Michel Houellebecq est un type étrange. Il apparaît, horripilant et inoubliable, aux cotés d'une bande de fier-à-bras très bas de plafond dans l'iconoclaste "L'enlèvement de Michel Houellebecq" de Guillaume Nicloux et on le voit dans le petit film mis au point avec Jean-Louis Aubert pour l'album que ce dernier à conçu sur des textes du premier, à partir des "Parages du vide". Le dit album a l'air sérieusement inspiré et Aubert en grande forme; ça se voit, ça s'entend. Houellebecq à l'air très satisfait de l'opération, ému, tendrement. C'est une épave. Mais qu'est ce qui lui est arrivé, bon sang ? Il a une gueule a faire frémir un zombie. Je le regarde, mi-médusé, mi-attendri et je me demande d'où ce gaillard là nous parle ? "Des parages du vide", ça sûrement; plus précisément, je ne saurais le dire. Pas loin de la Mort, oui. Yep, shit happens, comme on dit. En tout cas, c'est une drôle d'aventure que la sienne, qui l'a fait osciller entre la Grâce et "la fange", comme dit Aubert. Houellebecq, "Un poète romantique à l'apogée du capitalisme", comme disait Walter Benjamin à propos de Charles Baudelaire ? Eh, ce n'est pas si bête ! Ses romans se traînent comme des limaces orgasmiques et blêmes, Ses poèmes tentent l'envolée simple, Aubert les y aide. Ils sont mieux en chansons et Houellebecq lui-même dit qu'il ne pouvait espérer mieux. Allez les mecs, refaites-nous le coup des "Fleurs du mal", version TGV, Wi-Fi appli "Closer", podcast d'une web radio de l'Enfer. Des trucs étranges, quoi.
On notera que la dernière phrase du petit film est "Je suis extraordinairement fier" et que c'est Houllebecq qui la dit à propos de la musique qu'il a inspiré à Aubert et qu'il trouve belle. Ce genre de fierté, éprouvée, recherchée peut-être, est la marque d'un être humain sensible et pas blasé. Houellebecq midinette ? Non, bien sûr que non, mais Houellebecq fier comme un pou de lui, de quelque chose venu de lui, ça fait un peu chaud au cœur (pour lui, pour nous), bien que je pense qu'il n'aimerait pas trop ce mot. Qui sait ?
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mercredi 3 septembre 2014
Stranger than paradise.
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mercredi 25 décembre 2013
L'élan créateur est pour demain.
J'ai entendu l'autre jour à la radio un psychiatre ou un psychologue affirmer que l'état dépressif n'avait rien d'anormal et même qu'il était annonciateur de l'acte créateur. Oh la la, les amis, je vous raconte pas ce que je vais vous pondre ! Ça va être dément, les mecs, une véritable Chapelle Sixtine du blog, un Codex total digne de Léonard en 80 000 posts où j'aurais TOUT mis, vous m'entendez, TOUT, et même le reste. Une Bible, un Talmud, Le Coran, la Recherche du Temps Perdu du petit Marcel, l'équivalent de l'oeuvre entière de Jean-luc Goldman (ça commence à bien faire Jean-Jacques, hein ?), tout ça en des pages subtiles et raffinées à l'extrême. Du concentré de Génie, le vrai truc, du pur porc. Enterrés Spinoza, Homère, Cervantes et Shakespeare. Dézingués Patrick Topaloff et Jean Roucas.....J'arrête, là, je ne voudrais pas pérorer par avance sur ce qui va ADVENIR, que rien ne peut empêcher d'arriver et ce qui changera la face de notre planète. Bon, en attendant, je vais prendre mes deux Prozac, un grog et je vais me coucher, je commencerai demain, hein ?. Je vous donnerai régulièrement des nouvelles de ce Grand Oeuvre en marche. N'hésitez pas à me demander si j'oublie, je suis si négligent des fois. Bon, allez, à plus dans le bus et à bientôt en bateau. Ça va être énorme. Purée, j'ai envie de dormir, moi. Énorme. Bonne nuit.
J'avais pensé illustrer ce post par l'intégrale des quatuors a cordes de Beethoven, un truc consistant, quoi. Mais, je sais rester modeste, en dépit du destin grandiose qui m'attend. Un peu de rire de bon goût ne peut pas nuire. Allez, soyons fous : Odeurs.
J'avais pensé illustrer ce post par l'intégrale des quatuors a cordes de Beethoven, un truc consistant, quoi. Mais, je sais rester modeste, en dépit du destin grandiose qui m'attend. Un peu de rire de bon goût ne peut pas nuire. Allez, soyons fous : Odeurs.
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mercredi 11 décembre 2013
"Foulquier ? Qu'est ce qu'il a pu me faire chier !" Dédé, du Bar des Sports.
Pour certain, c'était Jean-Louis. Pour nous, au "Bar des Sports", c'était tout simplement Jeannot. Au poste dès huit heures pour un premier gorgeon, y débandait pas jusqu'à la fermeture. C'est sûr, il était pas toujours facile. Des fois il avait le vin mauvais. Il saquait pas les étrangers. Son truc à lui, c'était la casquette, pas le voile, la casquette. Quand il pouvait un choper un sans casquette, qu'est ce qu'il prenait le mec ! (Généralement un côte, comme tout le monde.) La fois suivante, le gars avait sa gapette. Il avait compris. Ah, on peut dire qu'il a beaucoup fait pour l'assimimilation, Jeannot. Évidemment, on a dit des choses, comme tout le temps dans les p'tits patelins, qu'il avait travaillé sur une radio d'Etat y'a longtemps, m'enfin, avec nous il écoutait Coach Courbis et Riolo sur R.M.C., comme tout un chacun. Je l'entends encore qui me disait "Y-z-iront pas au Brésil, ces branques, y-zont pas la casquette." Bon, là, il avait faux, mais souvent ça tombait juste. Rien qu'avant-hier, y disait à qui voulait bien l'entendre "Dans quinze jours c'est Noël.". Il était casse-couilles mais y'avait du vrai là-dedans.
Allez, je mets deux photos de Jeannot en ligne. Votez pour celle que vous aimez le plus et je la fais encadrer. Elle fera bien juste à coté du Muscadet, derrière le bar. Allez, à ta santé, l'artiste !
Allez, je mets deux photos de Jeannot en ligne. Votez pour celle que vous aimez le plus et je la fais encadrer. Elle fera bien juste à coté du Muscadet, derrière le bar. Allez, à ta santé, l'artiste !
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jeudi 1 août 2013
"C'est curieux quand même !"
Partout, à la télé, à la radio, dans les journaux, c'est la mode des cuisiniers, des bons petits plats faits maison, de la bonne bouffe soit-disant pas chère. Et qu'je te prend des beaux produits de la ferme à pas de prix par-ci, et que c'est un jeu d'enfant à cuisiner par-là. Et on fait mariner par-ci, et ça se fait tout seul par-là, faudrait être bête pour ne pas en profiter et gna gna gna, et gna gna gna ! Ces connards essayent de faire culpabiliser les gaillards de mon espèce parce qu'on mange des pâtes en sauce made in Super U et des Pizzas livrées à domicile, mais ça ne prend pas. Non, définitivement, non. Moi, j'aime pas ça faire la cuisine, c'est une afféterie de pédale et je n'en suis pas. Mon taux de cholestérol parle pour moi : je n'ai jamais "émincé" quoi que ce soit, comme disent ces demoiselles, et encore moins "émonder". Non, moi, je tape dans le tas à l'arme lourde ; dans le camembert à la petite cuillère et dans le beurre à la plaquette de 125 (grammes, pas millimètres), et si un abruti me détaille une recette de ..., merde, comment ça s'appelle ? Ah oui : nem, Non..., ah voilà sushi, je l'équeute.
Ah, évidemment, si les cuisiniers-tantouzes (manchots, en plus !) de maintenant présentaient les choses comme Michel Galabru dans l'extrait ci-dessous, je pourrais faire un effort, il y aurait une possibilité de négociation. Mais non, je n'ai pas vu un cuistot digne de ce nom à la télé française depuis les rediffusions nocturnes de "Très chasse, Très pêche" sur TF1.
A noter dans le film : le couteau électrique. Ah, le couteau électrique ! On en avait un à la maison. C'était le bon temps, un temps d'abondance, d'insouciance. Maintenant, il faut tout recycler, tout trier et il faut, en plus, chier dans des chiottes dégueulasses pour faire soi-même son compost. M'en tape, je veux chier dans l'eau et que mon étron disparaisse loin de chez moi emporté par un torrent d'eau fraîche et potable. Et je veux un couteau électrique.
Ah, évidemment, si les cuisiniers-tantouzes (manchots, en plus !) de maintenant présentaient les choses comme Michel Galabru dans l'extrait ci-dessous, je pourrais faire un effort, il y aurait une possibilité de négociation. Mais non, je n'ai pas vu un cuistot digne de ce nom à la télé française depuis les rediffusions nocturnes de "Très chasse, Très pêche" sur TF1.
A noter dans le film : le couteau électrique. Ah, le couteau électrique ! On en avait un à la maison. C'était le bon temps, un temps d'abondance, d'insouciance. Maintenant, il faut tout recycler, tout trier et il faut, en plus, chier dans des chiottes dégueulasses pour faire soi-même son compost. M'en tape, je veux chier dans l'eau et que mon étron disparaisse loin de chez moi emporté par un torrent d'eau fraîche et potable. Et je veux un couteau électrique.
vendredi 17 février 2012
Quelqu'un est mort
Sophie Desmarets est décédée. Sa mort semble moins bouleverser le bon peuple que celle de l’innommable brailleuse à traire qu'était Whitney Houston. C'est un peu triste pour la membre de l'équipe espiègle des "Grands Enfants", mais qui se souvient de cette émission télé. Passons. Un jour, je l'ai entendue dire un truc émouvant sur Bernard Blier dans un portrait qui était consacré à celui-ci. A un moment, il y était question de la "laideur" de Blier. Desmarets a simplement dit qu'elle ne comprenait pas cette remarque et qu'elle, quand il étaient jeunes tous les deux, elle le trouvait beau. C'était touchant de voir cette femme rendre hommage à la beauté de Blier ; car effectivement, par l'intelligence de son art, par sa palette vive de nuances variés, par son esprit alerte, il était indéniablement beau.
On cantonne souvent Blier à ses prestations calibrées dans les films dialogués par Audiard et à ses seconds rôles aux cotés de Gabin.Il ne faudrait pas oublier tous les rôles importants auxquels il a prêté son art consommé d'acteur tout terrain, incroyablement juste. Cela va des années 30 aux années 50 et plus, en gros d'"Hôtel du nord" aux "Anciens de Saint-Loup" Entre les deux, une multitudes d'apparitions à l'écran et parfois en premier rôle, comme dans "Manège", "L'école buissonnière" en passant par "Romance à trois". Je insisterais pas ici sur sa prestation au dessus de tout qualificatif dans "Quai des Orfèvres" ni sur celle de "Série Noir", par exemple, époustouflante. Lucchini disait que Blier était le meilleur acteur français, en tout cas un des plus grands. C'est d'accord, ô combien. Et il était beau. Une preuve ? La voici.
Un extrait de "L'Ecole buissonière" où il interprète le célèbre pédagogue Celestin Freinet à ses débuts. Rien de moins.
A part ça, il y a ce genre de petites choses dont on se demande qui d'autre que lui auraient pu les jouer. Énorme. Carlos Ghons plus vrai que nature.
On cantonne souvent Blier à ses prestations calibrées dans les films dialogués par Audiard et à ses seconds rôles aux cotés de Gabin.Il ne faudrait pas oublier tous les rôles importants auxquels il a prêté son art consommé d'acteur tout terrain, incroyablement juste. Cela va des années 30 aux années 50 et plus, en gros d'"Hôtel du nord" aux "Anciens de Saint-Loup" Entre les deux, une multitudes d'apparitions à l'écran et parfois en premier rôle, comme dans "Manège", "L'école buissonnière" en passant par "Romance à trois". Je insisterais pas ici sur sa prestation au dessus de tout qualificatif dans "Quai des Orfèvres" ni sur celle de "Série Noir", par exemple, époustouflante. Lucchini disait que Blier était le meilleur acteur français, en tout cas un des plus grands. C'est d'accord, ô combien. Et il était beau. Une preuve ? La voici.
Un extrait de "L'Ecole buissonière" où il interprète le célèbre pédagogue Celestin Freinet à ses débuts. Rien de moins.
A part ça, il y a ce genre de petites choses dont on se demande qui d'autre que lui auraient pu les jouer. Énorme. Carlos Ghons plus vrai que nature.
vendredi 21 mai 2010
LE VIETNAM, C'ETAIT TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI
COMME JE DIS DES FOIS : AUSSI BEAU JE CONNAIS, PLUS BEAU, NON.
Mise en scène : Michael CIMINO.
Acteurs : Robert DE NIRO, Christopher WALKEN, John CAZALE, John SAVAGE, George DZUNDZA, Chuck ASPEGREN, Shirley STOLER.
Musique ( DANS le film ) : Frankie VALLI.
Directeur de la photographie : Vilmos ZSIGMOND
Mise en scène : Michael CIMINO.
Acteurs : Robert DE NIRO, Christopher WALKEN, John CAZALE, John SAVAGE, George DZUNDZA, Chuck ASPEGREN, Shirley STOLER.
Musique ( DANS le film ) : Frankie VALLI.
Directeur de la photographie : Vilmos ZSIGMOND
lundi 7 décembre 2009
51 briques sinon rien !
ET MAINTENANT, POUR VOTRE GOUVERNE A TOUS : UN ENREGISTREMENT DE JEUNESSE DE CHARLES PASQUA ! PEU CHERE !
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