Dans les années 70 les Beach Boys stagnèrent dans une quasi médiocrité indigne d'eux. Oh, il y eut de bonnes choses, sur les albums "Holland", "Sunflower", Carl and the passions", et même par instants, de très bonnes choses, mais rien qui puisse égaler leur splendeur passée ni rivaliser avec les gaillards qui, du Glam-Rock au Punk, terrassaient les tops-ten et autres Billboards. La surprise vint alors de Dennis Wilson, le batteur du groupe et le seul vrai surfeur de la famille, qui sortit en 1977 le merveilleux "Pacific Ocean Blue". Les chansons sont celles d'un compositeur achevé qui a retenu les leçons de son grand frère Brian, la production est singulière et chatoyante, elle se démarque clairement des Beach Boys par sa profondeur, le "Soleil noir de la mélancolie" inonde le tout d'une tristesse de pierre. C'est magnifique et surprenant. Dennis eut une fin prématurée et ironique (noyé) qui nous priva certainement de nombres de chefs-d'oeuvre qu'il avait sous les doigts et sur les touches de son Steinway. Ecoutons cette prière adressé au Dieu Temps, d'une qualité de composition, d'arrangement et d'émotion qui me saisit à chaque écoute. L'album est entièrement au même niveau d'excellence. A cette époque où Brian courait dans les vastes plaines des délires après de chimériques explications à son histoire de dingue, c'est Dennis qui assurait la rôle de "Génie" chez les Wilson.
2014. Marabouté par Georges Lang et son rouleau compresseur des Nocturnes sur RTL, j'ai fini par adorer cet auteur-compositeur-interprête qu'il affectionne et qui répond aussi au patronyme de Wilson, Jonathan Wilson. Je me demande qui connait Johnathan Wilson aux Etats-Unis ? Pas grand-monde, j'ai l'impression. La nuit sur RTL, au delà de la légende nostalgique de Laurel Canyon que le très bon DJ qu'est Georges Lang parfois nous vante à longueur d'émission, on peut entendre que le doux Jonathan a su créer un style qui tient certes en partie du revival, mais aussi d'une véritable inspiration. Evidemment tout ça sent la bibliothèque universelle post-moderne, mais dans la grande resuçée de tout que pratique tout le monde il serait idiot de faire la fine bouche devant un talent aussi évident que celui de Wilson.
Prenez par exemple ce très bon titrre de l'album "Fanfare", c'est vraiment très réussi, laid-back et concentrè à la fois. Etrange, non ? Alors, la question que tout le monde se pose maintenant, c'est : est-ce qu'il a des frères ???
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mardi 11 novembre 2014
mercredi 5 novembre 2014
La montagne magique.
Et maintenant, une petite séquence de chanson française. Commençons par un beau titre de Michel Delpech : "Un coup de pied dans la montagne"
- Elle a pas de nom cette montagne ?
- Non, peut-être, par ici on l'appelle la montagne, c'est tout.
- C'est débile, toutes les montagnes ont un nom, un nom à elle.
- Sûrement. Pas celle-là.
- Et qu'est ce qu'elle a de special cette montagne ?
- Rien. Enfin si, elle secoue.
- Elle secoue ? Qui ? Quoi ?
- Ceux qui y vont, qui la gravissent. Elle les secoue un grand coup.
- Et alors ?
- Après, il ne sont plus pareils. Enfin, ceux qui redescendent parce qu'ils y en a qui y restent.
- Ils meurrent ?
- Pas forcément, ils restent là-haut. Il y en a qui redescendent, certains juste pour mourir, d'autres qui remontent. Enfin, tu vois, il y a pas mal d'options.
- Non, je ne comprends pas ce que tu me dis. Tu en déjà vu de ceux qui sont revenus ?
- Peut-être. Enfin, oui, ils ne parlent pas beaucoup.
- Comme toi ?
- Oui, comme moi.
- Tu y es monté, hien ?
- Sûrement. Qu'est ce que ça peut te faire au juste ? Ce ne sont pas tes oignons.
- Parce que je suis pas du pays ? Un pays avec une montagne qui n'a pas de nom, ce n'est plus un pays, c'est autre chose.
- Quoi, petit malin ?
- C'est comme tu disais. Un truc pour se faire secouer.
- Tu veux monter, c'est ça ?
- Ca te gènerait ?
- Non, c'est tes affaires.
- C'est risqué ?
- C'est risqué d'être secoué, de toute manière. Ce qui tombe, ce qui reste, ça dépend. Tu peux chuter tout entier du haut de la montagne.
- Je n'ai pas peur.
- Ce n'est pas la peur qui compte, c'est le poids. Combien tu pèses, c'est ça qui te tuera ou te fera vivre.
- Je ne suis pas bien épais.
- Ce n'est pas ce poids là dont il s'agit. Tu ne peux pas savoir à l'avance. Tu te feras secouer, tu sauras.
- Je vais mourir ?
- Peut-être, non. Ca n'aurait guère d'importance.
- C'est comme ça que tu vois les choses ? Depuis que tu es monté là-haut ? Toi, tu es revenu et tu te fous de tout ?
- Je ne me fous pas de tout. Au contraire. Ecoute : tu veux savoir ? Tu veux savoir ce qui te manques ? Ce que tu as en trop ? Après tu verras bien, tu sauras.
- Je vois, je vais encore rester quelques temps ici, et puis je monterai me faire secouer.
- Comme tu voudras.
- Ce n'est pas la montagne qui bougera, n'est ce pas ?
- Idiot, bien sûr que non !
- Alors, je vais dormir un peu et rêver.
- Elle a pas de nom cette montagne ?
- Non, peut-être, par ici on l'appelle la montagne, c'est tout.
- C'est débile, toutes les montagnes ont un nom, un nom à elle.
- Sûrement. Pas celle-là.
- Et qu'est ce qu'elle a de special cette montagne ?
- Rien. Enfin si, elle secoue.
- Elle secoue ? Qui ? Quoi ?
- Ceux qui y vont, qui la gravissent. Elle les secoue un grand coup.
- Et alors ?
- Après, il ne sont plus pareils. Enfin, ceux qui redescendent parce qu'ils y en a qui y restent.
- Ils meurrent ?
- Pas forcément, ils restent là-haut. Il y en a qui redescendent, certains juste pour mourir, d'autres qui remontent. Enfin, tu vois, il y a pas mal d'options.
- Non, je ne comprends pas ce que tu me dis. Tu en déjà vu de ceux qui sont revenus ?
- Peut-être. Enfin, oui, ils ne parlent pas beaucoup.
- Comme toi ?
- Oui, comme moi.
- Tu y es monté, hien ?
- Sûrement. Qu'est ce que ça peut te faire au juste ? Ce ne sont pas tes oignons.
- Parce que je suis pas du pays ? Un pays avec une montagne qui n'a pas de nom, ce n'est plus un pays, c'est autre chose.
- Quoi, petit malin ?
- C'est comme tu disais. Un truc pour se faire secouer.
- Tu veux monter, c'est ça ?
- Ca te gènerait ?
- Non, c'est tes affaires.
- C'est risqué ?
- C'est risqué d'être secoué, de toute manière. Ce qui tombe, ce qui reste, ça dépend. Tu peux chuter tout entier du haut de la montagne.
- Je n'ai pas peur.
- Ce n'est pas la peur qui compte, c'est le poids. Combien tu pèses, c'est ça qui te tuera ou te fera vivre.
- Je ne suis pas bien épais.
- Ce n'est pas ce poids là dont il s'agit. Tu ne peux pas savoir à l'avance. Tu te feras secouer, tu sauras.
- Je vais mourir ?
- Peut-être, non. Ca n'aurait guère d'importance.
- C'est comme ça que tu vois les choses ? Depuis que tu es monté là-haut ? Toi, tu es revenu et tu te fous de tout ?
- Je ne me fous pas de tout. Au contraire. Ecoute : tu veux savoir ? Tu veux savoir ce qui te manques ? Ce que tu as en trop ? Après tu verras bien, tu sauras.
- Je vois, je vais encore rester quelques temps ici, et puis je monterai me faire secouer.
- Comme tu voudras.
- Ce n'est pas la montagne qui bougera, n'est ce pas ?
- Idiot, bien sûr que non !
- Alors, je vais dormir un peu et rêver.
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jeudi 30 octobre 2014
Led Zeppelin V
Je ne connais aucun autre groupe qui ait cet effet émolient sur les masses. Tout le monde les écoute, ce sont des superstars, ils sont blindés de pognon et ça n'a jamais déclenché la moindre petite polémique même en 1976-78, à l'époque ou Johnny Rotten et ses Punks se balladaient avec des tee-shirts "No Rolling Stones this year". Je veux parler de Led Zeppelin. Ce groupe de satanistes bon chic bon genre a toujours généré un sorte de consensus mou en dépit de l'étiquette "Hard rock" qui leur est accolée. A mon humble opinion, cet engourdissement général et cette avalanche de dollars viennent du fait que l'on a avec eux à faire à une parfaite bande de parfait crétins servant une soupe tiède à des crétins aussi parfaits mais plus passifs au niveau de la production musicale. Le rêve adolescent de n'importe quel kid de la Middle-Class américaine trouvant une expression unique dans l'emballage de la plus belle fille du lycée sur "Stairway to heaven" et la descente d'une bouteille de bourbon sur "Whole Lotta Love" passé huit fois à la suite. Waouh, cool Dude !
Le P.D.G de T F 1 avait jadis fait scandale en avouant innocemment le but de sa chaîne de télé : "Faire de la place dans les têtes pour Coca-Cola." Led Zeppelin c'est pareil, ça fait aussi de la place pour Coca. Mais ça marche aussi dans l'autre sens et Coca fait de la place pour Led Zeppelin qui a fini par dégager invariablement, chaque année qui passe, une véritable manne sans que ses musiciens survivants aient grand-chose à faire, des nouveaux parfaits crétins rachetant encore et encore les albums du groupe dans tout les formats possibles et imaginables. Je me demande pourquoi on a pas encore penser à faire un Led-Zeppelin-Land, parc à thème consacré au groupe de Heavy-Metal preféré des 7 à 77 ans.
(Regardez bien la photo ci-dessous, derrière Barack Obama il y a un clown effrayant. Ils sont partout !)
Le P.D.G de T F 1 avait jadis fait scandale en avouant innocemment le but de sa chaîne de télé : "Faire de la place dans les têtes pour Coca-Cola." Led Zeppelin c'est pareil, ça fait aussi de la place pour Coca. Mais ça marche aussi dans l'autre sens et Coca fait de la place pour Led Zeppelin qui a fini par dégager invariablement, chaque année qui passe, une véritable manne sans que ses musiciens survivants aient grand-chose à faire, des nouveaux parfaits crétins rachetant encore et encore les albums du groupe dans tout les formats possibles et imaginables. Je me demande pourquoi on a pas encore penser à faire un Led-Zeppelin-Land, parc à thème consacré au groupe de Heavy-Metal preféré des 7 à 77 ans.
(Regardez bien la photo ci-dessous, derrière Barack Obama il y a un clown effrayant. Ils sont partout !)
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jeudi 7 août 2014
Zombie Fighter
- Et Prince alors ? Qu'est ce qu'il devient ?
- Ah ben, Prince maintenant, c'est un groupe suédois.
- Sans blague ? Et c'est bien ?
- Ah très bien, très bonne qualité. "Top quality", comme on dit.
- Si on m'avait dit ça y'a dix ans...
- Que voulez-vous mon Pauv' Monsieur, tout change.
- Eh oui, c'est la vie. Enfin quand même, suédois...
- Allez, vous frappez pas, vas. Vous reprendrez bien un p'tit muscadet, c'est pour la maison !
- Volontiers, merci.
(Le clip est frappant. essayez quand même de vous concentrer sur la musique)
Une très jolie voix de tête.
Juste en dessous, pour le plaisir des yeux, Yukimi et son batteur sont lâchés dans un magasin de disques. Où l'on apprend en passant que Yukimi est branchée par le bluesman maudit Robert Johnson !
- Ah ben, Prince maintenant, c'est un groupe suédois.
- Sans blague ? Et c'est bien ?
- Ah très bien, très bonne qualité. "Top quality", comme on dit.
- Si on m'avait dit ça y'a dix ans...
- Que voulez-vous mon Pauv' Monsieur, tout change.
- Eh oui, c'est la vie. Enfin quand même, suédois...
- Allez, vous frappez pas, vas. Vous reprendrez bien un p'tit muscadet, c'est pour la maison !
- Volontiers, merci.
(Le clip est frappant. essayez quand même de vous concentrer sur la musique)
Une très jolie voix de tête.
Juste en dessous, pour le plaisir des yeux, Yukimi et son batteur sont lâchés dans un magasin de disques. Où l'on apprend en passant que Yukimi est branchée par le bluesman maudit Robert Johnson !
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jeudi 12 juin 2014
Guido Guidi au Mondial !
Jean-Luc Godard dit dans un entretien au journal LeMonde que "le cinéma est un oubli de la réalité". Comme d'habitude Godard ne dit que la moitié de la vérité, laissant croire ainsi, par la grâce d'une formule plus ou moins heureuse, qu'il est un sage ou un mage qui la possède toute entière. Il est malin. En fait, le cinéma est un oubli de la réalité dans le rêve, c'est la Photographie qui fait disparaître le réel au point qu'il en devient sur les clichés que l'on voit, oublié, ou absent. Pour ré-articuler le rêve du cinéma et la réalité simulacre, il va falloir, effectivement s'y mettre à plusieurs, comme le conseille Godard, mais, comme toujours, chacun dans son coin. Les rêves, c'est seul.
Pour la photo, le problème est : comment voir quelque chose au lieu du rien habituel ? Certains répondent par la géométrie, l'instant T du pittoresque transcendé en icône, le pictorialisme, le fantasme. Tout cela satisfait l'oeil, d'une certaine manière, mais pas longtemps, par éclair, par flash ; ce sont de petits orgasmes rétiniens. Le photographe Italien Guido Guidi a décidé lui de photographier le presque rien, l'anecdotique pour qu'il apparaisse en plein et de son plein de droit de domination sur 99% du réel et qu'il nous saute ainsi à la gueule. Et voilà que l'on voit soudain ce qu'on ne voyait pas, ce qu'il y avait à voir. Des exemples ci-dessous.
C'est sublime : il n'y a rien, on voit tout, alors que d'habitude, il y a tout et on ne voit rien. Faites l'expérience. Dans un mois, essayez de vous rappeler d'une photo du Mondial, il ne vous restera rien. Essayer de vous rappeler un des clichés de Guido Guidi, je serais bien étonné si aucun ne vous revenait en tête.
Pour la photo, le problème est : comment voir quelque chose au lieu du rien habituel ? Certains répondent par la géométrie, l'instant T du pittoresque transcendé en icône, le pictorialisme, le fantasme. Tout cela satisfait l'oeil, d'une certaine manière, mais pas longtemps, par éclair, par flash ; ce sont de petits orgasmes rétiniens. Le photographe Italien Guido Guidi a décidé lui de photographier le presque rien, l'anecdotique pour qu'il apparaisse en plein et de son plein de droit de domination sur 99% du réel et qu'il nous saute ainsi à la gueule. Et voilà que l'on voit soudain ce qu'on ne voyait pas, ce qu'il y avait à voir. Des exemples ci-dessous.
C'est sublime : il n'y a rien, on voit tout, alors que d'habitude, il y a tout et on ne voit rien. Faites l'expérience. Dans un mois, essayez de vous rappeler d'une photo du Mondial, il ne vous restera rien. Essayer de vous rappeler un des clichés de Guido Guidi, je serais bien étonné si aucun ne vous revenait en tête.
jeudi 5 juin 2014
Pandemonium
Certes, je n'ai pas le monopole de la Tristesse mais j'ai la rue de la Paix, les Champs Élysées avec sur chacune de ces cases quatre hôtels, autant dire que si tu tombes dessus t'es mort. T'auras à peine le temps de commencer à pleurer que tes larmes arroseront les racines des pissenlits.
Au fin fond des années 90 gît une B.O. de film effrayante, celle de "La nuit du jugement", série B sans grand intérêt. Chaque morceau voyait s'associer un groupe de métal (ici Faith no more) et des stars du rap (Boo-Yaa T.R.I.B.E.) pour des morceaux sanguinolents et hantés. Certaines nuits, je regardais, les vidéos sur M6 et ce truc-là ("Bang your head!) me foutait un peu les jetons. Je les ai vus en concert les Boo-Yaa Tribe, les mecs plaisantaient pas. Eux et moi, on avaient pas tout à fait le même vécu. Mais je ne suis pas un tiède, et malgré tout, le bassiste et le rappeur arrivaient aussi à titiller une certaine rage. Le terrain était assez propice, faut croire. Heavy Soul...
Au fin fond des années 90 gît une B.O. de film effrayante, celle de "La nuit du jugement", série B sans grand intérêt. Chaque morceau voyait s'associer un groupe de métal (ici Faith no more) et des stars du rap (Boo-Yaa T.R.I.B.E.) pour des morceaux sanguinolents et hantés. Certaines nuits, je regardais, les vidéos sur M6 et ce truc-là ("Bang your head!) me foutait un peu les jetons. Je les ai vus en concert les Boo-Yaa Tribe, les mecs plaisantaient pas. Eux et moi, on avaient pas tout à fait le même vécu. Mais je ne suis pas un tiède, et malgré tout, le bassiste et le rappeur arrivaient aussi à titiller une certaine rage. Le terrain était assez propice, faut croire. Heavy Soul...
Led Zeppelin : enfin un tribute-band aux ongles soignés et à l'haleine fraîche !
Led Zeppelin m'emmerde, m'irrite, m'ennuie mais je ne pensais pas qu'ils arriveraient un jour à me faire rire. Et pourtant...enfin, ce n'est pas eux directement, eux, ils font définitivement dans le gros beauf hurlant et suant, c'est un tribute band de Led Zep, oui, un groupe qui joue exclusivement du Led Zep et qui est composé exclusivement de femmes ; en un mot comme en cent c'est "Zepparella". Et non, je ne déconne pas, je vais vous le prouver plus bas. Voir quatre nanas prendre les poses, imiter les gimmicks rock éculés des quatre plus grands machos du business (Rolling Stones exclus, hors-concours), c'est franchement tordant. Une blondinette singe John Bonham ; John-Paul Jones ou la bassiste inodore c'est pareil, de toute façon tout le monde s'en fout ; la guitariste reproduit sans une once de talent les arabesques métalliques de Jimmy Page, quand à Robert Plant, il est successivement brune, noire et blonde. Déjà c'est rigolo mais quant on en arrive aux textes, ça se corse. Par exemple, il y a un vers dans "Dazed and confused" : "soul of a woman was created below",- traduit, ça donne : 'l'âme de la femme à été crée en Enfer"-, eh ben, pas de problème, elles se l'enquillent sans moufeter. Et il y en a à la pelle des comme ça. En plus, elles ne sont même pas vulgaires et certainement pas sexy, elles sont atrocement atones, toutes habillées de blanc, les soeurs Marie-Josèphe de l'Immaculée Gibson. C'est beau la foi, je l'ai toujours dit.
Alors, je mets trois crétineries hilarantes issues de diverses époques du Girl-group le plus hard, à l'ouest de "Pif-Gadget", j'ai nommé : "Zepparella" ! Attention, ça tâche !
"When the levee breaks", Ah l'harmonica ne s'attendait à ça ! Sacré Robert !
"Ramble on", Jimmy est toujours aussi tordue...Et Robert.....Robert...............
"Dazed and confused", difficilement comparable à...quoi que ce soit.....surtout à l'original...
Alors, je mets trois crétineries hilarantes issues de diverses époques du Girl-group le plus hard, à l'ouest de "Pif-Gadget", j'ai nommé : "Zepparella" ! Attention, ça tâche !
"When the levee breaks", Ah l'harmonica ne s'attendait à ça ! Sacré Robert !
"Ramble on", Jimmy est toujours aussi tordue...Et Robert.....Robert...............
"Dazed and confused", difficilement comparable à...quoi que ce soit.....surtout à l'original...
mercredi 2 avril 2014
Nos amis les (petits hommes) Verts
Depuis la fin des trois "premiers" épisodes de Star Wars on se demandait où étaient passés leurs héros en attendant que Disney ne réactive la franchise pour la fin ultime de l'histoire. Et bien Jabba the Hutt a fait comme le bon Maître Yoda, il s'est planqué chez Europe-Ecologie-les Verts en attendant que ça se tasse. Une preuve ? Voilà.
Il est vrai que la Force comme énergie à basse émission en gaz carbonique, on a pas fait mieux. Pourtant Jabba n'a pas complètement renié ses penchants mercantiles ni ses petites fourberies et il semble parfois être du coté bleu marine de la Force. Vivement la suite !
Il est vrai que la Force comme énergie à basse émission en gaz carbonique, on a pas fait mieux. Pourtant Jabba n'a pas complètement renié ses penchants mercantiles ni ses petites fourberies et il semble parfois être du coté bleu marine de la Force. Vivement la suite !
dimanche 9 mars 2014
Un peu plus loin avec le Jazz.
Je ne suis pas un mordu absolu de Jazz. Mes musiques premières sont le Rock (au sens large) et le Blues, c'est ce que j'écoute le plus. Mais j'ai fini par venir au Jazz et au Classique, comme tout mélomane qui se respecte, et je prends maintenant aux deux un plaisir sans mélange qui va en grandissant à mesure que je vieillis, je dirais plutôt, que je me bonifie. Alors, France Musique est très, très souvent ce qui passe chez moi et j'en découvre tous les jours, avec gourmandise et une facilité dont je me serais pas cru capable dans ces deux domaines musicaux il y a une seulement un lustre. Le vendredi soir, vers 22H30, le "Jazz Club" nous propose chaque semaine un concert en direct, ce qui ne manque pas de cran, je trouve, et Yvan Amar nous permet ainsi d'entendre quel Jazz on joue aujourd'hui. Et là, il y a de tout, ça peut s'avérer être très esthétisant et chiant, sans émotion et sans groove, ou bien encore être une simple resucée du passé, affadie et terne, ou encore pleinement actuel, vivant, juteux de feeling et de swing. C'était le cas, quand Amar a programmé le concert de Bad Plus et Joshua Redman lors d'un festival d'été dont je crois me souvenir que c'était celui de Marciac. Le trio plus le saxophoniste, nous avait alors sorti un set du feu de Dieu, d'une qualité digne des Maîtres de cette musique et le public leur avait fait un triomphe entièrement justifié. Je mets un morceau qui est aussi un morceau de bravoure : "Silence is the question". Non, c'est mal dit, ce n'est pas ça, il n'y a pas là que du courage et de la puissance, il y a une simplicité qui se ramifie en strates complexes, il y a une effervescence vitale qui monte jusqu'à la transe, il y a un chant qui devient souffle épique, des modulations de prières qui atteignent au plus haut degré de la Grâce humaine. Ce soir-là, Yvan Amar avait décroché le jackpot et ses auditeurs avec lui. Il me semble que le concert n'était pas disponible à la ré-écoute pour des questions de droit, comme on dit. Toujours est-il que j'ai retrouvé un concert espagnol des quatre musiciens sur Youtube et qu'il est de la même trempe que celui de France Mu. C'est de là que je tiens la version ci-dessous du titre, aussi transcendante et chamanique que celle que j'avais entendue sur les ondes radio.
Je vous encourage vivement à écouter ce morceau, c'est de la grande musique, tout simplement (comme si la grande musique c'était d'une quelconque manière "tout simplement"...). Je ne m'étendrai pas sur le fait que le silence est en effet "LA" question de la musique, ils en parlent mieux que moi pendant douze minutes.
Je vous encourage vivement à écouter ce morceau, c'est de la grande musique, tout simplement (comme si la grande musique c'était d'une quelconque manière "tout simplement"...). Je ne m'étendrai pas sur le fait que le silence est en effet "LA" question de la musique, ils en parlent mieux que moi pendant douze minutes.
mercredi 25 décembre 2013
L'élan créateur est pour demain.
J'ai entendu l'autre jour à la radio un psychiatre ou un psychologue affirmer que l'état dépressif n'avait rien d'anormal et même qu'il était annonciateur de l'acte créateur. Oh la la, les amis, je vous raconte pas ce que je vais vous pondre ! Ça va être dément, les mecs, une véritable Chapelle Sixtine du blog, un Codex total digne de Léonard en 80 000 posts où j'aurais TOUT mis, vous m'entendez, TOUT, et même le reste. Une Bible, un Talmud, Le Coran, la Recherche du Temps Perdu du petit Marcel, l'équivalent de l'oeuvre entière de Jean-luc Goldman (ça commence à bien faire Jean-Jacques, hein ?), tout ça en des pages subtiles et raffinées à l'extrême. Du concentré de Génie, le vrai truc, du pur porc. Enterrés Spinoza, Homère, Cervantes et Shakespeare. Dézingués Patrick Topaloff et Jean Roucas.....J'arrête, là, je ne voudrais pas pérorer par avance sur ce qui va ADVENIR, que rien ne peut empêcher d'arriver et ce qui changera la face de notre planète. Bon, en attendant, je vais prendre mes deux Prozac, un grog et je vais me coucher, je commencerai demain, hein ?. Je vous donnerai régulièrement des nouvelles de ce Grand Oeuvre en marche. N'hésitez pas à me demander si j'oublie, je suis si négligent des fois. Bon, allez, à plus dans le bus et à bientôt en bateau. Ça va être énorme. Purée, j'ai envie de dormir, moi. Énorme. Bonne nuit.
J'avais pensé illustrer ce post par l'intégrale des quatuors a cordes de Beethoven, un truc consistant, quoi. Mais, je sais rester modeste, en dépit du destin grandiose qui m'attend. Un peu de rire de bon goût ne peut pas nuire. Allez, soyons fous : Odeurs.
J'avais pensé illustrer ce post par l'intégrale des quatuors a cordes de Beethoven, un truc consistant, quoi. Mais, je sais rester modeste, en dépit du destin grandiose qui m'attend. Un peu de rire de bon goût ne peut pas nuire. Allez, soyons fous : Odeurs.
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vendredi 20 décembre 2013
Ron Burgundy is on the loose again.
Je n'aime plus le cinéma. Ça tombe bien, il n'existe plus. A sa place, il y a un business qui vend des shoots d'images qui bougent à tous les agités de la persistance rétinienne. Dans ce registre s'annonce une séquence d'environ 1h45 minutes particulièrement rigolote et débile. Notons, au passage, l'identification du "comique" et du "débile" dans cette nouvelle façon d'aligner les images animées. Alors là, ça s'appelle" "Anchorman 2, the Legend continues", soit, en français "Légendes Vivantes", et c'est avec Will Ferrell et toutes la bande habituelle des productions de Judd Apatow, le nouveau Mogul de la "Comédie" américaine. Ca n'a plus grand-chose à voir avec les délices raffinés de "I was a male war bride" de Hawks, "Adam's rib" de Cukor, "Notre homme Godffrey" de Grégory la Cava où "Les voyages de Sullivan" de Preston Sturges. Ca n'a même rien à voir avec ces "films", rien du tout. N'empêche, je n'avais pas vu une bande annonce aussi drôle, depuis celle de "Dumb & Dumber" Le pitch ? Ouais. L'équipe des quatre gaillards du journal télé de la soirée de San Diego en 1979 est de retour au début des Eighties pour lancer Global News Network, parodie de CNN. Ce film sort pour les fêtes de Noêl aux Etats-Unis et arrivera sur nos écrans en juin. Il a été précédé d'une petite "mise en condition" du public assez inédite puisque les Américains ont pu voir Will Ferrell jouant son rôle de Ron Burgondy, le "Anchorman" imbu de lui-même à l'infini+ 1 sur tout les plateaux de talk-shows et autres journaux télévisés possibles. IL a ainsi aligné les conneries sans sourciller, affublé d'un sérieux sans faille et d'une coupe de cheveux en tungstène, sans parler de sa moustache qui fait de lui, somme toute, un homme assez inquiétant.
La bande-annonce que je vous propose est en anglais. C'est plus compliqué, je l'accorde volontiers, mais elle est bourrée de petites idiosyncrasies étatsuniennes qu'il est bon de saisir. J'insiste sur l'utilisation optimale d'un morceau pseudo-épique de Van Halen qui trouve là sa place définitive et impayable :"Dance the night away". Préparez-vous, mortels, il va falloir tâcher de survivre à un déferlement de bêtise hilarante comme rarement subi !
Messieurs Will Ferrell, Paul Rudd, Steve Carell, David Koechner dans : "Anchorman 2, the Legend continues"
Je n'ai jamais dit que ça allait être facile !
En bonus, Ron Burgundy ravage l'Australie et vampirise l'antenne de "The Project", un talk-show local, très populaire. J'aimerais bien le voir interviewer Vladimir Poutine, par exemple. " Good Evening, I'm Ron Burgundy. Here what's going on in your world tonight." Dit par Lui, ça fait tout de suite peur.
La bande-annonce que je vous propose est en anglais. C'est plus compliqué, je l'accorde volontiers, mais elle est bourrée de petites idiosyncrasies étatsuniennes qu'il est bon de saisir. J'insiste sur l'utilisation optimale d'un morceau pseudo-épique de Van Halen qui trouve là sa place définitive et impayable :"Dance the night away". Préparez-vous, mortels, il va falloir tâcher de survivre à un déferlement de bêtise hilarante comme rarement subi !
Messieurs Will Ferrell, Paul Rudd, Steve Carell, David Koechner dans : "Anchorman 2, the Legend continues"
Je n'ai jamais dit que ça allait être facile !
En bonus, Ron Burgundy ravage l'Australie et vampirise l'antenne de "The Project", un talk-show local, très populaire. J'aimerais bien le voir interviewer Vladimir Poutine, par exemple. " Good Evening, I'm Ron Burgundy. Here what's going on in your world tonight." Dit par Lui, ça fait tout de suite peur.
mercredi 11 décembre 2013
Lou Reed est-il mort ?
C'est bizarre quand même, Lou Reed est mort il y a un mois et il fait encore de la pub pour un équipement Haute-Fidélité. Voyez ci-dessous.
Je vais lui filer un coup de pieu dans le coeur à cette vieille vache, histoire qu'il vienne plus nous casser les couilles avec des sentences du genre" My life is music"
Déjà, prends ça dans ta face, Lou, ça va te calmer un peu.
Je te conseille d'écouter ça au casque, bien fort, poète de la marginalité de mes deux.
Je vais lui filer un coup de pieu dans le coeur à cette vieille vache, histoire qu'il vienne plus nous casser les couilles avec des sentences du genre" My life is music"
Déjà, prends ça dans ta face, Lou, ça va te calmer un peu.
Je te conseille d'écouter ça au casque, bien fort, poète de la marginalité de mes deux.
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mardi 10 décembre 2013
L'Amour à Marche ou Crève.
Cette chanson, je l'ai d'abord rêvée. Et un jour, paf ! je l'ai entendue. Ça m'a fait un choc. Y'avait tout : la choriste noire qui crie son mal d'amour, le guitariste blanc cocaïné à mort qui balance son riff funky pour la 350 ième fois de la nuit "Une dernière coco, pour la route", et Boule Noire, concentré d'Amour enfiévré qui tance sa mousmé à coup de canne et la charme sans lui laisser une chance "...comme MOI je t'aime...". La pauvrette y passera, y'a pas et tout le monde est à la limite de perdre la raison. C'est un pandemonium sentimental, une apocalypse d'Amour selon Saint-Funk, et personne n'allait en sortir indemne. J'aime vivre dangereusement, quand j'écoute ce truc-là, je suis à poil et sans défense, à bout de souffle. Seule une rose rouge peut me sauver la mise. Elle a une odeur musquée.
Boule Noire (de son vrai nom George Thurston) est mort en 2007 d'un cancer collorectal. Tu m'étonnes. Voilà t'y pas la profondeur du truc.
Version 1978.
Version 1990
Boule Noire (de son vrai nom George Thurston) est mort en 2007 d'un cancer collorectal. Tu m'étonnes. Voilà t'y pas la profondeur du truc.
Version 1978.
Version 1990
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jeudi 31 octobre 2013
Maître yoda is back !
On vient de retrouver 30 minutes d'images inédites de "Stars Wars". Minable ! Ridicule ! Ah, je ris ! Moi, je viens de retrouver Maître Yoda EN PERSONNE, planqué "undercover" chez Europe-Ecologie-les Verts. "A l'origine, la peau de Yoda verte être, alors lui chez les Verts s'encarter" m'a-t-il confié.
lundi 29 juillet 2013
Perdus dans la musique. Acte III
Les Isley Brothers sont des forces de la Nature et un des groupes en activité à la plus grande longévité. Songez un peu que "Twist and shout" en 1962, c'était eux. S'en sont suivis une bonne quarantaine d'albums très variés. Et en 2001, Ronnie Isley et son frère Ernie, le guitariste surdoué, sortent un CD intitulé "Eternal". L'alter-ego de Ronnie Isley, "Mister Biggs", une sorte de Godfather noir, y fait sa première apparition notable. On le reverra chez R. Kelly dans une scie géniale et imbitable dont l'idée du clip est piquée à "Pulp fiction" : "No one has to knows", "Personne n'a à le savoir"...devinez quoi !!!
L'album est torride, il sent la sueur et les fluides corporels en tous genres disséminés un peu partout. Pour peu que la nuit soit vraiment chaude, si on est seul, ça devient intenable. Et paf ! voilà t'y pas qu'ils reprennent sans se démonter (pas le genre) une très belle chanson des Chic, c'est à dire du duo Rodgers/Erwards qui nous occupait il y a peu : "Warm summer night". Le truc est simplement dégoulinant. Les paroles rajoutées par Mister Biggs sont obscènes (In a minute/ I'll be in it...) qu'importe, on dirait que le disque propage des phéromones dans tous les sens. Ça fait couiner, râler, hurler. Sur internet, je ne sais pas si ça marche. Je pense que oui.
Donc "Warm summer night" deux fois. Chauffé à blanc (si je puis dire) par Ronnie et Ernie Isley.
Puis plus classieux par les créateurs du morceau : Chic et leurs choristes-walkyries du disco.
Le clip est fourni par un sympathique érotomane aux goûts plus que douteux. Grâce lui soit rendue.
Petit plaisir perso en bonus.
L'album est torride, il sent la sueur et les fluides corporels en tous genres disséminés un peu partout. Pour peu que la nuit soit vraiment chaude, si on est seul, ça devient intenable. Et paf ! voilà t'y pas qu'ils reprennent sans se démonter (pas le genre) une très belle chanson des Chic, c'est à dire du duo Rodgers/Erwards qui nous occupait il y a peu : "Warm summer night". Le truc est simplement dégoulinant. Les paroles rajoutées par Mister Biggs sont obscènes (In a minute/ I'll be in it...) qu'importe, on dirait que le disque propage des phéromones dans tous les sens. Ça fait couiner, râler, hurler. Sur internet, je ne sais pas si ça marche. Je pense que oui.
Donc "Warm summer night" deux fois. Chauffé à blanc (si je puis dire) par Ronnie et Ernie Isley.
Puis plus classieux par les créateurs du morceau : Chic et leurs choristes-walkyries du disco.
Le clip est fourni par un sympathique érotomane aux goûts plus que douteux. Grâce lui soit rendue.
Petit plaisir perso en bonus.
lundi 15 juillet 2013
Queens of the Stone Age : Passé, Présent, Futur.
Les Queens of Stone Age ont un problème ; un gros ; ils sont devenus mauvais. Ce problème a un nom, celui de leur leader : Josh Homme. Josh Homme est un type qui a de l'épaisseur. Il suffit de le voir. Il aime ça, l'épais, le "thick". Pour lui, plus c'est épais plus ça a de consistance, plus ça a de valeur. Le gras, ca n'en a pas, le maigre n'en parlons pas, il lui faut du collant, du gluant, du Pento au litre. Et ça a marché pendant quelques temps. D'abord avec Kyuss, puis avec les Queens of the Stone Age, à partir d'un matériau assez basic, Josh Homme a commencé à empiler les couches et les couches de son pour arriver à une texture bien épaisse qu'on a appelé "Rock Stoner". L'acmé de cette façon de créer ou l'accumulation de strates tient lieu de construction, se trouve sur l'album "Songs for the deafs", le très bien nommé. Tellement fort que même les sourds pouvaient l'entendre. Ouais, ouais, ouais, seulement après, que faire ? Quand on a atteint un tel degré d'épaisseur, ça fige, ça stagne, ça prend. Comment se dégager ? Et bien, Josh Homme a fait ce qu'il devait pour accéder à un peu plus de finesse, il a commencé à enlever des couches, à épurer, à chiader un peu plus ces compos. C'était sa seule issue. C'était le début de la fin, et ça n'en finira pas de finir, sans plus de regain, c'est aussi sans issue. Car Homme ne l'a pas ce talent là, le talent du maigre, du fin, celui d'aller quelque part à partir de presque rien et de s'y tenir sans construire d'autoroute (pour l'Enfer ou assimilé). Il n'est pas Mac Cartney, encore moins Nick Drake, et même pas Elton John, venu le narguer sur le dernier album en guest star tout à fait appropriée quand on sait le talent de John pour faire des pièces montées avec pas grand-chose, et des beautés rares avec quelques accords nus.
Donc Homme dévalera la pente de l'épaisseur jusqu'à nous faire des albums acoustiques d'un nulle finesse sur lesquelles tout le monde s'extasiera (sauf Bob Dylan). C'est prévisible et comme de juste, ça sera mauvais. Pour les Queens ça fait déjà trois album que c'est mauvais. Avec les "Them Crooked Vultures" (Homme, John Paul Jones, Grohl), c'était encore pire. En Art, il est des impasses, il est des fins de non-recevoir. De part ce qu'il aimait et cherchait, Josh Homme est au fond d'un trou qu'il a lui-même creusé, soigneusement et avec réussite. Il n'en sortira plus.
Donc : une bonne chanson dans son genre : l'épais, presque l'épique. "I need a Saga."
Et une foirade, presque grandiose.
Donc Homme dévalera la pente de l'épaisseur jusqu'à nous faire des albums acoustiques d'un nulle finesse sur lesquelles tout le monde s'extasiera (sauf Bob Dylan). C'est prévisible et comme de juste, ça sera mauvais. Pour les Queens ça fait déjà trois album que c'est mauvais. Avec les "Them Crooked Vultures" (Homme, John Paul Jones, Grohl), c'était encore pire. En Art, il est des impasses, il est des fins de non-recevoir. De part ce qu'il aimait et cherchait, Josh Homme est au fond d'un trou qu'il a lui-même creusé, soigneusement et avec réussite. Il n'en sortira plus.
Donc : une bonne chanson dans son genre : l'épais, presque l'épique. "I need a Saga."
Et une foirade, presque grandiose.
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dimanche 19 mai 2013
Number of the Beast + un.
Le post précédent était le 666 ième. Il est temps de marquer une pause satanique. J'ai rencontré le Diable pour la première fois en 1987. Il avait une jupette et des sandales en cuir. Il me l'a mise profond. Depuis lors, je le croise régulièrement. Certes, il est hardcore, mais il lui arrive d'être drôle plus souvent qu'à son tour.
lundi 6 mai 2013
THRILLER !
Le guitariste de Slayer est mort. ON S'EN FOUT. NOUS, CE QU'ON VEUT C'EST DU BAD ASS, DU DANGEROUS, DU KILLER !!!!!!!!
C'est parti M'sieurs, 'Dames.
Souris, danse ou meurs.
C'est parti M'sieurs, 'Dames.
Souris, danse ou meurs.
lundi 29 avril 2013
ENIGME ASIATIQUE
?????????????????????????????? Est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce truc-là ???????????????????? Là en-dessous???????????????
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mardi 18 décembre 2012
Le goût d'une femme, suite.
Vous pouvez me présenter les mets les plus raffinés, les saveurs les plus complexes de toutes les cuisines du monde, le goût que je préfère avoir en bouche, c'est le goût d'une femme. Rien ne m'est plus délicieux. J'ai connu et aimé le goût de quelques femmes, mais il n'est celui que d'une à me rester sur le bout de la langue. Il me suffit de penser à elle et il me vient. Il est fort et épicé, sans suavité aucune, enivrant comme un alcool fort et c'est alors tout son corps qui me vient sous les mains, corps qui a si bon goût. C'est une madeleine de Proust. Le temps s'est arrêté là et il ne fait que revenir, toujours aussi frais, car cette odeur est fraiche, toujours fraiche. Je n'aime pas les parfums qui masquent les odeurs des corps, ou alors séparément des corps, par eux même, oui, là ils peuvent m'enchanter. Mais ma vie est déjà enchantée de ce parfum unique, singulier, d'écorce de bois doux, de café, d'ambre et d'un peu de citronnelle. Qui a cette chance ? Je ne sais pas. Lui, au moins.
Lee Hazlewood :"A taste of you"
Lee Hazlewood :"A taste of you"
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