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lundi 3 juin 2019

Pour en finir avec la philosophie, son fossoyeur colèrique: Iggy Pop.

En matière de Rock il est quelques phares qui balisent de loin en loin le destin de cette musique tripale et enthousiasmante, malsaine et vivante. Iggy Pop en est un et un maousse. Je ne sais pas ce que je serais devenu sans l'influence déterminante de Pop et des Stooges. Je serais probablement mort en implorant un quelconque pardon d'un Dieu hypothétique. La matérialité brute du Rock et son esprit explosif et vivifiant m'ont sauvé d'une fin insensée. Aucune philosophie ne tient la route face à cet hymne rageur tiré du dernier album de Pop. Dieu lui-même se casse en catimini. Comme il le dit lui-même dans ce disque : "I'm nothing but my name." James Newell Osterberg Jr, dit Iggy Pop. Moi je ne veux pas de pierre tombale avec mon nom dessus. Rien. Je veux disparaître. Le monde à venir sans moi est une autre histoire, qui ne m'intéresse pas, qui ne me concerne pas. J'ai trop à faire avec l'actuel. Je veux juste qu'il y ait des fleurs, des coquelicots, des marguerites à l'endroit où je serai enterré et où les vers feront leur travail. J'espère que j'aurais fait le mien. Du mieux possible.
En attendant j'envoie chier tous les minables qui font leurs comptes avec Iggy dans cette déclaration de haine fraternelle :"Paraguay"

vendredi 19 décembre 2014

L'or des Fous.

The Stone Roses. Les années 90 auraient du être les leurs. Ils sortent un album de pop british parfait en 89, enchainent avec un single/maxi 45 à démolir les dancefloors (Fools gold) et....et ils se perdent dans l'enregistrement de leur second opus (qui ne sortira qu'en 1994) en laissant leur passer sous le nez la crête de la déferlante grunge. Tant pis pour eux, fallait être plus réactif, les pépères. Leur reste quand même un statut de groupe culte et star au Royaume Uni, comme s'il avaient inventé la Brit Pop avant tout le monde. Ce n'est pas faux mais il va falloir attendre 5 ans pour qu'Oasis et Blur reprennent la place de leader aux américains, avec, dans le cas d'Oasis, un clone de Ian Brown, le chanteur des Stones Roses, en guise de frontman. Ce dont on se rend compte en écoutant et regardant la vidéo ci-dessous, c'est que ce statut privilégié est basé sur une qualité musicale absolument évidente. Certes, c'est enregistré à la maison (Manchester) mais il est indéniable que le morceau groove sec, et il est une preuve de plus que le divin sens du tempo n'a pas de couleur de peau à la base. La section rythmique est dantesque et le guitariste juste au poil.
The Stone Roses : "Fools Gold" live, son exceptionnel. Mais avant, la parole est au poète : William Burroughs.

mercredi 13 août 2014

Un dernier pour la route : Robin Williams se pend dans un pays ou circulent 300 millions d'armes à feu.

Robin Williams vient de mourir. A-t-il fait un seul bon film ? J'ai regardé sa filmo et je dirais non, à l'exception des voix qu'il a assurées pour la franchise "Happy Feet". Mais ce n'est pas là une caractéristique qui lui est propre et on peut très bien faire une brillante carrière à Hollywood en étant un mauvais comédien ou en alignant les nanars. C'est même la norme. Ce qui est rare c'est quand Tom Cruise ou Tom Hanks font un bon film. Tout ça ne valait pas un suicide, Robin. D'un autre coté, vous laissez une femelle de l'espèce Macaque Noir seule avec un appareil photo branché sur "on" et ça donne des "selfies" assez fendards. Alors on peut se sentir peu de chose. Le Goût comique humain impayable ressort néanmoins assez vite car la question est maintenant de savoir qui possède les droits de la photo ci-dessous, le singe ou le photographe ? De quoi mourir de rire.

mercredi 25 septembre 2013

Les actualités d'aujourd'hui sont les souvenirs d'avant-demain.

Vous voulez entendre un bon morceau de Rock de maintenant, là, en ces temps de patinage artistique généralisé ? Est-ce bien raisonnable ??? Enfin, y'a ça. C'est chaloupé, bien envoyé, avec une bonne assise bien grasse et en même temps une distance et un engagement adéquates qui permettent à l'énergie de circuler sans brutalité anxiogène. Une fois que ça a pris, ça ne lâche plus. "Catchy" disent nos amis Grand-Bretons. C'est le deuxième single des Arctic Monkeys :"Why'd only call me when you're high?" (Bonne question) issu du formidable nouvel album "AM" Pas une chanson sur cet opus qui soit faible. En fait, Alex Turner donne plutôt dans le classique instantané et inspiré. En 2005, alors qu'on ne connaissait encore d'eux que des démos qui circulaient sur le net, j'avais dit : "Ces mecs-là vont devenir énormes. C'est fait. Plus gros même que le groupe de leur mentor américain Josh Homme.
Quoi ? Quoi ? J'ai la tête qui enfle ? Je me la joue ? Non, je connais mon Rock n' Roll, c'est tout. Et accessoirement, je t'emmerde.