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mardi 17 septembre 2019

LIfe to the Pixies !

J'avais dit que je répondrai vivement à l'avalanche de disparitions tristes qui s'abat sur nous (et je n'avais même pas mentionné les dècés de Robert Frank et Jacques Truphémus). Je vais le faire en faisant l'apologie du dernier album des Pixies, des vivants.
C'est un putain de très bon album de Rock, qui marque un pic de créativité, de maestria, de maturité vive dans l'oeuvre du groupe. Premièrement, c'est magnifiquement composé et écrit. Frank Black est au top et creuse encore son sillon sans redite, juste du travail remis sur le métier et amélioré sans cesse. Deuxièmement, l'effort de production de A à Z est immense et aller de l'idée d'une chanson à ce qu'on entend sur cet album est un tour de force notable. Ensuite, les arrangements sont juteux et soyeux pour les oreilles et la classe des instrumentistes est au-delà de toute critique.
Le tout est un enchantement, gorgé de suites d'accords inouïes, de sons prenants et envellopants, de paroles dingues et splendides Un truc de classe intergalactique et intemporelle qui tutoie allègrement les plus grandes réussites du genre. Je rends grâce au Pixies de nous sortir ça, ici et maintenant. Et Bing ! la Camarde, à la niche !
Alors voilà, des gens en vie et en pleine forme, qui partagent leurs créations avec nous. Extrait de l'album des Pixies "Beneath the Eyrie", le spectaculaire et très lyrique : "Daniel Boone".
Je mets les paroles en-dessous.
m
Last night i was driving around
Nothing to do
Thinking of you
I sighted here on the bed
Reindeer and then it was through
And I floated toward the moon
And I noted from on high
That the Lord Howe Reef
Looks like Daniel Boone
And he was showing me his smile
Last night I was driving around
Nothing to do
Thinking of you
I sighted there on the bed
Reindeer and then it was through
And I floated toward the moon
And I noted from on high
That the Lord Howe reef
Looks like Daniel Boone
And he was showing me his smile
Sometimes
I see white
Sometimes
Blue
Blue
And I’m floating down somewhere
And I’m noting from on high
That the Lord Howe Reef
Looks like Daniel Boone
And he is showing me his smile
And he is showing me his smile

samedi 31 août 2019

Got some Rod stewart.

- Ouh, Oncle Rock il aime Rod Stewart ! Eh, la Honte !
- Bien sûr que j'aime Rod Stewart bande de merdeux post-modernes de mes neveux.
- Pourquoi ?
- Parce que j'ai de la mémoire, pas du vintage frelaté plein la tête, de la mémoire. Et de l'allant pour les siècles à venir
- Laisse tomber ça, Oncle Rock, les siècles à venir c'est pour nous.
- D'accord, Roro, Fafa et Lilou, mais prenez de l'élan. Un peu. "Some". Avec Rod.

Et cette saloperie nationaliste, c'est pas de la bonne camelote... C'est EUX qui ont terrassé Hitler pas nous !

Vous savez où elle est votre maison, vous ? Moi, oui.

lundi 8 juillet 2019

"Allright Glastonburry !"

La saison des festivals est lancée. Grâce au partenariat de la BBC on peut voir plein de concerts du Festival de Glastonburry sur YouTube, très bien filmés et très bien enregistrés.
Je mets deux extraits. Dans le premier on peut voir le leader du groupe Foals, Yannis Philippakis, prendre des risques conséquents face à une foule qu'il a lui-même chauffée à blanc. C'est aussi dangereux qu'excitant.
Dans le deuxième on voit Mac Demarco jouer à la coule une de ses sublimes chansonnettes qui font tout son charme.
Foals : "What went down" .

Mac Demarco : "All of your yesterdays".

lundi 3 juin 2019

Un philosophe, un vrai : Tom Petty.

Michel Serres est mort et j'en n'ai rien à secouer. Au contraire ça me réjouirait plutôt. Comme tous les philosophes ce singe savant a bâti des théories à partir de ses traits de caractère en les généralisant. C'est idiot. Le caractère c'est qui reste quand on a oublié tout le reste. Ca arrive à la fin et il est impossible d'en tirer une "philosophie". D'ailleurs la "philosophie" ne sert à rien, sauf à faire mousser quelques intelligences fumeuses, et fumistes. Des idées claires (une ou deux suffisent), de l'élan, des sentiments, des sensations, quelques obsessions, un corps qui fonctionne voilà ce qu'il est nécessaire d'avoir pour vivre, penser et créer. Et des Maîtres d'où tirer les premières et ultimes leçons. En ce qui me concerne, Tom Petty était de ceux-là et son absence se fait chaque jour sentir un peu plus. Celle de Michel Serres ne risque pas de m'affecter (Le Monde titrait il y a deux jours : "Michel Serres, une forme d'universalité à la française"...de quoi vous donner envie d'écouter du Rap de Seine Saint-Denis en fumant de l'héro et d'essayer de fuir le monde ). Quand je pense que ce crétin tintinophile haïssait Astérix et Obélix parce qu'on y fait, je cite "L'apologie du dopage et de la violence". C'est dire le niveau intellectuel de ce mou du bulbe. Qu'il pourrisse en enfer avec Platon et Heidegger. Pendant ce temps-là, je ne le perdrai pas en écoutant quelques pépites de Petty. J'en mets ci-dessous. Ce mec à une voix unique et son groupe tourne comme un moteur de Dodge Charger. (Ca ne vous dit rien ? Tant pis pour vous.)
Tom Petty et les Heartbreakers :"Running down the dream"

Tom Petty et les Heartbreakers : "Southern accents" qui sera repris par Johnny Cash (avec Petty)

Tom Petty et les Heartbreakers en mode psyché-eighties : "Don't come around here no more"

Tom Petty et les Heartbreakers avec la Belle (Stevie Nicks) : "Stop draggin' my heart around"

lundi 13 mai 2019

Damaged by Rock n' Roll.

Ca peut paraître peu mais, au cours de ma vie, ce genre de choses est peut-être ce que j'ai eu de meilleur. Ou pas loin.
1000 Mods : "Vidage"

Foals : "On the luna" live at Kews Garden.


lundi 18 mars 2019

Hal Blaine bat le tambour du Rock n' Roll

J'ai le coeur qui bat trop vite et trop fort. Je ne devrais pas écouter autant de rock n'roll, c'est mauvais pour moi, pour ma santé. Mais c'est comme ça, certains avancent à un rythme modéré, à la coule; d'autres sont tellement zen qu'ils sentent à peine leurs jambes avancer et leur coeur battre au rythme de la marche; moi j'avance au son du tambour ("beat of a drum"), grognant et rugissant. Au fond, je suis comme n'importe quel groupe de rock lambda : j'ai besoin d'un batteur. Et justement l'un de ceux qui m'ont fait le plus me ruer à fond de train vers à peu près tout, y compris la déchéance, et la fatigue, vient de mourir. Il s'agit d'Hal Blaine et je lui rend hommage. Il était musicien de session à Los Angeles et disait avoir 35 000 enregistrements à son actif. Membre fondateur du "Wrecking crew", il a officié dans des disques classiques et même canoniques de Phil Spector et ses Ronettes, des Beach Boys, des Byrds, de Sonny and Cher, définissant un son, imposant un gimmick. A tel point que quand je ne connais pas le nom du batteur qui joue avec tel ou tel artiste des sixties ou seventies et que je le trouve bon, je me dis que ça doit être Hal Blaine qui tambourine sur ma poitrine. Ce n'est pas un poids mais ça pulse, ça pulse et je me fais vieux, toujours plus vieux. Et, fin du fin, je suis toujours autant en colère. Ce n'est pas bon d'être aussi en colère à mon âge. Cependant Bowie disait, quand il a chanté dans Tin Machine : "You belong in rock n'roll". Oui, c'est ça, j'appartiens au rock n' roll, jusqu'au bout, jusqu'à la dernière ligne du dernier rouleau, envoûté, marabouté, à ma place. Au bout du bout, à l'heure du calme et du repos obligé, mon dernier battement de coeur, je le devrai peut-être à Hal Blaine.
Tin Machine : "You belong in rock n'roll"

Imparable. Le mur du son de Spector. Les Ronettes : "Be my baby".

Ce qui amènera Dylan au Rock. C'est Blaine qui joue.

lundi 21 janvier 2019

La vérité sur le "Blue monday".

Je viens de lire un article du journal "Le Monde" qui prétend démonter quasi-scientifiquement le phénomène du "Blue monday", aussi quasi-scientifiquement que son existence avait été démontrée auparavant, c'est à dire nullement. Quand des psychologues et des sociologues me disent ce que je dois penser je me méfie aussitôt. Ils ont toujours des intérêts cachés à ce qu'on les écoute, ces charlatans. Peut-être qu'il n'y a pas de "Blue Monday" le troisième lundi du mois de janvier. Sûrement même. Mais le blues du lundi est un phénomène bien connu, comme celui de la mélancolie des dimanches soirs. Sinon, de quoi parleraient des artistes aussi émérites et fins connaisseurs de l'âme humaine que sont Fats Domino, Curtis Mayfield ou le groupe New Oder ? De foutaises ? Allons, allons, ils touchent au coeur et je leur fais mille fois plus confiance qu'à ces scientifiques mirliflores des sciences dites humaines qui sont surtout spécialistes en brassage de vide.
La vérité nue, donc, dite au cordeau de la poésie la plus stricte par Fats Domino, Curtis Mayfield et New Order. Le morceau de ces derniers étant un chef d'oeuvre incontournable de la musique moderne tous genres confondus, y compris la musique dite "savante".
Fats Domino : "Blue monday", danser pied-nu c'est presque être noir en 1957.

Curtis Mayfield : "Blue monday people". Noirs aussi ces gens du lundi bleu, quelque soit leur couleur de peau.

New Order : "Blue monday".  Musique en couleur pour des gens en couleur. L'avenir de l'époque.

lundi 10 décembre 2018

Les mots du poète : l'or des fous.

L'excellence Rock, suite. Ecoutez ce live des Stone Roses, vous verrez ce que c'est que l'excellence en matière de Rock. Le morceau est génial et l'interprétation hors-pair. Au début on entend les mots et la voix du prophète-fou et poète William S. Burroughs. Je mets le texte entier en-dessous. C'est aussi de la grande musique.


Pete Shelley : mort d'un compositeur et concertiste hors du commun.

Vous connaissez le Concerto pour clarinette de Mozart ? Non ? Dommage pour vous, c'est vraiment très beau. Écoutez un peu et vous m'en direz des nouvelles. A vrai dire je doute qu'on puisse faire mieux dans le domaine de la musique. D'accord, c'est de la musique savante, complexe, travaillée mais elle peut faire mouche dès la première écoute. Ce qui est surprenant c'est que la musique populaire puisse s'élever à de tels sommets. Prenez Ella Fitzgerald et Joe Pass reprenant "Nature boy", ça côtoie sans problème Mozart dans les sphères ardues de l'excellence musicale. M'enfin c'est du Jazz et on sait tous depuis quelques temps maintenant que le Jazz peut nous emmener très loin et très haut.
Mais le Rock ? Eh bien c'est pareil pour le Rock, il peut atteindre des degrés d'inventivité de musicalité et d'émotions égaux à ceux du Classique ou du Jazz. Je prends un exemple parmi tant d'autres : " Why can't I touch it ?" des Buzzcocks.  C'est un duo de guitares riches sur fond de section rythmique géniale avec voix déchirante déclamant des paroles singulières et émouvantes, comme de la bonne poésie. Pete Shelley, le compositeur-auteur-interprète de la chose est  mort il y a quelques jours et ça me rend infiniment triste. Il m'accompagne depuis 40 ans vers l'excellence Rock et m'envoie tutoyer le meilleur de la musique dans un sentiment d'urgence et d'abandon affectifs avec une grâce que seuls les plus grands compositeurs et instrumentistes ont atteints. Je lui rends hommage ici parce que je lui dois une fière chandelle. Il a mis des mots et des chants sur ma peine et l'a enchantée, m'a rendu meilleur et moins con.
Alors, dans l'ordre :
Le Concerto pour clarinette de Mozart,
"Nature boy" par Fitzgerald et Pass,
"Why can't Itouch it ?" des Buzzcocks.



lundi 29 octobre 2018

Philippe Gildas sentait la merde. Tony Joe White la merde ET la rose.

Ce blog vit au rythme des décès de ceux que l’avènement des mass-médias et du Rock n' Roll comme chant mondial a propulsés en haut de l'affiche du Star-système lui-même planétaire. J'ai déjà expliqué ici que ces disparitions allaient se produire à une cadence désormais soutenue pour la raison principale que les "peoples" sont plus nombreux a accéder à la notoriété du fait de l'omniscience du Star-système depuis 70 ans, de son pouvoir immense, et parce que les premiers  à avoir profiter de ce traitement arrivent en nombre à l'âge de quitter cette terre. Ce traitement est un traitement de choc. Il lessive et tue autant qu'il enrichit et isole. C'est une machine à merde en plastoc qui alimente le public sans se soucier des personnes ni d'autre chose que de vendre. Pourtant..
Il n'empêche que Tony Joe White, puisque c'est de lui qu'il s'agit, était un véritable artiste et créateur et que l'écouter m'a procuré des moments de plaisir ineffable. Je vais mettre deux lives d'une simplicité évangélique qui montrent bien le génie, simple lui aussi, de l'homme.
Si on prend Philippe Gildas, qui vient de mourir aussi, tout ce que je peux lui reconnaitre comme talent (comme à Antoine de Caunes d'ailleurs) c'est celui d'emballer la merde de façon alléchante et de la vendre avec un égal entrain que ça soit de la bonne merde ou de la diarrhée. Philippe Gildas vendait de la merde, c'est tout, Tonny Joe White en produisait mais elle avait une certaine texture et un goût de qualité tels que ça devenait autre chose, quelque chose de bon, qui arrivait même à paraitre bon vendu par Gildas et ça ça veut dire que c'est vraiment de la très bonne camelote.
Alors, le haut du panier, le gratin, "some good shit" comme disent les anglo-saxons : Tony Joe White live à Austin en 1980 :"Polk salad annie", d'abord et "I get off on it"ensuite. Pratiquement tout ce qu'il a produit est d'un excellent niveau.
A un moment donné la merde ça doit être bon, sinon on vend plus rien. C'est ça le commerce.


lundi 8 octobre 2018

L'Hard du Rock.

Mais où se cache le Hard-Rock ? Oh ! il n'est pas bien loin. Tapi dans l'ombre il attend l'heure de ressortir ses griffes et de repartir à l'assaut des mortels consentants pour fissurer les esgourdes et réduire à néant des montagnes de neurones imbéciles à coup de décibels; hurlant, ravageant, semant alentour les orgasmes sonores et la tristesse qui va avec.
Bon, même si on est pas près de me voir au festival de Clisson (Le Hellfest), rassemblement de bisounours cloutés et percés, j'ai toujours eu un faible coupable pour cette musique détonante. Ce qui me sidère, entre autre, dans les groupes de Hard-Rock c'est le savoir-faire musical hallucinant des musiciens, qui, quand il ne tombent pas dans une technicité vaine, sont capables d'envoyer leur sauce piquante avec une maestria plutôt réjouissante et, somme toute, emballante. Je mets ci-dessous trois exemples de ces chatoiements rudes qui titillent l'oreille agréablement et permettre de se perdre dans la musique à fond les gamelles (comme on disait de mon temps) avec un brio qui emporte aussitôt l'adhésion.
Deep Purple : "No, no, no." en répète avec un très bon son. Incroyablement virtuose et swinguant.

Kyuss : "Space cadet". Dans la grande tradition des morceaux lents et acoustiques (ou presque) des groupe de Hard-Rock, Ici, Kyuss à la manoeuvre, le premier groupe de Josh Homme des Queens of the Stone Age, inventeur du Rock stoner

Deux titres du groupe plus récent 1000mods, cryptés, hypnotiques, jouissifs. Ces gars font du travail au noir, souterrain, plein d'humus et de groove salingue : "Vidage" et "Electric carve".


lundi 30 juillet 2018

Un petit tour de tapis volant et puis s'en va.

J'aimerais pouvoir dire que Mars Bonfire a écrit "Born to be wild", qu'il a touché le jackpot avec Steppenwolf et qu'il s'est retiré dans une ferme du Minnesota pour élever des boeufs bio. Rien n'est jamais parfait (à de très rares exceptions près). Mars Bonfire a bien quitté Steppenwolf après "Born to be wild", son premier et unique tube pour le groupe, mais il a continué à jouer de la guitare, avec Kim Fowley notamment. Et, tout compte fait, ça fait encore plus de bien de penser à ça tout en ayant dans un coin de la tête les 25 dernières années de carrière des Stones.
Je ne résiste pas au plaisir de mettre "Born to be wild", hymne rock qui fit l'ouverture de Radio One, la radio jeune de la BBC, ni à celui, plus retord et plus perso de mettre "Magic Carpet Ride", tube avec lequel John Kay, autre force séminale de Steppenwolf capitalisa sur le succès de "Born to be wild".



lundi 11 juin 2018

"Guitar men, they steal the show."

Si on me le demande (ça peut arriver, on ne sait jamais; même si, usuellement j'arpente seul un désert bien sec d'un coeur blessé mais allègre et d'un pas qui me sert de mesure sans que j'ai besoin de personne) je répondrais, comme tout le monde, que la meilleure version que je connaisse de "Hey Joe" est celle de Jimi Hendrix. Attention les petis amis ! Sur Fender Statocaster. Parce que si on passe à la Télécaster ce n'est plus le même tabac, là c'est celle de Roy Buchanan, que je vais mettre ci-dessous, qui éclate tout. On peut même dire que c'est la meilleure tout court. Ouais...Quand on tape pas avec la même cognée les arbres ont tendance à ne pas tomber à la même cadence. Sur cette pensée profonde, here is Roy Buchanan, le roi de la Télécasse-tête. Dire qu'il a été pressenti un moment pour remplacer Mick Taylor dans les Stones. Quel gâchis c'eût été. Y'a une petite nana dans la salle, elle est mesmérisée. C'est ça le pouvoir des guitaristes (cf "Guitar man" de Bread).

En parlant des Stones. Voici un inédit. Une version des années 70 de "Drift away", popularisée par Rod Stewart, entre autres. D'ailleurs, les New-Barbarians, avec Ron Wood, Keith Ridchards et Rod Stewart, qui ont sévi parfois au mitan des seventies, constituaient une alternative crédible aux Rolling Stones comme au Faces. Pour preuve le live encore en-dessous. Les mecs sont si "easy", Richards et Wood tellement contents de jouer ensemble..


mercredi 30 mai 2018

Un truc de malade, Docteur !

Si vous me demandez ce que c'est que le Rock, je vous répondrais que c'est ça. Des psychotiques en pleine crise. Rassurez-vous, les mecs sont tous morts ou séniles.De toute façon, inoffensifs. Enfin, c'est génial, quoi.


lundi 7 mai 2018

Little Sisters.

A part ça ? Ben, il y a lui. Il sait parler aux femmes, aux jeunes en particulier. C'est le même en fait, sous deux pseudos différents. Qui ça ? Le Diable bien sûr. Y'a que lui et les anges pour chanter de cette façon.

mercredi 25 avril 2018

Rock n' Roll will seriously damage your health.

Le Rock ? Des dingues j'vous dis. "Insane in the brain", comme dit l'autre rappeux.
Nutrocker. Une joyeuseuté qui rend barjot avec Kim Fowley aux commandes.

Frank Zappa dans ses bonnes oeuvres. L'aurait jamais du exister ce fou. Ou alors on n'écoute plus que lui, au choix.

lundi 26 mars 2018

Une Beauté nommée Rock.

Une fois le choc tellurique du Rock digéré on en est pas moins homme et il nous faut notre part de Beauté. Ça tombe bien, un tas de petits génies qui ont commencé par faire du ram-dam binaire et énergisant pour le meilleur et surtout le pire se mettent soudain à la mélopée, à la suite d'accords chiadée, à la poursuite du grand-oeuvre, c'est à dire "La symphonie adolescente à Dieu" (dixit Brian Wilson) et ce jusqu'à ce que la mort les prenne à 27 ans ou quasi cacochymes, aucune importance, "Forever Young" (dixit Bob Dylan). Ainsi sont nées moultes chansons magnifiques aux refrains inoubliables, aux paroles pleines d'esprit et qui n'ont rien à envier aux standards du jazz ou aux thèmes et ornements classiques. C'est incroyable mais le tas informe du cri primal Rock à donné naissance à un truc bizarre entre l'immédiateté de la satisfaction et la complexité de la musicalité qui peut laisser béat d'admiration et rempli d'émotions. Quoi de plus beau qu'une chanson de Prince ou de Paul Weller (pour citer deux créateurs que j'aime bien) ? Et ça, ce qui suit ? C'est digne des Beach Boys et ça vient de sortir. De la Pop majuscule de la plus belle eau en version minimale et émouvante.
The Lemon Twigs : "Beautiful" et la suite.

Beach Boys ? Vous avez dit Beach Boys ? Soit.**

 Mais tout ça c'est fait sciemment, ça exploite un filon qu'ils ont eux-mêmes contribué a ouvrir.
Ce qu'il y a en dessous est encore plus beau car ils sont vierges de toutes mièvreries et de tout ressort tordu et ça s'impose, comme du Bach ou du Mozart. Evident et gracieux.
Les garçons de la plage : La chaleur du soleil. Que demandez de plus ?

lundi 5 mars 2018

Le jeune homme et la Mort. Une histoire rapide du Rock.

Mais qu'est-ce que c'est donc que le Rock ? Ah, ça c'est de la question !
Le Rock, dans son acception première, la plus primitive, est une une musique simple, ultra simple qui insuffle à ses auditeurs une énergie phénoménale, monstrueuse, dantesque. Cette énergie est celle du Principe du Plaisir qui dit que tout ce qui n'est pas jouissance doit être balayer au profit de cette jouissance et que seul compte la puissance ravageuse de l'orgasme. Le Rock est une éructation qui dit "Merde" à tout type de contraintes : les parents, la bienséance, la politesse, l'école. Le Rock est un appel à l'orgasme, répété encore et encore jusqu'à ce que mort s'en suive, sans que le Principe de Plaisir n'ait pu se transformer en un mode de vie durable et supportable en se confrontant au Principe de Réalité. Le Rock est tourné vers la Mort, vers la Jouissance, irrécupérable par la Vie mais -Attention !- pas par le Business. C'est une psychose qui explose la tête et si vous n’atterrissez pas d'une manière ou d'une autre au terme d'un apprentissage du Désir et du Réel, vous mourrez fou, pauvre et seul. C'est aussi une manière de se purger de la Pulsion de Mort et de continuer à vivre plus ou moins bien.
Voilà c'est d'abord ça le Rock. Pas brillant, hein ?
Ensuite, il y a des nuances crées par la vie de chacun et il peut revêtir des significations et des formes qui ne sont pas entièrement folles, morbides et négatives. Négatives ? Oui... mais...mais je dois dire que je prends encore un plaisir coupable -et morbide- à écouter ce que je vais mettre en-dessous, que je suis encore dans le déni de tout ce qui m'empêche de jouir et dans l'exaltation de cette forme de musique qui me tient lieu de psychologie pour un temps primaire et bref. Je reste parfois, à 50 balais passé, un jeune con de seize ans, qui est frustré et trouve dans le Rock un moyen de se libérer. Cette libération est bien sûr une horrible prison dont on ne sort que les pieds devant à moins de s'en libérer à son tour et de passer à autre chose. Mais comme dit l'autre "Andrew W. K. est le Chevalier Blanc du Fun" et je me rallie parfois encore à son panache crasseux. Fucked forever !
(A noter que dans la vidéo le gars est tout seul, complètement seul et, en fait, il se branle...)
Monte le son, bébé ! Andrew W. K. "She is beautiful".
Je suis mort ? Ouais, plein de fois.

lundi 26 février 2018

" Rock is dead, they say, long live Rock ". Pete Townshend

Le Jazz rance ? Le Jazz mort-vivant ? Et le Rock, me direz-vous ?
Et bien le Rock est dans le même état. Finito, mortibus, dead. Évidemment on en entend encore un peu à la radio et des vieux grognards de 7 à 77 ans en parlent comme s'il s'agissait d'une force vive. C'est faux. Ce n'est plus qu'un souvenir qu'on peux réactiver à l'envi sur les étagères bien remplies du monde post-moderne. Qu'est-ce que vous prendrez mon petit Monsieur ? Du Eighties en compote (Fishback) ou du grunge anémié en flocons (Screaming Females) ? Moi ? Oh, du vintage svp, avec fuzz et second degré. Mettez-moi du Liminanas, monsieur le businessman. C'est rance au possible mais jouissif. Pour moi, je dis bien pour MOI, qui suis un pauvre type qui voit son idiome musical naturel complétement moribond s'écrouler un peu plus tous les jours que la Machine Molle (cf Jagger et le film "Performance") nous met sous le nez....Ce sont maintenant le Rap et l’Électro qui remplissent les fonctions "chansons" et "exutoire à énergie mal dirigée à faire autre chose que de la politique". Et c'est très bien comme ça. King Krule et Migos font le boulot d'Hüsker Dü et de Pavement et je n'y trouve rien à redire.
Parfois (rarement) il se produit un truc bizarre, des types sortent des chansons qui sont tellement belles qu'elles viennent prendre leurs places parmi les classiques du Rock après un chouïa d'écoute. C'est pas de l’esbroufe, c'est "The real Thing"! Ariel Pink fait des trucs comme ça. Deerhoof aussi. Ça actualise d'un coup la vieillerie rock et la peinturlure aux couleurs du temps présent, neuve et exquise. J'écoute en ce moment quelque chose de beau qui me met les larmes aux yeux sans trop de ridicule ni de rimmel et ce n'est pas un groupe-clone de Kiss ou de New-Order. Ce sont les Lemon Twigs. Ces mecs sont au niveau de Brian Wilson et sont pourtant frais et jeunes en un mot : actuels. Ca coule de source, une source où boire sans fin la meilleure eau du Rock. C'est pas Jack White, bande de neuneux, c'est plus inventif, plus moderne ( carrément post-moderne), ce sont les The Lemon Twigs ! Des preuves ? Depuis le temps, mes bons Saint Thomas, vous devriez savoir que j'en ai sous le coude...


lundi 29 janvier 2018

Laissez Mark E Smith entrer au Paradis des mécréants, le seul qui vaille.

Décès de Mark E. Smith fondateur et leader du groupe de rock indé "The Fall". C'était une sorte de contestataire comique et mal-luné qui était capable d'à peu près tout pour déformer le moule universel dans lequel on essaye de nous fondre. Une sorte d'Alphonse Allais du rock, impayable, imbuvable, irrécupérable. Alcoolique notoire, dézingué sans sur-moi paranoïaque inhibant, il avait une propension pas possible a épouser de jolies et intelligentes femmes et à rameuter autour de lui des musiciens de qualité qu'ils faisaient marner à élaborer derrière ces élucubrations imbitables un fond sonore de première bourre. Je crois qu'il adorait par dessus tout mal se tenir, dire des conneries qui touchaient juste en étant chantées faux, être toujours là où on l'attendait pas, dynamitant par avance toute espèce d'attitude et de pose et je l'appréciais (beaucoup) pour ça. L'incongruité était son mantra, la hargne son carburant. Grâce à lui le rock se tenait droit tout en ayant la gueule de traviole. Des preuves ? Pas de lézard...là je crois qu'il se pisse dessus. Les chiottes c'est pas pour lui, les chiottes, pour lui; c'est partout en fait...

Et cette reprise de Sister Sledge, composée par Nile Rodger et Bernard Edwards, c'est à dire Chic, avec la bande audio en français outrageante qui la traverse, c'est-y pas beau ?