Aux Jeux Olympiques de Rio les français se distinguent en sport collectif. Ce qui est marrant c'est les gentils petits noms de "bande" dont les journalistes affublent nos joueurs et joueuses tricolores. A la fin de la journée, à l'heure du bilan, ça donne à peu près ça à la radio :
" Aujourd'hui en Handball "Les Branleurs" ont mis la paté aux pauvres "Stronzo" italiens (y'a pas de raison de se limiter aux seuls français) 74-05, pendant que leurs homologues féminines, "Les Suces-Boules" étrillaient les "Travelos" brésiliens sur un score tellement indécent que je ne le mentionnerai même pas. Par contre, en basket, la bande à Tony Parker, "Les Enculés", s'est faite malmenée par les "Motherfuckers" de la Dream Team américaine. Néanmoins, dans la version femme du tournoi olympique de ce sport, "Les Salopes", raflaient la mise et se qualifiaient pour les demis-finales en battant une équipe de gniakouées quelconque, genre vraiment jaune. Enfin, "Les Trouduculs", nos volleyeurs Champions d'Europe, se sont fait surprendre par une modeste équipe des "Sfrezaytopkimes" du Monténégro et achèvent dès maintenant leur parcours brésilien pour des vacances bien méritées à Mykonos. Comme ça ils seront pas très loin des "Goudou-goudous", leurs comparses volleyeuses, qui ont déjà rejoint l'ile de Lesbos après une campagne de Rio calamiteuse. Merci à vous, "Les Auditeurs", et à demain".
C'est chié, non ?
Affichage des articles dont le libellé est Sport. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sport. Afficher tous les articles
mardi 16 août 2016
mardi 26 juillet 2016
dimanche 31 janvier 2016
Deuxième round.
Dans mon Top Ten de merde, j'aurais pu mettre plusieurs chansons différentes de Little Richard, mais sans lui ça n'aurait pas eu la même saveur épicée. Finalement, je vais mettre "Keep a Knockin'" parce qu'il me semble que c'est la plus folle (c'est la cas de la dire), la plus déjantée. A danser là-dessus on peut échapper à tout controle et tout casser autour de soi. C'est du furieux, du "out of sight", du "no way out", punk avant la lettre, pas du tout bon esprit mais vivifiant pourvu qu'on en réchappe.
Avec ça, je vais servir un petit truc de blancs super-enervés : "My generation" des Who. C'est un hymne, une folie, une gaminerie de très belle eau dont je ne me remettrais jamais. Purée, ça commence sur deux accords à fond et ça n'arrête pas, jusqu'à démolition complête des instruments. Les Who ont peut-être jouer à Woodstock (Townsend a toujours déclaré haïr ce concert), c'étaient des Huns, à la base, speeds, pas propres, colèriques, mal élevés et toujours avec l'idée que personne ne leur arrivait à la cheville. Il n'y a pas de place pour le doute dans le Rock n Roll ni pour la bienséance. Et le respect se gagne parce qu'à un moment donné, vous êtes un des tous meilleurs et que votre nom luit en tête d'affiche, ne serait-ce que dans votre lycée.
Avec ça, je vais servir un petit truc de blancs super-enervés : "My generation" des Who. C'est un hymne, une folie, une gaminerie de très belle eau dont je ne me remettrais jamais. Purée, ça commence sur deux accords à fond et ça n'arrête pas, jusqu'à démolition complête des instruments. Les Who ont peut-être jouer à Woodstock (Townsend a toujours déclaré haïr ce concert), c'étaient des Huns, à la base, speeds, pas propres, colèriques, mal élevés et toujours avec l'idée que personne ne leur arrivait à la cheville. Il n'y a pas de place pour le doute dans le Rock n Roll ni pour la bienséance. Et le respect se gagne parce qu'à un moment donné, vous êtes un des tous meilleurs et que votre nom luit en tête d'affiche, ne serait-ce que dans votre lycée.
samedi 30 janvier 2016
Premier round.
Je vais jouer à un petit jeu à la con, un peu comme Begbeider l'a fait avec la Littérature dans son "Premier bilan avant l'apocalypse", je vous faire une sorte de top Ten non exhaustif (top onze, douze ???) des morceaux rock les meilleurs. Je vais commencer par ces deux-là. L'un est sur le podium des deux ou trois morceaux les plus dingues de l'histoire du Rock, peut-être le meilleur, l'autre est pas loin derrière. D'abord "Hound dog" d'Elvis Presley, puisqu'il s'agit de cela. Toute l'attitude Rock est là. Un défi permanent à tous, sauf ceux de la bande. Le messages est simple : "Vous avez beau dire et beau faire, le plus marrant, le plus sexy, le plus intelligent, celui avec lequel les filles ont le plus de fun, c'est moi, et vous n'êtes que des demi-sels qui sentez les parents et la naphtaline, ce qui est une honte sans nom." La musique va vite et fort, c'est ça le Rock. C'est pas très malin ni très constructif mais, s'adressant à des jeunes qui poussent à la vitesse de la lumière et qui veulent exprimer leur rage et leur soif de vivre, c'est exactement ce qu'il faut. "You ain't no friend of mine...", moi je suis trop "cooooool" pour toi. Après il y a des métamorphoses, des chantournures, des manières, l'amour de la Mama, c'est bien normal, n'empêche, la base c'est ça.
Ensuite Ray Charles, "Mess around". Littéralement "Foutre le bordel" ou "En vrac". Ahmet Ertegun, futur grand ponte et directeur en chef d'Atlantic avait tellement honte d'avoir composé ce truc-là qu'il la signé sous un pseudo. Ray, lui, le chante avec brio.
Ensuite Ray Charles, "Mess around". Littéralement "Foutre le bordel" ou "En vrac". Ahmet Ertegun, futur grand ponte et directeur en chef d'Atlantic avait tellement honte d'avoir composé ce truc-là qu'il la signé sous un pseudo. Ray, lui, le chante avec brio.
mardi 20 octobre 2015
Doliprane 10 000.
Aujourd'hui, j'ai mal au crâne, oh juste un peu plus que d'habitude. Que ça soit vraiment génant... Donc j'écoute ça avant de faire un AVC. "J'ai mal à la tête" de Georges Ulmer chanté par Gainsbourg.
Et puis ça parce que Frank Black a vraiment un talent incroyable, un bon gros bedon et une belle voix qui ne fait pas mal au crâne. : "Headache".
Et puis ça parce que Frank Black a vraiment un talent incroyable, un bon gros bedon et une belle voix qui ne fait pas mal au crâne. : "Headache".
mardi 29 septembre 2015
"No sport." Winston Churchill
Faire du sport ? Vous m'avez regardé ? J'en suis à la Gym douce et au medecine ball, les amis. Si jamais je me remets à titiller les records du monde, je veux que ça ressemble à ça. "Un esprit sain dans un corps sain ?" J't'emmerde. Moi , mon truc, c'est la sainteté pas la santé, et si y'a pas un peu de souffrance dans la sainteté, ça vaut nibe.
mardi 11 août 2015
Il est vraiment, il est vraiment phénoménal, la la la la la....!
Une question me taraude depuis deux jours et une seule : en quittant l'Olympique de Marseille, Marcello Bielsa va-t-il emporter la glacière ????????????????????
Ah, peuchère, à Dada prout prout cadet...!
Ah, peuchère, à Dada prout prout cadet...!
jeudi 4 juin 2015
Chuck Blazer : Ballon d'or tous les ans depuis 20 ans !
Moi, j'aime le foot. Je trouve que c'est un beau sport qui mèle joliment exploit individuel et action collective. Il y faut du physique, de la stratégie et parfois, un peu de ce "génie" du sportif qui transcende le geste corporel et le transforme en perfection en mouvement. Par contre, tout ce qui est en dehors du cadre strict du sport football me révolte profondément : les joueurs surpayés, les supporters partisans jusqu'au meurtre, les commentateurs, l'importance que ce sport a dans la société, les clubs et leur marchandising et...les instances mondiales pétées de la thune de la corruption.
Blatter a démissionné hier de son poste de Président de la F.IF.A (Fédé du foot mondial)., justement à cause des "soupçons" de corruption qui pèse sur sa petite organisation mafieuse, et ça fait un peu plaisir quand même. Quelque part, le monde est bien fait. MAIS il était bien fait aussi AVANT que Blatter ne démissione et que le F.B.I ne mette son nez dans les vases de nuit des dirigeants du foot. Et si le dit F.B.I. a eu besoin d'une taupe pour mettre à jour un système de corruption bien rôdé, on s'aperçoit vite, en jetant un coup d'oeil sur quelques clichés et habitudes de vie de cette taupe, le faramineux Chuck Blazer, que l'argent qu'il palpait pour faire voter sa Fédération de foot (celle de la CONCACAF, la zone de l'Amérique du nord et des Antilles) pour l'attribution des différents Mondiaux aux pays hôtes (dont la France) n'a jamais été dans d'aussi bonnes mains - grassouillettes - que les siennes. Ce type sent l'argent sale a plein nez et, en même temps, respire la façon la plus odieuse et la plus naturelle de le dépenser, ce qui lui confère une effronterie qui a simplement annihilé toute idée de honte. Cet homme est le meurtrier souriant de la décence, et, franchement, avec ces 200 kilos et sa barbe de Père Noël, sans parler de son sourire Colgate universel, ça lui va comme un gant. Il a tellement la tête de l'emploi et il a si bien travaillé son rôle qu'il en devient hilarant, en crapule cynique et joviale cachée derrière un ballon de foot. Alors, quelques illustrations en couleur. Vous allez voir, c'est à ne pas croire. Nous pénétrons maintenant dans l'univers de Chuck Blazer, attachez vos ceintures !
Et une petite photo avec Bill Clinton. Qui est le Président ?
Moi, je vote pour celui du milieu, il a l'air en forme !
Et une petite photo avec Poutine.
Y'a pas, Vladimir est sous le charme !
Et une photo avec Miss Univers 2011. Le genre de personne qu'on croise tous les jours au métro Barbes-Rochechouart.
Il sourit mais faut pas lui en raconter, il sait tout AUSSI sur les élections de Miss Univers ! Attention ma petite, helter skelter !
Mais Chuck a d'autres cordes à son arc. Ainsi il est artiste amateur à ses heures perdues, et artiste conceptuel même ! Tous les matins il photographie ce qu'il voit par la fenêtre de l'endroit où il se trouve et compose les fameuses "Séries de chambres avec vue" que les collectionneurs d'Art les plus avisés commencent à s'arracher à prix d'or.
A Miami, quand il se lève, Chuck photographie la vue qu'il a de son palace. Tout simplement.
Facétieux comme Jeff Koons il ajoute cette légende pleine d'esprit corrosif" Comment sait-on qu'il fait mauvais temps à Miami ? Il n'y a personne autour de la piscine !"
Aux Bahamas, il modifie légèrement le cadrage mais le chiade quand même. Et de mettre ça sur Facebook pour parachever la démarche artistique anti-establishement
Comme on le voit Chuck Blazer était un homme occupé qui était sans arrêt parti par monts et par vaux pour promouvoir son sport ! On l'appellait "Mr 10%" car il se sucrait de ce pourcentage sur tous les contrats ou malettes qui lui passaient entre les mains. Alors, il est pas bien fait le monde ? A-t-on déja vu une preuve vivante, plus vivante, que l'abjection est une fontaine de jouvence pour qui sait s'y baigner jusqu'aux dents (pour garder du mordant) ? J'ajoute, pour ceux qui douteraient encore du bien-fondé de la vie rêvée de Chuck et, partant, de mon humour mal placé, que cet homme louait un appartement dans l'immeuble le plus cher de New-York pour y héberger ses chats ! Oui, Monsieur, ses chats ! Ah ! Ah !
Allez une dernière pour la route. Il pose là avec deux autres mafiosi en chef de la F.IF.A., Blatter et le très rigide Beckenbauer, dont on voit bien qu'il n'est pas là pour rigoler et que son plaisir est une affaire sérieuse mené à l'allemande. Blatter à encore la force de lever le pouce. Quelque temps plus tard, il jettera l'éponge sous l'opprobe de la foule changante massée autour de l'arène. Chuck, plus finaud, a dit "Okay" au F.B.I. Un sacré dribble pour quelqu'un qui ne voit pas le ballon si on lui met dans les pieds
Sa chanson preférée :
Blatter a démissionné hier de son poste de Président de la F.IF.A (Fédé du foot mondial)., justement à cause des "soupçons" de corruption qui pèse sur sa petite organisation mafieuse, et ça fait un peu plaisir quand même. Quelque part, le monde est bien fait. MAIS il était bien fait aussi AVANT que Blatter ne démissione et que le F.B.I ne mette son nez dans les vases de nuit des dirigeants du foot. Et si le dit F.B.I. a eu besoin d'une taupe pour mettre à jour un système de corruption bien rôdé, on s'aperçoit vite, en jetant un coup d'oeil sur quelques clichés et habitudes de vie de cette taupe, le faramineux Chuck Blazer, que l'argent qu'il palpait pour faire voter sa Fédération de foot (celle de la CONCACAF, la zone de l'Amérique du nord et des Antilles) pour l'attribution des différents Mondiaux aux pays hôtes (dont la France) n'a jamais été dans d'aussi bonnes mains - grassouillettes - que les siennes. Ce type sent l'argent sale a plein nez et, en même temps, respire la façon la plus odieuse et la plus naturelle de le dépenser, ce qui lui confère une effronterie qui a simplement annihilé toute idée de honte. Cet homme est le meurtrier souriant de la décence, et, franchement, avec ces 200 kilos et sa barbe de Père Noël, sans parler de son sourire Colgate universel, ça lui va comme un gant. Il a tellement la tête de l'emploi et il a si bien travaillé son rôle qu'il en devient hilarant, en crapule cynique et joviale cachée derrière un ballon de foot. Alors, quelques illustrations en couleur. Vous allez voir, c'est à ne pas croire. Nous pénétrons maintenant dans l'univers de Chuck Blazer, attachez vos ceintures !
Et une petite photo avec Bill Clinton. Qui est le Président ?
Moi, je vote pour celui du milieu, il a l'air en forme !
Et une petite photo avec Poutine.
Y'a pas, Vladimir est sous le charme !
Et une photo avec Miss Univers 2011. Le genre de personne qu'on croise tous les jours au métro Barbes-Rochechouart.
Il sourit mais faut pas lui en raconter, il sait tout AUSSI sur les élections de Miss Univers ! Attention ma petite, helter skelter !
Mais Chuck a d'autres cordes à son arc. Ainsi il est artiste amateur à ses heures perdues, et artiste conceptuel même ! Tous les matins il photographie ce qu'il voit par la fenêtre de l'endroit où il se trouve et compose les fameuses "Séries de chambres avec vue" que les collectionneurs d'Art les plus avisés commencent à s'arracher à prix d'or.
A Miami, quand il se lève, Chuck photographie la vue qu'il a de son palace. Tout simplement.
Facétieux comme Jeff Koons il ajoute cette légende pleine d'esprit corrosif" Comment sait-on qu'il fait mauvais temps à Miami ? Il n'y a personne autour de la piscine !"
Aux Bahamas, il modifie légèrement le cadrage mais le chiade quand même. Et de mettre ça sur Facebook pour parachever la démarche artistique anti-establishement
Comme on le voit Chuck Blazer était un homme occupé qui était sans arrêt parti par monts et par vaux pour promouvoir son sport ! On l'appellait "Mr 10%" car il se sucrait de ce pourcentage sur tous les contrats ou malettes qui lui passaient entre les mains. Alors, il est pas bien fait le monde ? A-t-on déja vu une preuve vivante, plus vivante, que l'abjection est une fontaine de jouvence pour qui sait s'y baigner jusqu'aux dents (pour garder du mordant) ? J'ajoute, pour ceux qui douteraient encore du bien-fondé de la vie rêvée de Chuck et, partant, de mon humour mal placé, que cet homme louait un appartement dans l'immeuble le plus cher de New-York pour y héberger ses chats ! Oui, Monsieur, ses chats ! Ah ! Ah !
Allez une dernière pour la route. Il pose là avec deux autres mafiosi en chef de la F.IF.A., Blatter et le très rigide Beckenbauer, dont on voit bien qu'il n'est pas là pour rigoler et que son plaisir est une affaire sérieuse mené à l'allemande. Blatter à encore la force de lever le pouce. Quelque temps plus tard, il jettera l'éponge sous l'opprobe de la foule changante massée autour de l'arène. Chuck, plus finaud, a dit "Okay" au F.B.I. Un sacré dribble pour quelqu'un qui ne voit pas le ballon si on lui met dans les pieds
Sa chanson preférée :
mercredi 21 janvier 2015
Les livres délivrent.
Ah, ils m'auront fait du mal les frères Kouachi ! C'est comme si je m'étais pris un peu de leurs balles de Kalachnikov dans le buffet. Je me remets petit à petit de la disparition de mes amis lointains et de toujours, Wolinski et Cabu, et je recommence à prendre du plaisir à certaines évidences dont je retrouve la trace à peine effacée. Une chose me frappe, c'est l'inanité du cinéma à mon goût et l'immense pouvoir de la littérature sur moi. J'oublie presque tous les films que je vois alors que les livres me travaillent au corps en profondeur et durablement. J'ai lu un Conrad magnifique il y a peu qui s'appelle "Au bout du rouleau" J'ai appris que je n'étais pas encore au bout du mien. En fait, je n'ai jamais rien lu de Conrad qui ne soit pas génial. J'ai lu un Kipling aussi. Tout est enseignement dans ces livres, apprentissage, expérience transmutée en or pensée pour nos cervelles endormies ou paresseuses. Grâce à eux, nous allons ailleurs, plus loin, plus haut, et surtout nous faisons un petit pas de coté pour voir des choses que nous avions sous le nez et que nous n'apercevions pas sous un éclairage vulgaire. C'est ce que nous fait faire un grand écrivain; et non pas mariner dans les miasmes d'idéologies communes toutes plus rances les unes que les autres. Si Houellebecq était vraiment un grand écrivain, comme d'aucuns le prétendent, on apprendrait dans ces livres, non pas des choses sur l'écume des raisons qui font qu'on devrait avoir peur de l'Islam dans notre pays, mais des choses sur la peur elle-même et sur les rapports intimes, ceux de la peur entre autres, qu'entretiennent l'Occident et l'Islam.
Je vais citer un petit bout de Modiano, extrait de "Dimanches d'août". Un personnage parle :".............................................................................................
- Je ne vois pas ce que vous voulez dire...Vous savez, je m'occupais surtout des chevaux de ma mère...Elle avait deux trotteurs qu'elle faisait courir à Vincennes...
Il paraissait de si bonne foi que je pas voulu le contredire.
- Vous avez vu tout à l'heure le type qui chargeait mes manteaux dans la camionnette ? Eh bien, il joue aux courses... A mon avis il ne peut y avoir qu'un malentendu entre les hommes et les chevaux..
Se moquait-il de moi ? Non. Il avait toujours été dépourvu du moindre humour. Et la lumière du néon accentuait l'expression lasse et grave de son visage.
- Entre les chevaux et les hommes, ça ne colle que très rarement... J'ai beau lui dire qu'il a tort de jouer aux courses, il continue mais il ne gagne jamais...Et vous ? Toujours photographe ?......................................"
C'est très simple, et dans l'action du roman, ça a une résonance assez mince mais qui ira crescendo, cette façon de parler de cet homme, sa distance. C'est comme ça que ça fonctionne Modiano, ça prend de l'ampleur. Mais vous voyez cette petite remarque sur les chevaux et les hommes, et bien, c'est la vérité, la vérité toute nue. Je le sais, il m'arrive de jouer aux courses et je suis déjà monté sur un bourrin. Les péripéties d'un western ou les cavalcades de John Wayne n'y changeront rien, il y a un malentendu foncier entre les hommes et les chevaux, sinon les couses seraient une science exacte. De quel ordre, ce malentendu ? Un animal n'a rien à faire sur un autre animal pour se déplacer et encore moins pour faire du sport, c'est anti-naturel, aberrant, d'où certains problèmes récurrents, dus principalement à la bêtise humaine. Il y a aussi la question du rapport taille/puissance qui fausse tout entre les hommes et les chevaux, à moins...à moins de leur murmurer des secrets à l'oreille. Voilà une des choses fondamentales, parmi mille autres, que l'on peut apprendre dans un bon roman. Mais, en général, chez Patrick Modiano, on apprend des choses plus profondes sur l'identité et la mémoire et les liens vitaux qu'elles tissent, et c'est remuant comme toute bonne littérature. Il y a des choses à apprendre sur l'Islam et au-delà chez Durell, Bowles, Cossery, Tsirkas, Lawrence d'Arabie, Galland entre autres. Sur la peur, chez Conrad, Kafka, Celine, Matheson, Vercel, Barbusse... Pas chez Houellebecq. Houellebecq, c'est les pronostics du Quinté, à peine.
Je vais citer un petit bout de Modiano, extrait de "Dimanches d'août". Un personnage parle :".............................................................................................
- Je ne vois pas ce que vous voulez dire...Vous savez, je m'occupais surtout des chevaux de ma mère...Elle avait deux trotteurs qu'elle faisait courir à Vincennes...
Il paraissait de si bonne foi que je pas voulu le contredire.
- Vous avez vu tout à l'heure le type qui chargeait mes manteaux dans la camionnette ? Eh bien, il joue aux courses... A mon avis il ne peut y avoir qu'un malentendu entre les hommes et les chevaux..
Se moquait-il de moi ? Non. Il avait toujours été dépourvu du moindre humour. Et la lumière du néon accentuait l'expression lasse et grave de son visage.
- Entre les chevaux et les hommes, ça ne colle que très rarement... J'ai beau lui dire qu'il a tort de jouer aux courses, il continue mais il ne gagne jamais...Et vous ? Toujours photographe ?......................................"
C'est très simple, et dans l'action du roman, ça a une résonance assez mince mais qui ira crescendo, cette façon de parler de cet homme, sa distance. C'est comme ça que ça fonctionne Modiano, ça prend de l'ampleur. Mais vous voyez cette petite remarque sur les chevaux et les hommes, et bien, c'est la vérité, la vérité toute nue. Je le sais, il m'arrive de jouer aux courses et je suis déjà monté sur un bourrin. Les péripéties d'un western ou les cavalcades de John Wayne n'y changeront rien, il y a un malentendu foncier entre les hommes et les chevaux, sinon les couses seraient une science exacte. De quel ordre, ce malentendu ? Un animal n'a rien à faire sur un autre animal pour se déplacer et encore moins pour faire du sport, c'est anti-naturel, aberrant, d'où certains problèmes récurrents, dus principalement à la bêtise humaine. Il y a aussi la question du rapport taille/puissance qui fausse tout entre les hommes et les chevaux, à moins...à moins de leur murmurer des secrets à l'oreille. Voilà une des choses fondamentales, parmi mille autres, que l'on peut apprendre dans un bon roman. Mais, en général, chez Patrick Modiano, on apprend des choses plus profondes sur l'identité et la mémoire et les liens vitaux qu'elles tissent, et c'est remuant comme toute bonne littérature. Il y a des choses à apprendre sur l'Islam et au-delà chez Durell, Bowles, Cossery, Tsirkas, Lawrence d'Arabie, Galland entre autres. Sur la peur, chez Conrad, Kafka, Celine, Matheson, Vercel, Barbusse... Pas chez Houellebecq. Houellebecq, c'est les pronostics du Quinté, à peine.
lundi 29 décembre 2014
D'Angelo, quatorze ans plus tard.
Voilà quatorze ans qu'on attendait le troisième album de D'Angelo. C'est trop long, va falloir accélérer la cadence D. N'empêche le bidule qu'il vient de sortir est tellement bon qu'il enterre toute la concurrence black, y compris son Altesse Princière. L'album est juteux à souhait, il suinte le Groove, les gimmicks de production sont brillants, les instrumentistes sont inspirés. C'est un panard complet. Je lui en veux quand même pour les quatorze ans à faire du gras et à le perdre mais bon, c'est lui le Boss qui fait shaker les bootys. Ben oui, c'est pas Yannick Noah. Noah, lui, y fait du sport.
Plus smoothy, tu meurs. Soulful.
Plus smoothy, tu meurs. Soulful.
Libellés :
Chanteur(euse),
Claviers,
Danse,
Electro,
Feeling,
Funk,
Groove,
La Force,
Prince,
Rap,
Religion,
Soul,
Sport,
Stevie Wonder,
Vieillir
mardi 11 novembre 2014
Jouer gagnant.
Jean sortit de la caravane; 18 h 10, il faisait nuit, et plutôt froid. Sur la rocade tout près, les voitures roulaient lentement à cette heure de pointe. Dans l'obsurité du petit bois où se tenaient des abris de fortunes misérables, Jean suivit un chemin qu'il connaissait d'instinct et déboucha dans la rue. " 10,47 Euros", c'est tout ce qu'il avait en tête. C'est ce qu'il avait compté et recompté dans la caravane à l'éclairage de la loupiotte à gaz. C'est tout ce qu'il lui restait pour quatre jours avant de pouvoir aller à la poste toucher sa pension pour le mois à venir. Et il avait déjà fait des dettes dont il devrait s'acquitter séance tenante une fois l'argent retiré. Il pris sur la gauche vers une rue commercante. Il marchait d'un pas chancelant mais il savait exactement où il allait. Une idée avait germé. Il avait essayé de la chasser de son esprit mais il n'y était pas parvenu. A force de boire des blancs dans ce bar-tab-pmu et de voir des gens palper des biftons parce qu'ils trouvaient quel bourrin avait devancé tel autre sur un parcours plus ou moins long, l'idée lui était venu qu'il pouvait en croquer lui-aussi. Et puis c'était ça ou la manche, et la charité il avait jamais pu la recevoir sans haine. La haine le menait à la violence et c'était tout un tour d'un circuit d'emmerdes qu'il connaissait bien qui s'en suivait. Il rentra dans le café. Il faisait chaud, des gens, pour la plupart des maghrébins et des blacks parlaient très fort, beuglaient presque; les chevaux arrivaient dans une course, parfois dans un bon ordre, parfois dans un mauvais, ça dépendait des parieurs. Ils s'apostrophaient entre eux et ne manquaient pas de se faire savoir qui avait baisé qui et comment. Jean s'accouda au comptoir et souffla dans ces mains. "Patron, un blanc-sec, s'il-vous plaît". Le patron le servit sans le saluer ni même le regarder, il discutait avec un joueur qui venait de gagner. Jean but la moitié de son Muscadet et, décidé, il se dirigea vers le mur sur lequel étaient affichés les pages de pronostics de Paris-Turf. Il y avait du monde. 7ieme course, Réunion 3, le favori était le numéro 14. C'était bien ça. Et justement c'était lui qu'on voyait trotter à l'écran sur les télés du bar. Il avait fière allure. Son trot était régulier, souple, ses oreilles étaient collées en arrière, il était attentif. Son driver à l'arrière du sulky le fit ralentir, le départ était pour dans cinq minutes. Jean avait pensé son coup. Il lui fallait deux euros pour le blanc et il avait huit euros à parier. Selon ce qu'il avait observé et les dires qu'il avait entendu, en pariant sur le favori de cette course de trot ce soir à Vincennes ça ne pouvait que lui rapporter. le 14, le favori, était de l'écurie Hennings, casaque verte floquée d'une croix blanche, toque verte. Dans une réunion comme celle d'aujourdh'ui elle arrivait au moins dans quatre courses sur les huit. Et deux fois vainqueurs. Il avait suivi le meeting à la radio et les chevaux de Hennings était arrivés deux fois troisième. Ils devaient se refaire maintenant, la course était clairement pour eux. La côte du 14 était de 4 contre un et remontait légèrement, les joueurs tentaient une dernière mise contre l'évidence. Le 14 ne pouvait que gagner dans cette course. Jean se dirigea vers le guichet du PMU et attendit son tour pour murmurer : "Le 14, huit euros gagnant". L'homme lui dit :"Plus fort, j'entends pas". Il répèta plus haut : "Le 14, huit euros gagnant" et tendit son argent. Un quart de seconde plus tard il avait un ticket de jeu en main et l'argent avait disparu. Il s'éloigna et regarda attentivement son ticket. Il verifia le numéro de la réunion, le numéro de la course, le numéro du cheval, le montant. Il le vérifia quatre fois en regagnant sa place au bar. C'était bon. Y'avait plus qu'à. Il finit son Muscadet. Il pensa très fort à l'arrivée de la course, à l'emballage final; il ne fallait pas que le cheval se mette au galop, il devait contrôler et dominer. C'est ce que les Hennings faisaient toujours. Le départ était imminent, la côte était de presque cinq contre 1, multiplié par huit, ça faisait quarante euros. Avec ça, il était bon. Ah le brave cheval ! Il allait lui sauver la mise pour trois jours au moins. Après, il pouvait facilement tenir une journée sans rien. Surtout après avoir gagné aussi facilement. Le starter mis les chevaux en place, il s'étalèrent sur la largeur pour s'élancer cote à cote et les drivers les firent volter pour les mettre dans le sens de la piste. Le 14 se mit au galop immédiatement et son jockey ne put à aucun moment le remettre au trot. Il y eut des cris, des interjections dans le bar, une bronca générale. Jean regarda l'écran incrédule. Pourquoi le 14 n'était-il pas là ? Ca n'avait pas de sens, c'était absurde. Ca défiait toute les lois de la logique. Il regardait ses voisins, éffaré, qui commentaient la faute du favori. Pour certains, "c'était un scandale", pour d'autres" c'était normal". Lui, n'y croyait pas. Il regarda l'écran, en bas sur la droite apparut le chiffre 14 suivi de "disqualifié" Il sortit en trombe. Arrivé dehors, il s'aperçut qu'il était hors d'haleine. Il soufflait bruyamment, il était pliè en deux et des volutes blanches sortaient de sa bouche en s'envolant dans le froid. Il se redressa et se mit à marcher vers le petit bois près de la rocade, chez lui. Il eut très mal quand il pensa à cela : "Chez lui". Pourquoi est-ce que tout tournait toujours à son désavantage ? Rien, rien, rien, il n'avait rien ! Merde, merde, merde, et ce satané cheval qui n'était qu'un bourricot ! Sans cesser de ressasser sa déroute il arriva à sa caravane. Le traffic sur la rocade était plus fluide. Essouflé, le sang lui pissant du nez, il passa la main sous son lit et saisit ce qu'il appelait son "assurance-vie", un vieux fusil qu'il gardait là pour se débarasser des géneurs et des profiteurs du malheur humain. Il mit le fusil verticalement, la crosse par terre, et se pencha sur lui, les canons contre le coeur. Il appuya un grand coup, les deux salves de plomb partirent.
Il arriva premier au paradis dans la huitième course de la réunion des paumés.
Il arriva premier au paradis dans la huitième course de la réunion des paumés.
jeudi 9 octobre 2014
Les bases de l'anglais tel qu'on le parle ou apprendre en s'amusant.
Vous voulez faire plaisir à un américain moyen ? Je sais bien, ça paraît improbable maintenant, mais mettons que, par extraordinaire, vous vouliez faire plaisir à un américain moyen. Parlez-lui de base-ball. Là-bas, c'est LE sport. D'ailleurs, on ne joue au base-ball qu'aux Etats-Unis et dans les pays qui constituent leur orbite d'influence le plus restreint et le plus fort : Cuba, Japon, Mexique. Le base-ball a longtemps été et reste le sport le plus médiatisé aux States, ses stars épousaient des étoiles Hollywood, comme Joe DiMaggio l'a fait avec Marilyn Monroe et la finale du championnat américain, qui s'appelle humblement les "World Series" est toujours un événement d'envergure nationale. Elle se joue en sept manches au mieux (au pire) et, du fait de ce morcellement, réunit moins de téléspectateurs que le Superbowl. Mais en audience cumulée je suis sûr qu'il y a plus d'américains à regarder les finales de base-ball, surtout si elles opposent des équipes rivales depuis toujours comme les Red Sox de Boston et les Yankees de New-York (plus de cent ans de prises à la gorge mutuelles).
Bon, après ça, il y a un truc à savoir : le sketch comique le plus connu et le plus vu et revu au States est un délire génial d'Abbot et Costello sur le base-ball. Si vous arrivez à parler de ça à un américain, il sera plus que content, il sera aux anges. Bon, je vais le mettre. Pour le comprendre il faut connaître le base-ball et bien parler anglais; une fois que vous serez au point là-dessus (je vous fais confiance), écoutez, regardez et marrez-vous. Je vous donne des indices, Abbot a une équipe de base-ball et trouve que les joueurs ont de drôles de noms "Woo's on the first base. Watts on the second et Idontknow is on the third.... "(les "bases" sont les coins d'un carré par lesquelles il faut passer pour faire un tour et gagner) mais Costello ne l'entend pas de cette oreille ("Who's on the first base ? What's on the second ? I don't known is on the third...") il est très terre-à-terre Lou.
On essaye ?
Bon, après ça, il y a un truc à savoir : le sketch comique le plus connu et le plus vu et revu au States est un délire génial d'Abbot et Costello sur le base-ball. Si vous arrivez à parler de ça à un américain, il sera plus que content, il sera aux anges. Bon, je vais le mettre. Pour le comprendre il faut connaître le base-ball et bien parler anglais; une fois que vous serez au point là-dessus (je vous fais confiance), écoutez, regardez et marrez-vous. Je vous donne des indices, Abbot a une équipe de base-ball et trouve que les joueurs ont de drôles de noms "Woo's on the first base. Watts on the second et Idontknow is on the third.... "(les "bases" sont les coins d'un carré par lesquelles il faut passer pour faire un tour et gagner) mais Costello ne l'entend pas de cette oreille ("Who's on the first base ? What's on the second ? I don't known is on the third...") il est très terre-à-terre Lou.
On essaye ?
jeudi 6 février 2014
Un voyage fantastique (aller simple) avec les Who.
Mon père m'a dit que quand j'étais tout môme, genre 3 ou 4 ans, je dansais comme un damné sur la musique des Who. C'est fort possible, et même sûrement vrai, bien que mon père soit un menteur de première bourre. Aussi loin que remontent mes souvenirs, et ça ne va pas jusqu'à 4 ans mais quand même, leur musique m'a toujours profondément secoué et elle continue de le faire. Bien sûr, il y a les Beatles, les Kinks, Bob Dylan, les Jam et tant d'autres qui sont meilleurs que les Who, qui jouent mieux, plus finement, dont les compos sont plus raffinées, les paroles plus spirituelles, mais rien ne me prend aux tripes comme les affres mises en musique par Pete Townshend. Celles de l'identité vacillante à jamais, de l'arnaque géante du Rock n' Roll Circus qu'il alimentait lui-même à plein régime, celles du miroir aux fans brisés de mille jeunes têtes aussi fêlées que la sienne, de l'humour noir à pleurer issu de la bile de la même couleur. Pas d'équivalent nulle part à "My generation", à "Substitute", à "The seeker", dans aucune musique populaire ou savante. Prolifique névrose que celle de Townshend. Je dis ça sans cynisme aucun, sans une once d'envie, avec admiration, et l'idée que cet homme a transcrit musicalement un peu de ce que j'ai vécu, de ce que je vis, que d'autres que moi ont vécu et vivent. Une sorte d'urgence vide, pour rien. Être hors d'haleine sans raison, à perpet'. Courir un peu avec eux fait du bien (tant qu'on peut courir). Je vais mettre une chanson, presque au hasard, je l'ai écoutée récemment c'est tout, "Amazing journey", version tirée du "Live at Leeds" en CD. A la base le morceau vient de "Tommy", le premier Opéra-Rock de Townshend. "Sparks", un titre du même opus y est ici enchaîné. Je n'ai jamais vraiment aimé l'album studio de "Tommy", par contre j'en ai beaucoup entendu de versions différentes jouées "live" (intégrales ou presque), et toutes sont plus fantastiques les unes que les autres. Les Who étaient faits pour le Live. Bon, ceci étant dit, je ne sais pas si l'album "Live at Leeds" a été beaucoup retravaillé en post-production, je ne suis même pas sûr que ce soit un "vrai live", enregistré en direct avec un public payant, et à vrai dire je m'en fiche. La qualité du son est démente, la basse est aiguë comme Entwistle l'aimait, la guitare très, très propre (pour une fois), Moonie est cinglé comme de juste et les quatre Who envoient un bois monumental tout en jouant avec une maestria consommée sur les variations d'intensité dans le même morceau. Ah purée, c'est VITAL comme truc. Ça prend, ça ne lâche plus. Je mets juste un bout des paroles pour certains frères, fan des Who ou pas, qui sont allés en voyage là où on n'est pas supposés, ni préparés à aller.
"Sickness will surely take the mind
Where minds can't usually go.
Come on the amazing journey
And learn all you should know."
"Sickness will surely take the mind
Where minds can't usually go.
Come on the amazing journey
And learn all you should know."
lundi 27 janvier 2014
Décoration : Le bon goût à la portée de tous.
La déco a le vent en poupe. Très bien. Moi, j'ai des goûts très simples : des toiles de Maîtres partout. Mais chacun a son propre univers et veut agrémenter son petit chez-soi pour s'y sentir à l'aise et le montrer aux amis, aux aguets de la moindre faute. Pour ma part, je déplore que le grand public ne fasse pas plus appel à la taxidermie, je veux dire, aux animaux empaillés. C'est simple, peu salissant et très passe-partout, un "basic", quoi. La cause animale, qui s'est fort justement exprimée, a fait du tort à cet élément décoratif qui fut jadis très répandu. Mais savez-vous que, quand on les empaille, les animaux sont déjà morts ? Ah, avouez que vous n'aviez pas considéré la chose sous cet angle ! Ce n'est pas si barbare au fond, hein ? Alors, la peau de grizzli devant la cheminée, c'est pas si mal ? Et le renard empaillé dans l'attitude du prédateur, la gueule bien ouverte, c'est simple, ça va avec tout ! Mais, comme des illustrations bien senties valent mieux que tous les longs discours, voici deux exemples de décoration d'intérieur où la taxidermie trouve tout naturellement une place de choix. J'ai trouvé ça dans des vidéos de groupe de Rock, c'est vous dire si c'est cool.
Alors, en premier lieu, une magnifique tête de Tigre de Sibérie (espèce presque éteinte) en trophée sur mur bleu agrémente joliment le sous-sol d'un dénommé Juan, où s'ébat un petit combo pop des plus vifs, les Deerhoof. Le titre c'est "Dummy discards a heart".
Seconde salve, et pas des moindres. Monster Magnet démontre dans "Powertrip" avec sobriété et humour le coté "frais" de l'Ours Blanc empaillé (doit plus en rester beaucoup de vivant non plus). Cet accessoire discret autant qu'imposant ne souffre aucune contre-indication, sauf, peut-être, l'invité surprise Inuit qui peut en prendre un petit coup au moral. A ne pas oublier, on ne sait jamais.
Alors, en premier lieu, une magnifique tête de Tigre de Sibérie (espèce presque éteinte) en trophée sur mur bleu agrémente joliment le sous-sol d'un dénommé Juan, où s'ébat un petit combo pop des plus vifs, les Deerhoof. Le titre c'est "Dummy discards a heart".
Seconde salve, et pas des moindres. Monster Magnet démontre dans "Powertrip" avec sobriété et humour le coté "frais" de l'Ours Blanc empaillé (doit plus en rester beaucoup de vivant non plus). Cet accessoire discret autant qu'imposant ne souffre aucune contre-indication, sauf, peut-être, l'invité surprise Inuit qui peut en prendre un petit coup au moral. A ne pas oublier, on ne sait jamais.
Monaco : A touch of Class
Le journal "Le Monde" a choisi la photo ci-dessous pour illustrer la victoire de l'équipe de foot de Monaco sur l'O.M. et sa remontée au classement du championnat de France. Le titre de l'article du journal était "L'A.S. Monaco met la pression sur le P.S.G."
Ouh la ! Apparemment, il n'y a pas que la pression que les joueurs monégasques se mettent quand il s'étreignent pour fêter un but. Comme on peut le constater sur cette image édifiante, dès qu'ils arrivent à Monaco, ils prennent le pli du raffinement, de la grâce, de la retenue qui font que tout est plus "classe" sur ce havre d' "ordre et beauté, de luxe, de calme et de VOLUPTÉ" qu'est Le Rocher. Distinction, quand tu nous tiens.
Ouh la ! Apparemment, il n'y a pas que la pression que les joueurs monégasques se mettent quand il s'étreignent pour fêter un but. Comme on peut le constater sur cette image édifiante, dès qu'ils arrivent à Monaco, ils prennent le pli du raffinement, de la grâce, de la retenue qui font que tout est plus "classe" sur ce havre d' "ordre et beauté, de luxe, de calme et de VOLUPTÉ" qu'est Le Rocher. Distinction, quand tu nous tiens.
vendredi 17 janvier 2014
Danser comme David Byrne. Jouer comme Annie Clark
Plutôt que de parler des minables, des médiocres baise-en-coin, des Tartuffes du "moi-président" qui polluent la vie politique française et d'ailleurs, la vie tout court, car il faut bien savoir que le comportement de nos concitoyens est forcément à l'aune de celui de ses représentants, respirons donc un peu d'air pur, émerveillons nous devant l'intelligence et le raffinement ; ils ne sont pas si fréquents. Ainsi l'auteur-compositeur-interprête américain David Byrne est toujours aussi fringuant à un âge respectable et ne semble pas en passe de s'arrêter en si bon chemin. Déjà à son crédit : une carrière d'enfer avec les Talking Heads ; des albums solos aventureux et passionnants ("The catherine wheel", une musique de ballet, parfaite, "Rei Momo" un album de musique afro-cubaine composé en partie avec Johnny Pachéco etc, etc, etc...) ; des projets réguliers d'une qualité confondante avec Brian Eno, le grand Mage de la musique populaire intelligente ("My life in the bush of ghosts" et "Everything that happens will happen today" -magnifique titre-) ; un label de musique indie où il a re-publié un nombre incalculable d'albums classiques de la culture pop brésilienne et plus largement sud-américaine qui se sont hissés, grâce à internet, au rang de références mondiales (Rita Lee, Los mutantes, etc, etc, etc... sur son label Luaka Bop) ; et même un album en duo avec le plus connu des chanteurs tropicalistes brésiliens, Caetano Veloso en personne. En gros, c'est Mozart, ce mec. Et bien Mozart-Byrne à encore trouvé le temps de pondre un album en collaboration avec St Vincent, c'est à dire, la très talentueuse Annie Clark, et de partir sur les routes des U.S.A. l'été dernier pour le défendre. Évidemment, on attendait un peu le duo sur les reprises de leurs succès respectifs dans une mouture forcément inédite...Nous ne fumes pas déçus. Pour preuve la petite vidéo sans tralala ci-dessous où Byrne et Clark emballent en une danse rigoureuse et rieuse et d'abondants arrangements de cuivres le très primesautier "This must be the place" qui reste bien frais 30 ans après sa création avec les Talking Heads.
Purée, Dieu vomit les tièdes !Il est pas possible Byrne. Quelle chorégraphie !
Je voudrais rajouter quelque chose a propos d'Annie Clark. Elle est pleine de talent, comme le démontre la vidéo ci-dessous et ses prestations avec Byrne (je ne m'attarderai pas sur son "tight gap", OK ?), mais elle ne sort pas avec moi et ça, ça m'énerve. C'est pas que son mec ne me soit pas sympathique, je ne le connais pas. En tout cas, je le hais.
Purée, Dieu vomit les tièdes !Il est pas possible Byrne. Quelle chorégraphie !
Je voudrais rajouter quelque chose a propos d'Annie Clark. Elle est pleine de talent, comme le démontre la vidéo ci-dessous et ses prestations avec Byrne (je ne m'attarderai pas sur son "tight gap", OK ?), mais elle ne sort pas avec moi et ça, ça m'énerve. C'est pas que son mec ne me soit pas sympathique, je ne le connais pas. En tout cas, je le hais.
mercredi 8 janvier 2014
"Somewhere over the rainbow", version poids plume.
Je ne sais pas pourquoi, en ce moment, on ré-entend un peu partout la déplorable version de "Somewhere over the rainbow" chanté par le Hawaïen obèse et décédé, Iz. Le morceau en lui-même est assez pénible, depuis le début, depuis Judy Garland, mais ce bon gros Iz la passe allègrement à la moulinette de la ritournelle indigeste et imbuvable. Évidemment, à ce régime-là...
Je vais donc mettre en ligne la seule version que je connaisse de ce truc que je trouve belle. Celle de Little Jimmy Scott, qui, contrairement à Iz, est mince et pas encore mort, mais, en fait ça n'a rien à voir avec la qualité de l'interprétation. C'est juste que l'autre m'énerve.
Little Jimmy Scott : "Somewhere over the rainbow".
(Sur la photo, on le voit entouré de fans : David Bowie, Lou Reed, Anthony, Laurie Anderson, Bette Midler. Excusez du peu.)
Je vais donc mettre en ligne la seule version que je connaisse de ce truc que je trouve belle. Celle de Little Jimmy Scott, qui, contrairement à Iz, est mince et pas encore mort, mais, en fait ça n'a rien à voir avec la qualité de l'interprétation. C'est juste que l'autre m'énerve.
Little Jimmy Scott : "Somewhere over the rainbow".
(Sur la photo, on le voit entouré de fans : David Bowie, Lou Reed, Anthony, Laurie Anderson, Bette Midler. Excusez du peu.)
mardi 10 décembre 2013
L'Amour à Marche ou Crève.
Cette chanson, je l'ai d'abord rêvée. Et un jour, paf ! je l'ai entendue. Ça m'a fait un choc. Y'avait tout : la choriste noire qui crie son mal d'amour, le guitariste blanc cocaïné à mort qui balance son riff funky pour la 350 ième fois de la nuit "Une dernière coco, pour la route", et Boule Noire, concentré d'Amour enfiévré qui tance sa mousmé à coup de canne et la charme sans lui laisser une chance "...comme MOI je t'aime...". La pauvrette y passera, y'a pas et tout le monde est à la limite de perdre la raison. C'est un pandemonium sentimental, une apocalypse d'Amour selon Saint-Funk, et personne n'allait en sortir indemne. J'aime vivre dangereusement, quand j'écoute ce truc-là, je suis à poil et sans défense, à bout de souffle. Seule une rose rouge peut me sauver la mise. Elle a une odeur musquée.
Boule Noire (de son vrai nom George Thurston) est mort en 2007 d'un cancer collorectal. Tu m'étonnes. Voilà t'y pas la profondeur du truc.
Version 1978.
Version 1990
Boule Noire (de son vrai nom George Thurston) est mort en 2007 d'un cancer collorectal. Tu m'étonnes. Voilà t'y pas la profondeur du truc.
Version 1978.
Version 1990
Libellés :
Amour,
Art,
Danse,
Disco,
Funk,
Groove,
Guitar-hero,
Hommage,
Musique,
Occultisme,
Religion,
Sport
mercredi 20 novembre 2013
2014, c'est SON année.
Et voilà, l'équipe de France est propulsée au Mondial du Brésil grâce à un but de Benzéma et deux de Sakho. Mais, si, en match de barrage pour un ticket brésilien c'est le défenseur central gauche qui marque les buts (enfin, deux sur trois), qui donc les marquera en Coupe du Monde ? llroris ? Abidal ? Roland Courbis ? Nooooon, rien de tout ça ! Didier Deschamps a fourbi son arme secrète, sa surprise du chef : le seul ailier de débordement axial droit ! L'oeil vif, la crête altière, la surcharge pondérale assurant la bonne tenue au sol, le voilà, l'unique, le vrai, le seul : Footix en personne.
Tremblez brasileiros ! Voici le carioca de Corrèze, le forcené de l’Élysée ! Un joueur qui respecte tellement peu sa position sur le terrain qu'il en devient insaisissable, l'Ombre blanche du ballon rond ! Ah, nom de Dieu, ça va chier ! (en plus, en cas de problèmes, il peut avantageusement remplacer un poteau de corner).
Tremblez brasileiros ! Voici le carioca de Corrèze, le forcené de l’Élysée ! Un joueur qui respecte tellement peu sa position sur le terrain qu'il en devient insaisissable, l'Ombre blanche du ballon rond ! Ah, nom de Dieu, ça va chier ! (en plus, en cas de problèmes, il peut avantageusement remplacer un poteau de corner).
mardi 12 novembre 2013
Prix littéraires 2013 : Carton plein pour la merde et un petit article vite torché.
Bon, on touche le fond là. Yann Moix vient à peine d'obtenir le prix Renaudot avec son dernier caca nerveux de 1200 feuillets (oui, oui, le Yann Moix de "Podium" !), Bernard Pivot s'extasie encore sur "l'écriture cinématographique" de Claude Lemaître, Goncourt 2013 (eh oui, les gars !), que la troisième couche arrive et nous aplatit définitivement dans la crotte littéraire : Marie Darrieussecq a décroché le Fémina pour un énième plagiat de Mamie Duras ! Ah, on est mal, on est mal, moi, je vous le dis. Mais ne nous laissons pas abattre. Allons-y gaiement. !
Je vais mettre un extrait. C'est le début. Et puis avant un petit prologue simple. Comme un plaisir simple comme il en est parfois. Simplement. Comme au détour d'une rue qu'on connaît. Une silhouette qui disparaît. Puis revient. S'enfuit encore. C'est P.O.L. L'éditeur et celui qui l'aime, elle. Il rit, lui. Elle se répète son nom : P.O.L. Paul-Otchakovsky-Laurens. Il revient, il la prend dans ses bras, la serre. Trop fort. Il aurait pu s'appeler Pierre-Otchoukoiev-Simons. Mais non. Elle le repousse. Plus loin. Trop. Elle pense à sa queue. Sa belle longue queue d'homme. Cet homme nommé P.O.L. Paul-Otchakovsky-Laurens. En atteindrait-elle jamais le bout ?
Bon, je mets le bidule, vous allez voir que j'exagère à peine. Prologue donc, puis début. Beaucoup plus drôle que moi.
"On prend la mer et on atteint un fleuve. On peut
prendre un avion, je ne dis pas. Mais on atteint un
fleuve et il faut entrer dans le fleuve. Parfois il y a
un port, et des grues, des cargos, des marins. Et des
lumières la nuit. Un port sur la part de delta habitable.
Ensuite, il n’y a personne. Seulement des arbres, à
mesure qu’on remonte le fleuve."
"C’était un homme avec une grande idée. Elle la
voyait briller dans ses yeux. Sa pupille s’enroulait en
ruban incandescent. Elle entrait dans ses yeux pour
suivre avec lui le fleuve. Mais elle ne croyait pas à
son projet. Ça ne se ferait jamais, en vrai. Atteint-on
jamais le Congo ?
Il y avait ce qu’il était lui : un problème. Et sa
grande idée coûtait trop d’argent. Demandait trop à
trop de gens. Et pour elle la grande idée était comme
une autre femme, et elle ne voulait pas qu’il la suive.
« À force de penser au Congo je suis devenu un
Congo bruissant de forêts et de fleuves où le fouet
claque comme un grand étendard. » Il lui lisait
Césaire. Qui n’était pas son écrivain préféré. Mais
qui a laissé de bonnes pages, on ne peut pas dire. Et
qui était noir, ça a son importance. Sans doute. Elle
était de là, elle aussi, désormais. Du pays impossible,
avalancheux et débordant.
Chaque matin elle s’éveillait affligée d’une mala-
die de peau. Ses épaules, ses seins, l’intérieur de ses
bras, tout ce qui venait au contact de lui – sa peau
était creusée de lignes, de broderies. Elles couraient,
incrustées. Elle frottait mais ça ne partait pas. Elle se
douchait mais l’eau n’y faisait rien, et dans le miroir
elle voyait, sous la peau, courir les galeries étroites et
régulières, de fins colliers de perles en creux.
La maquilleuse même n’y pouvait rien. Elle qui
était censée jouer la Française diaphane, ni tatouée ni
scarifiée. Le visage est ce qu’on ne voit pas de soi. Le
dos non plus, je vous l’accorde. En se contorsionnant,
on attrape un éclat d’omoplate, un peu de clavicule et
de reins. Mais on porte devant soi son visage comme
une offrande. Il la voyait. Elle ne se voyait que dans
les films ou le miroir. Ce visage intact, où s’impri-
maient d’autant mieux les marques.
Et lui c’était qui ? Un acteur comme elle, second
rôle un peu connu – on connaît sa tête, pas son nom, et
difficile à prononcer. S’il y avait en lui quelque chose
de militant c’était peut-être ça : cette obstination à
garder son nom – faire carrière avec un nom pareil."
Hum, hum, voyez le genre... C'est assez indéfinissable. Que dire ? Bof, ça parle bien tout seul, non ?
Pour se changer les idées. Le Duke et une partie de sa "Congo Square Suite."
Je vais mettre un extrait. C'est le début. Et puis avant un petit prologue simple. Comme un plaisir simple comme il en est parfois. Simplement. Comme au détour d'une rue qu'on connaît. Une silhouette qui disparaît. Puis revient. S'enfuit encore. C'est P.O.L. L'éditeur et celui qui l'aime, elle. Il rit, lui. Elle se répète son nom : P.O.L. Paul-Otchakovsky-Laurens. Il revient, il la prend dans ses bras, la serre. Trop fort. Il aurait pu s'appeler Pierre-Otchoukoiev-Simons. Mais non. Elle le repousse. Plus loin. Trop. Elle pense à sa queue. Sa belle longue queue d'homme. Cet homme nommé P.O.L. Paul-Otchakovsky-Laurens. En atteindrait-elle jamais le bout ?
Bon, je mets le bidule, vous allez voir que j'exagère à peine. Prologue donc, puis début. Beaucoup plus drôle que moi.
"On prend la mer et on atteint un fleuve. On peut
prendre un avion, je ne dis pas. Mais on atteint un
fleuve et il faut entrer dans le fleuve. Parfois il y a
un port, et des grues, des cargos, des marins. Et des
lumières la nuit. Un port sur la part de delta habitable.
Ensuite, il n’y a personne. Seulement des arbres, à
mesure qu’on remonte le fleuve."
"C’était un homme avec une grande idée. Elle la
voyait briller dans ses yeux. Sa pupille s’enroulait en
ruban incandescent. Elle entrait dans ses yeux pour
suivre avec lui le fleuve. Mais elle ne croyait pas à
son projet. Ça ne se ferait jamais, en vrai. Atteint-on
jamais le Congo ?
Il y avait ce qu’il était lui : un problème. Et sa
grande idée coûtait trop d’argent. Demandait trop à
trop de gens. Et pour elle la grande idée était comme
une autre femme, et elle ne voulait pas qu’il la suive.
« À force de penser au Congo je suis devenu un
Congo bruissant de forêts et de fleuves où le fouet
claque comme un grand étendard. » Il lui lisait
Césaire. Qui n’était pas son écrivain préféré. Mais
qui a laissé de bonnes pages, on ne peut pas dire. Et
qui était noir, ça a son importance. Sans doute. Elle
était de là, elle aussi, désormais. Du pays impossible,
avalancheux et débordant.
Chaque matin elle s’éveillait affligée d’une mala-
die de peau. Ses épaules, ses seins, l’intérieur de ses
bras, tout ce qui venait au contact de lui – sa peau
était creusée de lignes, de broderies. Elles couraient,
incrustées. Elle frottait mais ça ne partait pas. Elle se
douchait mais l’eau n’y faisait rien, et dans le miroir
elle voyait, sous la peau, courir les galeries étroites et
régulières, de fins colliers de perles en creux.
La maquilleuse même n’y pouvait rien. Elle qui
était censée jouer la Française diaphane, ni tatouée ni
scarifiée. Le visage est ce qu’on ne voit pas de soi. Le
dos non plus, je vous l’accorde. En se contorsionnant,
on attrape un éclat d’omoplate, un peu de clavicule et
de reins. Mais on porte devant soi son visage comme
une offrande. Il la voyait. Elle ne se voyait que dans
les films ou le miroir. Ce visage intact, où s’impri-
maient d’autant mieux les marques.
Et lui c’était qui ? Un acteur comme elle, second
rôle un peu connu – on connaît sa tête, pas son nom, et
difficile à prononcer. S’il y avait en lui quelque chose
de militant c’était peut-être ça : cette obstination à
garder son nom – faire carrière avec un nom pareil."
Hum, hum, voyez le genre... C'est assez indéfinissable. Que dire ? Bof, ça parle bien tout seul, non ?
Pour se changer les idées. Le Duke et une partie de sa "Congo Square Suite."
Inscription à :
Commentaires (Atom)








