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lundi 17 juin 2019

Dr John et Mister Paul.

Dr John est mort. C'est évidemment consternant mais ça devait arriver tôt ou tard. Les méta-humains débarrassés de la mort seront débarrassés d'eux-mêmes et n'auront plus l'envie de créer. Pour qui, pour quoi puisqu'on sera encore là dans 100 000 ans ?
En attendant, fini le vaudou blanc, fini le gumbo, fini le chapeau et la canne. Il laisse une béance qui ne sera pas remplie et c'est tant mieux, il y a de la place pour les souvenirs.
Je rends hommage au bon Docteur à travers Paul Weller dont on connait le goût très sûr pour les reprises et qui arpente actuellement le Royaume Uni en mode pépère, pré-chaise roulante. Là, dans ce que je mets ci-dessous, il est au top.
Paul Weller :"Walk on gilded splinters"

Et Dr John lui-même " It don't mean a thing if you ain't got that swing." Certains morts seraient-ils plus groovy que d'autres ? Demandez la réponse à Orphée.

lundi 20 août 2018

Death Disco.

Il y a la peste et le choléra, le vulgaire palu, le Sida, l'ancienne phtisie, toutes sortes de pandémies reconnues par l'O.M.S comme détestables car sévèrement infectieuses et létales. C'est d'accord. On peut ajouter que les catastrophes naturelles courent les rues en costumes de typhon, de tsunami, d'avalanche et autres gamineries de ce genre (qui s'amuse ? On ne sait.). Oui, c'est vrai aussi. Les menaces endémiques à l'espèce humaine : l'atome, le réchauffement planétaire, les famines provoquées par de sombres conflits de voisinage pullulent et nous jettent un oeil plein d'ardeur..... Et puis il y a John Ozila
John Ozila n'a pas encore été catégorisé par l'O.N.U dans l'ordre des Armageddons probables et sa diffusion est resté cantonné à quelques dance-floors surchauffés et à quelques esprits savamment décadents à la des Esseintes. Heureusement. Car si quelque terroriste un peu à la page de l'armement moderne s'avisait de répandre cette musique à grande échelle sur la planète, cela sonnerait le glas de tout forme de civilisation un tant soit peu avancée. Bref, la fin des haricots, du beurre et du muscadet qui se marie si bien avec les deux. Je vous avertis, ce qui suit est à manier avec la plus grande précaution. Éloignez les enfants, gagnez votre panic-room, enfermez vous-y et écoutez. Si vous commencez à taper du pied, vous êtes fait comme un rat. HA HA HA, Hasta la vista, baby !

Rien que la pochette, c'est cuit. Le groove de la Mort, c'est lui.

vendredi 22 avril 2016

Ladies & Gentlemen : the Prince is dead. (Long live the Prince.)

Tristesse et désolation. Prince est mort. Ah, putain ! je pars un peu aussi pour le coup, j'y laisse un bout de mon coeur. Après Bowie, c'est dur.  Manquerait plus que Keith Richard ou Pete Townhsend y passe et je ne saurais plus à quel saint Rock me vouer. Prince était un vrai Rocker, Funky, d'accord, mais c'est tout pareil ces trucs-là, la même branlette au savon. Dur, sapé, beau, sexy, maussade, cool, frimeur, sacré zicos, en un mot un vrai branleur de chez branleur; jeune à jamais, immature, incomplet, rageur d'avoir enterré ses 16 ans. Ne cherchez pas les hommes dans le monde du Rock, ils sont très peu nombreux; lignée Dylan/Young sûrement, des musiciens un peu sérieux, Randy Newman, autre chose quoi, pas LA chose.
Moi, Prince, il m'avait chatouillé l'obessionnel à donf. 20 fois, 40 fois, 100 fois d'affilée la note suraiguë du solo de "Let's go crazy", sur la fin, le disque en est rayé, il saute, peux plus l'écouter celui-là. Je le garde comme une relique. Et les cassettes "Parade" et "Around the world in a day", écoutées, ré-écoutées jusqu'à plus soif. Walkman, j'arrive à la fin de la face : "Sometimes it snows in april", ma mère morte, l'angoisse, et paf ! auto-reverse et zou ! "Christopher Tracy's Parade", impair rouge et passe, la mort à l'As, maman, je pleure pour nous deux. C'était chic, "Girls and Boys", "Kiss", comment ne pas danser ? comment ne pas tomber une fille ? Il filait le coup de main imparable, le bougre en dentelle noire, un sourire aux coins des lèvres
Je l'ai vu deux fois en concert. La folie, le génie, un groupe de furieux, Bercy en fusion, des décors bizarres, un panier de basket, il tente un shoot et se plante, je le conspue, un deuxième, je hurle à sa mort, il se casse, lance le ballon derrière lui, vexé : panier ! je le vénère. , intégralement où il faut et quand il faut. C'est le "It" des poètes-jazz beat atteint tous les soir sur des morceaux machines à danser qui ne semble plus finir. Je crie "Branleur !", "Branleur !" pendant tout le concert, il y a longtemps que ma voisine me regarde en souriant. Downtempo, "Annastasia", "The Cross", deux accords, un frisson christique passe, nous sommes habités, traversés par l'Esprit Saint. On sort ruinés, ébahis, chancelants et on fonce aux Bains-Douches pour la suite. On ne rentrera pas, évidemment. Tant mieux. Je ne suis pas un "beautiful people", "How does it feels..."mon coté homme peut-être. Laissons cela pour l'instant. Ce soir, je perds un proche, un ami, consolant, gentil, méchant, distant,, une voix, un baume, une main. Reste la musique, que j'écoute en ce moment (le deuxième album : "Prince"), ça ne suffit pas, je suis triste et désolé et je largue une partie de moi-même. L'Histoire, mon histoire changent.

samedi 19 mars 2016

Ce que je veux.

En ce moment j'ai des problèmes d'argent. Vous savez, ça rend fou les problèmes de fric. Maboule, cinoque, dérangé... A la base, la chanson "Money (That's what I want)" a été écrite par Berry Gordy, le fondateur de la Tamla Motown pour que, justement, il n'en ait plus, de problèmes de fric. Ca va assez bien marcher puis ça va l'entrainer dans le cercle vicieux de l'entreprenariat musical. Une vraie came.
Quand on entend Richard Wylie chanter la version de "Money..." ci-dessous, on sent bien qu'il en en a déjà bavé des ronds de chapeau pour le pognon et qu'il n'est dejà plus tout à fait d'équerre. Eh ben, ça va pas s'arranger. Pendant qu'il deviendra sans le savoir un chanteur culte parmi les amateurs britanniques de Northern Soul, il autorisera ses enfants à jouer aux frisbee avec ses vieux disques qui valaient pourtant leur pesant d'or. Moi, je dis que ce type en avait gros sur la patate.

lundi 28 septembre 2015

The Time is on my side.

J'aime bien le Funk. C'est ce qu'on a fait de mieux pour danser, avec certaines musiques afro-cubaines. Voici un de mes morceaux preférés de funk, toutes époques confondues. Ca groove méchamment, c'est flambard, c'est chic, pas du tout seventies ; nineties. Morris Day joue a plein son rôle de winner décomplexé qui a les moyens de vous faire danser et plus mais qui ne supporte pas de dormir autrement que seul dans son lit. Coco, draps de soie, frime, costard mauve, limo et neurasthénie, il ne manque rien : Jerk Out ! Morris Day, c'est le copain de Prince qui joue les mauvais dans les films ratés du Maître Pourpre et il n'a rien à lui envier question groove. Je ne sais pas ce qu'il devient Morris. P'te't qu'il est de la loose maintenant, comme Eric Pessan ??? Pov' Pessan !  Que ses lecteurs comprennent pas bien...  
(Au début du morceau, il fait "Bang !". Et ouais, en plein dans le mille, psycho !)


Allez un autre. Terrible. Du début des années 80. Le tutoriel pour apprendre le groove de batterie fait 7 minutes...

Je le mets, pour le fun !

mardi 22 septembre 2015

Roger and I

Je ne sais pas grand-chose de Roger Troutman, à part que c'est le petit génie qui se cache derrière Roger and the Human Body et qui officiera bientôt dans Zapp, Roger, ou alors, Zapp and Roger. Le sample imparable de California Love de Tupac c'est de lui. Il était passé maître dans l'utilisation de la "Talk Box", un effet que Peter Frampton avait porté à une gloire paroxistique avec le morceau live "Do you feel like we do". N'empêche celui qui a le plus usé et abusé de l'engin, ce fut Roger Troutman, l'autre de ses marottes étant de mettre des "Hand-clappin'" (battements de mains) systèmatiquement sur (presque) tous les beats de (presque) tous ses morceaux.
Je sais que l'album de Roger and the Human Body qui renferme le hit qui va suivre est un petit chef d'oeuvre qu'on peut sans difficulté accoler et comparer aux albums de l'époque de George Clinton, Cameo, Earth, wind and Fire et qu'il a même de l'avance et annonce  les travaux à venir de Prince et même des Talking Heads. Je sais pour finir qu'il y a un vers très gouleyant dans le morceau :" ...I don't want get drunk cos' I don't want to show my behind... but I need one pint of wine..."
Ca s"appelle "Freedom" Liberté. Tout un programme.

Les Talking Heads quatre ans plus tard. Bien inspirés.

Funkadelic en 1975 : "Gett off your ass and jam"/
 

vendredi 11 septembre 2015

Latinos songs from the Sixties.

On a tous entendu parler du "melting pot" américain, ce creuset matriciel dans lequel toutes les différences d'origine et de statut se fondent pour donner naissance à cette créature bizarre : un américain, un américain du nord, un des U.S.A. C'est étrange parce que cette créature est essentiellement un fantasme mais qu'en certaines occasions les habitants des States mettent de coté leurs antagonismes lourds, se mettent en rang, le petit doigt sur la couture du pantalon, la main sur le coeur, prêtent allégeance au drapeau, anxieux d'en découdre avec quiconque menacerait leur mode de vie délirant et deviennnent bel et bien des amerloques.
En fait, les communautés ne se mélangent pas et, si effectivement tous les américains se retrouvent pour adorer le veau d'or dollar, ils le font de manière absolument compartimentée, les blancs d'un coté, les noirs d'un autre, ailleurs les latinos et par là les asiatiques. Même à une époque de l'histoire récente où l'amour et la paix universelle était le rêve d'une génération et pas seulement le rêve, la motivation de ses actes et sa revendication "in vivo", à travers son mode de vie, et bien les différentes communautés y sont allées en ordre dispersé. D'un coté les Black Panthers, de l'autre les Weather Underground. D'un coté Woodstock, où Sly Stone a mis le feu a une foule presque entièrement composée de blancs, et de l'autre le show Wattstax à Los Angeles, avec Issac Hayes exhibant fièrement ses chaines en or à un public noir. Néanmoins certaines femmes blanches ont fait le lien entre les blancs et les noirs et Angela Davis était une icône au-delà de la communauté noire, jusqu'en Europe. N'empêche chacun sa lutte, chacun ses armes, chacun ses chansons. "Eve of destruction" de Barry McGuire pour les blancs, "Ball of confusion" des Temptations pour les noirs. Et les latinos, qu'est ce qu'ils foutaient les latinos ? Les latinos occupaient des quartiers misérables, les "barrios", restaient entre eux, faisaient du business louche, des gangs de voyous, allaient combattre au Vietnam et écoutaient Joe Bataan chanter son Boogaloo. Parce que il ne faut pas l'oublier, Joe Bataan, ni oublier le Boogaloo. L'Amérique est peut-être un bout de Paradis ou un bout d'Enfer, en tout cas c'est une terre bénie pour la musique et dans les années soixante les latinos y allèrent de leurs coups de génie musicaux à eux, et elles les virent enflammer les dancefloors des quartiers, voire les hit-parades du pays comme le firent los blancos y los negros. Le Boogaloo, ça a duré trois, quatre ans grand max, la Salsa a vite débarqué et tout emporté mais c'était chaud, brûlant même, ça ne se traitait qu'à coup de pas de deux ou de Mojitos bien glaçée et même avec un zeste de sous-entendu contestataire, oh, très leger, hein, faut pas pousser les danseurs dans les orties. Et si les latinos étaient assez effacés politiquement, leur musique était un fracas de cuivres et de percussions apte à mettre en sueur et branle toutes sortes de foules plus ou moins bigarrées. Je vais mettre trois exemples. D'abord le pré-cité Joe Bataan dans des morceaux à la limite du controlé (tu parles, c'est au cordeau ! C'est la Furia, le "Swing" qui donne cette impression là.) : d'abord le survolté "Subway Joe" puis le plus mélancolique (mode mineur) "Magic Rose".


Pete "Conde" Rodriguez avec le très dansant "I like it like that".

Pour finir momentanément et non pas achever (la nuit ne fait que commencer) la délirante Lupe dans une version paroxystique de "Fever". Imbattable.

En fait, le "Melting pot" il est là, dans cette lave en fusion qui se déverse en provenance des States sur le monde depuis presque cent ans et les débuts du Jazz.

mardi 8 septembre 2015

"Loneliness is such a drag" J. Hendrix.

Alone. Seul. Ce que je souhaite désespérement ne pas être et que je suis toujours, ne pouvant pas faire autrement que de me réfugier dans ce que j'aimerais fuir. Forçé, contraint par un système nerveux defaillant . Ah, il n'y aura pas grand-monde à mon enterrement, ça c'est sûr. Je ne suis pas d'accord avec Jacques Brel quand il dit que "l'homme est un animal parfaitement seul", désolé Jacquot mais c'est faux ça. Certaines personnes fragiles, craintives au contact, oui, en général, non et c'est bien comme ça. De toute façon il était con Jacques Brel.
Il y a cette phrase de Jim Morrison aussi : "Music is your only friend...Until the end..." Ca c'est vrai, ça peut arriver qu'il n'y ait plus que la musique. Moi, ça m'arrive même assez souvent. C'est pareil, c'est bien comme ça.
Je vais mettre une vidéo là, c'est les Ohio Players extrait de leur meilleur album, "Honey" et ça s'appelle "Alone", justement. Après, je mets l'album en entier parce que les Ohio Players sont un groupe absolument sans équivalent dans l'histoire de la musique funk-rock et qu'il fait bon les écouter un peu sur la longueur. Non, vraiment, c'est excellent et les pochettes de leurs albums sont biens aussi, bonnes pour la santé. Enfin, je crois.
Alors, "Alone".

Et l'album "Honey" .

mardi 4 août 2015

Miami Vice.

Sur la plage de Miami des jeunes gens au coeur et au corps parfaits, sans âmes, bronzent au soleil brûlant sous des crèmes écran total indice 20. Personne ne s'aventure dans la mer qui rabât incessament sur la côte des cadavres de poulets et de chiens, des galettes de pétrole brut puantes, des débris en matière plastique d'objets désormais inidentifiables, bref, le roulement habituel sur lequel des petits drones balancent des seaux entiers de Chanel N°5. Les hauts-parleurs, entre deux conseils de prudence aux parents pour les prévenir de surveiller leurs enfants, toujours attirés, les monstres, par les déchets, les préférant à leurs jouets, petits bulldozers excavateurs télécommandés ou pelles intelligentes à faire des créneaux aux chateaux forts d'un style fort peu moyennâgeux, entre deux conseils de prudence, donc, les haut-parleurs balancent une musique d'un âge actuel, indiscernable, sans datation véritablement possible - d'époque ? Rétro-vintage ? - et inondent la plage de décibels réparateurs car si familiers. C'est souvent Miami Horror qui passe. Ils ont pondus suffisamment de tubes dansants pour être connus de tous et ne pas prendre le chou aux gens, tout en leur permettant de battre du pied ou de dodeliner de la tête "comme au bon vieux temps", comme maintenant. Miami horror est un groupe qui fait de la musique des années 1980-90 mais actuelle. Toute les règles de l'Art, toutes les formes ayant étés honorées puis épuisées puis transgressées, il n'y a plus qu'à en reservir les restes plus ou moins réchauffés avec plus ou moins d'entrain. Les Miami Horror s'y emploient, c'est idéal pour la plage en ce mois d'octobre, la fin de l'été. Tout le monde s'y retrouve, jeunes et vieux. L'an dernier, ils sont venus jouer en semi-playback sur la plage, au soir tombant, il y a avait eu 14 morts.

dimanche 26 juillet 2015

Diddley Daddy

Peut-être est-ce ma complexion mentale, peut-être même est-ce une maladie, où alors c'est juste un goût ? mais je ne vois rien de plus jouissif que ça à voir et à écouter. Non, c'est trop fort chez moi pour être simplement un goût. Ca m'emporte la tête, littéralement, je fonce dans l'espace, agité de soubressauts de plaisir, dératé, cuit, énervé. Je ne vois pas ce qu'il y de mieux, de plus beau sur cette planête. Le riff, le rythme, le cri, la danse, la frime, le jeu de jambes, le son, la race, la virulence, les gestes, les fringues, le sex-appeal, l'agressivité, la folie, la vie. Ca c'est ce que j'aime, ce que je suis. Ca, c'est meilleur que l'art, que le sexe, peut-être même plus fort que l'amour, ça, ce sont les Dieux qui se sont penchés sur le berceau d'Orphée et qui lui ont dit  : "Tu enchanteras les hommes !"
Bo Diddley et son combo dans une version minimale et intersidérante de "Roadrunner".

mardi 23 juin 2015

Une anglaise, parbleu, incontinent !

J'ai toujours bien aimé le groupe Moloko et sa chanteuse super-sexy Roisin Murphy. J'ai toujours également trouvé ce groupe anxiogène et un rien malsain. Mais excitant;  rapport à la super-sexy chanteuse pleine de talent autant que de sex-appeal. Pauvre de moi, je ne suis pas fait du bois dont on fait les Saints et je pourrais me damner pour Roisin Murphy sans trop de peine, car elle le vaut bien. Ah, ça, elle n'est pas simplette Roisin, elle fait plutôt dans le genre aguicheuse folledingue du ulc qui vous laisse choir l'engin dressé entre les mains comme un propre à rien et un mauvais à tout. Depuis quelques temps Murphy évolue en solo et c'est encore la même chose, sexy et anxiogène. La preuve dans cette vidéo qu'elle a dirigée elle-même et où elle rejoue une version courte et remaniée de "Opening night" de John Cassavetes. C'est étrange, envoutant et de bonne qualité. Sophistiqué et décadent. Roisin est impliquée dans la Haute couture comme de juste. Une icone post-moderne, quoi. ! Le valium a intérêt à être bien aussi.

Voilà. Vous connaissez la nouvelle érotique "Histoire de l'oeil" de Georges Bataille ? Eh bien, je parie qu'elle la connait, elle. Comme elle doit connaitre la légende sur le casting d'"Il était une fois la Révolution" de Sergio Leone". Attendez, je vous met au parfum. Leone cherchait un type pour jouer le colonel mexicain qui poursuit les deux héros-révolutionnaires-malgré-eux de sa vindicte, un rôle muet ou presque. Pour le trouver il a fait gober un oeuf dans l'encadrure d'une porte en plein soleil à différents acteurs. A ce petit jeu c'est un français qui a eu le rôle (un certain Antoine Saint-John).
Dans les deux vidéos suivantes, on peut l'admirer un peu plus jeune, seule et avec Moloko. Elle est magnifique et magnétique. Et qu'on ne vienne pas me parler de cette souillon de Björk après ça....Rarement vu et entendu chanter aussi bien en talons hauts, bas et trucs en plumes. Ca colle des frissons. Que disait-il l'autre Gab' ? "T'as d'beaux yeux, tu sais ?"

Encore plus sexy avec Moloko. Le titre : " Chercheur de plaisir pur" Brrrr ! Glacial et brûlant ! A tomber à la renverse.

mercredi 28 janvier 2015

Quelque chose de fraîs, svp ? Faites à votre idée.

Certaines choses qui marquèrent vivement à l'adolescence gardent cette fraîcheur, cette vivacité tout au long de la vie quand on se les remémore, quand on les ré-entend, les revoit. Mais d'où vient cette émerveillement initial qui frappa à un instant décisif ? Ca je ne saurais le dire. C'est pour chacun différent, c'est là, évident. Il faudrait que chacun fasse l'effort d'écrire sa "Recherche du Temps perdu" pour que nous ayons peut-être accès aux raisons profondes de nos goûts, de nos engouements, et, partant, de nos peines, de nos regrets. Voici deux chansons qui sont comme une source de jouvence pour moi et qui me tiendront frais jusqu'à la fin de ma vie ou peut-être jusqu'à une lassitude radicale qui serait presque à coup sûr injustifiée. Tout d'abord ce couple charmant et sexy qui balança quelques tubes à la fin des Fifties et au début des Sixties. Tout est frais là-dedans et on se croirait  en train de commander un Cherry Coke au glacier qui circule dans le quartier résidentiel de Coconut's Grove avec sa camionnette. Mais Ho la ! Je ne suis pas américain , moi ! Mettons qu'on dirait que je bois un PSCHIITT !!! Citron (pour mon garçon), et toi un PSCHITTT orange (pour toi cher ange), que c'est l'été et que, pour moi, l'Amour à 12 ans et s'appelle France, oui France, comme France Gall; un prénom rare que je chérie encore. Tu montes avec moi dans l'arbre ? Là-haut, je t'embrasserais....

Deuxième salve vintage : "Do you love me ? " par les Contours qui se trouvait sur la même compilation vinyle paternelle que le précédent et que mon père n'écoutait jamais. Moi, je n'en ai pas perdu une miette. C'est l'histoire d'un mec qui se fait jeter par les filles parce qu'il ne sait pas danser, il apprend et revient les taquiner sur un mode moqueur et franc du collier "Tu vois, je sais danser, alors : Est-ce que tu m'aimes (bordel à queues)?!? Il a plus qu'a se baisser. Elles, les damoiselles, sont en pâmoison.
La vidéo est terrible : la chorégraphie est top, les fringues déchirent, les mecs ont des gueules de truands et chaussent au moins du cinquante, un vrai gang de vauriens déguisés pour la télé. Ah purée le cri : "DO YOU LOOOOVVEEE ME !!!!!"

lundi 29 décembre 2014

D'Angelo, quatorze ans plus tard.

Voilà quatorze ans qu'on attendait le troisième album de D'Angelo. C'est trop long, va falloir accélérer la cadence D. N'empêche le bidule qu'il vient de sortir est tellement bon qu'il enterre toute la concurrence black, y compris son Altesse Princière. L'album est juteux à souhait, il suinte le Groove, les gimmicks de production sont brillants, les instrumentistes sont inspirés. C'est un panard complet. Je lui en veux quand même pour les quatorze ans à faire du gras et à le perdre mais bon, c'est lui le Boss qui fait shaker les bootys. Ben oui, c'est pas Yannick Noah. Noah, lui, y fait du sport.


Plus smoothy, tu meurs. Soulful.

vendredi 19 décembre 2014

L'or des Fous.

The Stone Roses. Les années 90 auraient du être les leurs. Ils sortent un album de pop british parfait en 89, enchainent avec un single/maxi 45 à démolir les dancefloors (Fools gold) et....et ils se perdent dans l'enregistrement de leur second opus (qui ne sortira qu'en 1994) en laissant leur passer sous le nez la crête de la déferlante grunge. Tant pis pour eux, fallait être plus réactif, les pépères. Leur reste quand même un statut de groupe culte et star au Royaume Uni, comme s'il avaient inventé la Brit Pop avant tout le monde. Ce n'est pas faux mais il va falloir attendre 5 ans pour qu'Oasis et Blur reprennent la place de leader aux américains, avec, dans le cas d'Oasis, un clone de Ian Brown, le chanteur des Stones Roses, en guise de frontman. Ce dont on se rend compte en écoutant et regardant la vidéo ci-dessous, c'est que ce statut privilégié est basé sur une qualité musicale absolument évidente. Certes, c'est enregistré à la maison (Manchester) mais il est indéniable que le morceau groove sec, et il est une preuve de plus que le divin sens du tempo n'a pas de couleur de peau à la base. La section rythmique est dantesque et le guitariste juste au poil.
The Stone Roses : "Fools Gold" live, son exceptionnel. Mais avant, la parole est au poète : William Burroughs.

mercredi 3 décembre 2014

A song in the Keys of live.

Bobby Keys, saxophoniste en titre des Rolling Stones, a rangé les seringues, les perfusions, le déambulateur et s'en est allé courir les plaines toujours reverdies de l'infini avec Sitting-Bull et Jimi Hendrix. J'ai dit il y a pas longtemps à un copain que les cuivres n'étaient pas utiles aux Stones. C'est faux bien sûr, et tout particulièrement en live. Voici un extrait du fameux concert de Bruxelles de 1973, donné pour le public français, les Stones étant à l'époque interdit d'entrée sur le territoire de la République Française pour de multiples raisons. Mick Taylor y est exemplaire de qualité guitaristique et Bobby Keys tout simplement incroyable. Pendant un moment on dirait que les Stones, TOUS les Stones, sont son groupe, qu'ils jouent pour lui. C'est merveilleux ! Dans l'ensemble, le concert est impeccable, les Stones de cette époque sont vraiment le meilleur groupe de Rock n' Roll du monde et la musique qu'ils produisent est à la fois chiadée, parfaitement vivante et à haute teneur énergétique et subversive. Mais trêve de superlatif et sus à l'hyperbole, chut !!! Bobby s'est endormi....
The Rolling Stones : "You can't always get what you want", Bruxelles, 1973.

Ce qui fait la qualité de la chose et lui donne son coté démarche chaloupée (qu'on voit bien d'ailleurs faire à Jagger) c'est le fait qu'à un moment ou un autre de la chanson, ils prennent tous des libertés avec les temps du morceau et jouent sur des contre-temps. Ça c'est fort, et très groovy pour une ballade.

mardi 25 novembre 2014

Des nouvelles du Rock : Joujou.

L'autre jour, j'ai vu un très bon groupe de Rock à Rennes, un duo nommé Joujou. J'ai chopé l'article d'un enervé de la plume qui se laisse aller à la dithyrambe de manière exagérée mais pas si conne. Je le mets.
"
C'est le 20/11/14 au soir que le duo originaire de Bayonne, Joujou, s'est produit à l'Antre2Café, le café associatif de la rue Papu et y a déclenché l'enthousiasme d'un public certes peu nombreux mais choisi. Joujou ? C'est joli comme nom, mais qu'est ce c'est au juste ?
Et bien Joujou ce sont des mélanges ultra-toniques et super-soniques à finir de vous réveiller les morts-vivants que nous sommes tous plus ou moins et à transmuter les chagrins et les questions en vif argent. Tout d'abord, il y a cet homme et cette femme. Opérateurs en Arts sonores divers et Poésie à mach 3. Benjamin, à la fois bonhomme et nerveux, est derrière sa batterie ou bidouille des samples mélodieux et bizarres à partir d'un simple élastique trituré. Branché sur sa comparse, il assure une dynamique mordante et débridée à l'ensemble. Agnes, branchée sur son comparse, silhouette svelte enserrée de noir de pied en cap chante, hurle, danse et joue sur une petite mitraillette de bois, tout à fait «Joujou», qui se révèle être une basse à une corde qu'elle martyrise sans relâche et qui, pas chienne, le lui rend bien. A eux deux, ça pastèque, ça « groove » et ils dégagent une énergie roborative comme j'en ai rarement vue et reçue.
De ce duo bien assorti naît focément un fameux mélange, une sauce piquante qui prend d'entrée de jeu. La voix forte d'Agnes d'un coté hurle à travers la réverbération et s'envole sur le tapis de déboulés de batterie savamment libertaires venus de celui de Benjamin. Ils se regardent, se connaissent, sont en phase, et, comme on dit, «méchamment Rock, n' Roll». C'est un Joujou qui tourne et virevolte et se scratche, un Joujou pour les grands. S'en suit un concert impeccable qui alterne (et mélange) les morceaux bruitistes au format chanson, les hymnes poétiques dit/criés, les poèmes parlés doucement et des envolées free-jazz stratosphériques que je n'hésiterai pas (je ne crains personne pour les adjectifs) à qualifier d'afro-punk ! Quelqu'un dans la salle crie «Fucking Rock n Roll». Mon dieu ! Mais c'est moi qui parle en langues ! Sors de ce corps, mon Amour!
Joujou fait ainsi montre d'une énergie débordante et contrôlée pendant un temps que l'on ne voit pas passer tant est forte l'intensité des textes (magnifique injonction magique : «Prends forme!»), du son, de l'implication scénique. On finit essoufflé, un rien « destroy » mais diablement heureux, de ce bonheur paradoxal qu'éprouvent parfois les malheureux quand ils subliment leur peine. Il y a chez Joujou quelque chose de primitif et d'urgent qui fait se craqueler le vernis du sourire que l'on se met sur la bouche parfois quand on voudrait pleurer. Grâce à Joujou,«ça» sort, ça prend sens, et, en plus, ça se danse.
Il est certain que ces Joujou là nous aurons envoyés en l'air un peu plus que des maquettes Heller, même grand-format, et c'est très bien comme ça. Seuls les sales gamins méritent de vilains jouets. Les plus beaux, les plus déjantés.
  • Alors Maman, tu me le donnes ce Joujou ?
  • Uniquement si tu n'est pas sage, mon chéri, uniquement si tu n'es pas sage...."
C'est signé d'un certain G.C. Connais pas. Comme c'était vraiment bien, voici le lien du site des Joujou, pour que vous puissiez vous faire une idée vous même.
:joujoujoujou.wix.com/joujou

jeudi 6 novembre 2014

Une partie de campagne dans les seventies.

Pierre Vassiliu est mort en août dernier. Sa disparition n'a pas ému grand-monde. Il était temps de lui rendre hommage car s'il y a un auteur-compositeur-interprète qui représente quelque chose de ces fameuses 70's, de cette "parenthèse enchantée" dont on ne peut se rendre compte de la douceur si on ne l'a pas goûté, c'est bien ce grand déconneur et ce grand sentimental qu'il était tout à la fois. Il est passé dans les années 60, comme tant d'autres, au "Petit conservatoire" de Mireille que j'évoquais dans le post précédent, il s'y est fait les dents, puis il a mordu goulument dans les années soixante-dix. Il y composa la plupart de ses tubes et surtout l'inénarrable "Qui c'est celui-là ?", hymne rigolard au décalage et à l'abus de bonne humeur salvateur. Il fallait au moins ça pour décoincer les pécores qui voyaient débarquer des hordes de Baba-cools prêts à vivre dans des conditions que le Crédit Agricole leurs avait dit être indignes d'êtres humains "civilisés". Sur le plateau du Larzac, ça éclusait sec de tous les cotés et, pour finir, personne n'y voyant plus goutte, ça s'affalait dans les fossés, comme de tout temps, mais il y avait des "DIFFERENCES" ! Ah, la "Différence" ! Quel drôle d'histoire ! Vassiliu en fit une histoire drôle "Hénaurme" dans sa fameuse chanson. " Et pis sa bagnole, les gars..." (He, He, vous verriez la mienne !)
Enfin, là je vais vous mettre deux trucs aux petits oignons ou ses textes décalés, voire dadaïstes sont soutenus, dans l'un, pas une (ou des) choriste(s) enamourée(s) (seventies obligent !), dans l'autre par de sérieux guitaristes fermement agrippés à leurs manches pour ne pas tomber le nez dans le foin.
D'abord : "Le pied". Le titre est suffisamment clair.

Vous avez entendu ce petit solo de gratte à la fin ? Pas sale, hein ? Eh bien, il y a encore mieux dans le "Il était tard" qui suit, jubilatoire déconnade garanti 100% colombienne se terminant par une petite démonstration de savoir-faire à l'acoustique.

jeudi 16 octobre 2014

Je dis "Sayonara" à la Raison

Il y a longtemps, très longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Je suis fasciné. Complètement marabouté. Par une Star, une chanteuse de Pop électro. Je suis comme un gamin qui se couperait je ne sais quoi pour passer  un moment avec elle. Je la trouve intensément belle et sexy, je la vénère, je la b..... bien; avec délice. Je la trouve démonstrative; elle joue ses chansons, elles est dedans et je trouve ça touchant. Physiquement, elle a plein de défaut, elle est prognathe, elle a de gros bras, des pied tordus. Elle a deux tatouages à la con, mais je la trouve quand même à damner un saint (j'en suis presque un) et, à mon avis, le nombre de chance sur mille pour qu'elle soit con est infinitésimal. Dans la vidéo je suis particulièrement aimanté par son visage que je trouve d'une beauté hors du commun. Il est très expressif, très vivant. Sa peau est d'une matité que je trouve spéciale, elle appelle la caresse ou la gifle. Elle mérite cent fois la fessée. Ses lèvres sont d'un rose que l'on dirait non-feint, et peut-être leur parfum est-il d'une délicieuse guimauve ? Je délire. Ses mains sont biens aussi et bon.... je ne vais pas m'étendre sur le sujet des mains des femmes et de ce qu'elles en font quand elles ne les occupent pas à tenir des cornets de glace italienne ou des micros mais...voilà, voilà. Tout cela est enfantin. Une jeune amie me l'a fait sentir, dans le genre "A ton âge, vieux cochon !" Non, cochon sénile peut-être mais pas vieux cochon. Je ne fais pas encore la sortie de collèges. Je n'avais pas éprouvé cela pour un Star de la Pop depuis ma passion inassouvie pour Sheila E., la batteuse de Prince. Enfin, inassouvie, inassouvie, c'est vite dit, j'ai bien trippé tout de même à cette époque et la jolie garce (ô le beau mot) hispanique me fournissait de quoi fantasmer. Là, l'adorable métisse suédo-japonaise nous gratifie d'une version de "Cat Rider", tiré du dernier album, sur laquelle elle chante juste (le morceau n'est pas facile). Emouvant. En plus du reste. Le DJ, dans son petit laïus du milieu de la vidéo (on voit bien qu'il est accro aussi, le mec) nous annonce benoitement que le lendemain Little Dragon va faire un duo live avec Dam Funk, producteur en chef des derniers Snoop Dog et Maître es-claviers funky. J'aurais bien aimé voir ça. S'il y a une vidéo, je la mets, promis !

Tiens j'ai retrouvé une vidéo de mon ancienne tocade du 20eme siècle. Dire que Sheila E était sexy est un euphémisme. Pour un peu il y a un de ses nibards qui se ferait bien la malle, tellement il a envie d'éclater de jubilation à la face du monde. Il faudra, pour voir un sein en direct à la télé américaine, attendre le pénible show du Superbowl avec Justin timberlake et cette pauvre Janet Jackson. Un scandale bien ennuyant.

lundi 13 octobre 2014

Des chansons meilleures que leurs compositeurs. (???)

Au delà de la fortune et de la gloire, y'en a qui ne se rendent pas tout à fait compte de leur chance et qui, s'ils s'en rendaient compte, seraient à genoux à remercier Dieu (ou qui vous voudrez) plus souvent qu'à leur tour. Les Stones, par exemple, ont une chance de pendu. Ils composent des chansons, certes bonnes, mais qui sont reprises par des mecs et des nanas qui sont très largement meilleurs qu'eux ! Ca paraît invraisemblable et pourtant c'est vrai. Un jour ils ont fait une espèce de parodie de chanson country, genre qui fascine Mick Jagger et Keith Richard; et bien cette chanson est tellement bien faite, dans les règles de l'Art country, que la parodie s'est effacée et qu'un des plus grand chanteurs de country de tous les temps, l'immense Townes Van Zandt, l'a faite sienne et l'a faite acceptée au pays des ploucs sudistes heureux (ou presque), elle qui venait des rives de la Tamise. Voyons cela.
Les Stones live au Texas en 1972. (C'était vraiment l'endroit où enregistrer cette chanson.)


 Townes van Zandt live aussi, chez lui, à la campagne. Austin ? Nashville ?

Même histoire pour "Miss you", scie discoïde, que Jagger avait ramenée aux studios parisiens où les Stones enregistraient. Cet impeccable et salace petit riff de pédé sera repris, sorti du ruisseau où il était si bien et porté au pinacle de la classe urbaine soyeuse par la reprise qu'en fera en 2000 Etta James sur l'album "Matriarch of the blues". C'est un honneur incroyable et je crois que Keith Richard en est conscient. Mais le truc le plus incroyable là-dedans, c'est que la version des Stones (en particulier la version du maxi 45t) demeure MEILLEURE que celle d'Etta James...! Les Stones. Le clip est génial. Petite frappe c'est tout un style, toute une histoire. Jagger, dans son petit pantalon moule-burnes chante en direct et affole les ados. "Laisseriez-vous votre fille épouser un Rolling Stones ?" titrait la presse anglaise en 1965. Euh, 15 ans après, vaut toujours mieux pas ...
Etta James. "Hum, hum, laisseriez-vous votre fils conduire la limousine d'Etta James ? Risqué...La Mama a de l'appétit pour deux.
Mais, vous allez peut-être me dire "Qu'est ce qui nous prouve qu'Etta James et Townes Van Zandt sont meilleurs que les Stones ?". Puisqu'il faut bien VOIR (comme Saint Thomas) et régler cette question, voici des preuves indiscutables. Etta James "I'd rather be blind" en 1975, à Montreux. A coté d'elle Jagger est juste amusant.
 Townes van Zandt.  Keith Richard tuerais pour avoir un dixième de l'intensité de ce mec.
 



mardi 30 septembre 2014

Post sur la Post. Pour jouer. Encore.

L'aventure post-moderne, me dit mon jeune frère.....Je me demande bien en quoi ça consiste et en quoi ça va consister ? Est-ce qu'il y en aura du consistant, justement ? Du brûlant, du qui envoie en l'air, du rêve de mine d'or ou de sel, du kilowatt de concert pour soutiers du système libéral avec cocaïne et guitar-hero ? Hein, hein, hein ? Apparemment, il va falloir se fader des trucs louches, des ersatz délicats à éclaircir, des nourritures extra-terrestres pour âme de retour là-ici-bas en mode "E.T. go home".
Tenez, par exemple, l'odyssée paresseuse d'un gras du bide barbu style goguenard en pilotage automatique au milieu de petites culottes bien remplies et de yaourts aux logos néo-seventies, avec coups de langue mollassons et hasardeux juste au-dessus du "top"?
Oui, ça, entre autres
- L'avion décolle à quelle heure, Mademoiselle ?
- Nous sommes déjà en vol, Monsieur.

Ou alors ça ? Un girl-squad de figures de mode, atmosphère, atmosphère, à la belle petite gueule sous cheveux acidulés balançant une cosmétique soupe élégante que Pink Floyd a oublié d'inventer par manque de progestérone sous les aisselles rasées de la mineur(e) ?
Pourquoi pas ?
- Et on atterrit à quelle heure ?
- Oh, Commandant !  Vous le savez mieux que moi!

Est-ce assez consistant ? Est ce que ça craque assez sous la dent ? De toute façon les morceaux de choix sont partis dans des estomacs plus anciens et pas plus robustes; peut-être plus goinfres. L'aventure post-moderne consiste à manger les cures-dents.