J'ai ça qui me trotte dans la tête depuis l'autre jour, alors je le mets. Et puis cet extrait d'une émission où Michel Berger rencontrait Serge Gainsbourg. Ce dernier est assez clair : "France, elle m'a sauvé la vie. " Rien que pour ça hein... Ah oui, je voulais ajouter une chose, je la trouve belle France Gall, belle et érotique. En fait, elle avait assez peu de chances de finir vieille fille. Les paroles sont exquises.
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lundi 29 janvier 2018
lundi 8 janvier 2018
France Gall : une cruche peut-être mais remplie de bonnes choses.
France Gall est décédée. Il y a longtemps j'ai mis sur ce blog un post qui est assez consulté. J'y parle de "l'affaire des Sucettes" et je me pose des questions sur le fait que France dise n'avoir pas capté le sens "profond"du texte de Gainsbourg. Ouais. Qu'importe au fond que France Gall ait compris ce qu'elle chantait, la chanson est tellement bonne qu'elle balaye tout sur son passage et renvoie les hommes et les jeunes filles à leur incessant jeu de billard à trois bandes amoureux. Elle avait eu du pif de choisir Gainsbourg et sa "Poupée de cire, Poupée de son"; lui avait senti le coup fumant et la trouvait "épatante". Et elle l'était. Quel charme délicieux de Lolita made in France (c'était dans l'air du temps et c'est une chose que Sheila n'avait pas, ni Hardy) ! Quelle perverse douceur ! Quelle candeur évanouie au premier contact ! Alors les questions persistent st signent sur la jolie blonde et on se demandait, à l'époque (et maintenant encore) quels tours de prestidigitation sexuels se cachaient derrière son visage enchanteur de poupée blonde aspirant à se faire gentiment démantibuler ? Ah tout est possible, tout est imaginable à qui sait écouter (merde, en plus elle sortait avec Cloclo quand même !) !
De 1963 à 1968 l'intégralité de sa production est BONNE. Contrairement à ce crétin d'Halliday, elle fit appel à des compositeurs et auteurs français qui laissèrent leurs neurones fonctionner et lui firent un répertoire sur mesure lui donnant une image d'écolière avertie et ingénue, au choix. Tout ce que le Landernau musical comptait de pointures pop à écrit pour France Gall et il est notable que pas mal de ses chansons prêtent à une interprétation suggestive, sont équivoques, à double sens et pas seulement "Les sucettes". Des exemples ? Il y en a tant...l'embarras du choix les amis, allez zou, au bonheur des hommes !
Coquine, va ! Le reste, tout le reste est BON. En 1968 ça commence à tourner vinaigre mais on trouve quelques perles comme celles-là, arrangée pour la première par le génial dilettante David Whitaker. France a mûri, elle se cherche. Des fois elle trouve. Pour la deuxième chanson les paroles sont de Jacques Lanzmann, rien de moins.
Il y a même un titre qui éclaire d'une lumière étrange son rapport aux mots qu'elle chante (ou pas).
Voilà une candeur bien remplie de sous-entendus que tout le monde comprend, y compris la chanteuse. Après toutes ces aventures dignes d'une courtisane un peu au courant des choses de la vie, elle va tomber sur Michel Berger en 1973 qui lui composera une série de hits imbattables qu'elle défendra avec ardeur et un succès qui ne se démentira pas. Mais c'est une autre histoire...que j'aime moins.
De 1963 à 1968 l'intégralité de sa production est BONNE. Contrairement à ce crétin d'Halliday, elle fit appel à des compositeurs et auteurs français qui laissèrent leurs neurones fonctionner et lui firent un répertoire sur mesure lui donnant une image d'écolière avertie et ingénue, au choix. Tout ce que le Landernau musical comptait de pointures pop à écrit pour France Gall et il est notable que pas mal de ses chansons prêtent à une interprétation suggestive, sont équivoques, à double sens et pas seulement "Les sucettes". Des exemples ? Il y en a tant...l'embarras du choix les amis, allez zou, au bonheur des hommes !
Coquine, va ! Le reste, tout le reste est BON. En 1968 ça commence à tourner vinaigre mais on trouve quelques perles comme celles-là, arrangée pour la première par le génial dilettante David Whitaker. France a mûri, elle se cherche. Des fois elle trouve. Pour la deuxième chanson les paroles sont de Jacques Lanzmann, rien de moins.
Il y a même un titre qui éclaire d'une lumière étrange son rapport aux mots qu'elle chante (ou pas).
Voilà une candeur bien remplie de sous-entendus que tout le monde comprend, y compris la chanteuse. Après toutes ces aventures dignes d'une courtisane un peu au courant des choses de la vie, elle va tomber sur Michel Berger en 1973 qui lui composera une série de hits imbattables qu'elle défendra avec ardeur et un succès qui ne se démentira pas. Mais c'est une autre histoire...que j'aime moins.
vendredi 20 mai 2016
Il y avait même Sergio, le fils maudit.
Je vais mettre ci-dessous une chanson de Serge Gainsbourg. Elle est tirée d'un album que je n'aime pourtant pas beaucoup, "L'homme à la tête de chou", sur lequel je trouve Sergio un peu trop "facile". Ca n'a pas la tenue de "Melody Nelson". Mais les paroles de "Marilou sous la neige" sont belles et tiennent en l'air presque sans musique. De la poèsie, quoi. Et surtout Gainsbourg fait l'effort de chanter, comme David Bowie, comme Prince, comme Bob Dylan, comme Caruso et il chante drôlement bien. Notez comme il dit "...la fraicheur de l'inédit...", et pas "...la fraicheur de l'innocence...". Il connaissait son Baudelaire, l'homme Gainsbourg.
En-dessous, je vais en mettre une autre, aux paroles splendides et aux arrangements impeccablement distanciés, juste ce qu'il faut pour aborder le sujet, plutôt tabou, plutôt casse-gueule. Résultat, ça passe, et même bien. Je mets les lyrics encore en-dessous.
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Referme sur moi tes ailes
En-dessous, je vais en mettre une autre, aux paroles splendides et aux arrangements impeccablement distanciés, juste ce qu'il faut pour aborder le sujet, plutôt tabou, plutôt casse-gueule. Résultat, ça passe, et même bien. Je mets les lyrics encore en-dessous.
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Referme sur moi tes ailes
Mon bel ange ma toute belle
Oh my Lady Héroïne
Ma liaison clandestine
En douceur mon sucre candi
Emmène-moi au paradis
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Toi mon amour platonique
Mon bébé ma fille unique
Oh my Lady Héroïne
Aussi pure que Justine
Tous les malheurs de ta vertu
Et tous ses bonheurs me tuent
Oh my Lady Héroïne
Dans ta beauté je devine
Quand ton regard me transperce
Tous les charmes de la Perse
Oh my Lady Héroïne
Mon opium ma cocaïne
Est-tu venue d'Extrême Orient
Ou bien d'un marché persan
Oh my Lady Héroïne
Ma liaison clandestine
En douceur mon sucre candi
Emmène-moi au paradis
Oh my Lady Héroïne
Oh ma beauté ma divine
Toi mon amour platonique
Mon bébé ma fille unique
Oh my Lady Héroïne
Aussi pure que Justine
Tous les malheurs de ta vertu
Et tous ses bonheurs me tuent
Oh my Lady Héroïne
Dans ta beauté je devine
Quand ton regard me transperce
Tous les charmes de la Perse
Oh my Lady Héroïne
Mon opium ma cocaïne
Est-tu venue d'Extrême Orient
Ou bien d'un marché persan
samedi 28 novembre 2015
Du plaisir des arrangements chez Serge Gainsbourg.
Serge Gainsbourg a toujours eu de très beaux arrangements sur ses chansons. Musicien accompli lui-même, il a choisi de travailler avec les meilleurs arrangeurs, des anglais, des français qui lui ont rendu des copies hors du commun, remplies d'excellence et de fulgurances musicales. Je vais mettre deux exemples parmi des dizaines. "Ford Mustang" commence par une note tenue par les violons et cette note va se perdre jusqu'au début du premier couplet. L'effet est majesteux, cette tragédie automobile s'annonce par cette note qui file droit comme une flèche, comme une voiture vers l'horizon, sur une ligne qui bientôt zigzaguera vers son destin forcément fatal. La mort, est là dès le début de la chanson et, à chaque description de ce style de vie qui est aussi une manière classieuse d'y passer, l'arrangeur ressortira un tapis rouge de cordes somptueuses et dramatiques à la Hitchcock pour les deux êtres qui font le texte, se partagent les choses qui parlent (cf "Mythologies" de Barthes) et l'histoire. Mais le coup de maître reste l'intro aux cordes. Ecoutez ça, d'entrée, on est dans le mythe (une droite, en musique c'est une figure de style rare, qui plante un décor tragique) et c'est ce que Gainsbourg voulait pour cette chanson.
Serge Gainsbourg : "Ford Mustang"
Celui-là, d'arrangeur, il est bien connu, c'est Jean-Claude Vannier. L'homme qui a travaillé sur "Melody Nelson" avec Gainsbourg va remettre ça pour la B.O. d'un film réunissant le couple "branché" de l'époque : Gainsbourg, justement, et Jane Birkin. Ce sera le film "Cannabis". Le film n'est pas si mauvais ( et ouais!) et la B.O. est splendide, d'une richesse incroyable. Le thème musical du film - qu'il ait été composé par Gainsbourg ou Vannier, cela n'a guère d'importance - est un Rock psychédélique puissant auquel la version instrumentale arrangée par Vannier rend toute sa justice. Ce qui frappe, et qui se retrouvera dans de nombreux rocks de l'époque, ce sont les deux guitares électriques qui jouent le même solo, absolument écrit, et avec quelle maestria, parfois à l'unisson parfois dans une tonalité différente. L'ensemble est chatoyant, touffu, morbide et correspond exactement à l'ambiance du film, décadent et mortifère. La version chanté, avec les paroles de Gainsbourg est très bien mais je préfère me laisser aller aux arabesques envoûtantes et mystérieuses (si jeunes, si retorses, si vieilles) des guitares de la version instrumentale. Ca pue le shit. Vannier et Gainsbourg, au faîte de leur talent, feront une B.O. complètement en symbiose avec le film. Ils ont construit un autre mythe, encore d'actualité parmi les petits blancs ashishins.
Serge Gainsbourg - Jean-Claude Vannier : "Cannabis".
Bon, je vous épargne "Manon" et "Charlie Brown", démmerdez-vous.
Serge Gainsbourg : "Ford Mustang"
Celui-là, d'arrangeur, il est bien connu, c'est Jean-Claude Vannier. L'homme qui a travaillé sur "Melody Nelson" avec Gainsbourg va remettre ça pour la B.O. d'un film réunissant le couple "branché" de l'époque : Gainsbourg, justement, et Jane Birkin. Ce sera le film "Cannabis". Le film n'est pas si mauvais ( et ouais!) et la B.O. est splendide, d'une richesse incroyable. Le thème musical du film - qu'il ait été composé par Gainsbourg ou Vannier, cela n'a guère d'importance - est un Rock psychédélique puissant auquel la version instrumentale arrangée par Vannier rend toute sa justice. Ce qui frappe, et qui se retrouvera dans de nombreux rocks de l'époque, ce sont les deux guitares électriques qui jouent le même solo, absolument écrit, et avec quelle maestria, parfois à l'unisson parfois dans une tonalité différente. L'ensemble est chatoyant, touffu, morbide et correspond exactement à l'ambiance du film, décadent et mortifère. La version chanté, avec les paroles de Gainsbourg est très bien mais je préfère me laisser aller aux arabesques envoûtantes et mystérieuses (si jeunes, si retorses, si vieilles) des guitares de la version instrumentale. Ca pue le shit. Vannier et Gainsbourg, au faîte de leur talent, feront une B.O. complètement en symbiose avec le film. Ils ont construit un autre mythe, encore d'actualité parmi les petits blancs ashishins.
Serge Gainsbourg - Jean-Claude Vannier : "Cannabis".
Bon, je vous épargne "Manon" et "Charlie Brown", démmerdez-vous.
mardi 20 octobre 2015
Doliprane 10 000.
Aujourd'hui, j'ai mal au crâne, oh juste un peu plus que d'habitude. Que ça soit vraiment génant... Donc j'écoute ça avant de faire un AVC. "J'ai mal à la tête" de Georges Ulmer chanté par Gainsbourg.
Et puis ça parce que Frank Black a vraiment un talent incroyable, un bon gros bedon et une belle voix qui ne fait pas mal au crâne. : "Headache".
Et puis ça parce que Frank Black a vraiment un talent incroyable, un bon gros bedon et une belle voix qui ne fait pas mal au crâne. : "Headache".
mardi 31 mars 2015
Paradis ? C'est l'Enfer.
Une "midinette" un rien défraîchie me parlait tout à l'heure de Vanessa Paradis. Kesako, Paradis ? Bébé-star programmé, incarnation french-touch de la"Lolita" de Nabokov, elle fait main basse sur le top 50 du haut de ses 14 balais avec une chanson bien tournée signée Roda-Gil/Langolff sur laquelle elle montre un déhanché maladroit et un minois à faire exploser sur place 50 djihadistes repus d'onanisme. Coquette innocente, âme câline dessalée elle enflamme ensuite l'écran en amoureuse incendiaire et phtisique collée aux basques de Bruno Crémer qui n'en demandait pas tant et ne sait comment s'en dépêtrer. C'est " Noces blanches" de Brisseau, elle y est diaphane, mortifère, parfaite. Serge Gainsbourg la cadre aussi sec et écrit les textes de son deuxième album. Il lui fournit un costume fait sur-mesure de poupée aux jolies petits seins en poire et à la paire de fesses en goutte pas gonflante pour un sou. "Paradis, c'est l'Enfer" dira-t-il, à genoux et bientôt mort. Les cadavres aurait pu s'amonceler, comme autour de Marilyn, qu'elle dit tant aimer, mais non, elle grandit, se met à penser, après y avoir bien réfléchi, et choisit de vivre sa vie d'idole des jeunes de moins en moins jeunes. Elle change de tête, prend du téton, change de fesses, passe à autre chose. Le destin ne s'en mêlera pas et tout ira pour le mieux avec le mec idéal dans un chouette monde où cet imbécile heureux de Mathieu Chédid lui écrira ses chansons. Fin en pointillé, sans incident.
"Comediante, Tragediante" disait le pape Pie VII à propos de Napoléon. Tragédie, Comédie. Entre ces deux berceaux de la vie rêvée des Etoiles telle qu'elle nous empoigne chaque jour et nous mène aux affres bêtement, par procuration, Vanessa est devenue moyenne, insipide et Lennyfiante, sans piquant ni relief, sauf, peut-être un chouïa de masochisme primaire. Plus de quoi en faire un drame. Tout de même, fin d'automne, fleur tardive et maladie d'amour chronique il y eût ça, entre autre. Morbide à souhait, et touchant.
"Comediante, Tragediante" disait le pape Pie VII à propos de Napoléon. Tragédie, Comédie. Entre ces deux berceaux de la vie rêvée des Etoiles telle qu'elle nous empoigne chaque jour et nous mène aux affres bêtement, par procuration, Vanessa est devenue moyenne, insipide et Lennyfiante, sans piquant ni relief, sauf, peut-être un chouïa de masochisme primaire. Plus de quoi en faire un drame. Tout de même, fin d'automne, fleur tardive et maladie d'amour chronique il y eût ça, entre autre. Morbide à souhait, et touchant.
mardi 10 mars 2015
A man vanishes.
Me voici revenu à Bashung. Comment cela se fait-il ? Je l'ai méprisé tant d'années... Peut-être la mort que je sens présente. Je l'avais quitté en 1986 avec "Passé le Rio Grande" et le mirobolant single "S.O.S. Amor", subtile et bavarde éclaircie d'absurde rigolo du parolier Boris Bergman et me voilà en train d'écouter "Comme un Légo", prêté au déjà malade Bashung par le grave et impitoyable Gérard Manset. On ne peut pas dire que la vie ait été légère à l'alsacien. Il avait trouvé une sorte de posture d'équilibriste du désespoir toujours élégant du temps où je l'écoutais plus jeune. Les bombes H et les SS 20 étaient désamorcés par des rires francs et terribles qu'on osait pas pousser jusqu'au bout, jusqu'aux conséquences ultimes, trop trash, trop, violentes. Bashung nous aidait à dédramatiser, chic envapé de fumées trop épaisses qui traînait sa carcasse dans les mêmes parages que nous. "Nous" ? Une bande d'artistes trop frais, trop naïfs, trop méchants, pas assez durcis, pas assez cyniques, pas assez comédiens. Des branleurs. Le temps a fait son oeuvre délétère. Et là, paf, maintenant, "Comme un Légo". Chloé Mons, la compagne de Bashung, disait un jour qu'elle s'était engueulé avec son homme parce que celui-ci avait décidé de la chanter sur scène et que, pour elle, ça voulait dire que Bashung abdiquait devant la Mort qui arrivait. C'était vrai. On ne chante pas les chansons de l'oracle Manset sans conséquence et le trouvère grave trouvait là un exorcisme final dans la litanie sépulcrale qu'il fallait sortir sans tergiverser, les yeux dans les yeux de la Mort et le poids de la Vie sur les épaules. Bashung à eu à coeur de finir comme ça, dans le sublime et calmement. La Beauté n'est plus alors une option, une conséquence, "toujours ça de pris", c'est un cadavre qu'on exhibe sur ses genoux et qu'on fait parler comme une poupée de ventriloque. C'est ce qu'il s'est astreint à faire, durement, lentement, sûrement, sans défaillir. Puis il est mort, bien sûr, libéré d'une quête aboutie, loin du Rio Grande, loin des oiseaux et des lavabos, simplement mort.
mercredi 7 janvier 2015
Le courage et la Mort, un couple épatant.
Ce soir, je suis atterré, dévasté, effrayé. Ça marche bien le terrorisme sur moi, ça me fait de l'effet, bien vu les gars. Je suis triste aussi, pour Cabu, pour Wolinski, qui m'ont élevé, fait grandir, fait rire. Et ça brûle aussi, ça fait pas que piquer, c'est plus profond. Je me souviens très bien du premier numéro de "Charlie-Hebdo" que j'ai acheté. Je devais avoir 16 ans et quelques, la ceinture de sécurité venait d'être décrétée obligatoire en voiture, la couverture signée Reiser représentait un mec assis sur des W-C essayant d'agripper le PQ, retenu par une ceinture de sécurité. Le titre était "La ceinture de sécurité obligatoire aux chiottes". C'était vraiment "bête et méchant". C'était rigolo. J'ai beaucoup lu "Charlie-Hebdo" quand j'étais jeune. C'était intelligent et jouissif. Ça peut se relire maintenant sans peine, tellement c'est bon. J'ai beaucoup lu les albums de Cabu aussi, j'étais moi aussi amoureux de "La fille du proviseur", comme le Grand Duduche. C'était gentil ça, très gentil. Comment faire la connexion avec le déferlement de violence et de haine qui vient d'avoir lieu ? Et Wolinski, il était chouette ce mec, j'aime ses dessins, ses réflexions douces-amères, son honnêteté tonique, un homme quoi. Et je pense à sa femme, Maryse, que j'aime aussi, libertine monogame qui m'a fait bander et qui me ferait certainement pleurer ce soir. Je connais moins Charb, Tignous, Honoré mais je sais que je les aurais bien aimés si je les avais un peu plus fréquentés. Je suis devenu un peu paresseux en vieillissant mais je connais quand même bien le style mordant de Charb, bien dans la lignée de ses prédécesseurs. C'était la relève, les copains virtuels de presse de mon plus jeune frère, qui m'en parlait. J'ai une pensée pour Cavanna, Reiser, Siné, Willem, ces autres pères, dont les deux derniers sont encore en vie et dont je n'aimerais pas qu'ils y passent trop vite. Une journaliste au cœur de la manifestation de la Place de la République disait tout à l'heure qu'elle ressentait "une forme de joie" autour d'elle. Je veux bien la croire et si les gens, en se serrant les uns contre les autres arrivent à faire naître de la joie, c'est tant mieux et ça me ravit, mais moi, je suis triste, très triste.
NB : Si la une de Ouest-France demain c'est vraiment "Bal tragique à Charlie Hebdo", je trouverais ça tellement génial que j'aurais toujours du respect pour ce canard. J'espère. En tout cas, moi, si j'étais patron d'un journal c'est ce que titrerais en une. L'humour est bien la politesse du désespoir, son seul ornement un peu sensé, un peu beau. Lui et quelques larmes.
NB : Si la une de Ouest-France demain c'est vraiment "Bal tragique à Charlie Hebdo", je trouverais ça tellement génial que j'aurais toujours du respect pour ce canard. J'espère. En tout cas, moi, si j'étais patron d'un journal c'est ce que titrerais en une. L'humour est bien la politesse du désespoir, son seul ornement un peu sensé, un peu beau. Lui et quelques larmes.
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jeudi 12 juin 2014
La chanson : En mineur ou en majeur, "Elle n'en finit pas de mourir..."
Courteline disait ceci : "Il n'est pas de genres inférieurs ; il n'est que des productions ratées, et le bouffon qui divertit prime le tragique qui n'émeut pas". Il ajoutait :"Exiger simplement et strictement des choses les qualités qu'elles ont la prétention d'avoir : tout le sens critique tient là-dedans".
Je n'ai jamais rien lu d'aussi net sur le travail critique, ni d'aussi vrai sur les genres.
Mr Serge Gainsbourg avait un soir agressé son petit camarade de jeu Guy Béart au prétexte que "la chanson est un art mineur, car elle ne demande aucune initiation" (contrairement à la musique savante). C'est vrai, on aura du mal à être au niveau d'un Messiaen ou d'un Dutilleux, si on ne sait jouer que "Frère Jacques" sur un carillon de gosse. Mais dans le même temps, si une chanson bien troussée ne demande pas autant de savoir et de virtuosité que le "Quatuor pour la fin des temps", ou bien "Métaboles", il faut y déployer néanmoins, pour qu'elle "marche", un talent infini et bien particulier qui n'appartient qu'à certains, qui ont aussi, comme tout bon artiste, un "style". Gainsbourg avait ce talent des chansons, à l'extrême. Tout et n'importe quoi, passé à sa moulinette devenait imparablement bon : aussi a-t-il fourni les chanteurs les plus divers en mélopées et paroles dignes de ses plus grands pairs, de Fabre d'Eglantine à Prévert et Kosma, justement cités dans une fameuse "chanson".
Le voici décalant complètement Dario Moreno de son registre "Mambo-Rigolo" habituel pour lui faire entonner une anachronique et mexicaine complainte révolutionnaire. Certains ricaneront peut-être, insensibles à la poésie et à l'imaginaire populaire, au tragique que cachait sous la gomina et la fine moustache l'histrion des îles de pacotille, moi, je pleure souvent en écoutant ce blues qui sent la sueur des péones et la fureur de Bizet, qui est aussi la mienne.
Et quand même, les révolutions russes et mexicaines n'ont-elles pas secoué idem ces pays de rage et de spasmes pendant des décennies rouges-sang sur neige ou sur chaux ? Gainsbourg le savait.
En dessous, je mets les paroles, elles sont tellement bonnes qu'elles tiennent presque toutes seules, comme la poésie. Ca, c'est très, très fort. Le seul truc qui soit en mineur là-dedans, c'est le mode. Elle est effectivement en La mineur.
Les étoiles sont des éclats de grenade
Qu'un jour en embuscade
Un desesperado
Desesperado
D'un geste de détresse
Vers la voûte céleste
Jeta au ciel là-haut
Serrant dans ses dents l'anneau de sa grenade
Voici que par bravade
Le desesperado
Desesperado
Prenant la nuit pour cible
Le ciel entier se crible
Du geste du héros
Les étoiles sont des éclats de grenade
Qu'un jour en embuscade
Un desesperado
Dans un geste sublime
Rejeta vers les cimes
Comme un oiseau de feu
Desesperado ta mauvaise étoile
Brille au firmament dans la nuit des temps
Desesperado parfois les nuages
Ont l'odeur de poudre la couleur du sang
Je n'ai jamais rien lu d'aussi net sur le travail critique, ni d'aussi vrai sur les genres.
Mr Serge Gainsbourg avait un soir agressé son petit camarade de jeu Guy Béart au prétexte que "la chanson est un art mineur, car elle ne demande aucune initiation" (contrairement à la musique savante). C'est vrai, on aura du mal à être au niveau d'un Messiaen ou d'un Dutilleux, si on ne sait jouer que "Frère Jacques" sur un carillon de gosse. Mais dans le même temps, si une chanson bien troussée ne demande pas autant de savoir et de virtuosité que le "Quatuor pour la fin des temps", ou bien "Métaboles", il faut y déployer néanmoins, pour qu'elle "marche", un talent infini et bien particulier qui n'appartient qu'à certains, qui ont aussi, comme tout bon artiste, un "style". Gainsbourg avait ce talent des chansons, à l'extrême. Tout et n'importe quoi, passé à sa moulinette devenait imparablement bon : aussi a-t-il fourni les chanteurs les plus divers en mélopées et paroles dignes de ses plus grands pairs, de Fabre d'Eglantine à Prévert et Kosma, justement cités dans une fameuse "chanson".
Le voici décalant complètement Dario Moreno de son registre "Mambo-Rigolo" habituel pour lui faire entonner une anachronique et mexicaine complainte révolutionnaire. Certains ricaneront peut-être, insensibles à la poésie et à l'imaginaire populaire, au tragique que cachait sous la gomina et la fine moustache l'histrion des îles de pacotille, moi, je pleure souvent en écoutant ce blues qui sent la sueur des péones et la fureur de Bizet, qui est aussi la mienne.
Et quand même, les révolutions russes et mexicaines n'ont-elles pas secoué idem ces pays de rage et de spasmes pendant des décennies rouges-sang sur neige ou sur chaux ? Gainsbourg le savait.
En dessous, je mets les paroles, elles sont tellement bonnes qu'elles tiennent presque toutes seules, comme la poésie. Ca, c'est très, très fort. Le seul truc qui soit en mineur là-dedans, c'est le mode. Elle est effectivement en La mineur.
Les étoiles sont des éclats de grenade
Qu'un jour en embuscade
Un desesperado
Desesperado
D'un geste de détresse
Vers la voûte céleste
Jeta au ciel là-haut
Serrant dans ses dents l'anneau de sa grenade
Voici que par bravade
Le desesperado
Desesperado
Prenant la nuit pour cible
Le ciel entier se crible
Du geste du héros
Les étoiles sont des éclats de grenade
Qu'un jour en embuscade
Un desesperado
Dans un geste sublime
Rejeta vers les cimes
Comme un oiseau de feu
Desesperado ta mauvaise étoile
Brille au firmament dans la nuit des temps
Desesperado parfois les nuages
Ont l'odeur de poudre la couleur du sang
lundi 31 mars 2014
Histoire drôle ?
Allez savoir pourquoi on meurt ? Pourquoi on aime ? Il n'y a pas de règles et pas de réponse facile. Pourtant il faut apprendre à aimer et mourir, sans savoir comment on fait, et faire avec ce qu'on a, comme on peut et parfois on ne peut rien du tout. Parfois on sait un ou deux trucs, qui ne tiendront pas le coup de toute manière, mais il faut y aller quand même. T'as pas choisi ? Arrête avec ça ! Évidemment que si, comme tout le monde, et on y va tous de notre petit couplet triste ou gai. S'il n'y a pas de règles ça ne veut pas dire qu'on peut faire n'importe quoi, ça veut dire qu'il faut les inventer. Il y a là ton amour et ta mort, débrouille-toi. Et chante. Surtout, chante.
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dimanche 26 janvier 2014
France Gall était-elle une cruche ou une jeune fille passionnée ?
Alors, France Gall, elle est complètement con ou quoi ? En 1965, Serge Gainsbourg lui fait enregistrer "Poupée de cire, poupée de son" et tous deux récoltent un énorme succès (le titre sera même Grand Prix de l'Eurovision). Il est ravi de son interprète qu'il dit être une "Lolita qui lirait des livres érotiques". Il lui concocte des chansons soignées, aux paroles tirées au cordeau, souvent à double sens. C'est donc "Les sucettes" et le fameux quiproquo. France Gall, poupée gonflante, nie avoir eu conscience de l'interprétation sexuelle que l'on pouvait faire de ce qu'elle chantait. C'est douteux. Et ça, en 1972 ? "Les petits ballons", toujours composé et écrit par Gainsbourg, où il la fait incarner une poupée gonflable, elle avait toujours pas compris ? Alors, France Gall, elle est con à ce point-là ou quoi ? Ou peut-être un peu manipulatrice (ce qui veut dire à la base "qui fait des trucs avec ses mains") ?
Je précise quelque chose. J'aime vraiment beaucoup les chansons 60's de France Gall et je suis très sensible à son charme fantasmatique d'innocente aux cent perversions. Est-ce qu'on peut être érotique à ce point et en même temps aussi cruche ? Je n'y crois pas trop.
Voici la chanson de Gainsbourg et Vannier. Ça a une autre gueule que "Résiste" ou "Il jouait du piano debout" (dont l'interprétation peut aussi prêter à confusion mine de rien...)
Vous remarquerez que France Gall a un grain de beauté presque au coin de l'oeil droit. Au XVIII ième siècle, à l'époque des "Mouches", celle-ci signifiait : "Je suis une passionnée". Mais par quoi, au juste, France, par quoi ???
Je précise quelque chose. J'aime vraiment beaucoup les chansons 60's de France Gall et je suis très sensible à son charme fantasmatique d'innocente aux cent perversions. Est-ce qu'on peut être érotique à ce point et en même temps aussi cruche ? Je n'y crois pas trop.
Voici la chanson de Gainsbourg et Vannier. Ça a une autre gueule que "Résiste" ou "Il jouait du piano debout" (dont l'interprétation peut aussi prêter à confusion mine de rien...)
Vous remarquerez que France Gall a un grain de beauté presque au coin de l'oeil droit. Au XVIII ième siècle, à l'époque des "Mouches", celle-ci signifiait : "Je suis une passionnée". Mais par quoi, au juste, France, par quoi ???
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lundi 7 octobre 2013
Octobre.
La nuit en Octobre certains souvenirs usent encore un peu plus. Il n'y a presque plus de corde sur laquelle tirer et le peu qui reste blesse les mains et le cœur. Même sur une Rumba triste les cuivres claquent comme un vent rageur.
Un bout de Musset.
Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la raison !
Honte à toi, femme à l'oeil sombre,
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours !
C'est ta voix, c'est ton sourire,
C'est ton regard corrupteur,
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur ;
C'est ta jeunesse et tes charmes
Qui m'ont fait désespérer,
Et si je doute des larmes,
C'est que je t'ai vu pleurer.
Honte à toi, j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant ;
Comme une fleur à l'aurore,
Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
Certes, ce coeur sans défense
Put sans peine être abusé ;
Mais lui laisser l'innocence
Était encor plus aisé.
Honte à toi ! tu fus la mère
De mes premières douleurs,
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs !
Elle coule, sois-en sûre,
Et rien ne la tarira ;
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira ;
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai,
Et j'y laisserai, j'espère,
Ton souvenir abhorré !
Un bout de Musset.
Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la raison !
Honte à toi, femme à l'oeil sombre,
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours !
C'est ta voix, c'est ton sourire,
C'est ton regard corrupteur,
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur ;
C'est ta jeunesse et tes charmes
Qui m'ont fait désespérer,
Et si je doute des larmes,
C'est que je t'ai vu pleurer.
Honte à toi, j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant ;
Comme une fleur à l'aurore,
Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
Certes, ce coeur sans défense
Put sans peine être abusé ;
Mais lui laisser l'innocence
Était encor plus aisé.
Honte à toi ! tu fus la mère
De mes premières douleurs,
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs !
Elle coule, sois-en sûre,
Et rien ne la tarira ;
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira ;
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai,
Et j'y laisserai, j'espère,
Ton souvenir abhorré !
It's the same old song !
C'est la même chanson...
Pure tradition française. Serge Gainsbourg - La noyée.
Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.
De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.
Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos curs et nos têtes,
A jamais, nous réunit
Pure tradition américaine. Neil Young - Down by river
Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
You take my hand,
I'll take your hand
Together we may get away
This much madness
is too much sorrow
It's impossible
to make it today.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
Pure tradition française. Serge Gainsbourg - La noyée.
Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.
De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.
Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos curs et nos têtes,
A jamais, nous réunit
Pure tradition américaine. Neil Young - Down by river
Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
You take my hand,
I'll take your hand
Together we may get away
This much madness
is too much sorrow
It's impossible
to make it today.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
Be on my side,
I'll be on your side,
baby
There is no reason
for you to hide
It's so hard for me
staying here all alone
When you could be
taking me for a ride.
Yeah, she could drag me
over the rainbow,
send me away
Down by the river
I shot my baby
Down by the river,
Dead, oh, shot her dead.
dimanche 13 mai 2012
Jeune et triste à la fois. Ca ne dure qu'un temps, Serge.
Un jour je dirais ce que je sais de Gainsbourg. Comment un post-romantique russe, exilé en france et au 20 ième siècle a foiré pour grande partie sa carrière. Sa malédiction à un nom : "Lolita", de son compatriote exilé Nabokov, et un visage : celui de Brigitte Bardot (C'est à dire celui de Marylin Monroe). Passé Bardot, il n'y aura plus rien de bon ou presque. J'y reviendrai, si vous êtes sage. Avant de sombrer, il a beaucoup travaillé pour Michelle Arnaud, et avec grand profit.
Voici donc "Les Papillons noirs". la chanson est simple. Ce sont les accords de "Wild thing" des Troggs ou de "You really got me" des Kinks, enfin d'au moins 150 chansons des sixties, décalés d'un demi-ton. Giansbourg a beaucoup plagié, avec génie. La mélodie est superbe, les arrangement magnifiques et les paroles tiennent toutes seules, même sans la musique. C'est de la poésie. Du grand art donc, contrairement à ce qu'il a prétendu plus tard. Et il avait raison de le faire, dans la plupart des cas. Il a pourtant lui-même échappé parfois à son propre anathème de la "musique mineure pour des mineurs". Pauvreté de Gainsbourg, grandeur de Gainsbourg.
Les paroles. C'est digne de Verlaine. C'est tout.
La nuit, tous les chagrins se grisent;
De tout son cœur on aimerait
Que disparaissent à jamais
Les papillons noirs x3
Les autres filles te séduisent;
De mille feux, leurs pierreries
Attirent au cœur de la nuit
Les papillons noirs x3
Aux lueurs de l'aube imprécise,
Dans les eaux troubles d'un miroir,
Tu te rencontres par hasard
Complètement noir x3
Alors tu vois sur ta chemise
Que tu t'es mis tout près du cœur
Le smoking des temps de rigueur,
Un papillon noir x3
Un papillon noir...
Puis, folie, folie amère du petit juif russe Gainsbourg rejeté par tous et toutes, qui n'en peut mais. Éperdu d'amour qu'il est. Chanson atrabilaire et triste. "Jouer la FARCE du grand amour...". La vie de Gainsbourg en est une, de farce. Triste, pathétique, comme la symphonie de son maître absolu : Tchaïkovsky. A peu de choses près, quelques chansons, elle est presque entièrement ratée, pas "héroïque", pauvre con de Sfarr, ratée..
Les paroles. C'est digne de Verlaine. C'est tout.
La nuit, tous les chagrins se grisent;
De tout son cœur on aimerait
Que disparaissent à jamais
Les papillons noirs x3
Les autres filles te séduisent;
De mille feux, leurs pierreries
Attirent au cœur de la nuit
Les papillons noirs x3
Aux lueurs de l'aube imprécise,
Dans les eaux troubles d'un miroir,
Tu te rencontres par hasard
Complètement noir x3
Alors tu vois sur ta chemise
Que tu t'es mis tout près du cœur
Le smoking des temps de rigueur,
Un papillon noir x3
Un papillon noir...
Puis, folie, folie amère du petit juif russe Gainsbourg rejeté par tous et toutes, qui n'en peut mais. Éperdu d'amour qu'il est. Chanson atrabilaire et triste. "Jouer la FARCE du grand amour...". La vie de Gainsbourg en est une, de farce. Triste, pathétique, comme la symphonie de son maître absolu : Tchaïkovsky. A peu de choses près, quelques chansons, elle est presque entièrement ratée, pas "héroïque", pauvre con de Sfarr, ratée..
mercredi 25 janvier 2012
Mon Amour est comme un Rock : INALTERABLE !
FUCKING ROCK N' ROLL !!!
Serge Gainsbourg le savait, en ces années là, le rock français, c'était Bijou. La preuve.
Serge Gainsbourg le savait, en ces années là, le rock français, c'était Bijou. La preuve.
vendredi 9 décembre 2011
Une histoire d'amour en une chanson ?
Il était une fois un jeune homme de 22 ans qui aimait une toute jeune fille de 15 ans. Etait-ce mal ? Je ne crois pas. C'était compliqué pour ce que j'en sais. Et l'amour n'est pas toujours fait pour être simple, au contraire.
jeudi 6 octobre 2011
ON PREND LES MEMES ET ON RECOMMENCE.
Avant, pour Frankie Valli. Dans les aigus, c'est lui.
Après, pour Alain Chamfort. Paroles de Gainsbourg.
Après, pour Alain Chamfort. Paroles de Gainsbourg.
vendredi 4 mars 2011
La mort de la Tata d'Orphée
Qu'est ce que c'est donc que les 20 % du cinéma restants qui ne seraient pas de la monstration de femmes ? C'est le cinéma homosexuel, non ? Il nous montre des femmes, bien sur, mais toujours sous un REGARD différent que celui que nous propose le cinéma d'exhibition de femmes au profit des hommes, car le regard des homos sur les genres sexuels est bien évidemment autre, comme l'est leur désir de l'autre.
Bien souvent les films homos sont les plus surprenants et les meilleurs, ceux de Whale, Eisenstein, Fassbinder, Murnau, Cukor, Vecchiali, Morrisey par exemple. Sans oublier Hawks, Boettticher, Godard et d'autres plus ou moins conscients de ce qu'ils refoulent souvent fortement.
Une exception notoire : Visconti, que je trouve barbant.
Et tiens, puisque on parle de lui cet an ci.....
Bien souvent les films homos sont les plus surprenants et les meilleurs, ceux de Whale, Eisenstein, Fassbinder, Murnau, Cukor, Vecchiali, Morrisey par exemple. Sans oublier Hawks, Boettticher, Godard et d'autres plus ou moins conscients de ce qu'ils refoulent souvent fortement.
Une exception notoire : Visconti, que je trouve barbant.
Et tiens, puisque on parle de lui cet an ci.....
vendredi 18 juin 2010
Chansons.
Un peu de douceur et de tristesse Made in France. Les mélancoliques le savent bien : qui chante sa peine l'enchante.
Paul Verlaine le savait aussi, lui tout particulièrement.
Paul Verlaine le savait aussi, lui tout particulièrement.
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure,
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà
Pareil à la
Feuille morte." De la musique avant toute chose..."
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