Pour donner une suite un tant soit intelligente au post précédent je vais mettre plusieurs vidéos. Tout d'abord, je vais rendre un hommage simultané et appuyé à Bob Mould et Grant Hart en mettant deux morceaux de leurs faramineux premiers albums solos. Si vous êtes un peu mélomane, je pense que vous allez ressentir la qualité des deux extraits.
Bob mould : "Whishing Well", précédé du très mélodieux "Sunspots".
Grant Hart : "All of my senses" Du grand (H)Art. Ça me fait frissonner à chaque fois.
Et puis j'ai dit que la reprise de "Wonderwall" par Ryan Adams était bonne Je la mets donc.
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lundi 6 octobre 2014
Toutes les années sont importantes.
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Des années importantes.
Je ne vais pas m'attarder sur les souvenirs de "These important years" ( de 20 à 25 ans) qui me lient à Hüsker Dü, mais souligner l'importance de ce groupe. Sans eux, pas de Nirvana, pas de Grunge. Ils préparent la sortie de tout en beauté ! En 1987 sort le mirobolant "Warehouse : songs and stories". A l'époque Bob Mould et Grant Hart, les deux compositeurs du groupe, ne se parlaient presque plus, comme les Beatles à celle de l'Album Blanc. "Warehouse..." ressemble d'ailleurs au "White Album", le génie y avance par saccade, en ordre dispersé. C'est le testament du groupe Hüsker Dü. Il était temps, ils ont failli y passer tous les deux. Suite à cela, Hart et Mould vont prendre une bonne bouffée d'air frais et sortir chacun de leur coté un chef-doeuvre : "Workbook" pour Mould, "Intolérance" pour Hart. Pour Mould c'est un album presque heureux, guéri du bruit d'Hüsker Dü, acoustique avec des compos chiadées au possible. Hart de son coté nous livre une recherche sur les fondamentaux du Rock-Indé, il invente, recrée, trouve des perles rares.
Cette éclaircie ne va pas durer et dès l'album suivant, Mould renoue avec ses démons auto-destructeurs et nous gratifie de "Black Sheet of Rain" un album totalement déprimant. Hart va tenter l'aventure en groupe avec Nova Mob et ça sera génial, mais il ne dépassera pas le statut d'auteur culte. C'est Cobain qui ramassera la mise. Et la balle.
Alors, voici la version originale de "Black Sheet Of Rain". Bon Courage. Et puis, après une reprise par un petit gars très doué dans cet exercice (écoutez celle de "Wonderwall" d'Oasis").
Cette éclaircie ne va pas durer et dès l'album suivant, Mould renoue avec ses démons auto-destructeurs et nous gratifie de "Black Sheet of Rain" un album totalement déprimant. Hart va tenter l'aventure en groupe avec Nova Mob et ça sera génial, mais il ne dépassera pas le statut d'auteur culte. C'est Cobain qui ramassera la mise. Et la balle.
Alors, voici la version originale de "Black Sheet Of Rain". Bon Courage. Et puis, après une reprise par un petit gars très doué dans cet exercice (écoutez celle de "Wonderwall" d'Oasis").
samedi 20 septembre 2014
Joujou poétique.
Je propose un jeu. Voici un texte, un poème. Tel quel, il n'est pas terrible. Il y a au moins sept façons de l'améliorer pour en faire un truc à peu près présentable. J'attends vos suggestions dans l'espace réservé aux commentaires ci-dessous. Le conseil qui consiste à me dire de le déchirer, de le mettre à la corbeille et d'en écrire un autre ne sera pas accepté. Il faut bien partir de quelque chose, celui-là n'est pas nul mais il demande à être repris. Ça sera un poème participatif.
Cela fait bien longtemps
Qu'on ne m'a rien donné
Que des coups et des insultes
La caresse et le baisers se refusent à moi
Je n'ai pas une tête pour ça
Je paye toujours le du exact
Et c'est moi qui fait l'effort de la prise
J'ai beau prier Dieu qu'il fasse de moi
Un de ceux qu'on aime
Je suis toujours faible
Encombré de charité et de pitié
Qui font de moi moins qu'un chien
Moins qu'un rat, comme une merde
Où est la caresse subreptice
Du revers de la main sur la joue
Qui ne claquera pas comme une gifle ?
Où est le sourire qui ne mord pas
fendant la pièce d'un air frais
Jusqu'à celui qu'il veut atteindre ?
Dans l'ordre des choses
J'espère l'accident qui me fera fort et
Donné tous les butins du pillage
Mais je m'étouffe de rage et
Mon cœur essoufflé se brise
De n'être embouché
A aucune âme sauf vilaines
Et souhaitant ma mort
Qui m'entourent et m'écrasent
Moins qu'un rat, moins qu'une poussière
Déjà, avant le terme redevenu
Comme avant la mère
Le sang froid gelé dans le corps
L'oeil torve tourné vers le dedans
Tout incurvé par les insultes et les coups
Que Dieu lui-même avec les autres
Me donne sans compter
Tout vient à celui qui vit sans prier
Et celui qui meurt lentement et rampe et glisse
A tort de demander autre chose
Qui ne fait qu'aggraver son sort
Idiot ! Parfait abruti qui geint !
On ne donne d'Amour qu'à celui
Qui n'en demande aucun
Et n'en ressent pas le chagrin
Cela fait bien longtemps
Qu'on ne m'a rien donné
Que des coups et des insultes
La caresse et le baisers se refusent à moi
Je n'ai pas une tête pour ça
Je paye toujours le du exact
Et c'est moi qui fait l'effort de la prise
J'ai beau prier Dieu qu'il fasse de moi
Un de ceux qu'on aime
Je suis toujours faible
Encombré de charité et de pitié
Qui font de moi moins qu'un chien
Moins qu'un rat, comme une merde
Où est la caresse subreptice
Du revers de la main sur la joue
Qui ne claquera pas comme une gifle ?
Où est le sourire qui ne mord pas
fendant la pièce d'un air frais
Jusqu'à celui qu'il veut atteindre ?
Dans l'ordre des choses
J'espère l'accident qui me fera fort et
Donné tous les butins du pillage
Mais je m'étouffe de rage et
Mon cœur essoufflé se brise
De n'être embouché
A aucune âme sauf vilaines
Et souhaitant ma mort
Qui m'entourent et m'écrasent
Moins qu'un rat, moins qu'une poussière
Déjà, avant le terme redevenu
Comme avant la mère
Le sang froid gelé dans le corps
L'oeil torve tourné vers le dedans
Tout incurvé par les insultes et les coups
Que Dieu lui-même avec les autres
Me donne sans compter
Tout vient à celui qui vit sans prier
Et celui qui meurt lentement et rampe et glisse
A tort de demander autre chose
Qui ne fait qu'aggraver son sort
Idiot ! Parfait abruti qui geint !
On ne donne d'Amour qu'à celui
Qui n'en demande aucun
Et n'en ressent pas le chagrin
vendredi 16 décembre 2011
Good Morning America !
Il y a plusieurs Amériques, celle des grandes villes, celle des espaces vides ; celle de la grandiose Nature propice à la méditation ; celle de l'Histoire, happant tout à elle ; celle sans histoire, avec ou sans "H" majuscule, avec ou sans "s". La pesanteur morne y côtoie la plus grande vitesse ; les populations nouvelles y disputent des bouts de territoires à d’immémoriales légendes ; des ruines stupéfaites y jouxtent des entreprises insensées qui finiront en friches industrielles, elles aussi sans mémoires. C'est une terre d'oubli douloureuse et le présent y est trop oppressant ou trop vite évacué dans un délire de rites consuméristes sans cesse renouvelés. De ce pays qui est nulle part, et qui est aussi le grenier à images d'un Monde qui perd sa substance en elles, sourd parfois un grand désespoir et, plus rarement, une douceur vaste comme une caresse empruntée aux éléments eux-mêmes. C'est pour le meilleur alors que vient de cette contrée insaisissable le Chant humble et universel de ceux qui voyagent sur place ; des ploucs enracinés dans leur terre qui a trop viré à la crotte ou à la poussière. Il roule avec eux, sans bouger, ramené à la surface de la conscience à chaque génération, par de farouches passeurs d'un passé dont on sait juste qu'il a peut-être eu lieu, puisque la mélancolie en est toujours là. Ou sont passés l'or, le lait et le miel de la Terre promise ? Vendus ? Perdus ?
S'il est un infini américain, il se trouve là. Et effectivement, il est pour tout le monde et pour toujours. Comme la gentillesse et la solitude.
S'il est un infini américain, il se trouve là. Et effectivement, il est pour tout le monde et pour toujours. Comme la gentillesse et la solitude.
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