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jeudi 19 mars 2015

L'avortement sans même y penser.

"Les députés suppriment le délai de réflexion pour une IVG." Le Monde, édition du 19/03/2015.
Ne plus réfléchir, ne plus penser, légiférer. Partout, éliminer la part du doute, chasser la pensée, la traquer, la ramener dans l'ombre, au plus lointain de soi. Etre sûr, sûr et certain, expérimenter un acte d'achat signifiant, réussi, une récompense aprés le travail répété, rabâché, automatisé, bien fait. Courir derrière la machine, la mettre soi-même en marche, la suivre, allumer la télé, faire comme c'est indiqué. Film de cul. Film d'action. Le mode d'emploi, pas de chômage, pas de risque d'être oisif, vivre une expérience gratifiante, l'acte d'achat réussi dans la galerie commerciale. Acheter des dessous sexy comme ceux du mannequin, bouger, danser comme dans le clip, baiser comme sur Youporn, la jouissance qui vient, dormir, mourir, se réveiller la tête dans le cul. Le foetus, qu'on ne sent pas, qui grandit, trop vite, plus de règles, "les règles" ?!? Bébé encombrant, trop encombrant pour une tête normale, un beau corps normal. A la poubelle. Petite intervention chirurgicale, plus de problème, pas de problème. L'avortement, une expérience de vie réussie, un instant signifiant pour tous, hommes et femmes, banal, joyeux, évident. Moi aussi je l'ai fait, comme les copines, comme toutes les ados, devenir femme et jouir à nouveau, prendre le pénis dans la bouche, l'éjaculation sur le visage, comme ça, et parfois dans le cul. Dans le sexe, par habitude, pour commencer, et finir, achever. Pourquoi pas ? Une preuve d'amour ? Mets-là où tu voudras. Ça va aller dans les toilettes, détruit, grillé, essoré, une vie, petite vie. Ne pas remettre au lendemain ce qu'on peut faire dans l'instant, sans réfléchir, sans se prendre la tête. Le cul, l'achat, les fringues, l'alcool, grands déjà, morts déjà, vivants. Pas de morale, vas chier avec ta morale, rien ne m'arrête, rien ne peut le faire, rien ne doit le faire. C'est sans conséquence, fluide, sans importance. Libres, totalement libres de faire ce qu'on veut que je fasse. Ce qui prévient est compliqué, ce qui empêche est complexe, trop complexe et pas intéressant, pas jouissif. Boire trop vite, jouir trop vite, oublier très vite. Avortement ? Une expérience de vie réussie, REUSSIE. Je suis un animal bien dressé.

D'après la député PS qui s'occupe des droits des femmes à l'Assemblée Nationale, ce délai de huit jours entre les deux visites médicales obligatoire pour une femme souhaitant une IVG était "Infantilisant et stigmatisant". Un peu comme quand on dit avant les deux tours des Départementales qu'il faut y réfléchir à deux fois avant de voter FN, c'est ça ?

jeudi 29 janvier 2015

Do you love me, Dad ?

A cette époque, j'entretenais des rapports assez compliqués avec mon père -j'avais 16 ans- tendus et fielleux, dans lesquels la place du Rock n'étais pas négligeable. Ainsi, je me servais des nouveaux trucs qui sortaient et que j'appréciais pour lui pourrir la vie en le traitant de fasciste s'il m'en refusait l'écoute dans la voiture. C'était, ma foi, fort sympathique (il y avait des moments plus orageux). A cette époque bénie, les week-ends quasiment entiers de RTL était dédiés à la New Wave et autres gamineries réjouissantes et bruyantes car une nouvelle génération d'auditeurs se branchait sur les ondes, avide d'entendre "sa" musique. Les pourvoyeurs s'appelaient Bernard Schu, Jean-Bernard Hebey, Dominique Farran et, bien sûr, Georges Lang, et tous les samedis et dimanches, je bataillais ferme avec Dieu le Père pour imposer aux occupants de la bagnole une écoute de ce qui n'était pas encore des classiques. Généralement, j'avais gain de cause (eh, le Fils, quand même !). J'ai pu ainsi faire profiter mon père d'une reprise d'une chanson de mauvais garçons dont l'originale se trouvait chez lui sur une compilation qu'il n'écoutait pas ou peu. C'était méchant, malpropre, déglingué (je parle de la reprise) mais je soupçonne mon père de s'être souvenu d'un chouïa de bribe de truc qu'il avait potentiellement bien aimé, ce qu'il l'emmerdait certainement. Moi, j'exultais. Je mets le truc en-dessous. Vous allez reconnaître, si vous suivez ce blog, un morceau que j'y ai mis il n'y a pas longtemps.
Johnny Thunders et les Heartbreakers : "Do you love me ?"

Parfois, histoire de bien plomber l'ambiance dans la caisse, je demandais à mon père de mettre le son plus fort car sur RTL il passait "Death Disco" de P.I.L., le groupe de l'ex-chanteur des Sex-Pistols. Ça se traduit par "Disco de la Mort" ou "Disco mort" et c'est vraiment très ressemblant. Pour moi, c'était un panard indescriptible mêlant joie du mélomane et ravissement du chieur.
Les rapports que j'ai avec mon père étant réduit à néant, j'ai la possibilité d'écouter ce que je veux quand je veux mais j'ai perdu celle de l'emmerder avec du Rock, auquel d'ailleurs il s'était mis en tête de comprendre quelque chose, avant qu'on brise net.
Franchement....il vaut mieux être tranquille.
P.I.L. : "Death disco". Ca, dans le genre parfait, ça se pose là !

mercredi 26 novembre 2014

Avortez en chanson, les filles !

La loi autorisant l'avortement en France à quarante ans. J'admire Mme Veil. En hommage à celle qui n'est pas un de ces êtres vacillants, éternellement mineurs, qui ne savent pas aimer et aux pieds desquelles rampent les hommes pour étriller un bout de viande, je mets cette chanson problématique des Sex Pistols car anti-avortement, "Bodies". Plus violent, tu meurs. Comme un avortement.... Ah, non, un avortement, même en douceur, tu meurs de toute façon. Cessons d'être les esclaves de ces créatures qui existent à peine. Faisons leurs des mômes à qui mieux-mieux, ça les aidera à prendre conscience de ce qu'elles sont (à de très rares exceptions près) : de prétentieuses et brutales infirmes. Pourquoi cette chanson réactionnaire de la part des Sex Pistols ? Oh, c'est assez simple. Les Punks, ce n'est pas ce qu'on croit. Ils pensent : mais pourquoi la vie est-elle si merdique alors que ce pourrait être le Paradis sur la Terre ? Ils se prennent le mur à longueur de temps, tant et si bien qu'ils finissent par déclarer le mur seule réalité possible et enviable par une inversion post-romantique desespérée. Parfois cependant, ils se laissent aller à leur inébranlable bon fond. C'est le cas ici, ou Johnny Rotten laisse éclater son dégoût d'une réalite qu'il sent pouvoir être totalement autre. Des enfants partout, lui, ça ne le gènerait pas. Les punks, les vrais, ne sont plus de ce monde depuis longtemps. Ils sont morts d'excés de capacité à vivre à fond à la fin du premier tour de circuit. Le mur. Les morts-vivants continuent de tourner dans un lent auto-avortement. C'est moi, c'est vous.

Les paroles :

She was a girl from Birmingham
She just had an abortion
She was a case of insanity
Her name was Pauline, she lived in a tree
She was a no one who killed her baby
She sent her letters from the country
She was an animal
She was a bloody disgrace
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
Dragged on a table in a factory
Illegitimate place to be
In a packet in a lavatory
Die little baby, screaming
Body, screamin', fucking bloody mess
Not an animal, it's an abortion
Body, I'm not an animal
Mummy, I'm not an abortion
Throbbing squirm
Gurgling bloody mess
I'm not a discharge
I'm not a loss in protein
I'm not a throbbing squirm
Fuck this and fuck that
Fuck it all and fuck the fucking brat
She don't wanna baby that looks like that
I don't wanna baby that looks like that
Body, I'm not an animal
Body, an abortion
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
An animal, I'm not an animal
I'm not an animal, an animal
I'm not an animal, I ain't no animal
I'm not a body
I'm not an animal, an animal
I ain't no animal, I'm not an animal
I'm not an animal, Mummy

mercredi 16 juillet 2014

Golden State Folklore.

Tom regardait d'un oeil vague une vidéo scato sur le site pOO.com. Il avait du mal à se concentrer et les jeunes asiatiques se couvrant de leurs excréments ne l'excitaient guère bien qu'il se tirât sur la nouille, la main dans son futal de jogging. Il n'était que 16 heures, il n'était pas opérationnel aussi tôt, pas encore. Il allait lui falloir se rouler son deuxième joint de skunk pure ; boire un jus de fruit fait maison (mélange de bananes, poires, fraises et d'un peu de Jim Beam) ; commander des nuggets de poulets au KFC du coin de la rue et là, il allait commencer à y voir un peu plus clair. Quelques souvenirs de la soirée d'hier revenaient à sa mémoire, ce qui était bon signe. Un prénom surtout. Kelly.
Tom vivait dans un bordel repoussant. Il était entouré de déchets, d'emballages de chez KFC ou Domino's, de reliefs de pizzas ou de poulets dans lesquels étaient plantés des mégots de joints et des capsules de bières, dont les canettes et les bouteilles jonchaient le sol qui fut jadis une moquette beige devenue invisible et bleuâtre par endroit, là où on avait vomi du Curaçao et du valium. Mais ça, seul Tom le savait, car il était le seul à savoir exactement ce qu'il y avait dans son appartement et à le contrôler. Car il contrôlait tout ce qu'il y avait autour de lui et il n'était pas question que "le reste" s'insinue dans son chez lui, pas plus que dans son esprit. Le "reste". Le soleil de la Californie, la circulation de Los Angeles, les femmes et les hommes qui travaillaient ici, l'Océan Pacifique, tout proche, une brise marine dans les cheveux de filles qui faisaient de la musculation sur la plage. Non, lui, il avait refusé cela, sans même le vouloir consciemment. C'était en lui depuis le début. Les volets étaient soigneusement fermés 24 heures sur 24, il se faisait livrer tout ce dont il avait besoin et des gens passaient la nuit fumer de la beuh ou lui en acheter. John la lui amenait. C'était le problème de John. Lui il la vendait, c'était son problème. Le reste n'avait pas d'importance. A part la police, ça n'existait simplement pas.
On sonna à la porte de la porte avec insistance, sans enlever le doigt de la sonnette. C'était foutrement anxiogène comme façon de sonner. Tom bascula le moniteur sur un vieil épisode de "Game Of Throne" qui était toujours prêt à partir au cas ou et se dirigea vers la porte d'entrée qui donnait accès à la cuisine.
- Qui est-ce? fit-il
Ca a continué de sonner un petit peu et puis ça a répondu sur un ton ironique :
- Ton vieux pote Avril, Tommy !
Tom étouffa un "Merde, fais chier", il se passa la main dans les cheveux et ouvrit.
Avril entra vivement en le bousculant. "Salut, salut, frère zombie, c'est l'heure de payer ces impôts. Qui paye ses dettes s'enrichit, dit le dicton !"
La tête de Tom était lardée de coups de sonde qui lui faisaient mal et le rendirent atrocement nerveux en quelques secondes. Il savait pourquoi Avril était là mais il avait du mal à se figurer clairement ce qu'il pouvait y faire. L'énergie de l'autre le molestait et le paniquait.
- Tu dis quoi ?
- Fais pas l'idiot, Tommy. Je passe prendre mon du, c'est tout.
Oui, il savait ça mais maintenant qu'il avait refermé la porte, à l'éclairage artificiel de la lampe il voyait bien mieux ce con avec sa gueule de beau gosse californien et ses cheveux blonds frisés, et il eut l'envie de se révolter contre cette agression en bonne et due forme.
-J'lai pas. Enfin si, les intérêts. V'là 50 dollars, repasse jeudi pour le reste.
-On EST jeudi, coco.
-Jeudi prochain alors, je te re-filerai des intérêts. 50, ça te va ?
Avril se campa sur ses deux jambes croisa les bras et considéra Tom.
-"Non, mais tu t'es regardé pauvre débile, tu te défonces à longueur de temps, t'as pas vu le jour depuis une éternité, tu pues, t'aurais besoin d'une bonne douche et d'aller chez le coiffeur, tu vis dans des chiottes et tu me demandes de t'accorder une semaine de plus, pour que je me repointe dans une semaine dans tes mêmes chiottes pourries et que tu me repasses le même baratin !"
-J'les ai pas, j'te dis. Sois cool. Repasse dans une semaine.
Avril sourit
-T'auras fait le ménage et tu seras allé chez le coupe-tif ?
-Oh charrie pas !
Avril posa ces deux bras au milieu de la table de la cuisine et les écarta lentement jusqu'à ce que tous les objets qui se trouvaient dessus eurent dégringoler par terre. Puis il saisit le gros robot mixer qui se trouvait près de l'évier. Il le leva au-dessus de sa tête comme s'il allait le balancer à travers le mur.
-Non! fit Tom complètement paniqué par l'appréhension de ce qui pouvait arrivé à son blender allemand. Je te le donne, je l'ai là, attends !"
Il fila dans sa chambre mit sa main dans son oreiller et en sortit plusieurs billets de différentes valeurs. Il en pris deux de cent dollars et revint dans la cuisine hors d'haleine.
-Voilà. Pose ça maintenant, s'il te plaît. Je te remercie. je sais pas ce qui m'a pris de te faire ce plan, je voulais déconner, juste déconner. M'en veux pas.
Avril posa le blender Krups au milieu de la table de la cuisine et arracha les deux billets de la main de Tom.
-Tommy, c'est très vilain de faire des blagues à quelqu'un qui vous a rendu service. Tu connaissais toutes les conditions en m'emprumtant ce pognon, alors pourquoi jouer au con ?
-J'sais pas, je voulais rire, déconner un peu avec toi. T'es trop sérieux peut-être..
-Moi, sérieux ? J'suis réglo mais sérieux...Faut pas pousser. Tiens tu veux que j'te raconte une bonne blague bien salace ?
-Ouais, fit Tom en souriant
Avril lui décocha une énorme droite et tom s'effondra, le nez pissant le sang.
-T'as pigé la chute ? Il lui décocha un coup de pied dans les côtes, se dirigea vers la porte et sortit sans dire un mot de plus.
Tom resta allongé contre le mur quelque temps puis le sang cessa de couler et il se releva pour aller dans la salle de bain.
Il ouvrit le robinet d'eau froide et entreprit de se laver jusqu'à ce qu'il n'y ait plus trace de sang sur son visage. Son nez n'était pas cassé. Il aurait une marque sous l'oeil gauche et c'est tout. Il s'apercut qu'il se regardait dans un miroir avec une certaine attention pour la première fois depuis un sacré bout de temps.
Il se considéra attentivement puis dit à voix haute.
-Ce con a raison, j'ai besoin d'aller chez le coiffeur.


jeudi 19 septembre 2013

Le dernier punk - suite

"Les membres de la commission d'enquête sur l'affaire Cahuzac ont découvert avec surprise, mardi 17 septembre, l'une des demandes de l'ancien ministre du budget, rapporte le site Internet de France Inter.

Jérôme Cahuzac aurait en effet demandé à se faire rembourser ses frais se déplacement pour se rendre à Paris afin d'être auditionné en juin et en juillet et notamment un plein d'essence pour rallier Paris depuis Villeneuve-sur-Lot en voiture.
De quoi rendre "furieux" et "estomaqués" certains députés, qui ont unanimement refusé de lui accorder."
Lemonde.fr, le 18/09/2013

Vas-y Jéröme, te démonte pas, tu les auras à l'usure tous ces salopards méritocrates qui font profession d’honnêteté et qui se gobergent aux frais du peeeeeeeuuuuuuple (beurk) à longueur de vie ! Ah, les fumiers ! La tienne est sans tâche. Pas un soupçon de morale. Bravo, mille fois Bravo, Jérôme ! Si jamais tu as besoin d'un peu d'essence pour ta caisse, pense à moi, je connais des gens biens chez Total.
Nous, on ne nous fera pas ramper !

samedi 6 avril 2013

Affaire Cahuzac : le dernier Punk.

"Search and Destroy", aujourd'hui, et pour toujours, c'est lui: Jérôme Cahuzac. Et bientôt, quand Mr Cahuzac aura réintégré l'Assemblée Nationale, j'espère qu'il sera à la hauteur de son dynamitage radical de la politique française et qu'il apostrophera tous les députés au cri de "Vendu !", "Social-Traitre !", "Menteur !" en s'enfilant des 8/6 à la file, rotant, pétant, pétaradant, dégueulant. Ah, je le vois d'ici, habillé en kepon, complètement saoul, éructant sur gauche et droite, le blaster pourri balançant du Exploited ou du Bérurier Noir, deux ou trois chiens jouant à ses pieds et souillant à qui mieux mieux les bancs et escaliers de l'Assemblée. Quel vision idyllique ! ( En tout cas, ça change de Vanessa Paradis ) Ainsi, tous les exclus, les réprouvés, les "pas d'équerre" auraient enfin un représentant dans l'antre même de ce système politique qu'il aura lui-même fait sauter en le discréditant définitivement. J'en suis. Je te soutiens, Jérôme. Allez ! On les aura ces petits bourgeois qui nous mentent depuis des siècles et nous font le coup de la méritocratie et du travail honnête entre deux parties fines avec des gamines. Tout ça, tu peux en parler, tu connais, ne te gène pas ! Et a nous les alcools forts, à nous les putes-kleenex et les voitures de luxe à dézinguer comme on abîme un Velib'. Allez Jéjé. A toi, forever.

jeudi 19 avril 2012

Adopteuncon@philoàdeuxcentimes.fr

Il en sera fini du sexisme dans ce pays quand les sites de rencontre sur Internet seront aussi payants pour les femmes. Vu les schémas stupides qui encombrent les psychés masculines et féminines, c'est pas demain la veille. On peut toujours parler d'aliénation, moi je dis bêtise. De toute façon, que ce soit l'une ou l'autre chacun a, au moins dans sa vie, l'occasion de se remettre en cause, de penser à ce qu'il fait ici-bas, et de se départir de sa folie ou de sa connerie. Y arriver est un autre problème, mais c'est déjà un problème et c'est bon, les problèmes. Personne ne veut plus de problèmes, personne ne veut plus "se prendre la tête", personne n'ose plus penser, maintenant la Vie se doit d'être une partie de plaisir soumise à notre bon vouloir. C'est inverser les choses, les causes et les conséquences, et encore, jamais complétement. Je dirais presque que notre race est maudite, comme le disait jadis Fritz Lang. Oui mais voilà,je m'y connais suffisamment en malédiction pour dire avec certitude qu'elle n'existe pas, même si la certitude qu'elle existe, et toutes les autres certitudes essentialistes de ce genre nous rassurent comme font des bébés les seins des mères. Nous manquons, nous manquons tout, irrésistiblement, fort heureusement, et ceux qui prétendent à la réussite et à une recette infaillible pour y accéder sont de piètres menteurs et des humains de pauvre valeur, aussi matériellement riches et intellectuellement sécures soient-ils.
La vertu est toujours sur le fil du rasoir. C'est là qu'il faut être, en alerte. Être alerte. la Vie est mouvement, élan sans repères éternels. A nous de planter des balises qui ne seront valables que pour ceux qui n'ont pas renoncer au chamboulements, aux surprises, aux déflagrations qu'elles nous présente à chaque pas et qui changent ces balises, les déplacent. Qui est prêt ? Pas grand-monde. Qui sait quoi faire ? Les Anciens, pas nous ; il faut donc être attentifs à leur expérience. Qui veut y aller ? Tout le monde. D'accord, mais alors pourquoi autant déconner ? Oui, Pourquoi ? Le mur est juste en-dessous : "Problems". On se le prend, on se relève, on étudie un peu la configuration du terrain vague et on repart. Point. Barre.

mardi 13 septembre 2011

J'aime un homme pourri. J'aime un monde pourri.

Quand mon réveil sonne ça donne exactement ce que vous trouverez ci-dessous. John Lydon, dit Johnny Rotten, mon ami, mon frère tu en sais plus sur la Vie, l'Amour les vaches et la façon de les traire que tous les philosophes et sociologues du monde. Et tu es particulièrement effrayant tant ta révolte et ta violence sont grandes. Mon ami ?, Mon frère ? Non, surement pas, espèce de petite gouape dépravée mais je t'aime quand même et je te crache affectueusement à la gueule.
Un ami cultivé me demandais jadis comment des choses d'une telle intelligence pouvaient sortir de la tête d'un anglais inculte et vindicatif. A la bête comme à l'homme l'instinct souverain suffit parfois

Les paroles
Hello. Hello. Hello. Hello. Hello. Hello.
Ha, Ha, Ha, Ha, Ha.
You never listen to word that I said
You only seen me
For the clothes that I wear
Or did the intrest go so much deeper
It must have been
The colour of my hair.

Public Image.

What you wanted was never made clear
Behind the image was ignorance and fear
You hide behind his public machine
Still follow the same old scheme.

Public Image.

Two sides to evrey story
Somebody had to stop me
I'm not the same as when I began
I will not be treated as property.

Public Image.

Two sides to evrey story
Somebody had to stop me
I'm not the same as when I began
It's not a game of Monopoly.

Public Image.

Public Image you got what you wanted
The Public Image belongs to me
It's my entrance
My own creation
My grand finale
My goodbye

Public Image.

Public Image.

Goodbye.
Pendant ce temps-là Bob Dylan plane comme un albatros au dessus de ces petites contingences. Ou plutôt il y nage avec assurance en pleine conscience et bonne santé. "Two side to every story ?" Ride on, cow-boy ! Ignore the ad !!!

vendredi 29 avril 2011

Fucking Cool Britannia

Aujourd'hui a lieu le mariage du futur roi d'Angleterre et le bon populo semble vraiment subjugué par des choses aussi fondamentales que la couleur de la robe de La Reine Elizabeth et autres peccadilles qui ne devraient avoir d'intérêt que pour la famille des deux tourtereaux. Impossible d'y échapper si vous allumez la radio, la télé, l'ordi etc etc. Il faut rappeler les gens à la juste mesure par une démesure au moins aussi grande et aussi violente que le matraquage de têtes déja bien amochées. Voici donc les Sex Pistols, groupe anglais de naguère qui disait tout leur dégoûts de ses clowneries et de leurs spectateurs décérébrés. C'est clair et net. Les paroles, ensuite la chanson.

God save the queen
The fascist regime
They made you a moron
Potential H-bomb

God save the queen
She ain't no human being
There is no future
In England's dreaming

Don't be told what you want
Don't be told what you need
There's no future, no future,
No future for you

God save the queen
We mean it man
We love our queen
God saves

God save the queen
'Cause tourists are money
And our figurehead
Is not what she seems

Oh God save history
God save your mad parade
Oh Lord God have mercy
All crimes are paid

When there's no future
How can there be sin
We're the flowers in the dustbin
We're the poison in your human machine
We're the future, your future

God save the queen
We mean it man
We love our queen
God saves

God save the queen
We mean it man
And there is no future
In England's dreaming

No future, no future,
No future for you
No future, no future,
No future for me

No future, no future,
No future for you
No future, no future
For you



Messieurs les anglais ayant tiré les premiers, le frenchie/rital Nino Ferrer riposte, non moins clairement. FEU ! BING !

mercredi 16 février 2011

Du début à la fin.

Mon premier concert :



J'ai eu peur. J'ai adoré. J'avais deja perdu une partie de mes facultés à cause de ça :




A chaque écoute des milliards de neurones foutaient le camp. " No Future" ? Tu m'étonnes John.

Je me soignais avec ça :


Le remède était pire que le mal. Je me suis brûlé jusqu'à l'os. Et tout flambait autour de moi dans un incendie que seule la mort vint eteindre.
Et donc.....
Le mur.

Bouffé aux mites, éventré, aveuglé, gémissant sans plus me plaindre, vivant sans plus de raison dans le crâne, ni de rêves, ce fût la Nuit, La Nuit, La Nuit .
Retour, fin, dégagement, esquive, envoi......loin, loin, loin.......Seul.


Il aurait peut être mieux valu....Non, Rien.