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lundi 8 juillet 2019

"Cher Michel-Ange, je vous écris ces mots.......Bons baisers. Prince." (Archive inédite)

Retour sur le Roi Prince avec deux inédits de son vivant, d'une facture exceptionnelle, l'un sorti il y a deux ans pour l'édition collector de "Purple Rain", l'autre tout récent, extrait de l'album "Originals". Il parait qu'il n'y a pas moins de mille inédits qui dorment dans les archives de Paisley Park. Bon, en fait je mourrai avant d'avoir tout entendu....
J'y ajoute une reprise non moins exceptionnelle de "Kiss" par Joan as a Police Woman, avatar de la très talentueuse Joan Wasser. Pour reprendre "Kiss" et se hisser au niveau de l'original, il faut vraiment en avoir. Joan Wasser en est remplie jusqu'aux oreilles.
Prince : "Our destiny/Roadhouse Garden"

Prince : "Dear Michaelangelo".

Joan as Police Woman : "Kiss"

lundi 24 juin 2019

Ce Prince était un roi.

Ça devait arriver tôt ou tard, Prince me manque. Je l'ai chéri de très près, je l'ai admiré et, curieusement, quand il est mort, je n'avais pas éprouvé de tristesse. Il s'était paumé dans des quadruples albums et d'autres opus vendus avec des journaux quotidiens et il était devenu illisible à mes yeux, même si ses disques contenaient de bonnes choses. Ça, on s'en rendra compte plus tard, dans cent ans. Pour l'instant, ces ayant-droits ont entrouvert les portes des inédits et on peut voyager avec délice dans le temps à ses cotés. Et c'est là qu'on comprend qu'il y a un problème avec son nom. Être Prince c'est n'être jamais roi, c'est rester à jamais un mineur assis au pied du trône. Michael Jackson n'avait aucune validité à s'autoproclamer "King of Pop". Il était devenu trop fou et trop mauvais pour mériter ce titre un rien marketing. Néanmoins l'idée de royaume était dans l'air. Un trône était vacant, des sujets réclamaient un chef. C'est Prince qui aurait du décrocher la ceinture "heavyweight" et la couronne. Il suffit d'écouter les versions originales conçues et jouées par Prince de morceaux popularisés par d'autres pour se rendre compte que c'était lui le Patron, lui le Maître, qu'il a eu la main sur la Pop plus que n'importe qui d'autre en son temps. Quand il a intenté un procès à Warner, sa maison de disques, qui entretenait habilement la rareté du génie du bonhomme, quand il s'est mis à s'écrire "Slave" sur la joue, quand il s'est fait appelé AFCAP ou The Artist, il a perdu l'occasion de régner de manière indiscutable sur le business et la musique populaire au même titre qu'Elvis Presley l'avait fait. le Prince est resté Prince et il est mort Dauphin. Mais écoutons amoureusement cet album de pépites originales et rendons lui la couronne qu'il mérite. Il était un Roi. un Roi à la maestria inégalée. Que son règne arrive sur nos cœurs endoloris, béni par nos larmes et nos regrets. En effet, il n'est jamais trop tard pour pleurer. Pleurer d'amour.
Prince: sa version de "Love thy will be done", qui fit un hit pour Martika, est un très beau Gospel comme Elvis aimait en chanter.

mercredi 28 juin 2017

Roger Nelson meets Little Dragon.

Roger Nelson est mort. Prince, maintenant, c'est eux.

Roger Nelson meets Warren Zevon.

C'est un truc un peu secret en France. Je veux parler de Warren Zevon, qui était très connu aux States. Il est mort maintenant. Je l'écoute depuis longtemps et il a pondu de véritables perles de la chanson américaine. Il y a un jour où il m'a fait vraiment plaisir c'est celui où il a repris "Rasberry beret" de Prince avec les mecs de R.E.M.en guise de sidemen. C'est vraiment bon et je suis un mordu absolu de sa voix. Les deux sont morts maintenant, Prince et Zevon. Il reste leurs pépites sonores à écouter sans fin.

samedi 24 juin 2017

Prince, le retour. Ca baise et Stéphane Bern bande déjà (mou).

Alors que je commençais à penser que, de mes deux idoles disparues l'an dernier, Prince ne me manquait pas, contrairement à David Bowie, sort inopinément la version Deluxe, remasterisée, augmentée, je ne sais quoi..d'un de ses chefs-d'oeuvre : "Purple Rain". Et c'est encore un choc, de la même intensité que le choc initial de 1985. Ah, le bougre princier avait la main alors ! C'est bon du début à la fin et il y a 35 morceaux de musique ! C'est à ne pas croire et il faut spécialement se laisser enchanter par les inédits complets et les chansons plus ou moins connues sous la forme d'enregistrements pirates, que l'on trouve sur cette édition du disque toutes produites de pied en cape et avec un son impeccable. D'où sortent ces "Possessed", "Electric intercourse","Our destiny/Roadhouse garden" faramineux ? Aucune idée, mais c'est là, et génial. Là où ça devient énorme pour moi c'est qu'il y a une version tout fraîche d'un morceau que je connaissais et que j'ai trouvée à tomber par terre, c'est celle de "We can fuck", composition à la stature d'un hymne, maintes fois reprise et retravaillée, et qui est là proprement magnifique. C'est un des tout meilleurs morceaux de Son Altesse Princière. On retrouvera cette oeuvre dans la discographie officielle de Prince en 1989 sous le titre "We can funk", sur le maudit et riche "Graffiti Bridge", pour lequel notre héros fera appel au talent de producteur de George Clinton, de chez Funkadelic et consort. Après l'échec commercial de "Graffiti Bridge" Prince sortira un album ouvertement mauvais qui se vendra par tombereaux entiers, "Diamonds ans Pearls". Commencera alors pour lui le cycle des rédemptions et des chutes volontaires (ou non) jusqu'à ce qu'on ne sache plus de quel exercice d'autodestruction ou de création ressortissent ses efforts tardifs.
Rien de tout cela ici et c'est un pur régal, tout est fluide et génial, il file droit, vite et les gemmes de l'eau la plus pure s'enchaînent au long du disque comme des perles pêchées pendant l'apnée la plus longue et la plus jouissive. "We can funk", donc, chanson baroque, sublimissime et enfin aboutie, mais aussi une version à pleurer de "Father's song", co-composé par Prince et son père, le funky "Wonderful ass" qui évoque bien-heureusement ce qu'il doit évoquer et les autres que je vous conseille d'aller écouter toutes affaires cessantes. D'autant plus, quel régal, qu'on trouve toutes les versions longues des morceaux de l'album qui sortaient en maxi-single à l'époque et leur détonantes face B ("17 days", "God", "Erotic city" qui electrisaient les foules de fans dans des concerts auxquels j'ai participé (je dis "participer" parce que c'était vraiment la messe !)
Donc, maintenant que j'ai repris les choses princiennes en main et en pleine tête, je reviens sur mon jugement trop hâtif de la première phrase pour me dire -et vous le dire par la même- que j'ai eu du bol de vivre en même temps qu'un enchanteur pareil dont les sortilèges ont repris vie dans mon esprit où ils sommeillaient bêtement par ma faute, négligent que je suis.
Pas de vidéo, je n'en trouve pas sur Youtube, les sbires veillent. Vous devrez me croire sur parole et aller voir par vous-même.

jeudi 5 mai 2016

Morris and I.

Il a beau s'avancer masqué, sous la défroque du gigolo mariole mi-pathétique, mi-hilarant, Morris Day a mis au point une machine à danser implacable : son groupe The Time. Avec lui, il joue les méchants dans les films de son ami Prince, ou plutôt son double maléfique, c'est le deal. Et il est presque aussi talentueux que l'était Prince, c'est le miracle derrière le deal. Pour preuve la tuerie groove ci-dessous. C'était peut-être l'apogée de la comédie dell'Arte que jouait Morris Day dans son rôle de Matamore. Frime, frime, frime, il en restera toujours quelque chose. Mouchoir blanc à la Barry White, pas de danse à la James Brown, Jesse Johnson à la guitare qui joue comme un droitier sur une guitare de gaucher à la Hendrix, et CA c'est du putain de rap. "I don't know, when i see something that i like, i got to go for it, and I like what I see, Baby..."
The Time : "Jerk out".

mercredi 4 mai 2016

Prince, Bowie et un je-ne-sais-quoi en plus.

La classe, ça existe. David Bowie avait la classe. Dans son genre Prince l'avait aussi, ce truc; ce je-ne-sais-quoi qui fait qu'on remarque votre présence, qu'on la sent. C'est quoi ? Oh, un peu de tout : les fringues, la posture du corps, le regard, les gestes, deux ou trois objets comme une cigarette et une chevalière, la démarche, le timing surtout. Etre là, où il faut quand il faut, comme un bonus au monde tel qu'il va qui devient lentement évident, vital, qui impose sa marque sans brusquer les choses, à la coule. La classe fait qu'on vous distingue de la masse bourdieuesque des clodos de la vie (les fringues de Bourdieu !) et des ploucs. Aldo Maccione a très bien parodié la classe. Si on peut en faire un truc comique, c'est que ça existe bel et bien; c'est à ça qu'on reconnait l'existence d'une chose aussi évanescente que la classe.Attention ! On peut être classe en 2 CV, en punkette, en pantoufles (à talon, avec un désabillé et du parfum pour les femmes; avec une robe de chambre en cachemire et un verre de Cognac pour les hommes), tout est dans la nuance, l'appui ferme et souple d'une présence; c'est ça, le mot important, "présence", et même, plus net, "prestance". Dans ses films, Prince est opposé à sa caricature et à la caricature de la classe, Morris Day, double vulgaire et concupiscent qui drive son groupe The Time. Tout pue l'ostentation chez lui, la frime à pas cher sous des allures qui exhibent les dollars sans honte, mais sans joie, sans prestance. Nuance. Quand il rit à ses propres blagues, Morris Day, tout le monde se marre; quand un mec qui a la classe fait une plaisanterie, tout le monde est bluffé et certains osent un franc sourire. C'est là que l'on voit les dents blanches des jeunes femmes qui baissent un peu les yeux.
Il existe une chanson que personne ne sait vraiment comment prendre. Ca s'appelle :"Donald Trump, Black version" de The Time. Est-ce que Morris Day y fait vraiment l'apologie de Trump ? Est-ce qu'il se fout de sa gueule de cake ? Je vous donne la réponse. Morris Day, endossant son personnage habituel, fait l'apologie du pognon et de Donald Trump, sans aucun doute MAIS, il s'agit d'un personnage (qui existe vraiment, attention, il y a en plein !) et il ne faut pas le prendre au sérieux. Je vais la mettre en-dessous la chanson, c'est une pignolade, une bouffonerie, mais exécutée avec maestria et talent. C'est tout le paradoxe de Morris Day et de The Time, ils ont un talent fou mais ne sont pas sérieux du tout et, finalement, le "Character" (pour employer un terme dont use Day pour parler de lui sur un album solo) a détruit le bonhomme qui n'a plus rien à dire et à montrer depuis longtemps, enferré dans son image de branleur sans l'ombre d'une classe quelconque. Faire-valoir vulgaire de Prince, c'est pas une vie. Donald Trump, Black version ? Est-ce que l'on peut rêver d'un homme qui ait moins la classe que ce "personnage" ? Tarantino en met plein ses films, non ? Et les gens trouvent ça génial. Mais personne ne dit de Tarantino qu'il a la classe, pas vrai ?

samedi 30 avril 2016

Ca coule en douceur, dans les Ténèbres.

L'autre soir, ce satané Georges Lang a passé le premier morceau ci-dessous dans son émission "Les Nocturnes" sur RTL, "Slip away" de David Bowie, tiré de l'album "Heathen". Quelle idée, quelle drôle d'idée ! Ce truc est splendide. C'est une longue et noble déploration sur le temps qui passe et bouffe tout, emporte dans le néant les choses et les êtres les plus précieux. C'est d'une beauté ! A pleurer. Le genre de truc que seul David Bowie pouvait pondre. Alors ? Qui va faire naître les larmes aux coins de mes yeux pour ces raisons magnifiques que sont des chansons tristes ? Bowie, il est out, mort... Le synthé à la fin du morceau m'a fait penser à celui de Prince au début d'"Around the world in a day", qui est cependant plus chamaré, plus gai. Mais Prince, il est out aussi, mort aussi. Plus d'"Annastesia" habité ou l'homme se montrait sous son meilleur jour, celui du fervent croyant en l'Amour et en Dieu. Ca, ça a glissé entre les doigts aussi, l'Amour. Il y a son ombre, tout au plus. On dirait des standards des années 30, ces chansons; du Ellington, un truc comme ça. !
Alors, il me faut aller chercher dans de vieux livres de Flaubert, de Brassaï, de Loti, de Dominique de Roux d'autres raisons de poursuivre ma course, d'autres interpellations, d'autres interrogations que celles auxquelles ces chanteurs donnaient vie. Ces auteurs m'eurent tous trouvé pathétique a pleurenicher sur moi comme un enfant coupable. C'est comme si je les entendaient m'enjoindre de me redresser. D'accord, je veux bien moins pleurer. Les larmes, c'est pourtant ce qu'il y a de plus clair en moi, de plus net.



jeudi 28 avril 2016

For me.

Putain, je lui dois bon nombre de mes plus belles émotions musicales ! Regardez la vidéo ci-dessous, millésime 1985, y'a tout : l'émotion, les semblants de larmes, le jeu, le charme, la ouache, la maîtrise, la flambe, l'ombre de James Brown qui le protège et l'inspire. Les costumes sont magnifiques, les solos de guitare sont éblouissants, les coupes de cheveux sont...des coupes de cheveux, des vraies, merde alors ! Ca pue le brushing et la sueur à plein nez, c'est lui le véritable Bérurier Noir. Quel frisson! C'est beau comme de l'Antique. Rigueur, luxe (volupté ?). Hosanna ! Alleluïa, Alleluïa !!!!!

vendredi 22 avril 2016

For you.

J'me réveille. Fais chier. Il est mort. "Why you wanna treat me so bad ?" L'Amour, la Mort, ça ne va pas ensemble.

Ladies & Gentlemen : the Prince is dead. (Long live the Prince.)

Tristesse et désolation. Prince est mort. Ah, putain ! je pars un peu aussi pour le coup, j'y laisse un bout de mon coeur. Après Bowie, c'est dur.  Manquerait plus que Keith Richard ou Pete Townhsend y passe et je ne saurais plus à quel saint Rock me vouer. Prince était un vrai Rocker, Funky, d'accord, mais c'est tout pareil ces trucs-là, la même branlette au savon. Dur, sapé, beau, sexy, maussade, cool, frimeur, sacré zicos, en un mot un vrai branleur de chez branleur; jeune à jamais, immature, incomplet, rageur d'avoir enterré ses 16 ans. Ne cherchez pas les hommes dans le monde du Rock, ils sont très peu nombreux; lignée Dylan/Young sûrement, des musiciens un peu sérieux, Randy Newman, autre chose quoi, pas LA chose.
Moi, Prince, il m'avait chatouillé l'obessionnel à donf. 20 fois, 40 fois, 100 fois d'affilée la note suraiguë du solo de "Let's go crazy", sur la fin, le disque en est rayé, il saute, peux plus l'écouter celui-là. Je le garde comme une relique. Et les cassettes "Parade" et "Around the world in a day", écoutées, ré-écoutées jusqu'à plus soif. Walkman, j'arrive à la fin de la face : "Sometimes it snows in april", ma mère morte, l'angoisse, et paf ! auto-reverse et zou ! "Christopher Tracy's Parade", impair rouge et passe, la mort à l'As, maman, je pleure pour nous deux. C'était chic, "Girls and Boys", "Kiss", comment ne pas danser ? comment ne pas tomber une fille ? Il filait le coup de main imparable, le bougre en dentelle noire, un sourire aux coins des lèvres
Je l'ai vu deux fois en concert. La folie, le génie, un groupe de furieux, Bercy en fusion, des décors bizarres, un panier de basket, il tente un shoot et se plante, je le conspue, un deuxième, je hurle à sa mort, il se casse, lance le ballon derrière lui, vexé : panier ! je le vénère. , intégralement où il faut et quand il faut. C'est le "It" des poètes-jazz beat atteint tous les soir sur des morceaux machines à danser qui ne semble plus finir. Je crie "Branleur !", "Branleur !" pendant tout le concert, il y a longtemps que ma voisine me regarde en souriant. Downtempo, "Annastasia", "The Cross", deux accords, un frisson christique passe, nous sommes habités, traversés par l'Esprit Saint. On sort ruinés, ébahis, chancelants et on fonce aux Bains-Douches pour la suite. On ne rentrera pas, évidemment. Tant mieux. Je ne suis pas un "beautiful people", "How does it feels..."mon coté homme peut-être. Laissons cela pour l'instant. Ce soir, je perds un proche, un ami, consolant, gentil, méchant, distant,, une voix, un baume, une main. Reste la musique, que j'écoute en ce moment (le deuxième album : "Prince"), ça ne suffit pas, je suis triste et désolé et je largue une partie de moi-même. L'Histoire, mon histoire changent.

jeudi 19 novembre 2015

Stand !

Moi, je tiens à peine debout cet an-ci...alors, pour ceux qui s'en sentent le courage...
En fait n'importe qui voulant se donner un peu de ouache peut entonner cette chanson même les gars de l'E.I. Sauf que ces mecs-là ne comprendront jamais le coté furieusement souriant et aimant de la chose. Ils ne sont que haine et bêtise.

Stand
In the end you'll still be you
One that's done all the things you set out to do
Stand
There's a cross for you to bear
Things to go through if you're going anywhere
Stand
For the things you know are right
It s the truth that the truth makes them so uptight
Stand
All the things you want are real
You have you to complete and there is no deal
Stand. stand, stand
Stand. stand, stand
Stand
You've been sitting much too long

There's a permanent crease in your right and wrong
Stand
There's a midget standing tall
And the giant beside him about to fall
Stand. stand, stand
Stand. stand, stand
Stand
They will try to make you crawl
And they know what you're saying makes sense and all
Stand
Don't you know that you are free
Well at least in your mind if you want to be

Everybody
Stand, stand, stand

Et puis tiens, le très bon album des Queens of the Stone Age, "Rated "R"" dont le leader, Josh Homme est le batteur habituel des Eagles of Death Metal qui passaient l'autre soir au Bataclan sans lui. Le premier morceau tacle un peu au niveau de la carotide, on s'en passe aisément, après ça c'est du nanan. Quelles étranges harmonies !

lundi 28 septembre 2015

The Time is on my side.

J'aime bien le Funk. C'est ce qu'on a fait de mieux pour danser, avec certaines musiques afro-cubaines. Voici un de mes morceaux preférés de funk, toutes époques confondues. Ca groove méchamment, c'est flambard, c'est chic, pas du tout seventies ; nineties. Morris Day joue a plein son rôle de winner décomplexé qui a les moyens de vous faire danser et plus mais qui ne supporte pas de dormir autrement que seul dans son lit. Coco, draps de soie, frime, costard mauve, limo et neurasthénie, il ne manque rien : Jerk Out ! Morris Day, c'est le copain de Prince qui joue les mauvais dans les films ratés du Maître Pourpre et il n'a rien à lui envier question groove. Je ne sais pas ce qu'il devient Morris. P'te't qu'il est de la loose maintenant, comme Eric Pessan ??? Pov' Pessan !  Que ses lecteurs comprennent pas bien...  
(Au début du morceau, il fait "Bang !". Et ouais, en plein dans le mille, psycho !)


Allez un autre. Terrible. Du début des années 80. Le tutoriel pour apprendre le groove de batterie fait 7 minutes...

Je le mets, pour le fun !

mardi 22 septembre 2015

Roger and I

Je ne sais pas grand-chose de Roger Troutman, à part que c'est le petit génie qui se cache derrière Roger and the Human Body et qui officiera bientôt dans Zapp, Roger, ou alors, Zapp and Roger. Le sample imparable de California Love de Tupac c'est de lui. Il était passé maître dans l'utilisation de la "Talk Box", un effet que Peter Frampton avait porté à une gloire paroxistique avec le morceau live "Do you feel like we do". N'empêche celui qui a le plus usé et abusé de l'engin, ce fut Roger Troutman, l'autre de ses marottes étant de mettre des "Hand-clappin'" (battements de mains) systèmatiquement sur (presque) tous les beats de (presque) tous ses morceaux.
Je sais que l'album de Roger and the Human Body qui renferme le hit qui va suivre est un petit chef d'oeuvre qu'on peut sans difficulté accoler et comparer aux albums de l'époque de George Clinton, Cameo, Earth, wind and Fire et qu'il a même de l'avance et annonce  les travaux à venir de Prince et même des Talking Heads. Je sais pour finir qu'il y a un vers très gouleyant dans le morceau :" ...I don't want get drunk cos' I don't want to show my behind... but I need one pint of wine..."
Ca s"appelle "Freedom" Liberté. Tout un programme.

Les Talking Heads quatre ans plus tard. Bien inspirés.

Funkadelic en 1975 : "Gett off your ass and jam"/
 

mardi 30 juin 2015

Les Princes des villes

Je suis comme Ulysse, je veux rentrer chez moi. Mais Ulysse est un roi et il sait où est son palais. Moi, je n'ai plus de foyer, ma femme est morte. Je suis plutôt comme le héros de ce très beau film de Robert Wise avec Steve Mc Queen- "The Sand Peebles"-, qui, au moment de mourir, après s'être sacrifié pour une cause absurde se dit "J'étais chez moi - Qu'est ce qui s'est passé ?- Putain, qu'est ce qui s'est passé ?"
Oui, qu'est ce qui s'est passé ? Je n'ai rien compris. Et pourtant j'en suis là, aussi paumé qu'au premier jour, sauf que maintenant, c'est vers la fin.

Prince parle de ça sur son dernier album - qui est bon - L'envie de rentrer chez soi, c'est à dire dans le ventre de sa mère parce que dehors, c'est le règne de la Mort, de celle qui vous porte, de vous, de tout le monde.

Et ça, nos lumières qui s'éteignent, nos regards qui se ternissent, nos yeux qui se ferment et il n'y a plus de rêves. Mourir, mourir !!! Après la musique...

mercredi 10 juin 2015

Du bon, du ban, du Bangles !

Contrairement à François Gorin dans Télérama qui déguoise encore à leur sujet comme un jeune homme à peine pubère à son âge canonique - mettez-vous bien dans le crâne que faire profession (de foi) d'écouter du Rock n' Roll rend immanquablement comme ça : ado vieillissant qui le refuse - je n'ai pas grand chose à dire sur les Bangles à part "Waouh, ces filles sont canons, j'me les mettrais bien à fondre sous la langue !". C'est aussi benêt que du Gorin mais moins long.
The Bangles live en 1986 à Pittsburgh, la ville des Steelers (le sport peut provoquer, quand on le suit assidument, le même effet que le Rock : on ne voit pas le temps qui passe et la mort qui se pointe. Ils ont même créé une chaîne de télé spéciale pour ça, ESPN Classics) "Manic Monday" (offert par Prince) et "Walk like an egyptian".

lundi 29 décembre 2014

D'Angelo, quatorze ans plus tard.

Voilà quatorze ans qu'on attendait le troisième album de D'Angelo. C'est trop long, va falloir accélérer la cadence D. N'empêche le bidule qu'il vient de sortir est tellement bon qu'il enterre toute la concurrence black, y compris son Altesse Princière. L'album est juteux à souhait, il suinte le Groove, les gimmicks de production sont brillants, les instrumentistes sont inspirés. C'est un panard complet. Je lui en veux quand même pour les quatorze ans à faire du gras et à le perdre mais bon, c'est lui le Boss qui fait shaker les bootys. Ben oui, c'est pas Yannick Noah. Noah, lui, y fait du sport.


Plus smoothy, tu meurs. Soulful.

vendredi 15 août 2014

Une petite voix m'a dit...

Purée, ça tombe comme à Stalingrad ! Little jimmy Scott est mort le 15 juin dernier et je viens de l'apprendre. Toutes les disparitions ne sont pas traitées avec la même intensité médiatique. Pourtant, lui, il était bon, incroyablement bon. Il avait une voix de haute-contre unique dans l'univers très sexuellement défini du Jazz, d'un coté les hommes, de l'autre les femmes. Lui, il chantait avec une voix de femme et n'était pas pédé. Le grand public, dont je fais partie, l'a re-découvert dans les années 1990-2000, grâce à deux album de reprises où l'on trouve en particulier ça, la plus belle version de "Nothing compares to you" composé par Prince. C'est tout simplement merveilleux et ça nous fait oublier la petite larme de Sinead O' Connor. Quand à la version originale et a celles de Prince....ah, c'est une autre histoire....
nnnn
Vous ne savez pas quoi faire après ça ? Oh, vous pouvez toujours cliquer sur la version de "Purple Rain" par Etta James, c'est plus balisé mais quand même très au-dessus de la moyenne. Miles Davis avait raison de dire que "Prince était (est) un Duke Ellington de notre temps."

samedi 9 août 2014

"Aubade" millésimé 1987.

Dans les années 80 on n'avait pas l'érotisme léger, décadent et élégant de Yukimi des Little Dragon. Bon, c'est vrai, le feutré, le délicat c'était pour David Bowie et ça marchait bien aussi. Mais le velu, la dentelle rouge, le tape-à-l'oeil, c'est pas ça qui manquait à l'époque. Songez qu'en ces temps déraisonnables Jacques Séguéla et Bernard Tapie étaient de gauche
Alors, ce qu'il y a en dessous ça râpe un peu mais c'est toujours mieux que Rihanna et Miley Cirus. D'un coté les fantasmes hauts talons de la femme à tout faire du Nain Pourpre et de l'autre les délires foutraques de Larry Blackmon, dont il faudra bien un jour reconsidérer l’œuvre à l'aune de celle d'un Prince justement, ou d'un Rick James. Ici, par exemple, le clip est très très bon.
Sheila E : "The glamourous life".

Cameo : "Candy"

jeudi 7 août 2014

Zombie Fighter

- Et Prince alors ? Qu'est ce qu'il devient ?
- Ah ben, Prince maintenant, c'est un groupe suédois.
- Sans blague ? Et c'est bien ?
- Ah très bien, très bonne qualité. "Top quality", comme on dit.
- Si on m'avait dit ça y'a dix ans...
- Que voulez-vous mon Pauv' Monsieur, tout change.
- Eh oui, c'est la vie. Enfin quand même, suédois...
- Allez, vous frappez pas, vas. Vous reprendrez bien un p'tit muscadet, c'est pour la maison !
- Volontiers, merci.
(Le clip est frappant. essayez quand même de vous concentrer sur la musique)

Une très jolie voix de tête.
Juste en dessous, pour le plaisir des yeux, Yukimi et son batteur sont lâchés dans un magasin de disques. Où l'on apprend en passant que Yukimi est branchée par le bluesman maudit Robert Johnson !