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lundi 20 novembre 2017

Après la Mort, la flamme du souvenir.

Charles Manson est mort. C'est plutôt une bonne nouvelle, ça. Il encombrait. En particulier le rock. J'espère qu'on en parlera moins. Malcom Young est mort aussi, de démence. Comment voulez-vous qu'il en fut autrement ? Je ne mettrai pas de titre d'AC/DC ici, c'est pas un blog pour ado. Grant Hart y est passé aussi il y a peu et ça n'a pas fait beaucoup de bruit, alors je vais mettre un morceau de Hart avec Hüsker Dü le groupe qu'il formait avec Bob Mould à la guitare (son ex-ami, (amant ?)) et Greg Norton à la basse. Lui était batteur, un excellent batteur, au style unique. Je vais mettre aussi un morceau tiré de son album solo "Intolerance", un des vingt meilleurs disques jamais sortis. On célèbre le premier anniversaire de la mort de Léonard Cohen. Il manque pas mal, le vieux. J'écoute ses disques. J'entretiens la flamme du souvenir. C'est comme ça que ça se passe maintenant. La Toussaint est compliquée. De plus en plus.
NB : Il y a aussi PNL, que j'ai découvert récemment et dont je ne sais que penser. C'est bien, PNL. C'est bien aussi de ne pas les écouter. J'vais pas les mettre. J'vais d'abord essayer d'entraver les paroles...
Tiré du sept titres "Metal Circus" : "Diane".

Grant Hart à son meilleur. "2541"

lundi 16 octobre 2017

Comme à Gravelotte.

De bien mauvaises nouvelles tombent comme des grenouilles sur l'Egypte. Aprés Walter Becker c'est Grant Hart qui y est passé. On ne peux imaginer deux talents musicaux plus différents, voire opposés, n'empêche, ils étaient des maîtres chacun à leur manière.
Grant Hart avec son groupe Nova Mob dans les années 90.

Walter Becker avec son pote Fagen dans Steely Dan. Un de leurs morceaux que je préfère : "FM". C'est juteux de feeling.

Grant Hart avec Husker Du et donc Bob Mould, dans une de leurs plus belles chansons, issue de l'avant-dernier album du groupe. "Je ne veux pas savoir si tu es seul". Celle-là, il l'a toujours aimé

mardi 25 août 2015

Too much of anything isn't enough. (Psychotic saying)

Eux, ce sont mes deux héros. Mes préférés je crois, avec les Stones des années 60. J'ai découvert Paul Weller très jeune, j'avais à peine seize ans. J'aimais tout chez lui : sa nervosité, sa voix, son ambition, sa morgue, le son de sa Rickenbaker. Je n'ai jamais cessé de l'admirer, de l'écouter. Son dernier album est une petite perle de Pop britannique dont il a le secret. Faut dire aussi, en ce moment il a la pèche, il s'est remarié avec une petite mignonne moitié plus jeune que lui et il lui a fait des jumeaux.
J'ai découvert Bob Mould plus tard, en 1986, j'avais vingt-deux ans. Un peu plus et lui et son (petit?) ami Grant Hart (étaient-ils ensemble ou pas ?) devenaient les Beatles du Grunge, le premier groupe Indé a triompher dans les charts. Pour ça, il allait falloir attendre 1991 et Nirvana mais eux, c'était la base, l'Alpha et l'Oméga de toute cette scène dont Cobain allait émerger. J'admire Bob pour son écriture lyrique, frôlant la grandiloquence, son jeu de scène, son mal-être, les tonnes de guitares qu'il empile à la production, sa voix et finalement son style, identifiable entre mille, inimitable.
C'est sûr, il joue trop fort, il produit ses albums à un trop haut volume de distorsion, bah, Weller est comme ça aussi, c'est leur façon d'être : trop fort. C'est aussi la mienne.
Deux chansons récentes assez posées de ces Messieurs : Paul Weller : "Going my way", Bob Mould : "Let the beauty be", un cri du coeur, un programme de libération.
(Vous savez comment arranger une chanson avec trois fois rien ? Il faut mettre des "Handclaps", ça sonne tout de suite.)

(Bob mould jeune et vieux. Ruiné en beauté.)

lundi 24 août 2015

La Grande Guerre.

Je lutte. Je suis en guerre depuis tellement longtemps maintenant. Je dirais de mon ennemi qu'il est peu surprenant et que je le connais par coeur. Il change peu et donc j'ai pu lui asséner moults coups et me faire mal mais ça ne me tue pas. Cet ennemi consentant à la torture, à la violence, au mal, c'est moi. Je me suis scindé en deux et je me livre une lutte à mort. A vrai dire la mort est déjà là, latente, la haine ou l'amour, tous les deux excessifs, que je me porte à coups de débordement physiques ou mentaux, me mettent dans un état morbide de passivité sans but et de culpabilité pervertie. Je me soigne à grands coups de médocs, de rêves éveillés mégalos et de mauvais sommeil. C'est surtout fatiguant, à la longue. Au début, j'ai cru que c'était la société qui était mal faite, qu'il y avait une injustice commise à mon égard et aussi envers plein d'autres. Je suis grand maintenant et c'est vrai que le monde ne tourne pas très rond mais je sais aussi que toutes ces petites croyances absolutistes en un grand soir de joie égalitaire étaient puériles et sont simplement un masque que ma colère avait revétu. Oui, ma colère et ma tristesse, si complètement invincibles, si complètements intangibles, contre lesquelles j'ai beau me débattre et qui gagnent toujours à la roulette russe de "rogner un petit peu de vie, c'est toujours ça de pris". Je ne connais pas le calme, pas la paix, pas le repos. Et pourtant, je travaille peu. Non, le travail, le mien, est celui que la Bête fait sur la Bête, une destruction habile et la plupart du temps, presque silencieuse, qui portera ses fruits tôt ou tard (j'ai déjà frôler la mort). Je me fais la guerre, je me ronge, je me tue, à petit feu, très surement pour respecter une promesse, celle que j'ai faite à une femme qu'elle ne partira pas seule. Je l'accompagne. Je prolonge sa peine. Je mourrai avec elle, en elle, et elle en moi. Je meurs avec elle et je me sers de la vie pour ça. C'est la toute la perversité de la chose, sa seule beauté, si l'on veut bien y songer un instant, cette fidélité, cette promesse faite que la fin aura un sens puisqu'elle se fera à deux. Je lutte à deux, je fais la guerre à deux, l'avantage c'est que je mourrai à deux, toute solitude brûlée comme un mauvais combustible, moi qui en connais de bien meilleurs. Illusions ? Ah, ça c'est une idée ! Vous en avez une autre à me proposer ? Comment ? Une viable ? Vous êtes trop bon !


vendredi 10 octobre 2014

Old man, take a look at my life...

Aujourd'hui je suis allé à l'enterrement du père d'un ami. Je l'aimais bien cet homme. Je n'étais pas le seul et il y avait un monde fou. Ca a été assez pénible pour moi. Evidemment on s'est retrouvé au bar pour parler de lui et d'autres choses. D'autres choses ? Je suis rentré chez moi, et, comme j'écoute Hüsker Dü en ce moment, je me suis rappelé de cette chanson de Bob Mould que Grant Hart déteste et qui s'appelle "Hardly getting over it" qu'on peut traduire par "J'arrive à peine à faire avec".
Il y a ces vers dans la chanson :
"My parents
They just wonder
When they both are gonna die
And what'll I do when they die?"

"Mes parents
Ils se demandent juste
Quand ils mourront tous les deux
Et (qu'est ce) ce que je vais faire quand ils seront mort ?"
Ensuite il y a le refrain.

" Well, I'm hardly getting over it
Hardly getting used to getting by
Hardly getting over it
Hardly getting used to getting by, by"

"Et bien, j'arrive à peine à faire avec
J'arrive à peine à m'habituer à faire avec
A peine à faire avec
A peine à m'habituer à faire avec"

Je me suis toujours demandé si Bob Mould avait voulu dire que ses parents, pensants à leurs morts prochaines, s'inquiétaient de ce que leur fils allait devenir après elles, ou s'il se demandait à lui-même comment il s'en tirerait sans ses parents
Pour moi, c'est la deuxième option. Car pour le pire, et rien que pour le pire, une malédiction, une déroute pèse sur moi et ma lignée, et je me demande ce que je fous là, sans mes parents. Avec la rage et l'amertume qu'ils m'ont instillé, à regarder mes mains inemployées, pleines de mal et de violence, qui ne me servent à rien même pas à me tuer. Et l'absence, je ne m'y fais pas, je ne m'y ferais jamais. Penser à d'autres choses ?


Magnifique chanson. La réplique de Grant Hart sur le même album, "Candy Apple Grey", leur premier sur une Major Company de disques (Warner) est du même tonneau. "Je ne veux pas savoir si tu es seul(e)"

lundi 6 octobre 2014

Toutes les années sont importantes.

Pour donner une suite un tant soit intelligente au post précédent je vais mettre plusieurs vidéos. Tout d'abord, je vais rendre un hommage simultané et appuyé à Bob Mould et Grant Hart en mettant deux morceaux de leurs faramineux premiers albums solos. Si vous êtes un peu mélomane, je pense que vous allez ressentir la qualité des deux extraits.
Bob mould : "Whishing Well", précédé du très mélodieux "Sunspots".

Grant Hart : "All of my senses" Du grand (H)Art. Ça me fait frissonner à chaque fois.

Et puis j'ai dit que la reprise de "Wonderwall" par Ryan Adams était bonne Je la mets donc.

Des années importantes.

Je ne vais pas m'attarder sur les souvenirs de "These important years" ( de 20 à 25 ans) qui me lient à Hüsker Dü, mais souligner l'importance de ce groupe. Sans eux, pas de Nirvana, pas de Grunge. Ils préparent la sortie de tout en beauté ! En 1987 sort le mirobolant "Warehouse : songs and stories". A l'époque Bob Mould et Grant Hart, les deux compositeurs du groupe, ne se parlaient presque plus, comme les Beatles à celle de l'Album Blanc. "Warehouse..." ressemble d'ailleurs au "White Album", le génie y avance par saccade, en ordre dispersé. C'est le testament du groupe Hüsker Dü. Il était temps, ils ont failli y passer tous les deux. Suite à cela, Hart et Mould vont prendre une bonne bouffée d'air frais et sortir chacun de leur coté un chef-doeuvre : "Workbook" pour Mould, "Intolérance" pour Hart. Pour Mould c'est un album presque heureux, guéri du bruit d'Hüsker Dü, acoustique avec des compos chiadées au possible. Hart de son coté nous livre une recherche sur les fondamentaux du Rock-Indé, il invente, recrée, trouve des perles rares.
Cette éclaircie ne va pas durer et dès l'album suivant, Mould renoue avec ses démons auto-destructeurs et nous gratifie de "Black Sheet of Rain" un album totalement déprimant. Hart va tenter l'aventure en groupe avec Nova Mob et ça sera génial, mais il ne dépassera pas le statut d'auteur culte. C'est Cobain qui ramassera la mise. Et la balle.
Alors, voici la version originale de "Black Sheet Of Rain". Bon Courage. Et puis, après une reprise par un petit gars très doué dans cet exercice (écoutez celle de "Wonderwall" d'Oasis").

lundi 30 juin 2014

Bob Mould un peu moins, un peu plus, c'est pas pareil.

Le dernier album en date de Bob Mould n'est pas mal du tout. Je dis ça à chaque fois, je sais, alors est-il vraiment meilleur ou pire que ces prédécesseurs ?  Le temps passe et Bob Mould semble échouer à nous pondre les chefs-d’œuvre qu'on le sait capable de délivrer. C'est dommage, il devient anodin ; on l'aime moins. On est de moins en moins nombreux à en avoir quelque chose à foutre de Bob Mould. Pourtant, à ré-écouter ses deux premiers albums solos, le premier Sugar et le EP "Beaster", d'autres titres par-ci par-là, le talent de ce mec saute aux yeux. Comme celui de son binôme d'Hüsker Dü, Grant Hart, lui aussi surdoué, lui aussi un peu embourbé dans une histoire compliquée. Il n'est pas facile, au fond, de se tailler une place song-writer classique sur une longue distance à l'époque des machines et d'un type radicalement autre de composition et de format. A ce jeu-là, ils ne s'en tirent finalement pas trop mal. Pour Mould, son dernier effort est supérieur aux précédents parce qu'il a engagé deux acolytes qui sont d'excellents musiciens, et, cette qualité est la condition sine qua non d'un travail réussi pour lui. Il y a là le batteur de Superchunk qui abat un boulot énorme en même temps qu'il semble mettre à nu deux ou trois hectares de forêt vierge. Le bassiste est futé, inventif et ne semble pas paralysé par une admiration béate. Bob n'avait pas eu de backing-band de cet acabit depuis Sugar, tous les critiques le soulignent. De ce fait, Mould semble ne pas s'être laissé aller à la facilité de couches de guitares saturées et saturantes, il a diversifié son inspiration et sa production qui, dans l'ensemble est bonne mais comprend en plus quelques perles dignes d'un album d'Hüsker Dü. Oh la la, je m'avance beaucoup là ! Et pourtant, écoutez ce "Kid with crooked faith" absolument inapaisé.
Après, Mondial oblige, un extrait de son premier album solo de 1989 : "Brasilia crossed with Trenton". Cet album demeure un des meilleurs albums de song-writers de ces années-là, avec le "Intolerance" de Grant Hart, le "Bring the Family" de john Hiatt et le "Oh mercy" de Bob Dylan, entre autres.

Et puis tiens, un morceau évident du dernier Mould : "Let the beauty be"

samedi 9 février 2013

Alex, Paul, Bob et......les autres

Voilà une reprise du feu de Dieu  du tube des Archies "Sugar, Sugar" par l'irremplacable Alex Chilton, ici passablement énervé. Il avait commencé, lui même, en pondant à l'âge de 16 ans un Hit qui est devenu un incontournable des Sixties " The letter". Il aurait pu enchainer sur le même filon mais il était anticonformiste, imprévisible et détestait la routine. Il n'a cessé de prendre tout le monde de court, en se constituant une bonne bande d'admirateurs amateurs de surprises et d'étonnements réjouissants. Parmi ceux-ci, on trouve Paul Westerberg, ex-leader des Replacements, qui lui a dédié une chanson qui porte tout bonnement son nom. Westerberg est de la même lignée que Chilton.

Très bonne version, elle-même assez énervée.
Quant à Bob Mould, je constate avec plaisir qu'il n'est toujours pas calmé. Mon plaisir est décuplé quand je vois le clip de sa dernière chanson. Son son est meilleur, il a enlevé un peu de disto et il semble jouer "en groupe", en synthonie avec ses musiciens. Il lui manque toujours Grant Hart, mais ça, c'est la même histoire que pour Mc Cartney et Lennon, séparemment, ils sont moins bons. Un changement de taille : Bob est maintenant beau. Le clip l'est également.

mardi 2 mars 2010

Je signale à qui veut bien l'entendre qu'un nouvel album de Grant Hart vient de sortir dans l'indifférence générale. Il s'intitule " Hot Wax " Il est un peu moins bon que son chef d'oeuvre " Intolerance" mais il plane quand même largement au-dessus du lot de la production actuelle. Grant Hart c'est le mec qui fait Ringo et John dans la vidéo ci-dessous. Plus bas le clip ultra-vendeur de son dernier single en date. Encore en-dessous,Bob Mould,son ex-petit copain d'Hüsker Dü avec Sugar il y a quelques temps