Charles Pasqua est mort depuis quelques heures et déja je me sens mieux, j'ai moins peur. Ce n'est pas que je sois un terroriste, non, je suis un mec normal et cependant atypique. Pour lui, ça fait de moi le plus dangereux des hommes.
Louis Armstrong and Louis Jordan. Deux noirs qui braillent ? Quoi ? Une émeute ?
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mardi 30 juin 2015
jeudi 19 mars 2015
Actualité de La Tristesse.
"...toute création véritable implique une certaine surdité à l'appel
d'autres valeurs pouvant aller jusqu'à leur refus et même leur négation.
Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l'autre,
s'identifier à lui, et se maintenir différent. Pleinement réussie, la
communication intégrale avec l'autre condamne, à plus ou moins brève
échéance, l'originalité de sa et de ma création. "
C'est signé Claude Lévi-Strauss.
Ça explique pourquoi toute société pluri-culturelle se solde par un échec et DOIT se solder par un échec pour la préservation des différentes cultures présentes dans la même société. Le résultat final de cette petite mais capitale notation est la guerre civile à l'intérieur d'une même société entre les cultures et, au niveau mondial, des guerres entre les cultures sur des territoires d’achoppement du concept du "vivre ensemble partout pareil" que promeut le libéralisme économique et la bonne conscience droit de l'Hommiste. Je ne suis pas contre les Droits de l'Homme, création raisonnable à-minima, MAIS, alliés à la puissance de feu de l'armée Américaine et au marketing trans-national, ils sont au moins aussi destructeurs que n'importe quel obscurantisme puisqu'ils sous-entendent actuellement la tout-puissance du Marché qui est une négation pure et simple des puissances spirituelles qui sont en jeu chez l'homme et dont le retour se fait dans le fracas des armes et un fatras de vieilles croyances recyclées pour le pire.
De toute ma vie, je n'ai connu qu'un seul fils d'immigré que son appartenance natale à un groupe culturel autre que français ne taraudait pas de problèmes identitaires. Il s'appelait Karim et ses parents, de fins lettrés, l'avaient élevé complètement comme on élève un fils de bourgeois français. Il était bisexuel, fan de Gainsbourg, gros fumeur et buveur mais n'avait certainement pas de problème d'identité culturelle. Il décourageait les meilleures volontés racistes de ma ville de naissance car son apprentissage et son vécu de la culture française ne laissaient pas de doute sur son appartenance. Au passage, il avait perdu une culture, ou plutôt, échanger une culture pour une autre. C'est le prix à payer.
Et j'admire le choix avisé de ses parents, qui, en lui donnant la culture de son pays d'accueil lui ont permis de s'adapter au mieux à son environnement. Il ne me viendrait pas à l'idée de faire autrement si j'avais des enfants à l'étranger, sauf à me comporter au fond comme un colon ou un déraciné, et j'ai connu de ces voyageurs tristes qui jouissent de prérogatives données par leur naissance sans en assumer les conséquences, dans un calcul jouisseur de cynique froid.
Mais enfin, ils ne sont pas plus cyniques que ceux qui ont permis ces rapprochements inter-culturels sur un même territoire au nom de logiques de profits économiques désormais irréversibles et globalement admises par tous les acteurs d'un drame qui se joue sur la scène, à ciel ouvert et qui éclate au grand-jour quand bondissent des coeurs qui ne demandent qu'à s'enflammer et quand eux, les jouisseurs, deviennent toujours plus anonymes et plus goinfres de chair humaine. Les logiques de rendement délétères donnent naissance à des bouillonnements spirituels meurtriers. Qu'y a-t-il là d'étonnant ? Il suffisait de lire Lévi-Strauss, Malraux, Baudrillard, Debord, Muray et quelques autres pour ne pas être surpris par les jeunes morts de Clichy-sous-bois ou les attentats de Charlie-Hebdo. La tristesse et la peine, elles, sont suffisamment sidérantes pour excéder la surprise et nous laisser désemparés. De plus en plus.
C'est signé Claude Lévi-Strauss.
Ça explique pourquoi toute société pluri-culturelle se solde par un échec et DOIT se solder par un échec pour la préservation des différentes cultures présentes dans la même société. Le résultat final de cette petite mais capitale notation est la guerre civile à l'intérieur d'une même société entre les cultures et, au niveau mondial, des guerres entre les cultures sur des territoires d’achoppement du concept du "vivre ensemble partout pareil" que promeut le libéralisme économique et la bonne conscience droit de l'Hommiste. Je ne suis pas contre les Droits de l'Homme, création raisonnable à-minima, MAIS, alliés à la puissance de feu de l'armée Américaine et au marketing trans-national, ils sont au moins aussi destructeurs que n'importe quel obscurantisme puisqu'ils sous-entendent actuellement la tout-puissance du Marché qui est une négation pure et simple des puissances spirituelles qui sont en jeu chez l'homme et dont le retour se fait dans le fracas des armes et un fatras de vieilles croyances recyclées pour le pire.
De toute ma vie, je n'ai connu qu'un seul fils d'immigré que son appartenance natale à un groupe culturel autre que français ne taraudait pas de problèmes identitaires. Il s'appelait Karim et ses parents, de fins lettrés, l'avaient élevé complètement comme on élève un fils de bourgeois français. Il était bisexuel, fan de Gainsbourg, gros fumeur et buveur mais n'avait certainement pas de problème d'identité culturelle. Il décourageait les meilleures volontés racistes de ma ville de naissance car son apprentissage et son vécu de la culture française ne laissaient pas de doute sur son appartenance. Au passage, il avait perdu une culture, ou plutôt, échanger une culture pour une autre. C'est le prix à payer.
Et j'admire le choix avisé de ses parents, qui, en lui donnant la culture de son pays d'accueil lui ont permis de s'adapter au mieux à son environnement. Il ne me viendrait pas à l'idée de faire autrement si j'avais des enfants à l'étranger, sauf à me comporter au fond comme un colon ou un déraciné, et j'ai connu de ces voyageurs tristes qui jouissent de prérogatives données par leur naissance sans en assumer les conséquences, dans un calcul jouisseur de cynique froid.
Mais enfin, ils ne sont pas plus cyniques que ceux qui ont permis ces rapprochements inter-culturels sur un même territoire au nom de logiques de profits économiques désormais irréversibles et globalement admises par tous les acteurs d'un drame qui se joue sur la scène, à ciel ouvert et qui éclate au grand-jour quand bondissent des coeurs qui ne demandent qu'à s'enflammer et quand eux, les jouisseurs, deviennent toujours plus anonymes et plus goinfres de chair humaine. Les logiques de rendement délétères donnent naissance à des bouillonnements spirituels meurtriers. Qu'y a-t-il là d'étonnant ? Il suffisait de lire Lévi-Strauss, Malraux, Baudrillard, Debord, Muray et quelques autres pour ne pas être surpris par les jeunes morts de Clichy-sous-bois ou les attentats de Charlie-Hebdo. La tristesse et la peine, elles, sont suffisamment sidérantes pour excéder la surprise et nous laisser désemparés. De plus en plus.
dimanche 11 janvier 2015
En fin d'aprés-midi, dimanche 11 janvier 2015
Le Soleil se couche
Dans mon cœur une tristesse avec
Les continents qui dérivent
Je chemine aux cotés de mon frère
Qui me réchauffe en tapant
Dans ses mains
Et ma colère, Où ira-t-elle ?
Plus loin que moi ?
Je marche, je marche
Le tonnerre véloce s'apaise
J'aimerais sourire et rire
Il y a des enfants
Qui jouent autour de moi
Et le font, insouciants
Des gens parlent à voix basse
Se passent des paroles
Dans un souffle tranquille
Tout à l'heure parmi
Les crayons levés au ciel
Il y avait un poing fermé
Lutte infinie à soutenir
Comme on soutient
Un regard noir
Ne pas baisser les yeux
Ne pas baisser les bras
Je revois de vieux amis
En pensée
Qui n'étaient pas désespérés
Et je les revois, rêve léger
Sans mon désespoir
Mon cœur bat plus tranquillement
Le calme viendra comme
Viennent le soir
Et une caresse Humaine
Sur ma tristesse et mon cœur
Pendant que dérivent
Les continents.
Dans mon cœur une tristesse avec
Les continents qui dérivent
Je chemine aux cotés de mon frère
Qui me réchauffe en tapant
Dans ses mains
Et ma colère, Où ira-t-elle ?
Plus loin que moi ?
Je marche, je marche
Le tonnerre véloce s'apaise
J'aimerais sourire et rire
Il y a des enfants
Qui jouent autour de moi
Et le font, insouciants
Des gens parlent à voix basse
Se passent des paroles
Dans un souffle tranquille
Tout à l'heure parmi
Les crayons levés au ciel
Il y avait un poing fermé
Lutte infinie à soutenir
Comme on soutient
Un regard noir
Ne pas baisser les yeux
Ne pas baisser les bras
Je revois de vieux amis
En pensée
Qui n'étaient pas désespérés
Et je les revois, rêve léger
Sans mon désespoir
Mon cœur bat plus tranquillement
Le calme viendra comme
Viennent le soir
Et une caresse Humaine
Sur ma tristesse et mon cœur
Pendant que dérivent
Les continents.
jeudi 8 janvier 2015
Je suis Scoup'
La voilà la "une" dont je rêve. Apparemment, personne ne l'a sortie. Par contre il y a pas mal de grandes phrases ronronnantes, peut-être à la hauteur de l’événement, je ne sais pas trop. Attention, j'ignore à peu près tout du logiciel avec lequel j'ai fait ça à l'arrache, alors, c'est un chouïa frustre ! M'enfin c'est un peu plus digne que les dessins (Je pense à celui de Zep en particulier dans Le Monde) qui montrent Cabu et consort arrivant au Paradis.... Allez, humour pas mort. Héneaurme. Limite. Bien dans le ton habituel, non ?
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mercredi 7 janvier 2015
Le courage et la Mort, un couple épatant.
Ce soir, je suis atterré, dévasté, effrayé. Ça marche bien le terrorisme sur moi, ça me fait de l'effet, bien vu les gars. Je suis triste aussi, pour Cabu, pour Wolinski, qui m'ont élevé, fait grandir, fait rire. Et ça brûle aussi, ça fait pas que piquer, c'est plus profond. Je me souviens très bien du premier numéro de "Charlie-Hebdo" que j'ai acheté. Je devais avoir 16 ans et quelques, la ceinture de sécurité venait d'être décrétée obligatoire en voiture, la couverture signée Reiser représentait un mec assis sur des W-C essayant d'agripper le PQ, retenu par une ceinture de sécurité. Le titre était "La ceinture de sécurité obligatoire aux chiottes". C'était vraiment "bête et méchant". C'était rigolo. J'ai beaucoup lu "Charlie-Hebdo" quand j'étais jeune. C'était intelligent et jouissif. Ça peut se relire maintenant sans peine, tellement c'est bon. J'ai beaucoup lu les albums de Cabu aussi, j'étais moi aussi amoureux de "La fille du proviseur", comme le Grand Duduche. C'était gentil ça, très gentil. Comment faire la connexion avec le déferlement de violence et de haine qui vient d'avoir lieu ? Et Wolinski, il était chouette ce mec, j'aime ses dessins, ses réflexions douces-amères, son honnêteté tonique, un homme quoi. Et je pense à sa femme, Maryse, que j'aime aussi, libertine monogame qui m'a fait bander et qui me ferait certainement pleurer ce soir. Je connais moins Charb, Tignous, Honoré mais je sais que je les aurais bien aimés si je les avais un peu plus fréquentés. Je suis devenu un peu paresseux en vieillissant mais je connais quand même bien le style mordant de Charb, bien dans la lignée de ses prédécesseurs. C'était la relève, les copains virtuels de presse de mon plus jeune frère, qui m'en parlait. J'ai une pensée pour Cavanna, Reiser, Siné, Willem, ces autres pères, dont les deux derniers sont encore en vie et dont je n'aimerais pas qu'ils y passent trop vite. Une journaliste au cœur de la manifestation de la Place de la République disait tout à l'heure qu'elle ressentait "une forme de joie" autour d'elle. Je veux bien la croire et si les gens, en se serrant les uns contre les autres arrivent à faire naître de la joie, c'est tant mieux et ça me ravit, mais moi, je suis triste, très triste.
NB : Si la une de Ouest-France demain c'est vraiment "Bal tragique à Charlie Hebdo", je trouverais ça tellement génial que j'aurais toujours du respect pour ce canard. J'espère. En tout cas, moi, si j'étais patron d'un journal c'est ce que titrerais en une. L'humour est bien la politesse du désespoir, son seul ornement un peu sensé, un peu beau. Lui et quelques larmes.
NB : Si la une de Ouest-France demain c'est vraiment "Bal tragique à Charlie Hebdo", je trouverais ça tellement génial que j'aurais toujours du respect pour ce canard. J'espère. En tout cas, moi, si j'étais patron d'un journal c'est ce que titrerais en une. L'humour est bien la politesse du désespoir, son seul ornement un peu sensé, un peu beau. Lui et quelques larmes.
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mercredi 26 novembre 2014
Avortez en chanson, les filles !
La loi autorisant l'avortement en France à quarante ans. J'admire Mme Veil. En hommage à celle qui n'est pas un de ces êtres vacillants, éternellement mineurs, qui ne savent pas aimer et aux pieds desquelles rampent les hommes pour étriller un bout de viande, je mets cette chanson problématique des Sex Pistols car anti-avortement, "Bodies". Plus violent, tu meurs. Comme un avortement.... Ah, non, un avortement, même en douceur, tu meurs de toute façon. Cessons d'être les esclaves de ces créatures qui existent à peine. Faisons leurs des mômes à qui mieux-mieux, ça les aidera à prendre conscience de ce qu'elles sont (à de très rares exceptions près) : de prétentieuses et brutales infirmes. Pourquoi cette chanson réactionnaire de la part des Sex Pistols ? Oh, c'est assez simple. Les Punks, ce n'est pas ce qu'on croit. Ils pensent : mais pourquoi la vie est-elle si merdique alors que ce pourrait être le Paradis sur la Terre ? Ils se prennent le mur à longueur de temps, tant et si bien qu'ils finissent par déclarer le mur seule réalité possible et enviable par une inversion post-romantique desespérée. Parfois cependant, ils se laissent aller à leur inébranlable bon fond. C'est le cas ici, ou Johnny Rotten laisse éclater son dégoût d'une réalite qu'il sent pouvoir être totalement autre. Des enfants partout, lui, ça ne le gènerait pas. Les punks, les vrais, ne sont plus de ce monde depuis longtemps. Ils sont morts d'excés de capacité à vivre à fond à la fin du premier tour de circuit. Le mur. Les morts-vivants continuent de tourner dans un lent auto-avortement. C'est moi, c'est vous.
Les paroles :
Les paroles :
She was a girl from Birmingham
She just had an abortion
She was a case of insanity
Her name was Pauline, she lived in a tree
She just had an abortion
She was a case of insanity
Her name was Pauline, she lived in a tree
She was a no one who killed her baby
She sent her letters from the country
She was an animal
She was a bloody disgrace
She sent her letters from the country
She was an animal
She was a bloody disgrace
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
Dragged on a table in a factory
Illegitimate place to be
In a packet in a lavatory
Die little baby, screaming
Illegitimate place to be
In a packet in a lavatory
Die little baby, screaming
Body, screamin', fucking bloody mess
Not an animal, it's an abortion
Not an animal, it's an abortion
Body, I'm not an animal
Mummy, I'm not an abortion
Mummy, I'm not an abortion
Throbbing squirm
Gurgling bloody mess
Gurgling bloody mess
I'm not a discharge
I'm not a loss in protein
I'm not a throbbing squirm
I'm not a loss in protein
I'm not a throbbing squirm
Fuck this and fuck that
Fuck it all and fuck the fucking brat
She don't wanna baby that looks like that
I don't wanna baby that looks like that
Fuck it all and fuck the fucking brat
She don't wanna baby that looks like that
I don't wanna baby that looks like that
Body, I'm not an animal
Body, an abortion
Body, an abortion
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
An animal, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
An animal, I'm not an animal
I'm not an animal, an animal
I'm not an animal, I ain't no animal
I'm not an animal, I ain't no animal
I'm not a body
I'm not an animal, an animal
I ain't no animal, I'm not an animal
I'm not an animal, Mummy
I'm not an animal, an animal
I ain't no animal, I'm not an animal
I'm not an animal, Mummy
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lundi 17 novembre 2014
Affreux, propre et méchant.
La presse écrite va mal, et c'est peu que de le dire. Il faut cependant constater que les éditeurs de presse font preuve d'un manque d'imagination et d'audace consternant. Il est nécessaire de s'adapter à ces temps de crise et de tourment et il est tout à fait possible de faire d'une certaine réponse à la morosité ambiante un véritable Art de vivre, "a way of life" comme disent les anglo-saxons. Je ne manque pas d'idées réjouissantes pour tout honnète homme, donnez-moi les moyens financiers et je vous ponds des succès de presse à la pelle. Ce qu'il faut c'est innover, ça veut dire recycler des trucs qui marchaient et les mettre au goût du jour. Ainsi je propose de créer un mensuel pour le public masculin qui s'appellerait "Bien-être et Calomnie" qui serait un croisement entre un magazine de charme à la "Playboy", un magazine de fitness et qui proposerait aussi des témoignages sur les bienfaits de la dénonciation de ses contemporains aux autorités compétentes ainsi que des aides efficaces pour franchir aisément le cap de la "mauvaise conscience" et s'épanouir ainsi pleinement dans cette société sans pitié de guerre de chacun contre tous. Carton assuré. Le complément idéal de ce canard serait un autre journal, toujours destiné au public masculin, dont j'ai l'idée au chaud et qui s'appellerait "Cuisine et Armes à feu". Ce serait un savant mélange de recettes de cuisine du terroir, de pages consacrées à la possession et à l'usage d'armes de tir plus ou moins puissantes et de l'agrément que l'on peut en retirer à tout âge de la vie et, bien sûr, d'un magazine de charme type "Playboy". Rien que de penser aux couvertures que l'on peut mitonner pour ces deux titres, entre des femmes aux multiples talents et des photos de descentes de police ou de tableaux de chasse dans un relais perdu en forêt, je me prends à saliver. Je ne suis pas plus bête qu'un autre et si ça marche sur moi, ça marchera sur d'autres, et plutôt deux fois qu'une. Et encore, ce ne sont là que deux idées parmi des dizaines, si cela vous intéresse et que vous avez quelques argent à investir dans des entreprises aussi jouissives que de salubrité publique, faites-moi signe, je suis ouvert à toutes sortes de propositions plus ou moins malhonnêtes.
Déja, dans les années Trente aux Etats-Unis, des films tentaient de décomplexer le citoyen moyen. "Scarface". Howard Hawks. Si vous aimez ces images, vous aimerez "ma" presse. Critique du film dans la section "Belettes et mitraillettes" du numéro 1 de "Cuisine et Armes à feu", bientôt dans les kiosques.
Déja, dans les années Trente aux Etats-Unis, des films tentaient de décomplexer le citoyen moyen. "Scarface". Howard Hawks. Si vous aimez ces images, vous aimerez "ma" presse. Critique du film dans la section "Belettes et mitraillettes" du numéro 1 de "Cuisine et Armes à feu", bientôt dans les kiosques.
mercredi 20 août 2014
Le Moral de cette Histoire est bien bas.
J'ai de plus en plus de mal à lire le journal, à prendre la peine de lire les articles. Qu'est ce qu'ils vont m'apprendre que je ne sais déjà ? Le Monde va à marche forcée vers sa destruction, les acteurs de ce désastre sont les Hommes. Il y aura des survivants, quelque chose renaîtra. En attendant, plus d'Histoire(s), plus d'ère nouvelle, de nouvelle Frontière. C'est mollasson, ressassé, violent et ça pue.
Il semble que le 20 ieme siècle ait été celui d'une grande émancipation. Ca pesait trop, ça empêchait de vivre alors ça a été lentement et vigoureusement balancé par dessus bord. Quoi ? La Morale, un ordre suranné, le Patriarcat, une hypocrisie sociale rance. Une libération, une émancipation étaient demandées, nécessaires, vitales après la guerre. Ca a commencé tout de suite, dés qu'elle a été finie, avec Saint-Germain des Près, l'Existentialisme, les Beatniks, le Be-Bop puis le Rock, la Jeunesse qui voulait sa part et qui devenait valeur en elle-même. Et puis il y eut les années 60 et là, la poussée a été immense, intense. Tout le monde, à sa manière voulait sa part de LIBERTE. Les intellectuels français s'en sont donnés à coeur joie, pour Barthes "Le langage était d'essence fasciste" et il fallait s'en méfier, pour Deleuze le ""Moi" est d'essence paranoïaque" et il fallait s'en libérer par une "schizo-analyse", pour Foucault l’oppression avait trouvé son paradis dans la prison "pan-optique", où tous les détenus sont vus de tous tout le temps. Pour contrer ce qui n'était pas encore effectif, il fallait réformer les asiles et les prisons, les faire disparaître. Sur les murs en mai 68 on écrivait qu' "il était interdit d'interdire" et "on voulait jouir sans entraves".
Vous savez quoi ? Ca a marché, et une fois toutes les formes d'ordres déboulonnés, nous sommes restés cons avec dans les mains la vis sans fin de notre jouissance à actionner. Nous avons secoué le joug de toutes les tyrannies pour nous trouver aux prises avec la pire, la tyrannie de la jouissance. Que certains, le plus possible, jouissent presque contamment et sans frein grâce à des moyens financiers conséquents, voilà ce qui fait marcher l'économie mondiale aujourd'hui, et partant, le Monde. Et si ça se répète tous les jours, c'est de pire en pire tous les jours. C'est là la seule petite histoire... Lacan disait que "le psychotique est celui qui n'accède pas au Désir", il voulait dire qu'il reste prisonnier de ses pulsions et de leur satisfaction sans élaborer un cheminement intérieur, un désir, disons une histoire et peut-être une frustration. Il n'est plus question de frustrer qui que ce soit, c'est ça qui est devenu immoral, et même impensable. Et d'ailleurs, que penser ? La Pensée ne prend toute sa mesure que quand on tente de l'arrêter, de lui mettre des obstacles dans les pattes. C'est l'inverse de la Jouissance qui ne peut qu'arriver. Mais encore faut-il que l'on accède à la Pensée, ce n'est pas gagné d'avance ; le principe de jouissance, il est là de toute manière il faut faire avec, si possible au mieux et sans tristesse.
Notre Monde est peuplé de psychotiques hyper-puissants qui le feront se pulvériser pour une dernière pipe au Moët et Chandon. Il n'y a plus que des "clashs", des coups médiatiques ou boursiers, de la "hype" pour peu et des pulsions assouvies par procuration par d'autres. Et encore, avec Vente-Privée et Groupon, le (faux) Luxe, celui qui donne l'impression quand même de VRAIMENT VIVRE est à portée de toutes les bourses. Il n'y aura pas de retour en arrière. Lyotard disait que la Post-modernité, "c'était la fin de tous les récits d'explication du monde", en effet, ce qui compte c'est ce qu'on gagnera demain, la jouissance d'aujourd'hui est déjà morte. Derrida, de son coté disait que la Post-modernité "c'était ce qui vient", "venir" comme "jouir". Cette état de fait, certains artistes en profite, d'autres la disent ; le meilleur est certainement Bret Easton Ellis, Houllebecq fait ce qu'il peut, Sollers ne peut parler qu'au passé, il est encore "raisonnable". Qu'est ce qu'on peut faire comme film un peu pertinent sur cette ordre-là, celui de la psychose, meilleur que "Crash" de Cronenberg ?
La Vie ne s'épanouit pas sans "sacré", c'est Roger Caillois qui le dit. Le Sacré revient en force, cet an-ci, problème c'est un Sacré malade, tout-puissant, sans dialectique avec la Vie. Zuckerberg finira peut-être par se tirer une balle dans la tête devant sa page Facebook. l'Etat Islamique va apparaître un peu partout dans le monde. 10, 20, 100 Zuckerberg attendent leur tour et le Levant fait le tour de la Terre si je ne m'abuse. Quelles Histoire(s) voulez-vous qui m'intéressent un peu ? Je suis d'un autre ordre, qui n'a jamais existé et n'existera jamais, sauf, comme disait Voltaire, dans "mon jardin". Eden était possible, ici-bas, pour nous; nous avons choisi l'Enfer.
Il semble que le 20 ieme siècle ait été celui d'une grande émancipation. Ca pesait trop, ça empêchait de vivre alors ça a été lentement et vigoureusement balancé par dessus bord. Quoi ? La Morale, un ordre suranné, le Patriarcat, une hypocrisie sociale rance. Une libération, une émancipation étaient demandées, nécessaires, vitales après la guerre. Ca a commencé tout de suite, dés qu'elle a été finie, avec Saint-Germain des Près, l'Existentialisme, les Beatniks, le Be-Bop puis le Rock, la Jeunesse qui voulait sa part et qui devenait valeur en elle-même. Et puis il y eut les années 60 et là, la poussée a été immense, intense. Tout le monde, à sa manière voulait sa part de LIBERTE. Les intellectuels français s'en sont donnés à coeur joie, pour Barthes "Le langage était d'essence fasciste" et il fallait s'en méfier, pour Deleuze le ""Moi" est d'essence paranoïaque" et il fallait s'en libérer par une "schizo-analyse", pour Foucault l’oppression avait trouvé son paradis dans la prison "pan-optique", où tous les détenus sont vus de tous tout le temps. Pour contrer ce qui n'était pas encore effectif, il fallait réformer les asiles et les prisons, les faire disparaître. Sur les murs en mai 68 on écrivait qu' "il était interdit d'interdire" et "on voulait jouir sans entraves".
Vous savez quoi ? Ca a marché, et une fois toutes les formes d'ordres déboulonnés, nous sommes restés cons avec dans les mains la vis sans fin de notre jouissance à actionner. Nous avons secoué le joug de toutes les tyrannies pour nous trouver aux prises avec la pire, la tyrannie de la jouissance. Que certains, le plus possible, jouissent presque contamment et sans frein grâce à des moyens financiers conséquents, voilà ce qui fait marcher l'économie mondiale aujourd'hui, et partant, le Monde. Et si ça se répète tous les jours, c'est de pire en pire tous les jours. C'est là la seule petite histoire... Lacan disait que "le psychotique est celui qui n'accède pas au Désir", il voulait dire qu'il reste prisonnier de ses pulsions et de leur satisfaction sans élaborer un cheminement intérieur, un désir, disons une histoire et peut-être une frustration. Il n'est plus question de frustrer qui que ce soit, c'est ça qui est devenu immoral, et même impensable. Et d'ailleurs, que penser ? La Pensée ne prend toute sa mesure que quand on tente de l'arrêter, de lui mettre des obstacles dans les pattes. C'est l'inverse de la Jouissance qui ne peut qu'arriver. Mais encore faut-il que l'on accède à la Pensée, ce n'est pas gagné d'avance ; le principe de jouissance, il est là de toute manière il faut faire avec, si possible au mieux et sans tristesse.
Notre Monde est peuplé de psychotiques hyper-puissants qui le feront se pulvériser pour une dernière pipe au Moët et Chandon. Il n'y a plus que des "clashs", des coups médiatiques ou boursiers, de la "hype" pour peu et des pulsions assouvies par procuration par d'autres. Et encore, avec Vente-Privée et Groupon, le (faux) Luxe, celui qui donne l'impression quand même de VRAIMENT VIVRE est à portée de toutes les bourses. Il n'y aura pas de retour en arrière. Lyotard disait que la Post-modernité, "c'était la fin de tous les récits d'explication du monde", en effet, ce qui compte c'est ce qu'on gagnera demain, la jouissance d'aujourd'hui est déjà morte. Derrida, de son coté disait que la Post-modernité "c'était ce qui vient", "venir" comme "jouir". Cette état de fait, certains artistes en profite, d'autres la disent ; le meilleur est certainement Bret Easton Ellis, Houllebecq fait ce qu'il peut, Sollers ne peut parler qu'au passé, il est encore "raisonnable". Qu'est ce qu'on peut faire comme film un peu pertinent sur cette ordre-là, celui de la psychose, meilleur que "Crash" de Cronenberg ?
La Vie ne s'épanouit pas sans "sacré", c'est Roger Caillois qui le dit. Le Sacré revient en force, cet an-ci, problème c'est un Sacré malade, tout-puissant, sans dialectique avec la Vie. Zuckerberg finira peut-être par se tirer une balle dans la tête devant sa page Facebook. l'Etat Islamique va apparaître un peu partout dans le monde. 10, 20, 100 Zuckerberg attendent leur tour et le Levant fait le tour de la Terre si je ne m'abuse. Quelles Histoire(s) voulez-vous qui m'intéressent un peu ? Je suis d'un autre ordre, qui n'a jamais existé et n'existera jamais, sauf, comme disait Voltaire, dans "mon jardin". Eden était possible, ici-bas, pour nous; nous avons choisi l'Enfer.
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mercredi 6 août 2014
Je braie dans le noir donc je suis.
Quentin Tarantino fait des films idiots pour des idiots et bien sûr il soigne terriblement ses B.O, ses bandes-sons, devrais-je dire. Cinéaste du paroxysme sensationalisme (c'est le revers très amer du "suspens" d'Hitchcock et l'effet jouissif des images animées si on n'y met pas un peu de distance, de pensée), il soigne minutieusement tous ses effets sonores, comme les visuels, de manière à scotcher un spectateur sadisé et consentant (cf-oncle Hitch') au fond de son fauteuil. Il connaît ses ressources le bougre et on retrouve des petits trésors oubliés sur les dites B.O., propres à faire fantasmer et tripper tout un chacun. Ça va des Delfonics à Nancy Sinatra, en passant par Bobby Womack. Assez récemment, il a décidé de mettre des bouts de B.O. qui ont déjà fait leurs preuves dans d'autres films, histoire de faire cinéphile-en-chef et croque-mort en même temps. Sur celle du nullissime "Django" (Unchained), il a ainsi pompé un bout d'une musique d'Ennio Morricone pour un film de Don Siegel "Sierra torride", avec Eastwood et Shirley McLaine (un western essoufflé auto-parodique) qui s'appelle "The braying mule" (La mule qui braie). Ça, il fallait y penser, c'est très, très vicieux, mais bon, ça va bien avec le film (lequel ?) et le metteur en scène (lequel ?), et voilà, j't'embrouille (les deux !). A part ça, c'est du grand Morricone, son corpus d’œuvres pour le cinéma restant un des plus riches jamais composés.
jeudi 20 mars 2014
Un terrorisme exemplaire.
Généralement le terroriste est un homme vulgaire qui compte sur le coté voyant et bruyant de son action (sans parler du coté sanguinolent et meurtrier) pour faire parler de lui et coller les chocottes à son ennemi. Cette tactique, commune mais dont l'efficacité n'est plus à démontrer, a pourtant fait son temps. Elle culmina certainement avec les attentats du World Trade Center mais elle appartient maintenant au passé. Avec la disparition du vol d'air Malaisie à destination de Pékin, le terroriste nous démontre qu'il procède désormais de manière différente, discrète et feutrée et que son action trouvera un aboutissement subliminal plutôt qu'explosif. Petit rappel des faits : un Boeing malais a disparu sans laisser de trace dans un rayon possible d'évanouissement équivalent à la moitié de la planète, après que le co-pilote ait désactivé tous les systèmes de contact avec la terre et souhaité "Bonne nuit" à tout le monde. Depuis plus rien, plus de 200 personnes introuvables. Classe, efficace, net, précis. Et surtout délicat, tout en finesse et en discrétion. C'est tellement bien fait qu'on est même pas sûr qu'il s'agisse d'un acte terroriste. Moi, je dis "bravo", "chapeau l'artiste". Rançon : aucune. Revendications : aucune. Mais, l'effet sera immense à la longue. Songez qu'à partir d'aujourd'hui, les gens qui vont prendre l'avion n'auront plus à redouter l'effusion de sang, le détournement ravageur, des violences revendicatrices mais tout simplement le fait que leur aéroplane disparaisse tranquillement des écrans radar en même temps que de la surface de la Terre sans plus de formalités, rien, même pas un petit "S.O.S., juste un très joli, mais un peu mince, "Bonne nuit". Aie. La Nature a horreur du vide. Les Hommes aussi. Et plus encore du Silence. Quand quelqu'un disparaît, il s'arrange pour que ça se sache, les Hommes sont comme ça, tapageurs. Or, là il ne s'agit plus de "crash" mais de pets qui glissent sur de la soie, c'est de l'évanescent, du ténu. Ah, ça va faire mal, moi je vous le dis, et la possibilité de se retrouver, peu après le décollage, exactement nulle part, et en silence, va faire réfléchir plus d'un apprenti globe-trotters. Et qu'on ne vienne plus me dire que les terroristes ne sont pas raffinés ! Leur nouveau modus-opérandi révèle une belle éducation et un sens profond de la psychologie humaine. Une ère nouvelle s'ouvre enfin au terrorisme international.
mardi 12 novembre 2013
Prix littéraires 2013 : Carton plein pour la merde et un petit article vite torché.
Bon, on touche le fond là. Yann Moix vient à peine d'obtenir le prix Renaudot avec son dernier caca nerveux de 1200 feuillets (oui, oui, le Yann Moix de "Podium" !), Bernard Pivot s'extasie encore sur "l'écriture cinématographique" de Claude Lemaître, Goncourt 2013 (eh oui, les gars !), que la troisième couche arrive et nous aplatit définitivement dans la crotte littéraire : Marie Darrieussecq a décroché le Fémina pour un énième plagiat de Mamie Duras ! Ah, on est mal, on est mal, moi, je vous le dis. Mais ne nous laissons pas abattre. Allons-y gaiement. !
Je vais mettre un extrait. C'est le début. Et puis avant un petit prologue simple. Comme un plaisir simple comme il en est parfois. Simplement. Comme au détour d'une rue qu'on connaît. Une silhouette qui disparaît. Puis revient. S'enfuit encore. C'est P.O.L. L'éditeur et celui qui l'aime, elle. Il rit, lui. Elle se répète son nom : P.O.L. Paul-Otchakovsky-Laurens. Il revient, il la prend dans ses bras, la serre. Trop fort. Il aurait pu s'appeler Pierre-Otchoukoiev-Simons. Mais non. Elle le repousse. Plus loin. Trop. Elle pense à sa queue. Sa belle longue queue d'homme. Cet homme nommé P.O.L. Paul-Otchakovsky-Laurens. En atteindrait-elle jamais le bout ?
Bon, je mets le bidule, vous allez voir que j'exagère à peine. Prologue donc, puis début. Beaucoup plus drôle que moi.
"On prend la mer et on atteint un fleuve. On peut
prendre un avion, je ne dis pas. Mais on atteint un
fleuve et il faut entrer dans le fleuve. Parfois il y a
un port, et des grues, des cargos, des marins. Et des
lumières la nuit. Un port sur la part de delta habitable.
Ensuite, il n’y a personne. Seulement des arbres, à
mesure qu’on remonte le fleuve."
"C’était un homme avec une grande idée. Elle la
voyait briller dans ses yeux. Sa pupille s’enroulait en
ruban incandescent. Elle entrait dans ses yeux pour
suivre avec lui le fleuve. Mais elle ne croyait pas à
son projet. Ça ne se ferait jamais, en vrai. Atteint-on
jamais le Congo ?
Il y avait ce qu’il était lui : un problème. Et sa
grande idée coûtait trop d’argent. Demandait trop à
trop de gens. Et pour elle la grande idée était comme
une autre femme, et elle ne voulait pas qu’il la suive.
« À force de penser au Congo je suis devenu un
Congo bruissant de forêts et de fleuves où le fouet
claque comme un grand étendard. » Il lui lisait
Césaire. Qui n’était pas son écrivain préféré. Mais
qui a laissé de bonnes pages, on ne peut pas dire. Et
qui était noir, ça a son importance. Sans doute. Elle
était de là, elle aussi, désormais. Du pays impossible,
avalancheux et débordant.
Chaque matin elle s’éveillait affligée d’une mala-
die de peau. Ses épaules, ses seins, l’intérieur de ses
bras, tout ce qui venait au contact de lui – sa peau
était creusée de lignes, de broderies. Elles couraient,
incrustées. Elle frottait mais ça ne partait pas. Elle se
douchait mais l’eau n’y faisait rien, et dans le miroir
elle voyait, sous la peau, courir les galeries étroites et
régulières, de fins colliers de perles en creux.
La maquilleuse même n’y pouvait rien. Elle qui
était censée jouer la Française diaphane, ni tatouée ni
scarifiée. Le visage est ce qu’on ne voit pas de soi. Le
dos non plus, je vous l’accorde. En se contorsionnant,
on attrape un éclat d’omoplate, un peu de clavicule et
de reins. Mais on porte devant soi son visage comme
une offrande. Il la voyait. Elle ne se voyait que dans
les films ou le miroir. Ce visage intact, où s’impri-
maient d’autant mieux les marques.
Et lui c’était qui ? Un acteur comme elle, second
rôle un peu connu – on connaît sa tête, pas son nom, et
difficile à prononcer. S’il y avait en lui quelque chose
de militant c’était peut-être ça : cette obstination à
garder son nom – faire carrière avec un nom pareil."
Hum, hum, voyez le genre... C'est assez indéfinissable. Que dire ? Bof, ça parle bien tout seul, non ?
Pour se changer les idées. Le Duke et une partie de sa "Congo Square Suite."
Je vais mettre un extrait. C'est le début. Et puis avant un petit prologue simple. Comme un plaisir simple comme il en est parfois. Simplement. Comme au détour d'une rue qu'on connaît. Une silhouette qui disparaît. Puis revient. S'enfuit encore. C'est P.O.L. L'éditeur et celui qui l'aime, elle. Il rit, lui. Elle se répète son nom : P.O.L. Paul-Otchakovsky-Laurens. Il revient, il la prend dans ses bras, la serre. Trop fort. Il aurait pu s'appeler Pierre-Otchoukoiev-Simons. Mais non. Elle le repousse. Plus loin. Trop. Elle pense à sa queue. Sa belle longue queue d'homme. Cet homme nommé P.O.L. Paul-Otchakovsky-Laurens. En atteindrait-elle jamais le bout ?
Bon, je mets le bidule, vous allez voir que j'exagère à peine. Prologue donc, puis début. Beaucoup plus drôle que moi.
"On prend la mer et on atteint un fleuve. On peut
prendre un avion, je ne dis pas. Mais on atteint un
fleuve et il faut entrer dans le fleuve. Parfois il y a
un port, et des grues, des cargos, des marins. Et des
lumières la nuit. Un port sur la part de delta habitable.
Ensuite, il n’y a personne. Seulement des arbres, à
mesure qu’on remonte le fleuve."
"C’était un homme avec une grande idée. Elle la
voyait briller dans ses yeux. Sa pupille s’enroulait en
ruban incandescent. Elle entrait dans ses yeux pour
suivre avec lui le fleuve. Mais elle ne croyait pas à
son projet. Ça ne se ferait jamais, en vrai. Atteint-on
jamais le Congo ?
Il y avait ce qu’il était lui : un problème. Et sa
grande idée coûtait trop d’argent. Demandait trop à
trop de gens. Et pour elle la grande idée était comme
une autre femme, et elle ne voulait pas qu’il la suive.
« À force de penser au Congo je suis devenu un
Congo bruissant de forêts et de fleuves où le fouet
claque comme un grand étendard. » Il lui lisait
Césaire. Qui n’était pas son écrivain préféré. Mais
qui a laissé de bonnes pages, on ne peut pas dire. Et
qui était noir, ça a son importance. Sans doute. Elle
était de là, elle aussi, désormais. Du pays impossible,
avalancheux et débordant.
Chaque matin elle s’éveillait affligée d’une mala-
die de peau. Ses épaules, ses seins, l’intérieur de ses
bras, tout ce qui venait au contact de lui – sa peau
était creusée de lignes, de broderies. Elles couraient,
incrustées. Elle frottait mais ça ne partait pas. Elle se
douchait mais l’eau n’y faisait rien, et dans le miroir
elle voyait, sous la peau, courir les galeries étroites et
régulières, de fins colliers de perles en creux.
La maquilleuse même n’y pouvait rien. Elle qui
était censée jouer la Française diaphane, ni tatouée ni
scarifiée. Le visage est ce qu’on ne voit pas de soi. Le
dos non plus, je vous l’accorde. En se contorsionnant,
on attrape un éclat d’omoplate, un peu de clavicule et
de reins. Mais on porte devant soi son visage comme
une offrande. Il la voyait. Elle ne se voyait que dans
les films ou le miroir. Ce visage intact, où s’impri-
maient d’autant mieux les marques.
Et lui c’était qui ? Un acteur comme elle, second
rôle un peu connu – on connaît sa tête, pas son nom, et
difficile à prononcer. S’il y avait en lui quelque chose
de militant c’était peut-être ça : cette obstination à
garder son nom – faire carrière avec un nom pareil."
Hum, hum, voyez le genre... C'est assez indéfinissable. Que dire ? Bof, ça parle bien tout seul, non ?
Pour se changer les idées. Le Duke et une partie de sa "Congo Square Suite."
mercredi 30 octobre 2013
Moi, mes parties et ma Patrie, en partie.
Ce soir, j'ai essayé. J'ai essayé de me faire une idée sur "L'identité malheureuse", le dernier bouquin de Finkielkraut, et plus largement, sur ce qu'on appelle "le débat sur l'identité nationale" en France. J'ai lu, j'ai regardé des trucs sur YouTube. Je n'ai entendu que des paroles de haines éructées par des fous ou des pensums d'universitaires trop sages prêchant pour d'autres de sanglantes révoltes. Bref, j'ai échoué sauf...Sauf à tenter de penser par moi-même, et parmi ces stridences j'ai réussi à émettre un son bien particulier, une note assez claire, et qui surtout me laisse la possibilité de penser encore et encore, d'évoluer sur une sorte de vague porteuse, d'affirmer sans m’arque-bouter, de me tenir sans main-courante. Oh, je n'ai rien inventé, je n'ai rien trouvé de neuf sous le soleil qui chauffe de plus en plus, mais au moins je n'aboie pas, je ne hurle pas et aucune grimace de carnassier délirant ne défigure mon visage d'homme. Alors, je suis plutôt content de moi. Et puis soudain, une idée me vient, me frappe. Tout ça c'est bien beau, cette réflexion, ces idées, mais comment se fait-il que je sois capable de "sentir" en moins d'un quart de seconde que tel ou tel individu, quelle que soit sa couleur de peau ou son appartenance sociale ou politique est un type bien ou une crapule ? C'est infaillible, ça ne loupe pas mais pourquoi et comment ça me vient, ça, c'est mystérieux ? Et ça peut sembler très prétentieux, en plus. On pourrait dire que je fais dans une pensée magique, organique ou essentialiste. Je crois plutôt que c'est le fruit d'une éducation très inquiète, et du poids d'une menace permanente à évaluer sans arrêt. Le Bien et le Mal sont pour moi des catégories concrètes qui s'incarnent dans le "Méchant" et le "Gentil" Le "Méchant" étant celui qui fait du mal (à l'autre) et qui en jouit, le "Gentil" celui qui ne fera pas de mal, peut-être du bien (toujours à l'autre) sans en jouir. C'est infantile, je m'en rends bien compte, mais, pour moi toujours, c'est bien plus opératoire que le concept sartrien de "salaud" ou les principes assertoriquement pratiques kantiens. Sur le sujet qui m'a intéressé ce soir, je dirais, sans que ça engage personne d'autre que moi et mes lubies, que Finkielkraut est plutôt gentil, que Christian Baudelot l'est aussi et que Renaud Camus et Alain Soral sont des types infects et très clairement "méchants". Je note qu'à mon avis, ils se trompent tous dans leurs prises de position par rapport à l'identité nationale et qu'ils feraient tous très bien de relire, non pas Lévi-Strauss (ça commence à bien faire ça), mais Fernand Braudel. Enfin, ça c'est la Raison qui parle, reste l'impression forte que deux des sus-cités sont potentiellement dangereux (Soral, Camus) et les deux autres non (Baudelot, Finkielkraut). Néanmoins, je dois préciser un truc, nuancer un peu.
Sur Finkielkraut. Son bouquin est intitulé "l'Identité malheureuse" à juste titre. Il est malheureux Finkielkraut, très malheureux, et comme tous les types malheureux qui ne comprennent pas pourquoi, il peut devenir dangereux. Vous savez pourquoi il est malheureux ? Il a reçu un beau cadeau, du moins un cadeau qu'il a trouvé beau : la France, et il ne comprend pas que d'autres trouvent le même cadeau dégueulasse.
"Tout un nuancier..." J.P. Nataf, autre juif un peu neurasthénique mais super gentil et pas con du tout. Tiens, je le mets deux fois.
C'est un peu mieux que Bertrand Cantat, non ?
Sur Finkielkraut. Son bouquin est intitulé "l'Identité malheureuse" à juste titre. Il est malheureux Finkielkraut, très malheureux, et comme tous les types malheureux qui ne comprennent pas pourquoi, il peut devenir dangereux. Vous savez pourquoi il est malheureux ? Il a reçu un beau cadeau, du moins un cadeau qu'il a trouvé beau : la France, et il ne comprend pas que d'autres trouvent le même cadeau dégueulasse.
"Tout un nuancier..." J.P. Nataf, autre juif un peu neurasthénique mais super gentil et pas con du tout. Tiens, je le mets deux fois.
C'est un peu mieux que Bertrand Cantat, non ?
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mardi 23 juillet 2013
Perdus dans la musique. Acte I
En ce moment il est de bon ton de s'extasier sur Nile Rodgers et Bernard Edwards les patrons du groupe de disco Chic. Très bien. Ca fait un bout de temps que je dis à qui veut bien m'entendre que ce tamdem de musiciens-compositeurs à pondu les hits de boites de nuit les plus imparables et les plus tristement dansant. En son temps Robert Wyatt a payer son tribut au disco de Chic en reprenant le superbe "At last, I am free". Les Daft Punk ont récemment remis Nile Rodgers au goût du jour en le faisant participer à leur super-production post-moderne "Randon Access Memories". Très bien encore. Mais il ne faut pas oublier les emmerdeurs, les empêcheurs de se taper sur le bide en rond, les ironiques, les casse-couilles.
Voici donc une reprise de "Lost in Music", tube des Sister Sledge composé par Rodgers-Edwards, par The fall et son croustillant leader Mark E. Smith.
"...Inutile de regarder en arrière - Perdu dans la musique - Crétin, va te faire foutre...." dit une voix en français au début du morceau. Est ce méchant ou simplement rigolo ? Est-ce un hommage ou une déclaration de guerre ? Comme d'habitude avec Mark E. Smith, c'est indécidable. C'est le genre de mecs brillants qui arrive à rendre la Vie aussi scandaleusement insupportable que la Mort à force d'humour noir absolu et d'esprit de dérision généralisé. Et, fin du fin, on peut toujours danser là-dessus. Encore plus tristement.
Leçon première de lamentation avec l'original. Sister Sledge.
Voici donc une reprise de "Lost in Music", tube des Sister Sledge composé par Rodgers-Edwards, par The fall et son croustillant leader Mark E. Smith.
"...Inutile de regarder en arrière - Perdu dans la musique - Crétin, va te faire foutre...." dit une voix en français au début du morceau. Est ce méchant ou simplement rigolo ? Est-ce un hommage ou une déclaration de guerre ? Comme d'habitude avec Mark E. Smith, c'est indécidable. C'est le genre de mecs brillants qui arrive à rendre la Vie aussi scandaleusement insupportable que la Mort à force d'humour noir absolu et d'esprit de dérision généralisé. Et, fin du fin, on peut toujours danser là-dessus. Encore plus tristement.
Leçon première de lamentation avec l'original. Sister Sledge.
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dimanche 21 juillet 2013
Fables de droite.
Vidéo du toujours hilarant Jean-Marc Sylvestre (qui parlait il y a peu sur une radio nationale de l'essence "naturelle" du Capitalisme). L'écouter est toujours un vif plaisir tant il ment avec une force de conviction inébranlable. Je dis "mentir" non pas parce qu'il ne croit pas en ce qu'il dit mais parce que, à mon avis, des choses comme l'entrepreneur parangon de réussite humaine, le marché libéré "intelligent", la concurrence qui profite à tous sont quelques uns des mythes de droite qui irriguent notre société actuelle mais qui sont bien d'essence strictement mythique et pas autre chose. Et certainement pas scientifique (au sens où elle ne relèvent pas d'une science-économie qui aurait la force de vérité d'une science "dure"). Mais enfin quand même, le trouble qu'on peut avoir avec Sylvestre, et qui génère l'hilarité, c'est qu'il donne l'impression de se convaincre lui-même de l'existence de ces mythes, dont il saurait qu'il sont douteux, et que, partant de là, il sombre dans une exagération assez croustillante. Est-il un roublard total, un salopard fini ou acteur talentueux ? Je ne sais pas. Il me fait penser à Roger Couderc commentant le catch à la télé quand j'étais petit. Et il fallait un drôle de mélange de bêtise et d'intelligence pour rendre ça crédible. Même auprès de mômes de 12 ans.
Donc Zarak prend l'Ange Blanc à la gorge et enchaîne avec une clé au bras. Et paf ! le pouvoir d'achat n'a pas baissé en 20 ans.
Je ne connaissais pas Daniel Cohen. On m'en avait parlé comme étant du niveau d'Yves Calvi. Effectivement il a l'air d'avoir l'art et la manière de faire parler les gens pendant des heures sans qu'ils disent quoique ce soit d'intéressant.
Donc Zarak prend l'Ange Blanc à la gorge et enchaîne avec une clé au bras. Et paf ! le pouvoir d'achat n'a pas baissé en 20 ans.
Je ne connaissais pas Daniel Cohen. On m'en avait parlé comme étant du niveau d'Yves Calvi. Effectivement il a l'air d'avoir l'art et la manière de faire parler les gens pendant des heures sans qu'ils disent quoique ce soit d'intéressant.
vendredi 21 juin 2013
A l'Ouest de la connerie, du nouveau.
Quelques infos à pisser de rire. James Gandolfini, alias Tony Soprano, est mort. Un scénariste Hollywodien très en verve à trouver le moyen de dire de lui : "Un très grand acteur qui n'a trouvé qu'un rôle à sa mesure". Pour avoir suivi un peu la carrière de Gandolfini au ciné et refusé de regarder un seul des épisodes de la série (c'est de la télé américaine des années 1990/2000, sur un mafieu qui suit une psychanalyse, wake up les mesc! Et, il parait qu'il y a une crise du scénario en France...) je peux vous dire que la moindre silhouette d'un Chaplin mal fagoté de 1915 mériterait un Oscar à coté de n'importe quel rôle de cet abruti certifié panini/risotto. Mieux, un figurant de "Ben Hur", scène de la course de char, ferait amplement l'affaire. (Et pourtant Dieu que ce film est mauvais ! Mais à l'époque on pouvait encore parler de cinéma, plus maintenant)
Justement, signe des temps, Quentin Tarantino a reçu (ou recevra en octobre, je ne sais plus) le prix Lumière, de l'institut Lyonnais du même nom. Aussi invraisemblable que çela puisse paraitre cette ineptie semble réjouir un nombre conséquent de personnes. Thierry Frémion, acteur tartempion particulièrement pathétique (vous avez vu le téléfilm de Boisset sur l'affaire Dreyfus ?) a jugé bon de rajouter que le prix Lumière était un peu "le Nobel du cinéma". Depuis quand les Nobel récompensent-ils des plats de nouilles pas cuites ? Eh ben les Nobels pas encore. Par contre, L'institut Lumière a viré cuisine nouvelle et post-post-post cinéma depuis longtemps
Vous l'avez peut-être reconnu, et oui c'est bien lui, voilà plus de 50 ans que l'abruti le plus célèbre de France nous pollue l'atmosphère. Regardez moi, ce beau regard de blaireau astygmate, cette belle gueule de pneu rechapé. Tout un poème. En deux mots : "Ah... que !". Ce mec a été torréfié à la bêtise la plus crasse et ça tient bizaremment le coup. Plus la pleine de se plaindre. Encaisser en prenant un peu de distance salvatrice. Il y a bien un moment ou il finira par fondre. Bon, s'il est remplacé "in peto" par sa réplique du Musée Grévin, ça va être un peu compliqué à supporter, je l'avoue. En attendant,70 ans, anniversaire, Bercy, TFOne, gnan, gnan, gnan et même un article très sérieux dans "Le Monde".
Au fait c'est Jean-Phillipe Smet ou "Le Monde" la voix de la France ?
A part ça, le Messi a été mis en examen. L'enquète a été confiée à ce bon vieux Ponce Pilate en attendant que le Brésil gagne la Coupe du Monde. Iniesta et Xavi se sont portés volontaires pour faire les voleurs crucifiés au cas où. L'esprit (Saint) d'équipe, quoi.
Bon, il y a plein d'autres des comme ça mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. J'en ai connu, ils sont morts de rire.
Justement, signe des temps, Quentin Tarantino a reçu (ou recevra en octobre, je ne sais plus) le prix Lumière, de l'institut Lyonnais du même nom. Aussi invraisemblable que çela puisse paraitre cette ineptie semble réjouir un nombre conséquent de personnes. Thierry Frémion, acteur tartempion particulièrement pathétique (vous avez vu le téléfilm de Boisset sur l'affaire Dreyfus ?) a jugé bon de rajouter que le prix Lumière était un peu "le Nobel du cinéma". Depuis quand les Nobel récompensent-ils des plats de nouilles pas cuites ? Eh ben les Nobels pas encore. Par contre, L'institut Lumière a viré cuisine nouvelle et post-post-post cinéma depuis longtemps
Vous l'avez peut-être reconnu, et oui c'est bien lui, voilà plus de 50 ans que l'abruti le plus célèbre de France nous pollue l'atmosphère. Regardez moi, ce beau regard de blaireau astygmate, cette belle gueule de pneu rechapé. Tout un poème. En deux mots : "Ah... que !". Ce mec a été torréfié à la bêtise la plus crasse et ça tient bizaremment le coup. Plus la pleine de se plaindre. Encaisser en prenant un peu de distance salvatrice. Il y a bien un moment ou il finira par fondre. Bon, s'il est remplacé "in peto" par sa réplique du Musée Grévin, ça va être un peu compliqué à supporter, je l'avoue. En attendant,70 ans, anniversaire, Bercy, TFOne, gnan, gnan, gnan et même un article très sérieux dans "Le Monde".
Au fait c'est Jean-Phillipe Smet ou "Le Monde" la voix de la France ?
A part ça, le Messi a été mis en examen. L'enquète a été confiée à ce bon vieux Ponce Pilate en attendant que le Brésil gagne la Coupe du Monde. Iniesta et Xavi se sont portés volontaires pour faire les voleurs crucifiés au cas où. L'esprit (Saint) d'équipe, quoi.
Bon, il y a plein d'autres des comme ça mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. J'en ai connu, ils sont morts de rire.
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vendredi 14 juin 2013
dimanche 19 mai 2013
Number of the Beast + un.
Le post précédent était le 666 ième. Il est temps de marquer une pause satanique. J'ai rencontré le Diable pour la première fois en 1987. Il avait une jupette et des sandales en cuir. Il me l'a mise profond. Depuis lors, je le croise régulièrement. Certes, il est hardcore, mais il lui arrive d'être drôle plus souvent qu'à son tour.
lundi 24 décembre 2012
Happy Birthday Lemmy.
Le 24 décembre est un jour à marquer d'une pierre blanche, ou noire, je ne sais pas. (Tiens, mettons une obsidienne, ces pierres précieuses d'origine volcanique.) Et ce non pas car c'est la veillée de Noël, mais bien parce que c'est la date de naissance de Lemmy Kilmister, bassiste et leader incomparable du bruyant et agressif groupe de rock, Motörhead. Ca lui fait donc aujourd'hui 67 ans d'une vie intense, électrique au possible, à la fois parfaitement consciente et totalement à l'Ouest. J'ai déjà dit ici que quand j'en arrive à Motörhead mes catégories esthétiques sautent, mes jugements sont balayés par l'orage sonore et son impact sur mon cortex cérébral. J'aime Beethoven, Britten, Ellington, Coltrane, les Beatles, les Jam, par exemple, mais, mais... il y a Motörhead. Et je suis "dedans", à jamais. Forever.
Live pendant la tournée de 1980 : "Stone dead forever".
En bonus track, un extrait de "Another perfect day" sorti en 1983. Brian "Robbo" Robertson, échappé de Thin Lizzy, a remplacé "Fast" Eddie Clark à la guitare. Cet album a été méprisé à sa sortie. Pour moi, il est OK et même confortable, puisqu'il fond avantageusement en un seul bronze les musiques de deux de mes groupes de métal préférés de l'époque, le Motorhead de Lemmy et le "Lizzy" de Phil lynott, disparu il y a quelques lustres maintenant. Les deux hommes s'estimaient.
"I got mine." J'ai le mien. Et vous ?
En super spéciale bonus track "I'll be your sister", tirée du meilleur album de Motörhead : "Overkill". Le titre m'a toujours surpris "Je serai ta soeur"... Le type qui dit ça c'est quand même Lemmy, quoi. "Tu vois le grand monsieur tout en noir avec des poireaux sur le visage et une belle moustache ? Va l'embrasser, c'est ta sœur." "I'll be your sister" Putain, le son de la basse, c'est à peine croyable.
Live pendant la tournée de 1980 : "Stone dead forever".
En bonus track, un extrait de "Another perfect day" sorti en 1983. Brian "Robbo" Robertson, échappé de Thin Lizzy, a remplacé "Fast" Eddie Clark à la guitare. Cet album a été méprisé à sa sortie. Pour moi, il est OK et même confortable, puisqu'il fond avantageusement en un seul bronze les musiques de deux de mes groupes de métal préférés de l'époque, le Motorhead de Lemmy et le "Lizzy" de Phil lynott, disparu il y a quelques lustres maintenant. Les deux hommes s'estimaient.
"I got mine." J'ai le mien. Et vous ?
En super spéciale bonus track "I'll be your sister", tirée du meilleur album de Motörhead : "Overkill". Le titre m'a toujours surpris "Je serai ta soeur"... Le type qui dit ça c'est quand même Lemmy, quoi. "Tu vois le grand monsieur tout en noir avec des poireaux sur le visage et une belle moustache ? Va l'embrasser, c'est ta sœur." "I'll be your sister" Putain, le son de la basse, c'est à peine croyable.
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dimanche 25 novembre 2012
New World Order (Curtis Mayfield)
Le 11 septembre 1990, devant le Congrès des Etats-Unis, le président George Bush senior appelait de ses vœux un "nouvel ordre mondial" (New World Order), ce qui ne manqua pas d'arriver. En effet, après la chute de l'autre moitié du Monde (les pays communistes) allaient pouvoir prospérer le mercantilisme et le modèle humain indépassable de la passion ravageuse du profit. Ce terrorisme du Capitalisme tout-puissant est notre réalité. Cette réalité est brutale, impitoyable, débilitante, en un mot, invivable.
1993. Curtis Mayfield, qui se relevait d'un AVC, sortait une magnifique chanson intitulée "New world order". C'est à un autre Monde qu'il pense, bien sur. Un monde où l'esprit souffle, où les esprits s'apaisent. Le combat se mène sur plusieurs fronts et de plusieurs manières. Une chanson comme celle de Mayfield est aussi insupportable au pouvoirs PHinanciers qu'un acte militant, bien plus même, car elle aère la tête, la prend avec elle, la berce doucement, alors que tout un chacun ne devrait penser qu'à la lutte, qu'à se situer dans cette lutte. Il ne s'agit pas d'un moment pris aux dépends du combat, ni d'un supplément d'âme petit-bourgeois, il s'agit bien d'un plaisir inacceptable volé à tous les pourvoyeurs de plaisirs obligés, un temps pour vivre volé à tous les calendriers de temps contraints. C'est simplement vivre. C'est ça qui devenu insupportable à nos élites PHinancières et politiques, que l'on puisse vivre sans elles, sans leur férule. Vivre, sentir, aimer, sans obligation d’achat, sans temps à gagner dans une course inepte, sans arrière-pensées consuméristes, sans sortir la carte bancaire. Vivre, d'une autre façon. 5 minutes 41secondes d'un Autre Ordre Mondial. Une éternité. Une éternité à soi, rien que pour soi, et qui finira, Dieu merci.
1993. Curtis Mayfield, qui se relevait d'un AVC, sortait une magnifique chanson intitulée "New world order". C'est à un autre Monde qu'il pense, bien sur. Un monde où l'esprit souffle, où les esprits s'apaisent. Le combat se mène sur plusieurs fronts et de plusieurs manières. Une chanson comme celle de Mayfield est aussi insupportable au pouvoirs PHinanciers qu'un acte militant, bien plus même, car elle aère la tête, la prend avec elle, la berce doucement, alors que tout un chacun ne devrait penser qu'à la lutte, qu'à se situer dans cette lutte. Il ne s'agit pas d'un moment pris aux dépends du combat, ni d'un supplément d'âme petit-bourgeois, il s'agit bien d'un plaisir inacceptable volé à tous les pourvoyeurs de plaisirs obligés, un temps pour vivre volé à tous les calendriers de temps contraints. C'est simplement vivre. C'est ça qui devenu insupportable à nos élites PHinancières et politiques, que l'on puisse vivre sans elles, sans leur férule. Vivre, sentir, aimer, sans obligation d’achat, sans temps à gagner dans une course inepte, sans arrière-pensées consuméristes, sans sortir la carte bancaire. Vivre, d'une autre façon. 5 minutes 41secondes d'un Autre Ordre Mondial. Une éternité. Une éternité à soi, rien que pour soi, et qui finira, Dieu merci.
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lundi 1 octobre 2012
Xanax, whisky et petites pépés.
C'est pas le tout de chanter ou de jouer d'un instrument devant un public. Parfois, il faut faire un peu le Show, gratifier les gens d'un petit plus qui prouve qu'on est bien là.
C'est Willie Dixon qui s'y colle. Impérial.
C'est Willie Dixon qui s'y colle. Impérial.
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