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vendredi 22 avril 2016

Ladies & Gentlemen : the Prince is dead. (Long live the Prince.)

Tristesse et désolation. Prince est mort. Ah, putain ! je pars un peu aussi pour le coup, j'y laisse un bout de mon coeur. Après Bowie, c'est dur.  Manquerait plus que Keith Richard ou Pete Townhsend y passe et je ne saurais plus à quel saint Rock me vouer. Prince était un vrai Rocker, Funky, d'accord, mais c'est tout pareil ces trucs-là, la même branlette au savon. Dur, sapé, beau, sexy, maussade, cool, frimeur, sacré zicos, en un mot un vrai branleur de chez branleur; jeune à jamais, immature, incomplet, rageur d'avoir enterré ses 16 ans. Ne cherchez pas les hommes dans le monde du Rock, ils sont très peu nombreux; lignée Dylan/Young sûrement, des musiciens un peu sérieux, Randy Newman, autre chose quoi, pas LA chose.
Moi, Prince, il m'avait chatouillé l'obessionnel à donf. 20 fois, 40 fois, 100 fois d'affilée la note suraiguë du solo de "Let's go crazy", sur la fin, le disque en est rayé, il saute, peux plus l'écouter celui-là. Je le garde comme une relique. Et les cassettes "Parade" et "Around the world in a day", écoutées, ré-écoutées jusqu'à plus soif. Walkman, j'arrive à la fin de la face : "Sometimes it snows in april", ma mère morte, l'angoisse, et paf ! auto-reverse et zou ! "Christopher Tracy's Parade", impair rouge et passe, la mort à l'As, maman, je pleure pour nous deux. C'était chic, "Girls and Boys", "Kiss", comment ne pas danser ? comment ne pas tomber une fille ? Il filait le coup de main imparable, le bougre en dentelle noire, un sourire aux coins des lèvres
Je l'ai vu deux fois en concert. La folie, le génie, un groupe de furieux, Bercy en fusion, des décors bizarres, un panier de basket, il tente un shoot et se plante, je le conspue, un deuxième, je hurle à sa mort, il se casse, lance le ballon derrière lui, vexé : panier ! je le vénère. , intégralement où il faut et quand il faut. C'est le "It" des poètes-jazz beat atteint tous les soir sur des morceaux machines à danser qui ne semble plus finir. Je crie "Branleur !", "Branleur !" pendant tout le concert, il y a longtemps que ma voisine me regarde en souriant. Downtempo, "Annastasia", "The Cross", deux accords, un frisson christique passe, nous sommes habités, traversés par l'Esprit Saint. On sort ruinés, ébahis, chancelants et on fonce aux Bains-Douches pour la suite. On ne rentrera pas, évidemment. Tant mieux. Je ne suis pas un "beautiful people", "How does it feels..."mon coté homme peut-être. Laissons cela pour l'instant. Ce soir, je perds un proche, un ami, consolant, gentil, méchant, distant,, une voix, un baume, une main. Reste la musique, que j'écoute en ce moment (le deuxième album : "Prince"), ça ne suffit pas, je suis triste et désolé et je largue une partie de moi-même. L'Histoire, mon histoire changent.

vendredi 20 juin 2014

Funk was born in Paris.

En 1968, c'était déjà là mais ils n'ont pas enregistré le bon morceau. Donc sur le "Live at  the Appolo II" c'est presque là, sur "There was a time", mais pas tout à fait quand même. Ils n'ont pas osé, trop menaçant pour les blancs. Pour tout le monde, en fait. Il a fallu attendre 2 ans. En 1970, c'est arrivé : "Sex Machine", imparable, motorique, orgasmique et le feu a pris aux fesses de tout le monde. Alors, ça commence quand exactement ? Quelque part entre 1967 et 1968, pendant les interminables tournées de James Brown & des Famous Flames et les concerts non moins extensibles selon la bonne volonté du Maestro. Voici une vidéo de 1967 enregistrée a l'Olympia, les mecs expérimentent en groupe : le batteur fait ce qu'il veut (à un moment donné, vers la fin....enfin, vous verrez..), le guitariste a clairement lâché la rampe et pompe sur la réserve, Brown envoie des "Sweet Bernadette" à tout va, alors qu'il s'agit d'une chanson des Four Tops. James apparaît même un peu dépassé par l'état second de ses musiciens et s'en tire par des rires en boîte. Plus personne ne peut plus rien faire, c'est lancé à pleine vitesse sur la bonne vieille scie d'un Rythm & Blues qui ne s'y retrouve pas et c'est à fond. Quoi ? le Funk.

mercredi 11 avril 2012

Smokin' Sheila E.

Deux trucs fumants ! J'ai longtemps cru que la première chanson était de Prince et qu'il y rendait hommage à sa musicienne et muse : Sheila Escovedo, dite Sheila E. Pas du tout, c'est l’œuvre d'un gang de blanc-becs noirauds de l'époque : Ready for the World. Parlent-ils quand même de notre mignonne matrone hispanique ? Mystère et boule de gomme...

En tout cas j'ai toujours été raidi pour Sheila E. La voici dans un truc saignant, énergisant en diable. Muy caliente mi amor, Madre de Dios !!!

Boys with small talk and small minds
Really don't impress me in bed
Tu m'étonnes !