Elle est veinarde Diana Krall, elle est mariée à Elvis Costello. Ah non, c'est lui qui a de la chance ? Mettons qu'ils vont assez bien ensemble. Je ne sais quelle mouche l'a piquée mais elle vient de sortir un album de reprises de chansons des années 60-70 complètement plat. Je l'ai écoutée en concert sur RTL l'autre soir et tout va bien avec son Jazz qu'elle emballe avec toujours autant d'allant, mais, bon Dieu, qu'est-elle allée faire dans la galère des reprises de Dylan et des Mamas & Papas? Autant se passer l'original Dylanesque (Comme dit Bryan Ferry) mais il est introuvable sur Youtube, alors tant pis. Je ne mets pas la version dégradante de "California Dreamin" de Krall et je lui préfère une bonne cover de la scie des M & P par Eddie Hazel, longtemps première gâchette chez les Funkadelic. Je servirai néanmoins ici ce soir la soupe Pop de la mère Costello pour montrer à quel point elle est fadasse. Elle arrive sans peine à ternir le désespoir le plus poignant, avec "Superstar" des Carpenters, qu'elle reprend dans la même veine inepte et à laquelle les Sonic Youth avait naguère conféré une sorte de crédibilité Rock pour andouille.
Quelle horreur !
Mieux.
Parfait.
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mardi 3 mars 2015
dimanche 19 août 2012
Le désespoir multiplié par deux, ça donne quoi ?
J'ai quelques obsessions musicales. L'une d'elles est la souffreteuse Karen Carpenter, chanteuse, batteuse et compositeur du duo qu'elle formait avec son frère, les Carpenters. On peut croire, au premier abord, que ses chansons sont de mièvres ritournelles calibrées pour faire pleurer dans les chaumières XXL américaines. Pas du tout, ce sont de vraies lamentations désespérées qui traduisent un profond malaise qui ira croissant jusqu'à la fin tragique attendue. Mélancolie, anorexie mentale, tendances autodestructrices et suicidaires, elle avait tout ça bien plus que de supposés cinglés comme Lou Reed et Iggy Pop. Résultat, quelques chansons poignantes d'un lyrisme triste, imparables pour qui se dit un peu sensible. Ci-dessous deux reprises des Carpenters par des artistes venus d'horizons complètement différents.
D'abord, "Close to you" par Bobby Womack, La chanson est longue et il faut se farcir l'habituel discours d'intro de Womack avant qu'elle ne démarre vraiment. Mais la musique est très douce, très touchante et ce qu'il dit est loin d'être con, alors...(il parle de la limite entre ce qui est "commercial" et ce qui ne l'est pas, avant d'exploser cette limite avec une soul généreuse.)
Encore en-dessous, les Sonic Youth, groupe indie qui pourrait sembler aux antipodes des Carpenters, payent leur tribut à Karen en reprenant "Superstar". Je n'aime pas les Sonic Youth, mais je ne dirais jamais que Moore, Gordon et consort ne sont pas intelligents. Ils le sont suffisamment, en tout cas, pour faire de bonnes reprises de bonnes chansons et ainsi, d'où ils sont, réhabiliter en partie des œuvres méconnues ou mal-connues (celle de Robert Palmer aussi, par exemple).
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dimanche 25 mars 2012
Oh, Sister, I'm talking to you !
Voici le chant le plus triste que j'ai jamais entendu. Le chant d'un être mortellement blessé qui n'attend plus que le coup de grâce, tout espoir perdu, disparu, annihilé. C'est déjà l'Enfer. C'est déjà la Mort ; sur pied, qui allonge debout, pétrifie dans le tourment, subie infiniment, le temps d'une chanson. Paradoxe ? Déjà morte pourtant elle chantait encore et déjà elle chantait sa mort. Elle n'avait plus que ce souffle ultime à pousser et puis rien. Les larmes sont désormais pour les autres.
" Karen chérie, ma sœur, mon cœur, je n'aurais pas pu t'arracher à ton manque d'Amour, même avec tout le mien. Oui, tout mon Amour pour toi, Karen, n'aurait pas suffi, à vider le creux de ton âme qui t'appelait sans cesse. C'est lui, là, au fond de toi, qui avait pris le pas sur tout. Comme tu souffrais et comme je souffre de ne pas t'avoir sauvée. Non, je n'ai rien pu faire, je n'ai pas su dire les mots âpres qui t'aurait amenée à la lumière qui se coule dans les recoins de l'ombre. Mais qu'importe la lumière à une étoile qui meurt ? Tu mourrais après chaque phrase, après chaque sourire, chaque chanson. En guise d'Amour, voici la très sérieuse postérité qui plie tout à son impeccable jugement. Est-ce que ça aide ? Non. Il aurait fallu ne pas naître, ne pas pleurer, ne pas chanter, se taire et disparaitre. Impossible et le souhaiter aurait été l'indécence même et nous sommes l'élégance. Tu n'as pas trouvé, ça ne veut pas dire que ça n'existe pas, hein ? Je ne sais pas non plus où ça se trouve mais, ma petite sœur, ma sœurette, mon amour, je vais chanter avec toi, pleurer et disparaitre, la gratitude au cœur.
Tu ne le savais pas qu'il fallait ça ? Ah merde, ça, j'aurais pu te le dire. C'est la seule chose, mais oui, ça, je le sais et je comprends maintenant que tu ne le savais pas. Alors j'en aurais pour nous deux, ma chérie."
Pour ma mère.
" Karen chérie, ma sœur, mon cœur, je n'aurais pas pu t'arracher à ton manque d'Amour, même avec tout le mien. Oui, tout mon Amour pour toi, Karen, n'aurait pas suffi, à vider le creux de ton âme qui t'appelait sans cesse. C'est lui, là, au fond de toi, qui avait pris le pas sur tout. Comme tu souffrais et comme je souffre de ne pas t'avoir sauvée. Non, je n'ai rien pu faire, je n'ai pas su dire les mots âpres qui t'aurait amenée à la lumière qui se coule dans les recoins de l'ombre. Mais qu'importe la lumière à une étoile qui meurt ? Tu mourrais après chaque phrase, après chaque sourire, chaque chanson. En guise d'Amour, voici la très sérieuse postérité qui plie tout à son impeccable jugement. Est-ce que ça aide ? Non. Il aurait fallu ne pas naître, ne pas pleurer, ne pas chanter, se taire et disparaitre. Impossible et le souhaiter aurait été l'indécence même et nous sommes l'élégance. Tu n'as pas trouvé, ça ne veut pas dire que ça n'existe pas, hein ? Je ne sais pas non plus où ça se trouve mais, ma petite sœur, ma sœurette, mon amour, je vais chanter avec toi, pleurer et disparaitre, la gratitude au cœur.
Tu ne le savais pas qu'il fallait ça ? Ah merde, ça, j'aurais pu te le dire. C'est la seule chose, mais oui, ça, je le sais et je comprends maintenant que tu ne le savais pas. Alors j'en aurais pour nous deux, ma chérie."
Pour ma mère.
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samedi 1 octobre 2011
KAREN ! JE T'AIME !
Splendide comme un chant d'oiseau.
Trop spéciale pour exister, trop talentueuse pour partir avant d'avoir fait de belles choses.
Parfait, ce n'est pas trop, dans ce cas précis. Le cas Karen Carpenter
KAREN, I LOVE YOU !
Trop spéciale pour exister, trop talentueuse pour partir avant d'avoir fait de belles choses.
Parfait, ce n'est pas trop, dans ce cas précis. Le cas Karen Carpenter
KAREN, I LOVE YOU !
mercredi 21 avril 2010
KAREN, I LOVE YOU !
Celle-là, personne n'a pu la sauver. Même moi je n'ai rien pu faire, avec tout mon amour. Et elle nous laisse seuls et désemparés à nous dépatouiller avec ce genre de chansons. Mais qu'en faire, mon Dieu ! qu'en faire ? Ben, on peut toujours suivre les paroles qui s'affichent sur l'écran et tenter de chanter avec elle. Personnellement je n'y arrive pas, c'est trop triste. Ah! ce n'est pas une sinécure d'être émotif à ce point. Je me console en pensant que ces crétins de Sonic Youth, qui payent leur dette à Karen dans la vidéo en-dessous, ont fait une expo avec tout leur matos, guitares amplis et tout le toutim et qu'ils se tout fait chourrer. Ca leur apprendra le sens du mot "Art" à ces branleurs. Mais c'est pareil, ce que c'est que d'être émotif comme-ça tout de même. Ah la la, je suis mal barré, moi.
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