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vendredi 30 août 2019

Northern soul. R.E.S.P.E.C.T.

Qu'est-ce que c'est que la "Northern Soul" ? De la musique ? De la danse ? Américaine ? Anglaise ? Aye, aye Sir, un peu tout ça à la fois.
La Northern soul est le nom donné par un journaliste grand-breton à la musique noire américaine des sixties que les prolos anglais écoutaient lors de soirées dansantes interminables dans les années 60 et 70. Ils ne sont même pas passé au Disco les gars de Wigam, Manchester et Stoke-on-trent. Ils voulaient inventer leurs pas singuliers sur le son de la Tamla et équivalent et rien d'autre. Danser toute la nuit sur des morçeaux connus d'eux seuls et des DJ spécialisés dans le genre qui animaient ces soirées et les abreuvaient en 45 tours d'origine U.S. certifée. La Northern Soul c'est donc plein de chansons noires plutôt obscures qu'écoutaient des petits gars britishs qui se bourraient la gueule à la stout et dansaient pour épater les "gals" qui frôlaient les murs des salles enfumées et de mauvaises réputation prêtes à se jeter sur la piste. Et bien, c'est dingue mais ces trucs là, ça existe encore, Cette tradition moderne a survécu à la post-tout et même à la Techno. Et ça danse, ça danse, ça danse, d'une façon unique, au nord de l'Angleterre. C'est ouvrier, c'est crade, c'est classe, c'est identitaire, c'est d'extrème droite (ou gauche) et, vu d'où je suis, c'est beau. Mais je ne prétends pas y comprendre grand-chose, c'est surtout anglais et il faut l'être pour goûter la chose pleinement. Moi, je suis français et le truc fait pour moi c'est le musette et là, le bas blesse. Ca fait même carrément mal.
Voyons de l'extérieur ce que ça donne en situation, là-bas, au nord.
Musique : Frank Wilson: "Do I love you (indeed I do).

Dobie Gray : "Out on the floor".

Là, c'est un peu différent. Un truc de Northern Soul, mais d'un blanc, à la Tamla, et un clip de Fred Astaire et Rita  Hayworth. En noir et blanc, bien sûr.
Musique : R. Dean Taylor, "There's a ghost in my house".
Film: "You'll never get rich".... Ca c'est sûr.

Et tiens les mêmes "allnighters", prêts à débouler chez toi.
Jackie Wilson "Higher and higher"

lundi 23 avril 2018

Tirez sur les pianistes, ils vous le rendront bien !

Je suis comme un des Esseintes rock; fatigué, usé, sursaturé d'émotions lourdes, emphatiques, surénergisées. Et il faut vivre avec ça ma bonne dame, encore un peu...ou passer au classique et au jazz. Why not ? Pourquoi ne pas sauver mon âme ?  Monsieur Barbey d'Aurevilly disait qu'après la lecture de "A rebours" on avait "le choix entre le pistolet et le goupillon". Il aimait bien dire ça Barbey d'Aurevilly, il l'avait déjà sorti à propos des "Fleurs du mal" de Baudelaire. Est ce que j'ai le choix, moi, 54 années au compteur, ouvragées par le Grand Méchant Rock ? Bof... Est-ce la force de l'habitude qui sculpte une maladie finalement aimable ou un penchant "naturel"qui m'est échu ? Je ne sais pas et je reste  inaltérablement rock, jusqu'à la moelle, même tari, même idiot, même mourant. J'enfile des perles, j'écoute des gemmes de couleurs chamarrées serties dans des bagues d'or fin et d'argent pur. J'en ai plein les doigts. Ca colle... J'en mets sur ce blog, pensant que la charge partagée sera moins lourde, il n'en est rien, ces poids-là sont impondérables et ne se divisent ni ne se multiplient, ils ne font que peser. Ma seule justification est d'exhumer ces trésors et d'en tirer un plaisir rare et trivial. Au fond, ai-je jamais eu d'âme autrement qu'en écoutant de la Soul-music. C'est chiche ? Donc, goupillon ou pistolet ? J'entends une mésange zinzinuler mon salut. Elle me parle de Messiaen et consort... Je me tais, l'écoute bien à fond chanter la Vie et...je mets un autre morceau de Larry Williams, suicidé à 44 ans après avoir ensemencé la terre promise du rock de quelques acres de promesses intenables. Plus fort que moi. M'en fous... "Maman prend le marteau, y'a une mouche sur la tête du bébé..." Toutes ces grossièretés sont mes chefs-d’œuvre de Beauté à moi, mon penchant, ma croyance. Purée, j'en ris encore ! Et encore ! A vous les studios...
Les américains. La source.


Les anglais essayant d'en faire un truc audible aussi puissant et beau, et y arrivant.


Des dingues, partout.


jeudi 3 novembre 2016

Le slogan de Smokey : Pour une autre mort !

Fin des zaricots ? Chute infernale ? Non, le silence s'avance dans ma vie trop bavarde et fait le ménage. Ce n'est pas trop tôt. Bientôt la bouche cousue... MAIS Smokey Robinson m'arrache à mon mutisme galopant par la magie d'un chevrotement. Un falsetto trop vieux qui glapit comme un lapin angora caressé dans le sens du poil. Il est dingue Smokey. Deux accords, un vieux tube à lui revisité en soirie moirée avec la Mary J. Blige et sa voix de très éhontée coquine black, 70 ans de sperme et de larmes comme retenus de justesse - Un sanglot ? Nan !!! Un truc de crooner - Les yeux se ferment soudain, on y est Chèrie, seul avec toi, c'est tout ce que je demande.
Il a tout fait tout Smokey, manquait plus que ça. Voilier californien, il est à la barre, ça glisse, ça plisse, vent portant - une brise - La beauté allongée au soleil s'éveille et sourit, le Cap'tain  fixe l'horizon et fredonne "I don't care what they say...." Sa voix est une corne de brume d'amour en loucedé. Ca rape, ça caresse, ça vibre et il fonce vers la ligne avec une idée en tête  : chanter et mourir, il porte une dent de requin autour du cou, ses yeux ont enfin virés bleu azur. Là-bas, Bob Dylan l'attend.

samedi 18 juin 2016

Les Stones ou Gilbert Bécaud ???

Moi, vous savez, j'suis simple et compliqué à la fois, j'écoute principalement les Stones. Des trucs un peu rares, pas très connus. Pas pour ça, pas parce qu'ils ne sont pas connus, pas par snobisme, non, parce qu'ils sont souvent un peu meilleurs que les trucs qui brillent et qui sont parfois, je dis bien "parfois", un peu de pacotille. "Get out off my cloud" par exemple, c'est tout à fait surfait, Mi-La-Si, pom-pom-pom, bof-bof-bof, ah si, les paroles sont bonnes. Mais c'est pour les filles en priorité, les pisseuses (d'ailleurs Chrissie Hynde disait qu'on ne pouvait faire plus "EXCITANT" que "Get out off my cloud"), mais les trucs un peu bluesy-vintage, un peu roots, c'est sur les faces B des singles qu'on les trouve, ou sur les albums (et encore, ça dépend des pays). Donc, il faut chercher un peu pour entendre ce blues délicieux qu'est "the Spider and the Fly", ou le très caustique "Under assistant West Coast promo-man" dans lequel Jagger fout une grande baffe à ses employeurs et, en général, à tous ceux qui les utilisent. Piqures de rappel à go-go, les talentueuses Stars, c'est eux, les Stones. Personnellement, je n'ai jamais pensé le contraire et le show-business n'a, pour moi, jamais été un problème sauf quand il est devenu émollient et astringent pour les artistes. Je ne suis pas un gauchiste masqué qui défonce des vitrines d'hopitaux à la masse.
Mais mon juke-box interne me joue parfois des tours. Il sursaute et passe d'un artiste à l'autre sans prévenir.Et il fait le grand huit, des fois. Et si je vous en faisais profiter.
Ainsi, si nous rendions hommage à...GILBERT BECAUD, ça serait bien, non ? Et pourquoi pas. Je l'aime bien Bécaud, c'est un très bon dans son genre. Quel genre ? Variété française tellement bien faite qu'elle s'exporte mondialement. Universelle, quoi ! "Et maintenant", entre autres, est un tube d'airain que rien ne peut altérer. C'est une poutre maîtresse sur laquelle on peut bâtir sûrement.
Eddy Mitchell cover.
ll
The Temptations cover, génial !

Sonny and Cher cover, fantastique


Le maître chanteur en personne !


samedi 19 mars 2016

Ce que je veux.

En ce moment j'ai des problèmes d'argent. Vous savez, ça rend fou les problèmes de fric. Maboule, cinoque, dérangé... A la base, la chanson "Money (That's what I want)" a été écrite par Berry Gordy, le fondateur de la Tamla Motown pour que, justement, il n'en ait plus, de problèmes de fric. Ca va assez bien marcher puis ça va l'entrainer dans le cercle vicieux de l'entreprenariat musical. Une vraie came.
Quand on entend Richard Wylie chanter la version de "Money..." ci-dessous, on sent bien qu'il en en a déjà bavé des ronds de chapeau pour le pognon et qu'il n'est dejà plus tout à fait d'équerre. Eh ben, ça va pas s'arranger. Pendant qu'il deviendra sans le savoir un chanteur culte parmi les amateurs britanniques de Northern Soul, il autorisera ses enfants à jouer aux frisbee avec ses vieux disques qui valaient pourtant leur pesant d'or. Moi, je dis que ce type en avait gros sur la patate.

lundi 22 février 2016

Top Ten ? Cinquième round.

Pour ce cinquième round de mon Top 8 marrant/ pas marrant, en tout cas idiot/idiot-savant, je vais mettre la même chanson par ses créateurs, les Temptations, et sa reprise par les Rolling Stones.
A la Motown, la boite de production des Temptations, on se demande parfois qui fait quoi. Eddie Kendricks chante là-dessus, ça c'est sûr mais qui joue ? Qui, exactement, fait les choeurs ? Quel est le nom du batteur qui frappe de manière si douce le bord de sa caisse claire ? Quel est l'ingénieur du son qui lui a donné cette patine de promenade d'automne (?) ? Qui a pondu les phénoménaux arrangements ? On ne sait pas. C'était l'usine à la Tamla Motown; un système directement inspiré des chaines de production de voitures de la ville qui était la capitale américaine de la bagnole : Detroit ou Motor city, et où s'épanouissait l'entreprise de Berry Gordy, la Tamla Motown donc, qui avait commencé par chanter lui-même "Money", avant de filer des salaires dérisoires aux artistes engagés chez lui et qui faisait Hit sur Hit pour son plus grand avantage sonnant et trébuchant. Mais ça c'est de l'Histoire économique et sociale, c'est nibe. Parce que les petits gars et les petites filles qu'il exploitait honteusement avant qu'ils ne prennent conscience de leur statut de superstar et demandent du pognon à l'avenant, pondirent à la chaîne des miracles sonores sous forme de chansons à faire frissonner un chauffeur de bulldozer atrabilaire et ça, ça compte vraiment. Dans le cas qui nous intéresse les paroles sont tout sauf connes, on peut même dire qu'elles sont chiadées "Just my imagination, running away with me..." Pour dire vrai, un peu brusquement, cette chanson parle de moi, parmi d'autres, des sensitifs, des mélancoliques, des mous du genou qui rêvent éveillés et rêvent encore, préférant le rêve à la trop impure réalité. Moi, cette chanson, c'est ma vie et elle ne vaut rien (ma vie). Si j'avais un conseil à donner à n'importe quel auditeur emballé ou pas par cette belle ritournelle, ça serait le suivant : cessez de rêver, agissez; faites preuve de volonté, soyez décisif pour vous et parfois les autres, ne vous laissez pas embarquer dans des rêveries aussi grandioses que stériles et faites quelque chose, quoique ce soit, pour vous, parce que c'est la règle et que cette règle est bonne.
Pour moi, il est trop tard, je suis déjà un Zombie. Je l'ai toujours été. Foutez-moi la paix et laissez-moi perdre conscience et errez comme un mort-vivant dans la musique des Temptations. "Music is your only friend..." disait Jim Morrison qui en connaissait un bout sur cette folie. Cette jolie chanson m'a lessivé dans la joie, c'est l'Enfer sur ouate tout confort. Pourquoi croyez-vous que ces bâtards d'enfants gâtés sans passé ni avenir de Rolling Stones l'aient reprise ? Allez, entre deux amourettes ratées ou réussies ayez un peu de sympathie pour les pauvres diables comme moi, même pas méchants, juste cons, même pas cons, simplement foireux à la base. Punk.
Shit happens, c'est tout.


dimanche 17 mai 2015

Black & White mic-mac.

Je pense que les Etats-Unis sont un bordel inter-ethnique et inter-culturel d'une ampleur dont on a pas idée en France et en Europe. Au bout de quelques trois siècles de brassage raté, chaque race m'a l'air d'avoir les armes aux pieds, prêtes à servir contre un "ennemi" de toujours si par hasard un "frère" venait à avoir un pépin. Les blancs, en particulier, m'ont tout l'air d'avoir la gâchette facile quand il s'agit de flinguer du "nigger" et, en retour, ceux-ci sont désormais suréquipés d'armes de guerre pour défendre leurs territoires et leurs business, le tout sous le regard d'un Etat central bienveillant qui préfère voir ses citoyens s'entre-détruirent plutôt que de se rebeller contre une dictature du marché et de la finance. De toute façon, il y a longtemps que l'alpha et l'oméga de la vie politique, et de celle de tous les jours, est le billet vert et les différents moyens de les amasser. Il n'y a plus de combat que pour la vie et rien de plus. C'est terriblement régressif comme ambiance et, dans ce pays, il vaut mieux devenir une machine à tuer qu'un être humain. Ceci étant dit, la Liberté qui règne aussi là-bas permet à la vitalité de certains, artistes entres autres, de nourrir des formes d'expression incroyablement vivantes et pleine d'énergie, qui peuvent, elles, être source de mélanges, de croisements, de rencontres. Résultat des courses, les "niggers" et les "whiteys" se retrouvent parfois autour d'une guitare ou d'un poème (rap ?) pour le ou la partager avec une force décuplée, gagnée sur tout ce qui est là pour empêcher qu'il y ait quelque chose au lieu de rien. Et là, ça devient tout de suite assez géant. Un bon exemple de ce métissage rayonnant est ce qui se passe régulièrement chez le chanteur blanc de soul Daryl Hall et qui est retransmis sur le net. J'en mets trois exemples tonitruants. D'abord, Billy Gibbons des ZZ Top vient jammer le Blues avec Daryl et ses petits amis sur son classique "La Grange". Dans l'ordre, Billy entame les hostilités par un solo de grande classe au style reconnaissable entre mille, le second guitariste est moins dedans, puis le premier clavier prend la relève un peu mollement avant que le troisième guitariste ne morde profondément dans le lard et que le second clavier ne se déchaîne comme un aliéné enfin libéré. Notre héros reprend la main et là intervient un petit laïus de Gibbons sur....B.B. King et le tirant des cordes de guitare des bluesmen. C'est un peu technique mais ça vaut le coup d'oreille et ça me permet de rendre un hommage indirect à cet être humain qui semblait délicieux et qui vient de nous quitter pour entrer dans la légende et l'Histoire, alors que le seul fait de le savoir vivant dans le même monde que moi m'aidait à vivre. Mais Gibbons est encore là et il semble avoir hérité de la gouaille et du bagout d'un nègre du bayou ce qui sent bon l'Amérique généreuse et me rassure.
Ensuite, il y a Smokey Robinson, un des rois de la Motown noire, invité à chanter sur un morceau de Hall "Sara smile", très bel exemple de Soul blanche que le papy-hibernatus sorti du freezer prend manifestement du plaisir à entonner jusqu'à ce que tous les musiciens enchaînent quasi naturellement sur le "Ooo Baby Baby" de Robinson, chanté avec le sourire par notre soulman blanc, Daryl Hall.  Pour finir, je mets ici un morceau de bravoure qui voit Hall et sa bande reprendre avec panache et une âme impeccable l'inégalable "Tears of clown" de Robinson qui est, on le voit bien, complètement sonné d'entendre qu'on puisse encore jouer son tube des sixties comme ça au XXI ème siècle. Il va ramer pour recoller au peloton sans y parvenir mais son regard traduit un tel étonnement que, même si le chant est plutôt faiblard, ça reste beau.
Comme quoi, avec un peu de bonne volonté, on peut transcender sa race et ne plus se reconnaître que dans la grâce et la beauté, baumes universels mais pas sans origine. Ici strictement américaine, de ce pays jeune à l'histoire chaotique et qui nous a tant promis.

mardi 28 avril 2015

Voix tombée des nues.

Dans le top 10 des meilleures chansons Pop de tous les temps, sûrement ça. Voix sublime, mélodie irréprochable, arrangements gracieux, rime riches ( "...don't let my show convince you / that I've been happy since you "!) "The Tears of Clown" de Smokey Robinson and the Miracles. C'était justement le genre de petit miracle qui sortait de la machine à tube qu'était la Motown de Berry Gordy. Aussi bon je connais, meilleur, non. Alors, pour la bonne bouche, le même titre deux fois, la première en live, la deuxième en playback, histoire de bien se rendre compte du boulot différent dans les deux cas. Notons, de toute manière, la bonne tête de notre héros, les décors et les costumes de bon goût et la présence rassurante des Miracles, véritables assurances tout-risque des choeurs.


Et puis, cette petite/grande reprise de ce morceau par un chanteur et un groupe français qui finissaient leurs concert par ce titre et cette version endiablée.
Bertrand Burgalat meets A. S. Dragon.



jeudi 4 décembre 2014

Gaël say : "No more" !

Quand j'étais gamin, enfin vers vingt ans quoi, j'écoutais tout l'album de Frankie Goes to Hollywood et je pleurais. Cette album était une déclaration au monde. Il disait qu'il fallait s'éclater avant de crever, écouter de la bonne musique, beaucoup danser, enculer les politiques et leur peur et puis exploser. Non, il ne fallait pas exploser, ça, c'était pas bon, pas dans le tempo, dans l'air du temps. Après tout, on pouvait prendre un max de plaisir sans s'envoyer des mégawatts de souffrance en guise de pénitence ? Faire la bombe ne voulait pas dire sauter avec elle, non ? ("le sida allait vous faire payer ça, tas de morveux", répondait le monde)  Alors, sur le double album, il y avait des chansons qui étaient de brillantes tirades à la face du globe terrestre contre la fumisterie politique, c'était "Relax" et Two tribes", il y avait aussi des reprises canons qui nous indiquaient quoi écouter, vers où se tourner, c'était le "War" d'Edwin Starr et le "Born to run" de Sprinsteen. Les deux proclamaient aussi l'urgence de vivre, vite, à pleines dents. Et puis il y avait "The power of love", hymne d'amour intriguant, parfait, larmoyant; c'était trop, on en pouvait plus. Alors le dernier morceau s'appelait "Bang". Vous voyez bien que ça va sauter ! Et bien non, car à l'ultime seconde il y avait cette phrase libératrice, salvatrice des FGTH : "Frankie say : no more". Ca peut paraître idiot, décalé, infantile, mais c'était les seuls à me le dire ce "no more". Alors, peut-être que le merdier allait s'arrêter, parce que Frankie le demandait, parce qu'il le fallait, pour rester en vie sous la pression, sous les bombes, avec les coups de têtes contre les murs qui, eux, se rapprochaient comme des charognards. Frankie le disait, je les entendais mais c'était tellement dur à faire par moi-même que, quand je les entendais me le dire, je pleurais de bonheur et de souffrance à la fois. Ecoutez ça, ça monte, ça monte, on a peur que ça finisse mal ("forcément mal" aurait dit Duras), et puis non, ça tombe, ça lâche et voilà, on a plus mal, c'est fini pour cette fois et on chiale. C'est normal. Vous savez, quand votre ami le Rock n' Roll vous a apporté et vous apporte ce genre de choses, votre vie n'est plus imaginable sans lui. Des larmes, et aussi, parfois, le bonheur.

L'album commençait par le morceau ci-dessous. C'est une espèce d'appel envoyé à tous les plaisirs qui finit, au terme d'une course endiablée ou est invité le poète anglais Coleridge, par un "Welcome !" tonique. En fait, les morceaux de cet album sont sous l'emprise de leur producteur qui est plus grand qu'eux, quasi monstrueux, comme avait pu l'être Phil Spector en son temps. Je veux parler de Trevor Horn, responsable d'une bonne partie du son des eighties. Pour le pire ou pour le meilleur ? Bof, il est carrément au-delà du bien et du mal,Trevor Horn. C'est là, c'est lui, c'est comme ça, ça s'impose et faut faire avec. "Welcome !". Les Choeurs : "Shooting stars never stop, even when they reach the top !!!".

In Xanadu did Kubla Khan
A stately pleasure-dome decree:
Where Alph, the sacred river, ran
Through caverns measureless to man
   Down to a sunless sea.
So twice five miles of fertile ground
With walls and towers were girdled round;
And there were gardens bright with sinuous rills,
Where blossomed many an incense-bearing tree;
And here were forests ancient as the hills,
Enfolding sunny spots of greenery.

But oh! that deep romantic chasm which slanted
Down the green hill athwart a cedarn cover!
A savage place! as holy and enchanted
As e’er beneath a waning moon was haunted
By woman wailing for her demon-lover!
And from this chasm, with ceaseless turmoil seething,
As if this earth in fast thick pants were breathing,
A mighty fountain momently was forced:
Amid whose swift half-intermitted burst
Huge fragments vaulted like rebounding hail,
Or chaffy grain beneath the thresher’s flail:
And mid these dancing rocks at once and ever
It flung up momently the sacred river.

jeudi 10 avril 2014

A feel good song.

Dans le genre "on s'éclate tous à fond les ballons dans une ambiance cool, détendue et joyeuse, submergés par un flot de good vibes", on ne peut pas faire mieux. ENJOY.

dimanche 8 avril 2012

Parler et puis se taire. Pour de bon ? Pas encore, mes frères, pas encore...

Il y a une campagne électorale en ce moment en France. Je ne le sais que trop. Comme tout un chacun et pourtant différemment. Pour certains les divagations verbeuses des candidats sonnent comme de la poésie. Ils hurlent entre eux, branlés, emportés par la houle grasse d'une mauvaise sentence qui éjacule à la lune. C'est l'habituel prurit des discours électoraux et l'habituel frisson de la foule jouissant aux claquements des coups de fouet de la langue de son maître.
Au delà des programmes, tous plus débiles les uns que les autres, je n'ai entendu qu'une seule parole qui m'ait semblée digne. Celle d'Eva Joly. Je la met sur ce blog pour cette seule et unique raison. A ce point de la compétition, c'est déjà pas mal.

"On ironise beaucoup sur ma campagne. On me reproche de dire la vérité. On dit que je ne sais pas mentir. Et alors, est-ce un si grand défaut ? Un problème si important ? Un crime si terrible ? Non, non et non. Le courage, quand les temps sont durs, c’est de chercher la vérité et de la dire.

Si je tiens bon, ce n’est pas par entêtement. Ce n’est pas l’orgueil qui me pousse. C’est la conscience des responsabilités qui me porte. Je suis la candidate de l’écologie. C’est-à-dire que je suis la candidate de l’urgence, la candidate des réalités du monde, la candidate de la responsabilité. Je parle bas. C’est mon style. Je fais peu de promesses. C’est ma fierté. Je parle d’efforts à faire. C’est ma vérité. Je parle de bouleversements à réaliser c’est ma responsabilité.

Je ne vous dis pas que demain, comme par magie, vos problèmes disparaîtront si vous votez pour moi. Je ne raconte pas de bobards. Je ne fais pas de théâtre. Je suis mon chemin avec détermination. La démagogie est et restera pour moi une langue étrangère."

Mais, une fois de plus, place au Poète.

jeudi 9 février 2012

Distant lovers

Marvin Gaye possède une des plus belles voix de tous les temps, toutes catégories confondues. Le voici dans une performance renversante de "Distant lovers", un de ses classiques, composé, arrangé et produit par lui. Ce n'est, au fond, qu'un banal playback de l'émission "Soultrain" mais il prend une tournure bouleversante grâce à l'intention émotionnelle qu'il y met et à son "jeu de scène" dont on dirait d'ailleurs qu'il n'en est pas un. Accrochez-vous les filles !. Marvin Gaye ne faisait pas les choses à moitié et j'ai vu la même chose en véritable live. En vidéo, je vous l'accorde, c'était au London Paladium et je n'y étais malheureusement pas ! Mais c'était à pleurer. D'ailleurs, je pleurais. Je pense qu'il a laissé un souvenir impérissable à nombre de ses spectatrices. Et à moi aussi, accessoirement.
Marvin Gaye, donc, "Distant lovers".

dimanche 30 octobre 2011

"Je suis accro à l'Amour et je ne veux pas guérir !!!"

" Irrémédiable ", ça veut dire quoi, Monsieur ? Ca veut dire qui ne peut pas être remis en question, qui ne peut pas être altéré ou détruit. Dans mon cas, comme dans celui de Diana Ross, cela s'applique à l'Amour. Got it ? Yep Sir !

Produced and arranged by Hal Davis ( Motown producer).
HEY, DOC ! I DON'T NEED A CURE !

mercredi 26 octobre 2011

L'amour, c'est pour tout le monde !

Clément Marot en était un drôle. De maraud. La preuve.

De celui qui ne pense qu'en sa mie

Toutes les nuits, je ne pense qu'en celle
Qui a le corps plus gent qu'une pucelle
De quatorze ans, sur le point d'enrager
Et au-dedans un coeur (pour abréger)
Autant joyeux qu'eu oncques damoiselle.
Elle a beau teint, un parler de bon zèle,
Et le tétin rond comme une groselle
N'ai-je donc pas bien cause de songer
Toutes les nuits?
Touchant son coeur, je l'ai en ma cordelle,
Et son mari n'a sinon le corps d'elle:
Mais toutefois, quand il voudra changer,
Prenne le coeur: et pour le soulager
J'aurai pour moi le gent corps de la belle
Toutes les nuits 


A part ça l'Amour ? 
Ben, toujours le même bordel.
Ca fait mal....

...et puis ça fait du bien.

En fait...

lundi 5 septembre 2011

Situations

Jeff Beck se définissait lui-même comme un homme dangereux. Redoutable guitariste ça c'est sur. Le voici assénant l'hymne de Sly Stone " Higher" en compagnie de Trombone Shorty. Avant lui, un hymne moderne.


BATTLES, JEFF BECK GROUP : C'EST PAREIL !!!!!

lundi 18 avril 2011

COMPLETEMENT NERVALO

Pour Nerval tout à basculer avec ce qu'il appelle lui-même " l'épanchement du rêve dans la réalité" Ca a donné des strophes sublimes comme celles là :

FANTAISIE

Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;

Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !

Bien des années plus tard, le même épanchement apparaissait dans une chanson de Whitfield et Strong interprétée par les Temptations. C'est à ne pas croire, non, l'inverse, ça donne l'opportunité de croire tout court. En quoi ? Devinez, Frères Humains qui avant et après nous vivez.

samedi 16 avril 2011

Deux avis divergents

Apollinaire
L'adieu du cavalier

Ah Dieu! que la guerre est jolie
Avec ses chants ses longs loisirs
Cette bague je l'ai polie
Le vent se mêle à vos soupirs

Adieu! voici le boute-selle
Il disparut dans un tournant
Et mourut là-bas tandis qu'elle
Riait au destin surprenant
 
Edwin Starr 

En tout cas c'est foutrement humain.

lundi 4 avril 2011

La mort dans l'Ame

Parmi les musiques que je préfère il y a la soul brillante et lyrique de la Tamla Motown. Basta de l'avidité de Berry Gordy ! fondateur du label. Il savait que s'il voulait concurrencer les blancs : Spector, Wilson, Bacharach, Carole King...etc, etc, sur le terrain des royalties, il fallait aussi le faire sur le plan artistique car les personnes sus-citées étaient tous des Maîtres en excellence pop. Il lui fallait donc un son inédit et les talents les plus grands pour le mettre en oeuvre. Il réunit donc un staff incroyable de chanteurs, chanteuses, compositeurs, musiciens, arrangeurs qui allaient lui apporter fortune et gloire mais SURTOUT auxquels il permit de devenir des artistes majeurs, incontournables pour tous ceux qui aiment la Pop, quand elle s'élève à son niveau d'exigence le plus élevé qui fait d'elle l'égale des musiques savantes.
Je ne sais pas qui a eu l'idée de balancer les versions acapella des chansons qui vont suivre mais je lui rend grâce. Deux fois donc la version acapella et la version instrumentale et chantée de ces deux titres magnifiques du répertoire des Temptations. Dans les deux cas ce sont Norman Whitfield et Barret Strong qui les composèrent et les produisirent.Berry Gordy leurs avait à l'époque confié de grosses responsabilités chez Tamla Motown et ils eurent la main heureuse pendant quelques années.
Il y a des notes très précieuses sur les images des vidéos  Eddie Kendricks fait le lead vocal aigue, Melvin Franklin fait la basse. Imbattable.

Les Stones, depuis toujours fascinés par la Tamla firent une bonne version de la chanson ci-dessous sur leur dernier album un tant soit peu présentable : "Some Girls" en 1978