Paul Éluard, “À Peine Défigurée” (La vie immédiate, 1932)
Adieu tristesse,
Bonjour tristesse.
Tu es inscrite dans les lignes du plafond.
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime
Tu n’es pas tout à fait la misère,
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire.
Bonjour tristesse.
Amour des corps aimables.
Puissance de l’amour
Dont l’amabilité surgit
Comme un monstre sans corps.
Tête désappointée.
Tristesse, beau visage.
Sagan était si singulière, si forte, si subtile, tout l'inverse de ces cons de terroristes.
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mercredi 18 novembre 2015
jeudi 13 novembre 2014
Patricia Petitbon à petit bonds.
L'autre jour, j'ai assisté à un récital de mélodies françaises de Patricia Petitbon, une soprane rigolotte qui a le vent en poupe en ce moment en France. "C'était délicieux !", comme ont du s'esclamer certaines dames de la bourgeoisie rennaise un peu fantasques. C'est vrai que la rousse flamboyante, comme on dit, a un talent certain pour la comédie et presque le one-woman-show, si elle n'était accompagnée par une pianiste et un percussioniste qui d'ailleurs lui servent de camarade de jeux, jeux assez comiques tout compte fait, même si un peu courts quand même. Elle pourrait se lâcher un peu plus et bousculer les conventions du petit monde du classique. Après tout, au Chat Noir, à la belle époque, les chansons en ont vu d'autres, sous les regards de Maurice Rollinat, Alphonse Allais et autre Jean Richepin, et ces belles têtes de poètes, toutes un peu folles, ne regardaient pas à la dépense quand il s'agissait de loufoqueries. Mais ne soyons pas tatillons et prenons avec allégresse les petits moment de grâçounette que nous procure Mademoiselle Petitbon. Toutefois, quelque chose me titille, m'irrite et ce n'est pas une broutille. On ne comprend pas tout des paroles des chansons qu'elle entonne et parfois même, on ne comprend rien. C'est quand même très dommage pour une chanteuse française de chanter en français moins bien que, mettons, Barbara Hendricks, qui est américaine. Loin de moi, l'idée de sombrer à tout prix dans le "C'était mieux avant !" mais quand on écoute Régine Crespin, pour prendre un exemple pas innocent du tout, et qu'on la compare à Patricia Petitbon, on voit toute la différence qu'il y a entre une honnète soprano et une cantatrice de génie. Est-ce le don ? Est-ce le travail ? La Grâce ?. Je ne sais pas mais Mademoiselle Petitbon(d) a encore pas mal d'enjambées longues à faire pour arriver à cette évidence-là.
Régine Crespin chante Fauré sur un texte de Raymond Bussine : "Après un rêve".
Et bing ! "Clair de lune" de Paul Verlaine, mis en musique par Fauré. Crespin toujours. Le texte est incroyablement chiadé, c'est miracle que l'on comprenne ce qu'elle chante !
Régine Crespin chante Fauré sur un texte de Raymond Bussine : "Après un rêve".
Et bing ! "Clair de lune" de Paul Verlaine, mis en musique par Fauré. Crespin toujours. Le texte est incroyablement chiadé, c'est miracle que l'on comprenne ce qu'elle chante !
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dimanche 3 février 2013
Quand Verlaine rencontre Dylan.
Dylan a sorti il y a quelques années la très belle chanson "Cold irons bound". Un peu plus tard, Tom Verlaine, ex-fondateur du très intelligent et très bon groupe Télévision, a repris ce morceau pour les besoins de la B.O. du film de Todd Haynes sur Dylan : "I'm not there". Plaisir redoublé donc, à l'écoute de la très bonne version du Boss en personne, à la tête d'un excellent combo, enregistrée live, que vous trouverez ci-dessous, et de celle de Tom Verlaine, toujours aussi pertinent et tranchant. Alonsi, alonso.
dimanche 13 mai 2012
Jeune et triste à la fois. Ca ne dure qu'un temps, Serge.
Un jour je dirais ce que je sais de Gainsbourg. Comment un post-romantique russe, exilé en france et au 20 ième siècle a foiré pour grande partie sa carrière. Sa malédiction à un nom : "Lolita", de son compatriote exilé Nabokov, et un visage : celui de Brigitte Bardot (C'est à dire celui de Marylin Monroe). Passé Bardot, il n'y aura plus rien de bon ou presque. J'y reviendrai, si vous êtes sage. Avant de sombrer, il a beaucoup travaillé pour Michelle Arnaud, et avec grand profit.
Voici donc "Les Papillons noirs". la chanson est simple. Ce sont les accords de "Wild thing" des Troggs ou de "You really got me" des Kinks, enfin d'au moins 150 chansons des sixties, décalés d'un demi-ton. Giansbourg a beaucoup plagié, avec génie. La mélodie est superbe, les arrangement magnifiques et les paroles tiennent toutes seules, même sans la musique. C'est de la poésie. Du grand art donc, contrairement à ce qu'il a prétendu plus tard. Et il avait raison de le faire, dans la plupart des cas. Il a pourtant lui-même échappé parfois à son propre anathème de la "musique mineure pour des mineurs". Pauvreté de Gainsbourg, grandeur de Gainsbourg.
Les paroles. C'est digne de Verlaine. C'est tout.
La nuit, tous les chagrins se grisent;
De tout son cœur on aimerait
Que disparaissent à jamais
Les papillons noirs x3
Les autres filles te séduisent;
De mille feux, leurs pierreries
Attirent au cœur de la nuit
Les papillons noirs x3
Aux lueurs de l'aube imprécise,
Dans les eaux troubles d'un miroir,
Tu te rencontres par hasard
Complètement noir x3
Alors tu vois sur ta chemise
Que tu t'es mis tout près du cœur
Le smoking des temps de rigueur,
Un papillon noir x3
Un papillon noir...
Puis, folie, folie amère du petit juif russe Gainsbourg rejeté par tous et toutes, qui n'en peut mais. Éperdu d'amour qu'il est. Chanson atrabilaire et triste. "Jouer la FARCE du grand amour...". La vie de Gainsbourg en est une, de farce. Triste, pathétique, comme la symphonie de son maître absolu : Tchaïkovsky. A peu de choses près, quelques chansons, elle est presque entièrement ratée, pas "héroïque", pauvre con de Sfarr, ratée..
Les paroles. C'est digne de Verlaine. C'est tout.
La nuit, tous les chagrins se grisent;
De tout son cœur on aimerait
Que disparaissent à jamais
Les papillons noirs x3
Les autres filles te séduisent;
De mille feux, leurs pierreries
Attirent au cœur de la nuit
Les papillons noirs x3
Aux lueurs de l'aube imprécise,
Dans les eaux troubles d'un miroir,
Tu te rencontres par hasard
Complètement noir x3
Alors tu vois sur ta chemise
Que tu t'es mis tout près du cœur
Le smoking des temps de rigueur,
Un papillon noir x3
Un papillon noir...
Puis, folie, folie amère du petit juif russe Gainsbourg rejeté par tous et toutes, qui n'en peut mais. Éperdu d'amour qu'il est. Chanson atrabilaire et triste. "Jouer la FARCE du grand amour...". La vie de Gainsbourg en est une, de farce. Triste, pathétique, comme la symphonie de son maître absolu : Tchaïkovsky. A peu de choses près, quelques chansons, elle est presque entièrement ratée, pas "héroïque", pauvre con de Sfarr, ratée..
samedi 21 avril 2012
Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville
LET IT RAIN !
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jeudi 5 avril 2012
Pleurer doucement avec Claudio Arrau.
Ce n'est peut-être pas la meilleure interprétation de "Clair de Lune"de Debussy. Je ne sais pas. En tout cas, elle est unique. Claudio Arrau ne "sonne" comme personne d'autre. Sa maîtrise des contrastes, son approche anti-sentimentaliste font que tout le lyrisme en demi-teinte de ce chef-d’œuvre, l'intention exigeante d'un auteur qui ne fut jamais mièvre apparaissent plus clairement et finalement de manière plus sensible. Arrau ne nous berce pas, ne nous charme pas, il donne à entendre toutes les "couleurs" du morceau, toute sa composition vaste et menue, mélancolique et maîtrisée, sans nous emberlificoter dans du larmoyant, du pathétique de mauvais aloi. Les grand interprètes ne sacrifient pas à des tics ou à une manière, ils ont une vision et ne prennent jamais le public pour une bande de bœufs. Ils entr'ouvrent la porte. Rentre qui veut. Claudio Arrau était clair et précis Il n'était jamais aride. Tel est son "Clair de Lune". Une pensée pour lui. Un remerciement.
samedi 17 mars 2012
Le printemps est un pari.
Le Printemps n'est pas seulement une saison. Pour les hommes, c'est une croyance, et un acte de foi quand il arrive. C'est le temps de la sève qui monte, du sang qu'on sent couler dans ses veines. Naturellement, on y prend des paris, on se renouvelle ou on meurt. Beaucoup de personnes âgées qui ont passées l'Hiver, décèdent au Printemps. C'est normal car c'est la saison où l'on oublie son âge. Si ça n'arrive pas, c'est qu'on est mort.
L'hiver a cessé : la lumière est tiède
Et danse, du sol au firmament clair.
Il faut que le coeur le plus triste cède
A l'immense joie éparse dans l'air.
Même ce Paris maussade et malade
Semble faire accueil aux jeunes soleils,
Et comme pour une immense accolade
Tend les mille bras de ses toits vermeils.
J'ai depuis un an le printemps dans l'âme
Et le vert retour du doux floréal,
Ainsi qu'une flamme entoure une flamme,
Met de l'idéal sur mon idéal.
Le ciel bleu prolonge, exhausse et couronne
L'immuable azur où rit mon amour.
La saison est belle et ma part est bonne
Et tous mes espoirs ont enfin leur tour.
Que vienne l'été ! que vienne encore
L'automne et l'hiver ! Et chaque saison
Me sera charmante, ô Toi que décore
Cette fantaisie et cette raison !
Paul Verlaine
"You must believe in spring" du génial Michel Legrand, 80 ans, tiré des "Demoiselles de Rochefort", film de Jacques Demy sans équivalent dans l'histoire du cinéma., ici repris par Bill Evans, avec son trio.
En plus de ça, un titre de 1958, toujours Bill Evans, seul au piano : "Peace piece". Cet homme était un fervent et un sage, un simple. Un grand musicien.
L'Hiver fut long et pesant. Sur les ailes du Printemps, je dors mieux, je vais mieux, la Beauté devient une évidence, l'Amour une nécessité. La réciprocité entre soi et la Nature prend le relais de l'effort contre. Le Soleil retrouve sa plénitude. Saturne se cache. La Lune minaude, en sourdine.
L'hiver a cessé : la lumière est tiède
Et danse, du sol au firmament clair.
Il faut que le coeur le plus triste cède
A l'immense joie éparse dans l'air.
Même ce Paris maussade et malade
Semble faire accueil aux jeunes soleils,
Et comme pour une immense accolade
Tend les mille bras de ses toits vermeils.
J'ai depuis un an le printemps dans l'âme
Et le vert retour du doux floréal,
Ainsi qu'une flamme entoure une flamme,
Met de l'idéal sur mon idéal.
Le ciel bleu prolonge, exhausse et couronne
L'immuable azur où rit mon amour.
La saison est belle et ma part est bonne
Et tous mes espoirs ont enfin leur tour.
Que vienne l'été ! que vienne encore
L'automne et l'hiver ! Et chaque saison
Me sera charmante, ô Toi que décore
Cette fantaisie et cette raison !
Paul Verlaine
"You must believe in spring" du génial Michel Legrand, 80 ans, tiré des "Demoiselles de Rochefort", film de Jacques Demy sans équivalent dans l'histoire du cinéma., ici repris par Bill Evans, avec son trio.
En plus de ça, un titre de 1958, toujours Bill Evans, seul au piano : "Peace piece". Cet homme était un fervent et un sage, un simple. Un grand musicien.
L'Hiver fut long et pesant. Sur les ailes du Printemps, je dors mieux, je vais mieux, la Beauté devient une évidence, l'Amour une nécessité. La réciprocité entre soi et la Nature prend le relais de l'effort contre. Le Soleil retrouve sa plénitude. Saturne se cache. La Lune minaude, en sourdine.
samedi 3 mars 2012
Tu voulais savoir ?
C'est la même
mélancolie
qui des quartiers
profonds
du cœur et de l'âme
venue
nous
lie
Les roses étaient toutes rouges,
Et les lierres étaient tout noirs.
Chère, pour peu que tu te bouges,
Renaissent tous mes désespoirs.
Le ciel était trop bleu, trop tendre
La mer trop verte et l'air trop doux.
Je crains toujours,- ce qu'est d'attendre!
Quelque fuite atroce de vous.
Du houx à la feuille vernie
Et du luisant buis je suis las,
Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas!
French pop beauty. The girl or the song ? Both.
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ca dure toujours
On s'en souvient.
On se dit qu'à vingt ans
On est les rois du monde
Et qu'éternellement
Il y aura dans nos yeux
Tout le ciel bleu
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
Ca vous met au coeur
Beaucoup de chaleur
Et de bonheur.
Un beau jour c'est l'amour
Et le coeur bat plus vite
Car la vie suit son cours
Et l'on est tout heureux
D'être amoureux.
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ca dure toujours
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
mélancolie
qui des quartiers
profonds
du cœur et de l'âme
venue
nous
lie
Les roses étaient toutes rouges,
Et les lierres étaient tout noirs.
Chère, pour peu que tu te bouges,
Renaissent tous mes désespoirs.
Le ciel était trop bleu, trop tendre
La mer trop verte et l'air trop doux.
Je crains toujours,- ce qu'est d'attendre!
Quelque fuite atroce de vous.
Du houx à la feuille vernie
Et du luisant buis je suis las,
Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas!
French pop beauty. The girl or the song ? Both.
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ca dure toujours
On s'en souvient.
On se dit qu'à vingt ans
On est les rois du monde
Et qu'éternellement
Il y aura dans nos yeux
Tout le ciel bleu
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
Ca vous met au coeur
Beaucoup de chaleur
Et de bonheur.
Un beau jour c'est l'amour
Et le coeur bat plus vite
Car la vie suit son cours
Et l'on est tout heureux
D'être amoureux.
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ca dure toujours
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
lundi 18 avril 2011
COMPLETEMENT NERVALO
Pour Nerval tout à basculer avec ce qu'il appelle lui-même " l'épanchement du rêve dans la réalité" Ca a donné des strophes sublimes comme celles là :
FANTAISIE
Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.
Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;
Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !
Bien des années plus tard, le même épanchement apparaissait dans une chanson de Whitfield et Strong interprétée par les Temptations. C'est à ne pas croire, non, l'inverse, ça donne l'opportunité de croire tout court. En quoi ? Devinez, Frères Humains qui avant et après nous vivez.
FANTAISIE
Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.
Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;
Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !
Bien des années plus tard, le même épanchement apparaissait dans une chanson de Whitfield et Strong interprétée par les Temptations. C'est à ne pas croire, non, l'inverse, ça donne l'opportunité de croire tout court. En quoi ? Devinez, Frères Humains qui avant et après nous vivez.
vendredi 18 juin 2010
Chansons.
Un peu de douceur et de tristesse Made in France. Les mélancoliques le savent bien : qui chante sa peine l'enchante.
Paul Verlaine le savait aussi, lui tout particulièrement.
Paul Verlaine le savait aussi, lui tout particulièrement.
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure,
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà
Pareil à la
Feuille morte." De la musique avant toute chose..."
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