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mercredi 16 janvier 2019

Avenue Louis Cordelet.

Il n'y a pas que l'attitude cool, la coupe de cheveux, les fringues. Tout le star-système à chier.Il y a le talent, nu, rugueux. Un diamant brut. Qui pourrait reprocher ça à Rod Stewart ? Moi, j'écoute ça et je pleure, comme quand j'écoute "Nature boy" par Nat King cole. Je ne suis pas né à "Gasoline alley" mais pas loin et c'est là, pas loin, que je finirai, près de ma mère.
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mardi 10 novembre 2015

I need a remedy.

Apparemment Bond, James Bond est encore une fois aux prises avec la dépression. Il n'y a que comme cela qu'il est supportable. Et quel exemple pour tous les malades psychiques ! Oui, il triomphera de ses démons intérieurs et oui, il sauvera le monde et son âme ! Alors ? Alors ? On se remue maintenant les petits cocos, et on va travailler un peu sur soi avec son psy pour faire jaillir le petit Bond qui se cache au fond de chacun de nous, allez, allez !
De plus, l'heure est à l'optimisme car le "geai moqueur" ne va pas tarder à faire rendre gorge au Président Snow dans une de ses fictions libertaires ("Hunger Games") qui nous clouent à nos fauteuils plutôt que de nous faire agir et dont Hollywood nous gratifie pratiquement depuis le début. C'est de l'hypnose véritable, Fritz Lang n'a cessé de le dire. Plus on en voit, moins on en fait (de la révolution) et plus on est manipulé, plus on est content. Les esclaves sont toujours heureux pourvu qu'on leur laisse un chouia de bride sur le cou. "Django Unchained" et tout le monde est content.
"Bonjour chez vous." disait le 6 qui ne voulait pas être un numéro. Nous sommes devenu ça : une suite de chiffres, même pas cryptée, à ciel ouvert, à coeur ouvert, prête à toutes les folies, les orgies de zéros, avec un code en guise de paraphe. Heureusement que 007 (permis de tuer pour tout le monde ! eh, eh !) nous remet tout ça en place sans coup férir et sans décoiffer Léa Seydoux. Sa permanente, c'est l'équivalent du PIB du Bengladesh, non ? Plus ! Ah, je suis bien rassuré ! Le cinéma, ça requinque, ça redonne foi en l'humanité, Yippee !

jeudi 29 janvier 2015

Une brève Histoire de...Ronnie Lane.

Ian Mclagan est mort il y a peu, mais qui se rappelle de son groupe des seventies les Faces ? Qui se rappelle du bassiste Ronnie Lane, le malingre Ronnie Lane, qui fonda plus tard son propre groupe "Ronnie Lane Slim Chance" ("la mince chance de Ronnie Lane") qui mélangeait sans vergogne Country, Folk anglais et Rock british ? Qui se rappelle qu'une des plus belles chansons des Faces était de lui, "Ooh La La", chantée par Ron Wood, futur Rolling Stones ? Il était tellement sympa Ronnie Lane que Pete Townshend lui offrit une plage sur son premier album studio de 1972, "Who came first", et que le morceau, "Evolution", est vachement bien. En 1977, c'est un album entier qu'il feront ensemble : "Rough Mix". Ah, la mémoire du Rock est oublieuse et le bastringue dévore parfois ses enfants les plus doués, les laissant abandonnés sur les sables infinis du Temps et de l'Histoire... Mais moi, je m'en souviens et comme je m'octroie un petit peu d'espace pour dire des choses sur le Net et bien j'en profite pour vous dire celles-là, parce je pense que plus il y aura de gens au courant mieux le monde se portera. J'en suis même fermement convaincu. Si ça c'est pas de l'Espérance grand teint, je ne m'y connais plus en matière de prières !
Alors allons-y pour un bain de jouvence ou un cours de rattrapage, c'est au choix. Les Faces : "Ooh La La". Ronnie lane c'est le gringalet au milieu. Il est entouré de Rod Stewart, Ian McLagan, Kenny Jones et Ron Wood, une sacré bande de branleurs.

"Maybe i'm amazed". Là, Ronnie Lane et le formidable Rod Stewart se partagent le lead vocal sur cette reprise d'une chanson de Paul McCartney. Rod a un des organes vocaux les plus beaux du Royaume-Uni, qu'il fait maintenant sagement fructifier aux Etats-Unis en chantant le "Great American Songbook", ce qui n'est pas aussi nul qu'on pourrait le croire. C'est son coté technicien. Mais quand il fait entendre son émotion ou sa goguenardise, c'est là qu'il est le meilleur. Là, il est simplement amoureux.

Enfin, "Evolution" de Ronnie Lane. Ca ne paye pas de mine, ce n'est pas surjoué, c'est donc l'inverse des Who. N'empêche, c'est sur un album solo de Pete Townshend, va savoir pourquoi ? Je sais gré à Pete (je dis Pete parce que lui, je le connais par cœur, ce ouf) d'avoir organiser des concerts de charité pour récolter des fonds afin que Ronnie Lane puisse soigner sa sclérose en plaques et crever dignement. C'était définitivement une bonne cause.

jeudi 4 décembre 2014

Ian Mclagan cesse les triolets pour cause de mort.

Après Bobby Keys c'est Ian Mclagan, autre collaborateur des Rolling Stones qui vient de décéder. On gueule sur ces vieilles gloires du rock parce qu'ils ne seraient plus légitime à occuper le terrain comme ils l'ont toujours fait, mais n'empêche que quand il viennent à mourir c'est un crève-cœur. Peut -être pas pour les plus jeunes, qui n'ont pas eu le temps de prendre un peu du poids de l'Histoire et du Temps sur les épaules, mais pour quelqu'un de mon âge, avec ma passion pour le Rock anglais, c'est un peu dur. Ian Mclagan a fait partie d'une de mes formations préférées de la vague british des sixties : les Small Faces. L'originalité de leur son et de leurs compositions tient évidemment en grande parie à la présence de l'orgue de Mclagan. Avec la voix d'écorché vif de Steve Marriot, c'était les deux marqueurs des Small Faces. Je ne résiste pas au plaisir de mettre un morceau des Small Faces. C'est tellement vigoureux et prolétaire, un vrai plaisir de classe de petits gars qui essayaient et qui y arrivaient. Ça fait plaisir.
The Small Faces : Son of a baker. C'est le bassiste Ronnie Lane (surdoué lui aussi) qui chante. Marriot se contente de martyriser en douceur sa guitare

Non mais, vous avez entendu ce son ! Purée, ça pète de partout ! De l'énergie bien pure.
Plus tard, avec Ronnie Lane et Kenny Jones il a scindé les Small Faces en deux et créé les Faces en s'adjoignant les services de Rod Stewart et Ron Wood. Dans la première moitié des Seventies, les Faces étaient tout simplement candidat au titre de meilleur groupe de Rock du monde, comme les Stones, les Who, Led Zeppelin et quelques autres cinglés. Même furia contagieuse, même dévotion à la musique noire, même consommation effrénée d'alcool (Pour les Faces, c'était le cognac Rémy Martin) et de groupies, même envie féroce de faire ses preuves comme compositeur et musicien et de jouer ce fucking Rock n'Roll comme étant la seule chose à faire au monde dans une urgence sans cesse renouvelée.
Les Faces étaient moins connus, plus en Angleterre qu'en Amérique cependant, plus prolos, plus braillards, plus "roots". De sales gosses, princes de la ville, rois de la gouaille.
Mclagan avait concocté il y a une dizaines d'années un coffret 4 CDs regroupant ce qu'il pensait être le meilleur des Faces. Il y avait beaucoup d'enregistrement live, de chutes de studio, d'émissions de radio ou de télé. C'était un travail en tout point remarquable et on sentait qu'il avait l'oreille toujours aussi alerte pour nous faire partager ce qu'il pensait être bon et qui n'était, à priori, pas ce qu'on aurait pu trouver sur une "compilation" de ce genre. Allez je mets deux titres des Faces qui, à leurs manières, le mettent en valeur. L'un est une reprise de McCartney, l'autre une reprise des Temptations.


Vous voulez de l'original ? Très bien. Tata Youtube va m'aider. Ca, c'est d'eux.

Vous avez vu ? L'album s'appelle "Good boys when they're asleep..." Chut, Ian Mclagan s'est endormi... Est-ce que ça fait de lui un meilleur garçon ? J'en doute. Et c'est tant mieux.

dimanche 25 novembre 2012

Où est la nostalgie, Papa ?

Il y a au moins deux types de nostalgie. Celle, un peu amère, qui est un regret des erreurs commises. Bah, de toute façon, ce sont toujours les mêmes que l'on fait, à chaque nouvelle génération, alors... Elle est assez douce, presque enjouée comme la chanson des Faces qui l'exprime :" I whish that I knew what I know now, when I was younger..." C'est Ronnie Lane, et non Rod Stewart, qui chante. C'est le petit au milieu de la photo.

Il en est une autre plus radicale. Elle comprend aussi le regret mais est alourdie de la culpabilité qui dure et dont on ne peut se défaire. Quelque chose a été raté et son souvenir taraude encore. C'est Bob Seger qui l'exprime dans "Against the wind" :" I whish I didn't know now what I didn"t know then"... L'innocence est partie et le mal s'est installé.

Et puis, il y a la nostalgie terrifiante, folle, absurde de ce qu'on a pas connu, pas fait. Ces regrets là peuvent rendre fou, tant la frustration est béante et à jamais ouverte. Il y a des fureurs qui en sont nées. C'est une autre histoire. Terrible. Il faudrait mettre là une berceuse ou un Requiem.

samedi 26 mai 2012

Bon, ben il fait beau.

Un petit bijou.

Un autre. " See the, see the sun, it shines...."

Un troisième. Peau noire alanguie sur canapé de cuir chauffé à blanc.

Bingo ! Même les Small Faces s'y mettent !

Et pour finir, les rois de la propagation du rayon solaire et de ses bienfaits, les maîtres de l'emballage en deux temps, trois mouvements, bronzés jusqu'à l'os : les Garçons de la Plage

mercredi 21 avril 2010

Where I belong (?)

Des images oubliées qui disparaissent. Les photos fanent aussi, fort heureusement, et on revient à " Gasoline Alley " aussi nu qu'on en était parti, avec juste un air dans la tête. Ca suffit.