Affichage des articles dont le libellé est Court-métrage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Court-métrage. Afficher tous les articles

lundi 19 novembre 2018

Contemporary Art is alive and well in Rennes.

Le week-end dernier je suis allé au FRAC Bretagne afin d'y voir certaines des oeuvres présentées dans le cadre de la Biennale d'art contemporain 2018 de Rennes. J'ai été surpris par la qualité générale des oeuves, leur inventivité, leur pertinence et, tout simplement, leur beauté. C'est à dire que la plupart rentrait sans forcer et sans dommage dans mon champs esthétique propre, que je prends soin de développer consciemment maintenant depuis une quarantaine d'années. Il y avait des shamaneries afro-américaines très étonnantes et vibrantes, de l'art de récup' français émouvant et précis, des sédimentations de couches d'une identité indienne d'Amérique à la fois voilée et montrée (n'est-elle pas comme cela, maintenant ?) dans un double mouvement prenant, un film expérimental sur l'Homme la Nature et leurs liens variés d'une sombre et triste poésie, etc, etc, etc...
Bref, pour moi, c'est une réussite à deux ou trois foirages près ce qui est très peu pour de l'art contemporain. Nous avons eu droit à une petite intro faite par un guide sur Edouard Glissant, qui s'attache à penser le monde post-moderne selon des modalités auxquelles je n'adhère que moyennement mais qui a le mérite de n'être ni nihiliste, ni simpliste. Au final, le but qu'il se propose - sortir de l'aliénation- est celui que je poursuis à ma manière avec des compagnons de route un peu moins"créolisés" mais tout aussi ouverts, et tout aussi barrés. Et effectivement, sa pensée peut aider à appréhender certaines oeuvres qui, par ailleurs se défendent très bien sans lui.
Seul "hic", la présentation graphique de l'expo pour l'annoncer au public était parfaitement absconse et brouillonne. Avec de pareils podagres à la com', on est pas près de sortir l'Art contemporain du ghetto ou il languit parfois.
Mais j'ai quand même passé un très bon moment en riche compagnie, qu'il s'agisse de mes amis ou des artistes présents à travers leurs oeuvres, si diverses, si belles.
A la façon "sensible". Car le temps débilitant de l'art conceptuel semble être révolu et c'est tant mieux pour nous tous.
Je mets un teaser des cette expo, étendue à d'autres lieux rennais, que j'irai visiter aussi.

mardi 23 mai 2017

Chris(tophoros) Chassol vole, vole...

L'autre jour, un oiseau -une mésange- est entré dans mon appartement, y a voleté un peu et m'a laissé seul un chouïa inquiet; réveur aussi.
L'autre nuit, alors que je dormais dans mon canap la porte-fenêtre ouverte, un chat a miaulé dans la pièce, appelant à ce qu'on s'occupe de lui. Je me suis reveillé sans surprise aucune, anxieux de lui répondre. Comment est-il rentré ? Mystère... (je n'habite pas au rez-de-chaussée) Il a disparu sur mon balcon et dans la nuit.
Je deviens comme Saint-François. Les animaux viennent à moi. C'est bon signe.
L'autre jour, j'ai assisté à un concert de Cristophe Chassol. C'était superbe. Il joue des claviers sur des images parlantes (enregistrées en Martinique cette fois) qui défilent derrière lui et son batteur, sur et à partir des sons qu'il a récoltés en filmant là-bas. C'est son idée, son "gimmick", une bonne idée. Il a composé à partir de chants d'oiseaux, des sons puissants du carnaval de Fort-de France, d'une mamy qui chantonne, d'un flutiste qui déambule dans un cimetière etc, etc... Tout est vraiment parfait : le film, le son, la musique.
C'est en dessous, enregistré à l'ancienne Belgique l'an dernier.

mardi 23 juin 2015

Une anglaise, parbleu, incontinent !

J'ai toujours bien aimé le groupe Moloko et sa chanteuse super-sexy Roisin Murphy. J'ai toujours également trouvé ce groupe anxiogène et un rien malsain. Mais excitant;  rapport à la super-sexy chanteuse pleine de talent autant que de sex-appeal. Pauvre de moi, je ne suis pas fait du bois dont on fait les Saints et je pourrais me damner pour Roisin Murphy sans trop de peine, car elle le vaut bien. Ah, ça, elle n'est pas simplette Roisin, elle fait plutôt dans le genre aguicheuse folledingue du ulc qui vous laisse choir l'engin dressé entre les mains comme un propre à rien et un mauvais à tout. Depuis quelques temps Murphy évolue en solo et c'est encore la même chose, sexy et anxiogène. La preuve dans cette vidéo qu'elle a dirigée elle-même et où elle rejoue une version courte et remaniée de "Opening night" de John Cassavetes. C'est étrange, envoutant et de bonne qualité. Sophistiqué et décadent. Roisin est impliquée dans la Haute couture comme de juste. Une icone post-moderne, quoi. ! Le valium a intérêt à être bien aussi.

Voilà. Vous connaissez la nouvelle érotique "Histoire de l'oeil" de Georges Bataille ? Eh bien, je parie qu'elle la connait, elle. Comme elle doit connaitre la légende sur le casting d'"Il était une fois la Révolution" de Sergio Leone". Attendez, je vous met au parfum. Leone cherchait un type pour jouer le colonel mexicain qui poursuit les deux héros-révolutionnaires-malgré-eux de sa vindicte, un rôle muet ou presque. Pour le trouver il a fait gober un oeuf dans l'encadrure d'une porte en plein soleil à différents acteurs. A ce petit jeu c'est un français qui a eu le rôle (un certain Antoine Saint-John).
Dans les deux vidéos suivantes, on peut l'admirer un peu plus jeune, seule et avec Moloko. Elle est magnifique et magnétique. Et qu'on ne vienne pas me parler de cette souillon de Björk après ça....Rarement vu et entendu chanter aussi bien en talons hauts, bas et trucs en plumes. Ca colle des frissons. Que disait-il l'autre Gab' ? "T'as d'beaux yeux, tu sais ?"

Encore plus sexy avec Moloko. Le titre : " Chercheur de plaisir pur" Brrrr ! Glacial et brûlant ! A tomber à la renverse.

mercredi 4 février 2015

Bob Dylan : passé le pont, les Ombres vinrent à sa rencontre.

En hommage à Bob Dylan, magicien en chef qui insuffle la beauté à tout ce qu'il touche, je vais faire un truc que je ne fais jamais : mettre une vidéo POUR la vidéo. Bien sûr, le morceau est excellent, au moins aussi bon que le "Things have changed" de 2000, nous sommes maintenant en 2009 et les choses ont continué de changer. C'est ce que je ressens en regardant la vidéo de ce "Beyond here lies nothing", l'amour, c'est différent maintenant, ça n'a plus la même saveur, c'est autre chose. Ca a toujours été comme ça ? Ah bon, ben alors c'est moi qui retarde. Il est vrai que je suis assez vieux jeu, des fois.


mardi 11 novembre 2014

Jouer gagnant.

Jean sortit de la caravane; 18 h 10, il faisait nuit, et plutôt froid. Sur la rocade tout près, les voitures roulaient lentement à cette heure de pointe. Dans l'obsurité du petit bois où se tenaient des abris de fortunes misérables, Jean suivit un chemin qu'il connaissait d'instinct et déboucha dans la rue. " 10,47 Euros", c'est tout ce qu'il avait en tête. C'est ce qu'il avait compté et recompté dans la caravane à l'éclairage de la loupiotte à gaz. C'est tout ce qu'il lui restait pour quatre jours avant de pouvoir aller à la poste toucher sa pension pour le mois à venir. Et il avait déjà fait des dettes dont il devrait s'acquitter séance tenante une fois l'argent retiré. Il pris sur la gauche vers une rue commercante. Il marchait d'un pas chancelant mais il savait exactement où il allait.  Une idée avait germé. Il avait essayé de la chasser de son esprit mais il n'y était pas parvenu. A force de boire des blancs dans ce bar-tab-pmu et de voir des gens palper des biftons parce qu'ils trouvaient quel bourrin avait devancé tel autre sur un parcours plus ou moins long, l'idée lui était venu qu'il pouvait en croquer lui-aussi. Et puis c'était ça ou la manche, et la charité il avait jamais pu la recevoir sans haine. La haine le menait à la violence et c'était tout un tour d'un circuit d'emmerdes qu'il connaissait bien qui s'en suivait. Il rentra dans le café. Il faisait chaud, des gens, pour la plupart des maghrébins et des blacks parlaient très fort, beuglaient presque; les chevaux arrivaient dans une course, parfois dans un bon ordre, parfois dans un mauvais, ça dépendait des parieurs. Ils s'apostrophaient entre eux et ne manquaient pas de se faire savoir qui avait baisé qui et comment. Jean s'accouda au comptoir et souffla dans ces mains. "Patron, un blanc-sec, s'il-vous plaît". Le patron le servit sans le saluer ni même le regarder, il discutait avec un joueur qui venait de gagner. Jean but la moitié de son Muscadet et, décidé, il se dirigea vers le mur sur lequel étaient affichés les pages de pronostics de Paris-Turf. Il y avait du monde. 7ieme course, Réunion 3, le favori était le numéro 14. C'était bien ça. Et justement c'était lui qu'on voyait trotter à l'écran sur les télés du bar. Il avait fière allure. Son trot était régulier, souple, ses oreilles étaient collées en arrière, il était attentif. Son driver à l'arrière du sulky le fit ralentir, le départ était pour dans cinq minutes. Jean avait pensé son coup. Il lui fallait deux euros pour le blanc et il avait huit euros à parier. Selon ce qu'il avait observé et les dires qu'il avait entendu, en pariant sur le favori de cette course de trot ce soir à Vincennes ça ne pouvait que lui rapporter. le 14, le favori, était de l'écurie Hennings, casaque verte floquée d'une croix blanche, toque verte. Dans une réunion comme celle d'aujourdh'ui elle arrivait au moins dans quatre courses sur les huit. Et deux fois vainqueurs. Il avait suivi le meeting à la radio et les chevaux de Hennings était arrivés deux fois troisième. Ils devaient se refaire maintenant, la course était clairement pour eux. La côte du 14 était de 4 contre un et remontait légèrement, les joueurs tentaient une dernière mise contre l'évidence. Le 14 ne pouvait que gagner dans cette course. Jean se dirigea vers le guichet du PMU et attendit son tour pour murmurer : "Le 14, huit euros gagnant". L'homme lui dit :"Plus fort, j'entends pas". Il répèta plus haut : "Le 14, huit euros gagnant" et tendit son argent. Un quart de seconde plus tard il avait un ticket de jeu en main et l'argent avait disparu. Il s'éloigna et regarda attentivement son ticket. Il verifia le numéro de la réunion, le numéro de la course, le numéro du cheval, le montant. Il le vérifia quatre fois en regagnant sa place au bar. C'était bon. Y'avait plus qu'à. Il finit son Muscadet. Il pensa très fort à l'arrivée de la course, à l'emballage final; il ne fallait pas que le cheval se mette au galop, il devait contrôler et dominer. C'est ce que les Hennings faisaient toujours. Le départ était imminent, la côte était de presque cinq contre 1, multiplié par huit, ça faisait quarante euros. Avec ça, il était bon. Ah le brave cheval ! Il allait lui sauver la mise pour trois jours au moins. Après, il pouvait facilement tenir une journée sans rien. Surtout après avoir gagné aussi facilement. Le starter mis les chevaux en place, il s'étalèrent sur la largeur pour s'élancer cote à cote et les drivers les firent volter pour les mettre dans le sens de la piste. Le 14 se mit au galop immédiatement et son jockey ne put à aucun moment le remettre au trot. Il y eut des cris, des interjections dans le bar, une bronca générale. Jean regarda l'écran incrédule. Pourquoi le 14 n'était-il pas là ? Ca n'avait pas de sens, c'était absurde. Ca défiait toute les lois de la logique. Il regardait ses voisins, éffaré, qui commentaient la faute du favori. Pour certains, "c'était un scandale", pour d'autres" c'était normal". Lui, n'y croyait pas. Il regarda l'écran, en bas sur la droite apparut le chiffre 14 suivi de "disqualifié" Il sortit en trombe. Arrivé dehors, il s'aperçut qu'il était hors d'haleine. Il soufflait bruyamment, il était pliè en deux et des volutes blanches sortaient de sa bouche en s'envolant dans le froid. Il se redressa et se mit à marcher vers le petit bois près de la rocade, chez lui. Il eut très mal quand il pensa à cela : "Chez lui". Pourquoi est-ce que tout tournait toujours à son désavantage ? Rien, rien, rien, il n'avait rien ! Merde, merde, merde, et ce satané cheval qui n'était qu'un bourricot ! Sans cesser de ressasser sa déroute il arriva à sa caravane. Le traffic sur la rocade était plus fluide. Essouflé, le sang lui pissant du nez, il passa la main sous son lit et saisit ce qu'il appelait son "assurance-vie", un vieux fusil qu'il gardait là pour se débarasser des géneurs et des profiteurs du malheur humain. Il mit le fusil verticalement, la crosse par terre, et se pencha sur lui, les canons contre le coeur. Il appuya un grand coup, les deux salves de plomb partirent.
Il arriva premier au paradis dans la huitième course de la réunion des paumés.


mardi 30 septembre 2014

Dernière levée de la Post.

J'en remets une petite couche sur la post-modernité d'avant-demain pour les enfants d'aujourd'hui, c'est à dire un passé qui colle aux mouches. Sébastien Tellier, toute bête de son propre cirque qu'il soit, a bien du talent; rebelote donc avec deux vidéos de lui, l'une extraite d'un concert à l'Olympia où le musicien finit en Lolita de la punch-line pour mieux tirer sur la bobinette qui cherra, mon enfant, et l'autre, vraiment magnifique, sur les mystères de la création et de l'Amour (rien que ça). On peut être clown et être sérieux parfois, entre deux prises.
Ensuite, un clip très chiadé de Phoenix en temps réel décompté sur les deniers sans odeurs d'une multinationale quelconque. Ça vaut quand même mieux que de regarder ce légume de Miossec ou de subir encore et encore les gamineries des (vieux) cinéastes de la dernière vague, qui fut nouvelle quand il s'est agit de piquer les fauteuils en cuir repoussé à papa.

Et pour finir une vidéo de Jazz de maintenant, c'est à dire un mélange vraiment actuel, le Jazz étant habitué depuis belle lurette à absorber toutes les influences, y compris les plus puissantes et les moins "swing" (ici, fort heureusement, ça groove!), et à se retrouver à toutes les confluences, y compris les plus limpides. C'est là que se trouve Mehliana, duo formé de Brad Mehldau et Mark Guiliana qui marie les codes-mémoire de l'Electro, du Jazz-Rock et du Rock Progressif pour le bonheur avec mélange des mélomanes tout-terrain. Du très bon Jazz post-moderne.

jeudi 7 août 2014

Zombie Fighter

- Et Prince alors ? Qu'est ce qu'il devient ?
- Ah ben, Prince maintenant, c'est un groupe suédois.
- Sans blague ? Et c'est bien ?
- Ah très bien, très bonne qualité. "Top quality", comme on dit.
- Si on m'avait dit ça y'a dix ans...
- Que voulez-vous mon Pauv' Monsieur, tout change.
- Eh oui, c'est la vie. Enfin quand même, suédois...
- Allez, vous frappez pas, vas. Vous reprendrez bien un p'tit muscadet, c'est pour la maison !
- Volontiers, merci.
(Le clip est frappant. essayez quand même de vous concentrer sur la musique)

Une très jolie voix de tête.
Juste en dessous, pour le plaisir des yeux, Yukimi et son batteur sont lâchés dans un magasin de disques. Où l'on apprend en passant que Yukimi est branchée par le bluesman maudit Robert Johnson !

mardi 22 juillet 2014

F.R.A.C. Bretagne, les abâts sinon rien !

A Rennes, depuis quelques années maintenant, nous avons un Fonds Régional d'Art Contemporain (F.R.A.C.) et à chaque fois que j'y vais je trouve le moyen de m'esbaudir devant quelques œuvres d'artistes d'aujourd'hui ou d'un passé très récent de très bonne facture. Ce n'est pas rien de tenter de réunir une collection d’œuvres d'artistes très différents et néanmoins tous passionnants (enfin supposés l'être), c'est même un sacré boulot. Et je dois bien avouer que, malgré toutes mes appréhensions sur l'Art Contemporain, ça marche plutôt bien. En ce moment au F.R.A.C. de Bretagne, qui est un splendide bâtiment aux partis pris architecturaux très tranchés et assumés, autour du travail de Raymond Hains, parfaitement inepte, sont réunis une palanqué d'artistes de talent venus d'horizons absolument divers. Il y a des affiches lacérés de Villeglé, des collages et des montages ébouriffants de poésie de Dufrêne, une belle sculpture de Klingelhöller en pierre noire et carton, le génial cinéma en 4D de Catherine Sullivan, la patte poétique à l'économie de Gil J. Wolman et d'autres, que j'oublie. Il y a aussi trois vidéos hilarantes et flippantes de la jeune artiste clermontoise Anne-Marie Rognon. J'en ai retrouvé deux sur youtube, j'en met une qui vaut son pesant de cacahuètes. Est-ce de l'Art ? Oui, je crois, en tout cas ça fonctionne et à plusieurs degrés de lecture. Il y a là quelque chose d'unique, qui tient à son ton, son physique, son humour, sa façon de manier le caméscope. Si je la croise un jour, elle aura du mal à me faire avaler qu'elle n'est pas une artiste ! (En tout cas, elle a déjà des lunettes de soleil, c'est déjà une Star!)


Et donc Dufrêne
Klingelhöller

Wolman
Sullivan
Etc,etc...


samedi 31 août 2013

Perdus dans la musique. Acte V

2013. Enfin, c'est l'année indiquée sur les calendriers mais les calendriers mentent. Preuve en est la calendrier Maya qui ne daignera pas aller jusqu'à la fin du Monde. Pas très sérieux tout ça, messieurs les Mayas. Donc ça se gâte encore avant le "boum final". Un jeune anglais de 19 ans, issu de Nottingham, réinvente la Country américaine, issue de la bouse.  Au passage, il pond une des meilleures chansons des Everly Brothers que les Everly Brothers avaient oubliée de composer.

1959. Dans son film de cette année-là Howard Hawks fait chanter un des Jake Bugg originaux de l'époque, Ricky Nelson, en duo avec Dean Martin, soutenu par le vieux Walter Brennan, sous l’œil goguenard de John Wayne. C'est une pause dans le film, mais aussi dans l'Histoire, dans le Temps, un rêve de cinéphile, un rêve d'homme. Hawks présente ça avec son professionnalisme habituel, sans emphase, sans falbalas et il donnera l'impression de passer à la scène suivante sans plus sourciller
Sauf qu'il n'y a pas de scène suivante. En tout cas, pas comme ça, plus comme ça. Il n'y aura plus que des remakes, des revivals, du rétro-futurisme jusqu'à ce que tout ait lieu partout, en même temps, comme si le Temps et l'Histoire n'avait plus début ni fin. C'est toujours un rêve d'homme, un rêve de cinéphile. Les films ont changé.

"Lost in tranlation"
Une jeune femme  américaine voit passer le Temps et l'Histoire devant elle au Japon. Elle n'en fait pas partie, elle n'a pas envie d'en faire partie. Enfin si, un peu. Elle fait juste un vœu, au cas où. Peu avant, dans le train, elle écoutait la musique d'un groupe français. Elle sourit en voyant passer ce vieux couple. Elle a très peu d'ambition. C'est mieux. Les cinéphiles passent finalement. Les hommes aussi. Les films meurent.

BOUM !

samedi 10 août 2013

Histoire et cinéma d'action : un duo ravageur.

Évidemment, les films de Tarentino sont des merdes sans noms. Evidemment. Mais avant que ce singe savant ne passe derrière la caméra pour nous épuiser de ces idioties, il avait pondu le scénario de "True Romance". Ce film a été réalisé par le pire salopard des faiseurs de nanards survitaminés d'Hollywood : Tony Scott. Ce mec, un des plus gros consommateurs de coke de tout Beverly Hills, avait un but dans la vie : faire "l'action-movie" le plus surboosté à la testostérone, au montage le plus speed fast-forwardisé, le plus bourré d'effets spéciaux jusqu'au bout de la file d'attente devant le Gaumont et nous le coller dans le cul pour qu'on se fasse jouir avec - tout en restant dans les canons d'une grosse production américaine, avec ces quelques contraintes et dérives assumées. Généralement, et c'est un des seuls dans ce cas-là parmi ces congénères metteurs en scène US, ça marchait plutôt pas mal. On peut citer parmi ces réussites remarquables "U.S.S Alabama", "Le dernier Samaritain", "Man on fire", "Déjà vu". Liste non exhaustive.
Je vais mettre un extrait plutôt sobre de "True Romance". C'est violent, bien sûr, mais ça c'est normal pour Tarentino comme pour Scott. Néanmoins le vice du scénario, son astuce nous permet de voir une magnifique composition d'acteur. Je ne parle pas de celle de Walken, il fait le boulot sans trop se forcer, non, je veux parler de Denis Hopper. Tout le travail de cet acteur assagi va consister à ciseler l'évolution très rapide de son personnage vers une force tragique Et comique assumée, à partir de la peur la plus banale et la plus sourde.
Je pose la situation : Walken est un parrain de la mafia et est à la recherche d'un jeune prostituée jouée par Patricia Arquette et de son micheton préféré Christian Slater car ils lui ont volé beaucoup d'argent (ou de came, je ne sais plus). Pour les retrouver, il a la bonne idée de faire un saut chez le père de Slater, incarné ici par Denis Hopper, chez qui le couple est effectivement passé quelques heures plus tôt. Walken menace le père de tortures pour lui faire dire ou est passé son rejeton et met ces menaces à exécution. C'est là que le scénario est bon et Hopper grand. Je vous laisse découvrir ça. Sans m'avancer trop, je dirais que c'est la seul bonne idée de scénario de Tarentino, "Pulp Fiction" ne contenant que des fausses bonnes idées qui rendent le film cul-cul la praline (ou culte, c'est pareil).
Messieurs Walken et Hopper.

A noter : l'utilisation particulièrement révoltante (donc réussie. Il faut tout renverser avec Tony Scott, et sans snobisme. Être spectateur de cinéma c'est d'abord ça, du sado-masochisme, d'accord ?.) du Duo des Fleurs de Delibes, compositeur français aujourd'hui un peu passé à la trappe.

lundi 29 avril 2013

ENIGME ASIATIQUE

?????????????????????????????? Est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce truc-là ???????????????????? Là en-dessous???????????????
 

mardi 12 mars 2013

lundi 4 mars 2013

Moi, j' l'aime bien, Brahms. ( Pour répondre à la question.)

Il faut toujours écouter, regarder attentivement ce que les artistes ont produit à la fin de leur vie. Dans ces moments-là chacun va à l'essentiel, vers ce qui lui semble capital. Brahms, capable de toutes les prouesses techniques va finir par ces "Intermezzo" tristes sans tristesse, nus et forts. Dire ça et mourir, ce n'est pas à la portée de tout le monde, et pourtant tout le monde devrait l'entendre, car ça porte loin, justement. Ca passe par l'émotion, là où l'intellect ne saurait aller et où "l'esprit des formes", cher à Elie Faure règne. Voila 5 minutes 17 d'Esprit avant, peut-être, de le perdre.

mardi 19 février 2013

Le cinéma ? Arte povera, molto povera.

Hier, je regardais Fritz Lang batir patiemment sa légende lors d'une interview réalisée par William Friedkin en 1975. Je venais de voir l'excellent "House by the river" du même Lang. Ca a beau être très bien foutu, être assez captivant pour l'oeil (le regard), le cinéma reste un art fichtrement pauvre par rapport aux arts "classiques", même quand ce sont de grands réalisateurs qui s'y collent. Pas étonnant qu'on devienne cinéphile si facilement, ça ne nécessite aucune initiation, aucune réflexion appronfondie sur l'art et la manière. La manière, voilà ce qu'on décèle tout de suite, ce qui se voit au premier coup d'oeil. S'en suit que la cinéphilie est un maniérisme de branleurs vaguement pédés qui poussent des "Ah !" et des "Oh!' devant telle ou telle affèterie visuelle déjouée comme par magie C'est une magie un peu simple, dont tous les trucs sont désormais éventés, qui fait s'extasier et a fait s'extasier de pauvres types dans mon genre un peu pauvres intellectuellement et à l'imagination prête à s'emballer au moindre clin d'oeil, de ceux de Clint Eastwood à ceux de Lang. On a l'impression que quelqu'un nous écoute et nous comprend, qu'on partage une vision du monde, c'est faux, frauduleux, et c'est simplement qu'on a pas accés facilement à la réalité, ni à une autre, ce qu'on finit par penser. Phantasmes et pitreries. Le cinéma n'est même pas du bon Cirque. C'est nul MAIS, c'est mieux que RIEN.
Fritz Lang et William Friedkin. Le vieux cabotine, le jeune se frotte contre sa jambe. Tout va bien dans le meilleur des mondes possibles.

mercredi 28 novembre 2012

Que reste-t-il de nos amours ? Cette photo, vieille photo...

Un homme et une femme admirables : Françoise Fabian, Guy Marchand. Je ne sais pas d'où vient la photo. Elle est très belle.
Françoise Fabian. Plutôt que de poster un extrait de l'excellent "la Bonne Année" de Lelouch, je mets un extrait du très bon et plus profond "Vertiges" où elle fait face à un psychiatre fou-furieux campé par Marcello Mastroiani. Elle est splendide. Vous ne l'avez pas vu ? Le film ? Allez-y, c'est Bolognini, c'est garanti !
Je vous donne un truc technique. Dans ce film, Bolognini va systématiquement resserré le cadre sur Mastroiani (et sur lui seul de tous les personnages) par de légers zooms pour marquer l'enfermement qui l'aliène de plus en plus. Mais ça va un peu plus loin, ça devient le signe obsessionnel de sa folie d'accord, mais maladif par lui-même, un marqueur visuel qui lui est attaché, certes, mais qui finit par exister séparement, signe de la folie, et qui nous la communique jusqu'au malaise. Ce parti-pris de mise en scène devient donc signe à part entière, ce qui donne l'impression que le film lui-même est malsain. A la fin, le psychiatre devient complétement fou et les zooms cessent. Le film, et nous avec, sortons de la folie. Heureusement.
Bon, je ne retrouve plus "Vertiges" sur Youtube qui l'a fait sauté, comme vous pouvez le constatez. Il y a, sinon. C'est pas mal aussi. Françoise Fabian : "Faut pas me prendre".!!! Bonus spécial : la Bande Annonce de "Ma nuit chez Maud" de Rohmer. Voilà un très grand film. Un film qui engage. Engageant. Comme la lecture des "Pensées" de Pascal, dont il est beaucoup question. Une remarque en passant sur le terme "engageant" que j'ai employé. Celle de la déperdition incroyable qui s'est opérée au fil des ans dans tous les compartiments du cinéma. Rohmer n'a pas cessé, lui, de concevoir de bons films, mais il faut bien se rendre compte qu'il s'est rabattu, et peut-être volontairement (et là, c'est une erreur ou de la pathologie), sur Lucchini, Dombasle, Ogier, Poupault, Gregory et consort pour les interpréter. Imaginons un instant "Ma nuit chez Maud" avec ce genre d'acteurs, et non pas avec les instruments de haute précision que sont Trintignant, Fabian, Barrault. Vous voyez le tableau ? Beaucoup moins engageant.
Guy Marchand. Impossible de trouver un extrait de "L'acrobate" de Pollet où il incarne une sorte de gentil génie du rare Claude Melki, impossible de trouver un extrait du beau "Loulou" de Pialat où il est simplement parfait, alors je me rabats sur le rigolo "Pt'it con" de Lauzier. 'J'vous opprime, moi, merde !"
Le type qu'il incarne s'appelle Bob Choupon. C'est bien, Lauzier, quand même.
Bonus spécial : Un extrait de "Dans Paris" de Christophe Honoré où Marchand donne la réplique à Louis
Garrel. Bien filmé
.

lundi 8 octobre 2012

Bonjour Mr Wilson !

Brain Wilson a beaucoup d'influence sur de jeunes talents contemporains. Tant et si bien qu'ils font désormais le boulot à sa place. Rien de plus normal. La voici donc, sa "Symphonie adolescente à Dieu", plus de quarante ans après qu'il a échoué à la finaliser avec l'album "Smile", composée par Dave Longstreth, jouée et filmée avec ses acolytes des Dirty Projectors. C'est simplement beau et, pour une fois, la vidéo est magnifique.
Sur ce coup là, Dave Longstreth a été plus malin que Brian Wilson. Il a D'ABORD fait des chansons complètes puis en a extrait des petits bouts pour arriver à ce qu'il y a au-dessus. Brian, lui, s'était obstiné à composer des petits bouts et à les coller ensemble pour en faire des chansons.

lundi 10 septembre 2012

Fête d'adieu

" when it comes to an end
 I get up again and I stand again
 till' another showdown
 you'll countdown
 now you're waving me goodbye
 it just can't cry
 this time it can't rise
 see how I just die....."

samedi 21 avril 2012

Sans commentaires

Ecoutez, sincèrement, je ne vois pas bien quoi écrire après avoir revu cette vidéo. le moins que l'on puisse dire c'est que ces deux-là ne se laissent pas abattre facilement. Par contre moi, là, je suis un peu secoué. Jugez par vous mêmes. Prenez un peu de temps, je vous assure, ça vaut le détour.