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lundi 18 mars 2019

Hal Blaine bat le tambour du Rock n' Roll

J'ai le coeur qui bat trop vite et trop fort. Je ne devrais pas écouter autant de rock n'roll, c'est mauvais pour moi, pour ma santé. Mais c'est comme ça, certains avancent à un rythme modéré, à la coule; d'autres sont tellement zen qu'ils sentent à peine leurs jambes avancer et leur coeur battre au rythme de la marche; moi j'avance au son du tambour ("beat of a drum"), grognant et rugissant. Au fond, je suis comme n'importe quel groupe de rock lambda : j'ai besoin d'un batteur. Et justement l'un de ceux qui m'ont fait le plus me ruer à fond de train vers à peu près tout, y compris la déchéance, et la fatigue, vient de mourir. Il s'agit d'Hal Blaine et je lui rend hommage. Il était musicien de session à Los Angeles et disait avoir 35 000 enregistrements à son actif. Membre fondateur du "Wrecking crew", il a officié dans des disques classiques et même canoniques de Phil Spector et ses Ronettes, des Beach Boys, des Byrds, de Sonny and Cher, définissant un son, imposant un gimmick. A tel point que quand je ne connais pas le nom du batteur qui joue avec tel ou tel artiste des sixties ou seventies et que je le trouve bon, je me dis que ça doit être Hal Blaine qui tambourine sur ma poitrine. Ce n'est pas un poids mais ça pulse, ça pulse et je me fais vieux, toujours plus vieux. Et, fin du fin, je suis toujours autant en colère. Ce n'est pas bon d'être aussi en colère à mon âge. Cependant Bowie disait, quand il a chanté dans Tin Machine : "You belong in rock n'roll". Oui, c'est ça, j'appartiens au rock n' roll, jusqu'au bout, jusqu'à la dernière ligne du dernier rouleau, envoûté, marabouté, à ma place. Au bout du bout, à l'heure du calme et du repos obligé, mon dernier battement de coeur, je le devrai peut-être à Hal Blaine.
Tin Machine : "You belong in rock n'roll"

Imparable. Le mur du son de Spector. Les Ronettes : "Be my baby".

Ce qui amènera Dylan au Rock. C'est Blaine qui joue.

samedi 27 février 2016

Pas complètement fini. Sixième round.

Le Rock a tout à voir avec la jeunesse, l'immaturité, la frustration et la frénésie sexuelles. Un bon Rock, c'est un rush massif de serotonine à la tête, une jouissance, un orgasme avec cri, à peine articulé. C'est une libération primaire, violente, d'un amour ou d'une colère latente, inexprimée, inconsciente. C'est une musique pour les hormones, pas pour l'intellect. Bien sûr, après ce cri, qui relache un peu la pression, il y a bien sûr des arrangements qui arrivent, des préparations, des ziguouiguouis, des trucs par-ci, d'autres par-là, bref des jérémiades et c'est les Beatles et les Beach Boys, Dylan et X T C, autant dire Mozart. MAIS à la base, il y a peu de place pour le travail de la pensée dans le Rock, c'est tout dans le bas du corps, les guiboles, le déhanché, le coup de rein, le cul; tout cela semblant directement relié à l'ouie et au nerf optique et c'est tout. Le Rock c'est un truc de crocodile en rut. Deux preuves :
The Trashmen : "Surfin' bird"

The Crystals : Da Doo Ron Ron

jeudi 26 juin 2014

Gerry Goffin monte au Paradis des pervers en deux minutes trente cinq secondes.

Gerry Goffin est mort. Avec sa camarade de jeu et femme Carole King, ils ont composé quelques unes des plus fameuses chansons de cette époque charnière de l'histoire de la Pop Musique qui va de 1958 à 1963, entre la mort du premier Rock n' Roll - scellée par la dissolution d'Elvis dans l'Armée puis Hollywood et la mise au pas de Chuck Berry, Jerry Lee lewis, entaulés pour mauvaise conduite - et l'arrivée messianique des Beatles qui allait envoyer la dite musique populaire sur une autre voix. C'était l'époque où le Brill Building regorgeait de talents majeurs qui composaient des hits pour alimenter les mineurs en tubes dansants et leurs propres comptes en banque en royalties. La jeunesse américaine se découvrait un pouvoir d'achat (elle n'allait pas tarder à réclamer le pouvoir tout court) et il fallait assurer un rythme de production suffisant pour que les adolescents ne débandent pas et les jeunes filles ne cessent pas de mouiller. Tout cela était naïf, primesautier, retors et pervers. Ça faisait des chansons merveilleuses. Je ne suis pas un très grand amateur de celles de Goffin et King (contrairement aux Beatles), je leur préfère des trucs comme "Leader of the pack" des Shangri Las (Morton/Barry/Greenwich), "Rythm of the rain" des Cascades (Gummoe) ou encore "Then he kissed me" des Crystals (Spector/Mann/Greenwich). A UNE exception très, très notable, le fabuleux "He hit me (and he felt like a kiss)", toujours interprétée par les Crystals qui était lui bien signé Goffin/King (et produit par Phil Spector), et qui a récemment été repris par les Grizzly Bear. C'est un summum de perversité, que je mets à égalité avec "My boyfriend's back" des Angels. Dans cette dernière, la chanteuse minaude à un insolent qu'elle n'a pas voulu laisser profiter de ses attraits que son "régulier" est de retour et lui prédit un sort funeste et mérité. Dans "He hit me...." on va plus loin et la perverse petite chanteuse finit pas sombrer dans un masochisme béat autant que délétère puisqu'un des vers de la chanson est "He hit me..and I was glad", "Il m'a frappé et j'étais heureuse". Faramineux. Dans le duo, Carole King écrivait la musique et Gerry Goffin les paroles. Il écrivait simplement mais c'était toujours bien foutu. Stylé, quoi ! Euh, il frappait un peu sa femme aussi...

L'excellent version des Grizzly Bear, Boy's Band sophistiqué.

dimanche 8 avril 2012

De l'importance d'être un Homme

" Penser d'une femme qu'elle est libre sans penser en même temps à la mettre dans les fers de l'amour, c'est lui manquer du plus élémentaire respect."
O. Wilde.
Eh, eh, pas mal pour un pédé.


He hit me
And it felt like a kiss
He hit me
But it didn't hurt me
He couldn't stand to hear me say
That I'd been with someone new
And when I told him
I had been untrue

He hit me (da-da-da-ah)
And it felt like a kiss (felt like a kiss)
He hit me (da-da-da-ah)
And I knew he loved me
If he didn't care for me
I could have never made him mad
But he hit me (da-da-da-ah)
And I was glad

(Da-da-da-ah)
(Da-da-da-ah)

Yes, he hit me (da-da-da-ah)
And it felt like a kiss (felt like a kiss)
He hit me (da-da-da-ah)
And I knew I loved him
And then he took me in his arms
With all the tenderness there is
And when he kissed me (da-da-da-ah)
He made me his
(Da-da-da)