regarde que soit. Si par malheur vos parents ne vous l'ont pas octroyée, il n'est aucune contorsion morale ou psychologique, encore moins politique ou sociale qui vous permettra de vous l'attribuer. Un regard net dans le miroir doit y suffire, à condition d'y arriver. De toute manière n'attendez d'aide de personne, c'est vous condamner à mourir ou à tuer, presque malgré vous, et c'est là l'indignité la plus vive, que rien ne pourra restaurer. Seule une fermeté inaltérable, sans compromission, sur ce que vous vous donner le droit d'être pourra la faire advenir en vous. Par "sans compromission", j'entends la ferme intention de ne passer par aucune autre personne que vous pour y accéder, qu'il libère ou rende esclave ( c'est tout comme). Payer un psychanalyste ou avoir recours à une structure aidante dument pensée comme telle, avec ses capacités reconnues et ses limites, sont les seuls actes, impliquant les "autres", susceptibles de vous aider un temps. Quand je dis tout cela je n'affirme nullement l'inanité de l'Amour véritable, de l'indulgence ou la douceur, au contraire, mais, tout cela vient après, COMME naturellement. Pour certains tout vient sans effort, sans qu'ils y pensent ; pour d'autres l'accession à la dignité sera le couronnement d'un effort intense ; la plupart lui trouveront un succédané dans la rancœur, l'ennui, la morgue, le snobisme, l'engagement politique, le jeu de dupe social, la bêtise, la Tartufferie artistique, l'enseignement, la Science, l'Histoire et son sens, la Morale et son corolaire hédoniste etc etc.... Mais laissons parler le poète, si tant est que quelqu'un le comprenne encore, et dans un marasme indigne, ne confonde sa parole avec des slogans, ce qui, après enquête sur le terrain, s'avère être le cas le plus désespérément commun.
Fat man lookin’ in a blade of steel
Thin man lookin’ at his last meal
Hollow man lookin’ in a cottonfield
For dignity
Wise man lookin’ in a blade of grass
Young man lookin’ in the shadows that pass
Poor man lookin’ through painted glass
For dignity
Somebody got murdered on New Year’s Eve
Somebody said dignity was the first to leave
I went into the city, went into the town
Went into the land of the midnight sun
Searchin’ high, searchin’ low
Searchin’ everywhere I know
Askin’ the cops wherever I go
Have you seen dignity?
Blind man breakin’ out of a trance
Puts both his hands in the pockets of chance
Hopin’ to find one circumstance
Of dignity
I went to the wedding of Mary Lou
She said, “I don’t want nobody see me talkin’ to you”
Said she could get killed if she told me what she knew
About dignity
I went down where the vultures feed
I would’ve gone deeper, but there wasn’t any need
Heard the tongues of angels and the tongues of men
Wasn’t any difference to me
Chilly wind sharp as a razor blade
House on fire, debts unpaid
Gonna stand at the window, gonna ask the maid
Have you seen dignity?
Drinkin’ man listens to the voice he hears
In a crowded room full of covered-up mirrors
Lookin’ into the lost forgotten years
For dignity
Met Prince Phillip at the home of the blues
Said he’d give me information if his name wasn’t used
He wanted money up front, said he was abused
By dignity
Footprints runnin’ ’cross the silver sand
Steps goin’ down into tattoo land
I met the sons of darkness and the sons of light
In the bordertowns of despair
Got no place to fade, got no coat
I’m on the rollin’ river in a jerkin’ boat
Tryin’ to read a note somebody wrote
About dignity
Sick man lookin’ for the doctor’s cure
Lookin’ at his hands for the lines that were
And into every masterpiece of literature
For dignity
Englishman stranded in the blackheart wind
Combin’ his hair back, his future looks thin
Bites the bullet and he looks within
For dignity
Someone showed me a picture and I just laughed
Dignity never been photographed
I went into the red, went into the black
Into the valley of dry bone dreams
So many roads, so much at stake
So many dead ends, I’m at the edge of the lake
Sometimes I wonder what it’s gonna take
To find dignity
Fat man lookin’ in a blade of steel
Thin man lookin’ at his last meal
Hollow man lookin’ in a cottonfield
For dignity
Wise man lookin’ in a blade of grass
Young man lookin’ in the shadows that pass
Poor man lookin’ through painted glass
For dignity
Somebody got murdered on New Year’s Eve
Somebody said dignity was the first to leave
I went into the city, went into the town
Went into the land of the midnight sun
Searchin’ high, searchin’ low
Searchin’ everywhere I know
Askin’ the cops wherever I go
Have you seen dignity?
Blind man breakin’ out of a trance
Puts both his hands in the pockets of chance
Hopin’ to find one circumstance
Of dignity
I went to the wedding of Mary Lou
She said, “I don’t want nobody see me talkin’ to you”
Said she could get killed if she told me what she knew
About dignity
I went down where the vultures feed
I would’ve gone deeper, but there wasn’t any need
Heard the tongues of angels and the tongues of men
Wasn’t any difference to me
Chilly wind sharp as a razor blade
House on fire, debts unpaid
Gonna stand at the window, gonna ask the maid
Have you seen dignity?
Drinkin’ man listens to the voice he hears
In a crowded room full of covered-up mirrors
Lookin’ into the lost forgotten years
For dignity
Met Prince Phillip at the home of the blues
Said he’d give me information if his name wasn’t used
He wanted money up front, said he was abused
By dignity
Footprints runnin’ ’cross the silver sand
Steps goin’ down into tattoo land
I met the sons of darkness and the sons of light
In the bordertowns of despair
Got no place to fade, got no coat
I’m on the rollin’ river in a jerkin’ boat
Tryin’ to read a note somebody wrote
About dignity
Sick man lookin’ for the doctor’s cure
Lookin’ at his hands for the lines that were
And into every masterpiece of literature
For dignity
Englishman stranded in the blackheart wind
Combin’ his hair back, his future looks thin
Bites the bullet and he looks within
For dignity
Someone showed me a picture and I just laughed
Dignity never been photographed
I went into the red, went into the black
Into the valley of dry bone dreams
So many roads, so much at stake
So many dead ends, I’m at the edge of the lake
Sometimes I wonder what it’s gonna take
To find dignity
samedi 16 avril 2011
Une vérité à laquelle s'accrocher !!!
Dylan, deux fois. Revu et incorrigible.
La version de Spirit est sans doute une des plus belles.
Randy California avait un nom à la con mais beaucoup de talent.
ET puis il y a lui, elle, sans doute la seule personne du monde de la pop que j'aimerais rencontrer de nos jours. On le, la voit mal. Tant mieux.
Ah ça fait trois fois ? Et alors, l'infini, ça se mesure maintenant ?
Comme ça ?
Ils auront essayé au moins. Pas de mesurer l'infini, de le vivre.
La version de Spirit est sans doute une des plus belles.
Randy California avait un nom à la con mais beaucoup de talent.
ET puis il y a lui, elle, sans doute la seule personne du monde de la pop que j'aimerais rencontrer de nos jours. On le, la voit mal. Tant mieux.
Ah ça fait trois fois ? Et alors, l'infini, ça se mesure maintenant ?
Comme ça ?
Ils auront essayé au moins. Pas de mesurer l'infini, de le vivre.
jeudi 14 avril 2011
Ah, un texte ! Et qui ne parle pas de mort mais de Baseball (?!?)
Ca s'appelle "Baseball Canto".
Watching baseball, sitting in the sun, eating popcorn,
reading Ezra Pound,
and wishing that Juan Marichal would hit a hole right through the
Anglo-Saxon tradition in the first Canto
and demolish the barbarian invaders.
When the San Francisco Giants take the field
and everybody stands up for the National Anthem,
with some Irish tenor's voice piped over the loudspeakers,
with all the players struck dead in their places
and the white umpires like Irish cops in their black suits and little
black caps pressed over their hearts,
Standing straight and still like at some funeral of a blarney bartender,
and all facing east,
as if expecting some Great White Hope or the Founding Fathers to
appear on the horizon like 1066 or 1776.
But Willie Mays appears instead,
in the bottom of the first,
and a roar goes up as he clouts the first one into the sun and takes
off, like a footrunner from Thebes.
The ball is lost in the sun and maidens wail after him
as he keeps running through the Anglo-Saxon epic.
And Tito Fuentes comes up looking like a bullfighter
in his tight pants and small pointy shoes.
And the right field bleechers go made with Chicanos and blacks
and Brooklyn beer-drinkers,
"Tito! Sock it to him, sweet Tito!"
And sweet Tito puts his foot in the bucket
and smacks one that don't come back at all,
and flees around the bases
like he's escaping from the United Fruit Company.
As the gringo dollar beats out the pound.
And sweet Tito beats it out like he's beating out usury,
not to mention fascism and anti-semitism.
And Juan Marichal comes up,
and the Chicano bleechers go loco again,
as Juan belts the first ball out of sight,
and rounds first and keeps going
and rounds second and rounds third,
and keeps going and hits paydirt
to the roars of the grungy populace.
As some nut presses the backstage panic button
for the tape-recorded National Anthem again,
to save the situation.
But it don't stop nobody this time,
in their revolution round the loaded white bases,
in this last of the great Anglo-Saxon epics,
in the territorio libre of Baseball.
Signé du grand poète beat :Lawrence Ferlinghetti
Watching baseball, sitting in the sun, eating popcorn,
reading Ezra Pound,
and wishing that Juan Marichal would hit a hole right through the
Anglo-Saxon tradition in the first Canto
and demolish the barbarian invaders.
When the San Francisco Giants take the field
and everybody stands up for the National Anthem,
with some Irish tenor's voice piped over the loudspeakers,
with all the players struck dead in their places
and the white umpires like Irish cops in their black suits and little
black caps pressed over their hearts,
Standing straight and still like at some funeral of a blarney bartender,
and all facing east,
as if expecting some Great White Hope or the Founding Fathers to
appear on the horizon like 1066 or 1776.
But Willie Mays appears instead,
in the bottom of the first,
and a roar goes up as he clouts the first one into the sun and takes
off, like a footrunner from Thebes.
The ball is lost in the sun and maidens wail after him
as he keeps running through the Anglo-Saxon epic.
And Tito Fuentes comes up looking like a bullfighter
in his tight pants and small pointy shoes.
And the right field bleechers go made with Chicanos and blacks
and Brooklyn beer-drinkers,
"Tito! Sock it to him, sweet Tito!"
And sweet Tito puts his foot in the bucket
and smacks one that don't come back at all,
and flees around the bases
like he's escaping from the United Fruit Company.
As the gringo dollar beats out the pound.
And sweet Tito beats it out like he's beating out usury,
not to mention fascism and anti-semitism.
And Juan Marichal comes up,
and the Chicano bleechers go loco again,
as Juan belts the first ball out of sight,
and rounds first and keeps going
and rounds second and rounds third,
and keeps going and hits paydirt
to the roars of the grungy populace.
As some nut presses the backstage panic button
for the tape-recorded National Anthem again,
to save the situation.
But it don't stop nobody this time,
in their revolution round the loaded white bases,
in this last of the great Anglo-Saxon epics,
in the territorio libre of Baseball.
Signé du grand poète beat :Lawrence Ferlinghetti
jeudi 6 mai 2010
FIRST OF ALL, THEN......
Je vous dirais ce qui se passe après un autre jour mais en premier LIEU il faut ACCEPTER.Voici deux exemples chantés d'acceptation. L'une est solaire ou lunaire, en tout cas lumineux et me rappelle la lumière d'Algérie si bien décrite par Camus où certaines nuits de la semaine dernière, pendant la Lune Rousse. L'autre peut sembler amère mais au fond je ne la ressens pas comme telle. Elle est ironique mais, Burroughs était trop intelligent pour ne pas savoir exactement le sens du " Thanksgiving "américain, et surtout, bien trop bien élevé, comme le décrit Kerouac dans " Sur la route", pour ne pas en tirer les conclusions qui s'imposaient à lui. Mais deja c'est presque anticiper sur "ce qui vient ", car le fait d'ACCEPTER induit OBLIGATOIREMENT deux ou trois choses. Mais chut ! pour le moment et DONC
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