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dimanche 2 juillet 2017

Country brothers and sisters.

La plouquerie, je connais bien. J'en viens, j'y vis. Les ploucs, y percutent, faut pas croire, comme tout le monde. Sont juste un plus à vif dans leurs passions, un peu plus saignants. Non, sanguinolents. Alors, les ploucs américains, s'pas, y sont sharp, très sharp. En plus, y carburent au gros calibre.
Ce n'est pas ma faute. J'aurais passé ma vie à me bercer avec ce mantra débile.

Marty Stuart il a été gendre de Johnny Cash. Y f'sait comme le beau-père, il abusait des pilules. Z'avez vu les fringues, il est balèze. Ce type revient de l'Enfer et il n'ira nulle part ailleurs. Comme John Wayne. Des vrais martiens ? Des vrais ploucs. La Terre, ça rend fou.

mardi 16 août 2016

En direct de "le Rio".

Aux Jeux Olympiques de Rio les français se distinguent en sport collectif. Ce qui est marrant c'est les gentils petits noms de "bande" dont les journalistes affublent nos joueurs et joueuses tricolores. A la fin de la journée, à l'heure du bilan, ça donne à peu près ça à la radio :
" Aujourd'hui en Handball "Les Branleurs" ont mis la paté aux pauvres "Stronzo" italiens (y'a pas de raison de se limiter aux seuls français) 74-05, pendant que leurs homologues féminines, "Les Suces-Boules" étrillaient les "Travelos" brésiliens sur un score tellement indécent que je ne le mentionnerai même pas. Par contre, en basket, la bande à Tony Parker, "Les Enculés", s'est faite malmenée par les "Motherfuckers" de la Dream Team américaine. Néanmoins, dans la version femme du tournoi olympique de ce sport, "Les Salopes", raflaient la mise et se qualifiaient pour les demis-finales en battant une équipe de gniakouées quelconque, genre vraiment jaune. Enfin, "Les Trouduculs", nos volleyeurs Champions d'Europe, se sont fait surprendre par une modeste équipe des "Sfrezaytopkimes" du Monténégro et achèvent dès maintenant leur parcours brésilien pour des vacances bien méritées à Mykonos. Comme ça ils seront pas très loin des "Goudou-goudous", leurs comparses volleyeuses, qui ont déjà rejoint l'ile de Lesbos après une campagne de Rio calamiteuse. Merci à vous, "Les Auditeurs", et à demain".
C'est chié, non ?

lundi 20 juin 2016

Chassol, en plein vol.

Je peux essayer de faire un effort : écouter un peu de Christophe Chassol, regarder un film de Quentin Dupieux ("Wrong", par exemple), lire un bouquin de Houellebecq '"Soumission"),manger de la cuisine moléculaire, je ne sais pas. Moi, je suis profondément XXie Siècle, moderne, cubiste, expressioniste, je suis foutu, mais je sais qu'il importe d'être de son temps, c'est le meilleur moyen d'accéder...à quoi ?. La postérité ? C'est fini ça aussi, c'est carrément XIXie, non ? Ca m'étonne bien un peu, mais enfin... Pourquoi pas accéder à quelque chose d'autre alors...l'actualité ? Ah ça c'est bien l'actualité, depuis Daumal et le Grand Jeu, c'est bien. Ca implique d'être dedans et décalé à la fois. Drôle de position. Intenable ? C'est la bonne en tout cas, je crois.
Donc, ici et maintenant, Chassol. "Indiamore". Exemple d'un monde ouvert, grand ouvert, où il y a la place et de grande musique.

Allez, paf, je pète le film en entier, comme ça !

mercredi 13 avril 2016

Cheap Trick ? Pas imposable !

Moi, c'est pas ma faute si Cheap Trick est en passe de devenir un groupe culte. J'les écoutais pas à l'époque. A peine, quoi. J'me suis juste acheté une compil pas chère et pas bonne un peu plus tard. Ils ont fait leur turbin sans moi et maintenant les voilà révérés par des Dave Grohl, des Trent Reznor, sans doute nostalgiques de leur adolescence un rien "nerd".
En un sens, moi, c'est plus grave. J'les découvre maintenant Cheap Trick et je trouve ça plutôt bon, ce groupe de clowns tragédiens made in USA. Tenez, si on prend ce morceau "Taxman, Mr Thief", c'est une attaque libérale américaine typique contre l'Etat fédéral de la part de beaufs qui trouvent qu'ils payent trop d'impôts. Pas très glamour. Et bien, le riff est bon, la ligne de basse fait des harmonies seyantes, le pont est une enjambée rapide sur des plaines rarement parcourues et la reprise est plutôt accrocheuse avec voix déchiquetée et batterie lourde.
Alors Cheap Trick, c'est du lard ou du ricain ? Du bon ou du moins bon ? On ne peut attendre des miracles de délicatesse d'un groupe qui vient de Longford, Illinois, mais des rocks chauffés à la mégalomanie née de l'ennui des States et bêtes comme un membre de la NRA, oui.

mardi 12 avril 2016

Cheap Trick : pas chic, pas cher.

Ce qui est certain c'est que Cheap Trick est un groupe américain, ça, ça s'entend tout de suite, dès les premières notes; un drôle de mélange qui ne pouvait venir que de là-bas, de grandiloquence un peu débile, de pop agressive, de guitares lourdes, de chants attractifs. Moi, je ne les ai pas beaucoup écoutés pendant leur plus grande période de gloire, fin des 70's début des 80's. "I want you You want me" enregistré au Budokan, une compil achetée plus tard pour "Dream Police" et c'est tout. C'est plus retord, c'est maintenant que j'écoute Cheap Trick et tout particulièrement le premier album, éponyme. C'est étrange, il n'y a rien là-dedans que des brailleries de types qui viennent de sortir de la High School, à peine plus malins que les autres et qui ont choisis de faire du rock pour s'en tirer - à tout prix- et pourtant c'est plutôt bon et assez fascinant.
L'Amérique n'a pas d'Histoire, elle baigne vivante dans une mythologie qui travaille la société tout entière : la lutte pour la vie, les winners, l'argent qui fait tout, Dieu qui sauve et veille, le "Big" qui est bon, le corps sain qui épanouit. Il y a un lieu où la plupart des américains passent et apprennent à dealer avec ces mythes, et qui fait partie intégrante du mythe américain en général, c'est la High School, l'équivalent français du Lycée. Là, l'avenir des jeunes américains se dessine et chacun tente de répondre sans conscience complète de ce qu'il fait et subi à la question "Que faire de ma vie ?" On ne se remet jamais vraiment de sa High School. Sous une poussée d'hormone continue et à un âge où l'energie est quasiment sans fin, il a fallu faire quelque chose de son corps, de son sexe, de son intelligence, de son apparence, de sa force, de sa faiblesse alors que les contraintes normatives sont très puissantes et qu'il y a tout ce paquet de trucs plus ou moins utiles à apprendre. On est "weird" en High School ou "popular", on devient fou ou décide de se réfugier dans la norme. On baise, on se drogue, on achète sa première arme à feu, on conduit sa première bagnole, qui fait son premier emprunt ? pour plus tard, peut-être, l'université. Et puis il y a le bal de fin d'année, torture pour les uns, apothéose pour les autres. Trois ou quatre années de mythe américain vécues de plein fouet, pour le meilleur et pour le pire, pour devenir un homme ou une femme mais, par pitié, quelque chose.
Le premier album de Cheap Trick s'ouvre sur le morceau "Hello Kiddies" qui dit tout du public visé par le groupe et de leur idéal. Oh, ce n'est pas les Clashs; ils veulent attrapper les mômes de la High School par le colback, qu'ils achètent leur disque et le passe sur leur sono avant d'aller à l'école et le samedi soir à fond dans la maison de celui ou celle dont les parents ont eu la riche idée de s'absenter. Cheap Trick porte bien son nom, c'est un truc simple et pas cher, fait pour vendre du vinyl à des ados par des mecs à peine plus âgés qu'eux et que la High School a transformé en machines à arriver au succès, blindées de cynisme, déjà scotchés dans une imagerie marketing qu'ils ne quitteront plus. Il y a le beau blond, chanteur, le beau brun, bassiste et chanteur aussi, le batteur au look d'inspecteur de police et le guitariste pas très virtuose et très "geek". On y est, Cheap Trick prend son envol et fonce vers les hauteurs du succès planétaire. Et moi, j'écoute médusé la dernière chanson de l'album "The ballad of TV violence (I'm not the only boy)" dont les paroles racontent sans fard le pétage de plomb d'un gars un peu trop solitaire à la High School, comme s'ils avaient vraiment vécus ça, chacun d'eux, dans leur chair. C'est possible, la High School est un mythe ET une réalité, on s'en sort ou pas. En tout cas, comme on peut. Même mort.

lundi 21 mars 2016

Ne jamais douter de son mauvais goût.

Entre Meat Loaf et Joy Division il y avait un désert. Un désert vaste, aride, impénétrable; étendue de mort sous un soleil glaçé. Puis vint Spector. Spector est l'alliage impossible d'un lyrisme à l'anglaise, plaintif et vif et de la grandiloquence wagnérienne et distanciée de Meat et de ses petits amis bikers. Vous ne me croyez pas, ? Que dites-vous de ça ? "Celestine" par Spector (Sûrement un hommage à l'héroine de "Journal d'une femme de chambre" de Mirbeau. Une jeune femme vraiment peu recommandable dans une socièté pourrie.)
Allez Zou, c'est parti comme en 1979, 89, 99, 09, 19...on ne sait plus !

lundi 2 novembre 2015

Une nez, de la coke : Blair-Cocaine.

Exfiltrés de la déplorable République Dominicaine (pas si souveraine que ça) par des gentils-méchants de l'extrème-droite, qui apparemment sont déjà en partie au pouvoir en France, les pilotes de Falcon de l'affaire Air-Cocaine sont mis en prison par leur mère-Patrie, qui, ingrate, ne reconnait plus ses fils. Me Dupont-Moretti s'insurge, vitupère : " M'enfin pourquoi aller chercher mes clients chez eux, ils allaient y aller d'eux mêmes, en prison ! Quel scandale !" C'est vrai ça, à peine le temps de se laver un peu, de tirer un petit coup avec sa légitime, de se repoudrer le nez et hop !, au cachot ! Vivement que les gentils-méchants de l'extrème-droite arrivent totalement au pouvoir que ce genre de désagréments n'arrive plus et qu'on lance des mandats d'arrêts internationaux aux culs des juges dominicains. La France est un beau et grand pays. Dans les années 70, les avions reniflaient le pétrole enfoui à des kilomètres sous le sol grâce à un appendice nasal très sophistiqué. Auhourd'hui les pilotes français privés embarquent 650 de cocaine comme ça, à la-va-comme-j'te-pousse, ni vu ni connu, j'tembrouille et sans en renifler un chouia ? Allons, allons, nous ne somme que des hommes, même les pilotes de chez Blair-cocaine.

mardi 11 août 2015

Il est vraiment, il est vraiment phénoménal, la la la la la....!

Une question me taraude depuis deux jours et une seule : en quittant l'Olympique de Marseille, Marcello Bielsa va-t-il emporter la glacière ????????????????????
Ah, peuchère, à Dada prout prout cadet...!

mardi 4 août 2015

Miami Vice.

Sur la plage de Miami des jeunes gens au coeur et au corps parfaits, sans âmes, bronzent au soleil brûlant sous des crèmes écran total indice 20. Personne ne s'aventure dans la mer qui rabât incessament sur la côte des cadavres de poulets et de chiens, des galettes de pétrole brut puantes, des débris en matière plastique d'objets désormais inidentifiables, bref, le roulement habituel sur lequel des petits drones balancent des seaux entiers de Chanel N°5. Les hauts-parleurs, entre deux conseils de prudence aux parents pour les prévenir de surveiller leurs enfants, toujours attirés, les monstres, par les déchets, les préférant à leurs jouets, petits bulldozers excavateurs télécommandés ou pelles intelligentes à faire des créneaux aux chateaux forts d'un style fort peu moyennâgeux, entre deux conseils de prudence, donc, les haut-parleurs balancent une musique d'un âge actuel, indiscernable, sans datation véritablement possible - d'époque ? Rétro-vintage ? - et inondent la plage de décibels réparateurs car si familiers. C'est souvent Miami Horror qui passe. Ils ont pondus suffisamment de tubes dansants pour être connus de tous et ne pas prendre le chou aux gens, tout en leur permettant de battre du pied ou de dodeliner de la tête "comme au bon vieux temps", comme maintenant. Miami horror est un groupe qui fait de la musique des années 1980-90 mais actuelle. Toute les règles de l'Art, toutes les formes ayant étés honorées puis épuisées puis transgressées, il n'y a plus qu'à en reservir les restes plus ou moins réchauffés avec plus ou moins d'entrain. Les Miami Horror s'y emploient, c'est idéal pour la plage en ce mois d'octobre, la fin de l'été. Tout le monde s'y retrouve, jeunes et vieux. L'an dernier, ils sont venus jouer en semi-playback sur la plage, au soir tombant, il y a avait eu 14 morts.

mercredi 15 juillet 2015

Immobile


Pour celui qui reste
Plutôt que de partir
Pour celui qui garde sous ses pieds
Un peu de la terre ancienne dans sa famille
Entre ses doigts, il la sent s'émietter
Il pleuvra, il fera beau, il restera
Pour celui qui connaît par cœur
Pour l'avoir en tout état arpenté,
Un bout de route, un chemin creux
Pour celui qui, sur son aire,
Connaît les nids de ramier
Les nichées de chiots, les vaches bréhaignes
Pour celui qui a des mots pour les femmes
Qui donnent naissance et les jeunes veuves
Qui ont perdu la moitié de leur vie, la moitié de leur lit
Pour celui qui veille
Et qui s'inquiète et surveille
Qui se fait du mauvais sang
Se creuse l'estomac
Tout est si fragile
Et il y a des voleurs.
Pour celui qui accueille
Qui donne un bout de terrain
Pour l'Eternel et pour des gitans
Pour celui qui sème et qui plante
Qui ne sait que cela
Quelques gestes banals
Mais justes, perspicaces, et honnêtes
Pour celui qui récoltera
Dans une noria d'appareils
Toute la nuit car il a pensé au pain
Comme ceux avant lui y ont pensé
Pour celui qui goûte le sel
Venu de loin et qui coûte cher
Trop cher, comme l'étoffe mais c'est tout naturel
Il n'est pas commerçant
Pour celui qui se lave les yeux
En marchant dans la rosée du matin
Qui mise tout sans savoir qu'il a parié
Qui naît, se marie et meurt
Dans le même recoin du Monde
A la même saison qui était la sienne
Et qui rêve benoîtement à demain
Pour celui que la mer n'appelle pas
Ni les mélodies charmantes
Pour celui qui ne voit pas si loin
Qui croit en un destin tiré d'un sillon
Et s'en trouve content malgré les tentations
Et les légendes qui un jour viennent
Ravagent tout et le laisse idiot
Mais toujours certain 
Pour celui qui prend femme du cru
Et s'installe dans une masure
Et couche ses petits là où d'autres lits
Furent mis par d'autres que lui, les mêmes que lui
Pour celui qui est le même que moi
Et dans lequel je ne me noie pas
Car une ride au coin de son œil est une rive
Pour celui qui serre les mêmes mains
Tous les jours et qui parle avec un accent
Celui-ci d'où il est et dont on le chahute
Maintenant, mais qui ne s'éteint pas
Car, mystère, les volets fermés du café,
C'est l'accent qui vient aux lèvres de tous
Pour celui qui dira du mal de moi
De mon travail inutile
Et de ma vie de nabab à crever
Pour celui, qui, quand même, me dit « bonjour »
Car il est bien élevé et un peu sournois
Pour celui qui est poli, qui est aimable
Qui vient à mon devant et me parle
D'aventures minimes, de changements ingrats
Mais dont la parole est une carte de tarot fixe
Et dont l'allégresse ne se tarit point
D'avoir le pas leste par terre
Et tout en même temps solide
Pour celui qui fait avec ses mains
Du sur-place ou du sur-mesure
Et qui la perd dans l'ivresse un soir et se bat
Et fait amende honorable le lendemain
Pour celui qui reste et qui garde
Qui met ses mains dans ses poches
Qui reste debout sans bouger
Pour celui qui veille tellement inquiet
Qu'il en vient à surveiller, la tête penché sur un feu
A celui-ci un bonjour amical, moi
Qui suis juste un pas à coté et qui le vois vivre
Malade, courageux, insensé, industrieux
Et Là, fier maladroitement, lui de n'avoir
Pas eu cette question à se poser

mercredi 6 mai 2015

Le Rock des Pond à l'essai de son inanité. Résultat : ????

Ce sont des fils. Ou des petits-fils même. Mais de qui au juste ? De Jefferson Airplane et de son psychédélisme débridé et inventif ? De mélodistes Pop anglais comme les My Bloody Valentine ? Des semeurs de gemmes crypto-punks de la collection des "Nuggets" ? Bof, on sait pas trop. C'est australien, audible et je suis presque incapable de distinguer un morceau d'un autre. Nimbes musicales. Ca s'enchaîne dans un brouillard assez agréable d'où il est, selon l'humeur, énervant ou plaisant de ne pouvoir émerger. On a peut-être entendu ça 40 fois. On y voit que du feu. Pourquoi pas, alors ?
Le groupe Pond. L'album "Bearb, Wives, Denim" Est-ce qu'il est vraiment plus sain et beau d'écouter ça que Patrick Sébastien ou c'est juste une connerie YouTubée ? Il me faudra pas mal d'écoutes pour arrêter mon idée. Je vous laisse juge.


Le son du Rock. Et en couleur en plus !

Y sont où les critiques de Rock ? Ceux qui savent un peu, qui n'ont pas connu que cette horreur qu'on appelle le post-Rock et, mieux encore, ceux qui firent le lien avec le Rap pendant les cinq ans où ce truc-là a été valable ? Bon, Lebrun et Garnier sont morts et Adrien est sur orbite, mais les autres, qu'est-ce qu'ils foutent ? Y pourraient pas un peu nous éclairer sur le marasme ambiant ? Gorin ? Il revisite ses souvenirs avec une sorte de nostalgie au carré dans Télérama, ça, c'est entendu et ça sent pas bon. Bayon ne peut plus se permettre de recycler le même (bon) article sur Joy Division à propos d'un obscur groupe d'australiens neurasthéniques qui pondra deux singles sombres et obscurs (fort heureusement), ça, c'est clair. Berroyer ? Berroyer y fait du cinéma et de la trompette de Jazz, comme ça, on est bien avancés. Eudeline, qu'est ce qu'il fout Eudeline ? Il meurt d'overdose tous les jours ? Non ? C'est fini le bon vieux temps ? Et le p'tit Assayas, qui essayait une morale Pop dans ce monde inFFFÂÂÂme, y refait son article sur les Beach Boys, le p'tit Assayas ? Et même Manoeuvre, ben oui, Philippe Manoeuvre, c'est quand même grâce à lui que j'ai acheté un album d'Earth Wind and Fire il y a bien longtemps. A l'époque, le "Sex-Machine" était ouvert à tous sauf à lui et à son pote Dionnet et M6 n'existait pas encore. Y doit être en état de mort cérébrale Manoeuvre après tant d'années à écouter de la daube ? Il paraît qu'il cite Vialatte maintenant ? Il en peut mais, le pauvre !
Je dis ça parce qu'il nous faudrait vos lumières les amis, si seulement vous étiez encore branchés sur le secteur, ça sent la paté sérieusement. On ne va quand même pas se fier à des rascals sans foi ni loi comme Fanen, Binet Mortaigne ? Enfin, aidez-nous les pépés ! Se peut-il que cette pétarade de dynamisme maniaque, ce souffle dément sur la face des eaux froides de la soupe, ce coup du lapin Duracel fulgurant sur la nuque de la bien-pensance et du politiquement correct ait définitivement pris l'eau dans une bouillabaisse de sirops aux colorations toutes plus chimiques les unes que les autres ? Se peut-il que Beyoncé, Rihanna, Kim Merdachiante vampirisent toutes les âmes des kids déboussolés et les revendent à des marques de sodas ou de sex-toys ? Alors, c'est vrai ? Il n'y a plus que la brave Tyffany Howard, des Alabamas Shakes, pour porter le fardeau du Rock, à la fois bénédiction sudiste et malédiction nordiste, sur ses épaules qu'elle a larges et costauds, mais quand même ? Le Rock, ça a toujours existé, il y en a toujours eu, ça ne s'appelait pas comme ça avant c'est tout, et tout le monde n'avait pas les moyens de s'en payer une tranche. Bon, ça c'est démocratisé, voilà tout. La belle Affaire...1956, Elvis. Oui, Elvis, entre autres et tout le toutim avec lui, et ceux qui ont suivis. Avant c'était Paul Morand, Charles Trénet, Edith Piaf, Jean Cocteau.... Et le besoin de Rock? Il est toujours là, lui ! Le besoin qui mord de cette libération, de cette quête de soi, de l'éclate libre, de l'amour idem. Ca a fini en binge drinking, teufers piercés à la 8/6 et clubs libertins pour patrons voyous et junkies ? Non, je n'y crois pas. Je vais cesser d'invoquer les esprits des critiques parce qu'eux n'y croient plus depuis belle lurette et ont baissé les bras parce qu'au fond ça ne les tient pas plus en vie que le CAC 40. Ils sont tous cyniques ou nostalgiques sans âme. Mais je vais dire qu'il y a quelque chose au fond de la boite de Pandore, qui y'a plus que ça mais ça fera l'affaire pour le moment, ça s'appelle Alabama Shakes et cet album "Sound and colour" qu'ils ont sorti il y a pas longtemps, et beh il vaut toutes les B.O. à la con des films des traîtres Cohen et de Tare and Tino. Vivant.
(Essayez d'oublier le clip et de vous focaliser sur la musique, elle est bête cette vidéo)


vendredi 10 avril 2015

Bander plus fort, bander encore.

Je viens de découvrir le travail du photographe et ethnologue italien Fosco Maraini. On a pas fini de s'émerveiller les amis. On n'a pas fini de désespérer non plus. Et non, je ne suis pas bipolaire, c'est l'Homme qui oscille dangereusement entre le noble et l'ignoble, et le sublime et le sordide, si tant est que ces notions veuillent encore dire quelque chose aujourd'hui.
Enfin bref, ce photographe amoureux du Japon a fourni une iconographie abondante et magnifique sur une catégorie très spéciale de la population : les pêcheuses en apnée d’ormeaux d'une île du sud de l'archipel, les Ama. A voir ces photos de femmes débordantes de santé et d'énergie effectuer leur tâche quotidienne quasiment nue on ressent une charge érotique d'une puissance peu commune alors même qu'aucun des codes de la photo de charme d'Occident ou d'ailleurs n'entre en jeu. Ce ne sont pas des sirènes que l'on voit ici comme on l'a souvent dit, créatures fatales et fragiles comme beaucoup hommes les aiment, mais des guerrières au sourire éclatant, à la nudité rayonnante, aux seins galbés pour la main, le couteau à la ceinture, prêtes au combat. Voilà bien nos égales dans la lutte amoureuse pour le plaisir. Elles ne s'en laisseront pas compter et il faudra les baiser de toutes nos forces pour les faire décoller et nous avec dans le maëlstrom d'un orgasme partagé arraché aux Dieux jaloux. Nous sommes là bien loin de la névrose mise en scène par Oshima (et comment) dans "l'Empire des sens" (titre original "Ai no corrida", qu'on pourrait traduire assez simplement par "la corrida du sexe";  parlant, non ?). Les japonais s'y connaissent en matière de sexualité tordue et de névroses carabinées mais je doute que les psys fassent fortune là-bas. On connaît la fameuse phrase de Freud sur les Irlandais qu'il jugeait être le seul peuple hermétique à la psychanalyse. Le pauvre ne connaissait pas le Japon, pays ou les perversions s'épanouissent toutes violemment et font partie intégrante de la vie de la plus grande majorité sans que cela semble poser trop de problèmes.
Mais là, c'est autre chose que nous montre Maraini. Il s'agit bien d'une sexualité parfaitement saine, parfaitement puissante et heureuse à laquelle ces femmes, ces Ama(zones, bien sûr) nous invitent. C'est revigorant et ça change avantageusement de "sexually broken" sur Youporn, série SM anglaise où des femmes sont réduites, en plein consentement paraît-il, à l'état de déversoir à violence masculine. On pourrait toujours essayer ça avec une Ama, les gars, ça n'irait pas très loin avant qu'elle quitte la tour du donjon, et tant pis pour vous si les photos et la vidéo ci-dessous ne vous excitent pas, les morts bandent aussi.


mardi 10 mars 2015

Comment les chats miaulent-ils en japonais ?

L'île d'Aoshima au Japon. Plus que 20 habitants et 120 chats. Un vrai petit paradis pour les amis des petits félins dont je suis. Les chats, c'est spécial. Ce n'est pas attaché comme un chien à son maître mais c'est intelligent et câlin. Un chat peut très bien s'escrimer à vous remonter le moral. Il flaire la mélancolie à l'oeuvre et se love sur vous comme s'il sentait votre coeur battre et l'écoutait, et comme s'il voulait l'apaiser. Un chat se vexe si on se moque de lui après un raté. Il va secouer un peu la tête de droite à gauche, se lécher les babines en faisant comme si on était pas là, regarder les moqueurs, penaud, et tourner le dos ostensiblement devant aussi peu de mansuétude. Les chats aiment les boites, passionnément. Ils veulent les explorer, les percer à jour, aller au bout de ces tunnels bouchés bêtement. Un chat va venir à vous, se frotter à votre jambe, il a sûrement besoin de quelque chose, et peut-être ne veut-il en fait qu'une caresse, jouisseur jusqu'à la moelle. Un chat a mauvais ou bon caractère, il est brave ou peureux. Les chattes sont maternelles, et agressives si des matous s'approchent de leurs petits, elles connaissent les ruses de ces vieux infanticides. Et là, sur cette photo prise à Aoshima, ils sont quand même assez effrayants à bicher tous au même moment, faussement sages, petits démons prêts à bondir.
Une petite anecdote : un chat m'a un jour apporté la preuve que l'Amour existe. Voilà le topo. J'étais parti une semaine en vacances et j'avais laissé mon chat roux à la garde de ma voisine. Ce chat était un bagarreur, un branleur, il me toisait souvent du regard, il se roulait de plaisir sur les charognes de souris qu'il amenait sur ma terrasse (j'habitais au rez-de-chaussée). C'était un dur. Une vieille dame de ma connaissance m'a dit un jour que les chats roux étaient plus "patrons" que les autres. Ma voisine avait pour consigne d'ouvrir un peu le volet de la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin de la résidence le matin, et de le refermer le soir, laissant le chat dehors. Cela ne devait pas le gêner tellement puisqu'il passait toutes les nuits dehors en ma présence. Le jour où je suis revenu de vacances le chat était à la maison, il m'a vu rentrer dans l'appartement du bout du long couloir d'entrée et s'est dirigé vers la cuisine. Je l'ai appelé, j'ai posé mes sacs et je l'ai suivi. Il a fait semblant de renifler un peu sa pâtée, m'a évité alors que j'entrais dans la cuisine et s'est dirigé vers le salon et le volet ouvert. J'ai cru qu'il allait sortir. Et, là, tout à coup, il s'est allongé sur le flanc et m'a donné son corps entier à caresser. Je ne l'avais jamais vu faire ça, et je ne l'ai jamais vu le refaire après. Je lui ai labouré le flanc longuement à pleines mains, je l'ai caressé tout entier, des moustaches à la queue et je voyais dans ses yeux qui s'ouvraient et se refermaient lentement qu'il s'abandonnait entièrement au plaisir des retrouvailles, qu'il chassait ses angoisses de perte et d'abandon sous mon étreinte douce. Il semblait se dire : "Il est revenu, Dieu que c'est bon d'avoir cet humain dans le coin". Soudain, il s'est redressé, s'est ébroué et a quitté la pièce en passant sous le volet, rasséréné, rassuré, insouciant. Je l'ai regardé se faufiler et j'ai pensé que j'étais content de le revoir aussi, et surtout surpris de ce comportement si tendre. J'y repense souvent à ce moment avec un des chats qui ont peuplé ma vie. Un moment unique. Une preuve, oui.
Un chat heureux à Aoshima :

dimanche 4 janvier 2015

Le Marcher de l'Art.

En matière d'Arts Plastiques, il y a des voyages lointains et riches à faire, de grands efforts un peu durs qui s'avèrent bientôt amplement récompensés et des choses à ne pas louper dans un périmètre géographique pas forcément géant. Tout ça c'est possible, ce ne sont pas les Musées et les Expos-rétrospectives qui manquent. Ouais. Ouais, ouais, ouais. Mais ça c'est l'Art au garde à vous, qui bombe le torse, qui fait le beau dans des écrins architecturaux et technologiques à la fréquentabilité et à la sécurité sans faille. C'est L'Art en cage, et c'est limite si ce n'est pas l'Art en panne. Il est un remède souverain pour lui redonner de la vitalité : marcher un peu dans le centre d'une grande ville et regarder autour de soi. C'est incroyable ce qu'on peut voir. Il y a des interventions artistiques partout dans la cité ! Au-delà des affiches déchirées et recomposées qui font du Villeglé à sa place, c'est à dire dans la rue, nombre d'artistes anonymes et néanmoins décidés, voire talentueux se saisissent de l'espace public pour y imprimer tout un catalogue de formes étranges qui viennent frapper l'oeil de celui qui l'a ouvert et alerte. Ce n'est pas nouveau, certes, mais ce ne sont pas non plus des graffitis au sens classique, c'est à dire "Hip-Hop" du terme. Il s'agit de formes plus abstraites ou disons, moins déterminées, on ne sait pas, peut-être dues en partie au hasard, aux explorations nocturnes, déviantes et alcoolisées de quelques artistes souterrains. C'est selon le feeling de chacun, son inspiration. Ca disparaît parce que c'est lavé, ou alors c'est sommairement recouvert d'un enduit qui fait lui-même jaillir une forme paradoxale, moins forte mais bien là aussi, et ça rejaillit un peu plus loin, à nouveau plus exubérant. Il y a peut-être là des codes indéchiffrables sauf à quelques paranoïaques qui ont bien le droit à leur pitance quotidienne, des affirmations en demi-teintes sur des poubelles à fond sempiternellement vert, printemps un peu longuet à qui aime l'automne, le jaune et le rouge. Des hiéroglyphes à usage unique ou multiple qui scandent la promenade et la chamboule au coin d'une rue pour lancer l'appel d'une émotion fugace ou tenace. Bref, il y a des tas de trucs à voir pour peu qu'on lève le nez et qu'on regarde autour de soi. Je vais mettre quelques photos que j'ai prises à Rennes, dans un périmètre très petit. Des trucs que j'ai trouvé notables, sainement disponibles pour tous. C'est fouillis, il y a un peu de tout mais en tout cas c'est riche et ça offre un salutaire coup d'air frais (il fait froid, c'est l'hiver) à la Biennale d'Art Contemporain qui vient d'avoir lieu à Rennes et qui sent déjà le renfermé.






















Attendez ! Je ne prétends pas avoir inventer la poudre, je prétends qu'elle marche et que, là, l'Art étonne, l'Art détonne et que mon petit cœur curieux fait "Boum"!

mardi 23 décembre 2014

On n'y voyait pas grand-chose, Modiano lève un voile.

Parler Littérature est chose difficile, surtout pour les écrivains. La plupart s'en tient à l'anecdote, au nombrilisme, aux citations. Il leur est pénible de se pencher sur leur Art et d'en dévoiler quelques arcanes sans se couper l'herbe sous le pied ou sombrer dans une immodestie toute mignonnette. C'est déjà plus aisé pour les critiques qui sont là pour ça et possèdent tous les codes et les grilles d'analyses possibles et imaginables, qui ne leurs sont pourtant, la plupart du temps, d'aucune utilité pour dire quelque chose de sensé sur un livre ou un écrivain. Leur seul recours sera d'écrire à leur tour, de mettre un bout de soi dans la critique pour éclaircir un peu d'eux-mêmes et en même temps un peu de ce dont ils doivent rendre compte. C'est le seul moyen. Et quand on lit le travail d'un bon critique, on lit de la Littérature.
Bref, récemment, Patrick Modiano s'est livré à l'exercice périlleux du discours de réception du Prix Nobel de Littérature qu'il venait de recevoir. C'est dire qu'il allait falloir parler d'or et soigneusement peser ses mots au poids de la postérité. Et bien, il a fait un très beau et très touchant discours. C'est émouvant de le voir faire un speech aussi limpide, humble, presque chaste sur son métier et ses œuvres, lui dont on connaît la diction stroboscopique, quasi hallucinante. Il dit tout ce qu'il peut dire de lui et de l'écriture sans sombrer dans l'impudeur, et il le dit bien, avec clarté et précision. On est loin du de la déclamation du Sysiphe-stagiaire Albert Camus, qui reste une référence indépassable en matière d'emphase (et de conduite périlleuse au volant).
Je vous incite à lire les livres de Modiano, c'est un grand écrivain. Voici son discours de remerciement pour le Nobel de Littérature. Ça commence 2 minutes 48 secondes après le début de la vidéo.

mercredi 5 novembre 2014

La montagne magique.

Et maintenant, une petite séquence de chanson française. Commençons par un beau titre de Michel Delpech : "Un coup de pied dans la montagne"

- Elle a pas de nom cette montagne ?
- Non, peut-être, par ici on l'appelle la montagne, c'est tout.
- C'est débile, toutes les montagnes ont un nom, un nom à elle.
- Sûrement. Pas celle-là.
- Et qu'est ce qu'elle a de special cette montagne ?
- Rien. Enfin si, elle secoue.
- Elle secoue ? Qui ? Quoi ?
- Ceux qui y vont, qui la gravissent. Elle les secoue un grand coup.
- Et alors ?
- Après, il ne sont plus pareils. Enfin, ceux qui redescendent parce qu'ils y en a qui y restent.
- Ils meurrent ?
- Pas forcément, ils restent là-haut. Il y en a qui redescendent, certains  juste pour mourir, d'autres qui remontent. Enfin, tu vois, il y a pas mal d'options.
- Non, je ne comprends pas ce que tu me dis. Tu en déjà vu de ceux qui sont revenus ?
- Peut-être. Enfin, oui, ils ne parlent pas beaucoup.
- Comme toi ?
- Oui, comme moi.
- Tu y es monté, hien ?
- Sûrement. Qu'est ce que ça peut te faire au juste ? Ce ne sont pas tes oignons.
- Parce que je suis pas du pays ? Un pays avec une montagne qui n'a pas de nom, ce n'est plus un pays, c'est autre chose.
- Quoi, petit malin ?
- C'est comme tu disais. Un truc pour se faire secouer.
- Tu veux monter, c'est ça ?
- Ca te gènerait ?
- Non, c'est tes affaires.
- C'est risqué ?
- C'est risqué d'être secoué, de toute manière. Ce qui tombe, ce qui reste, ça dépend. Tu peux chuter tout entier du haut de la montagne.
- Je n'ai pas peur.
- Ce n'est pas la peur qui compte, c'est le poids. Combien tu pèses, c'est ça qui te tuera ou te fera vivre.
- Je ne suis pas bien épais.
- Ce n'est pas ce poids là dont il s'agit. Tu ne peux pas savoir à l'avance. Tu te feras secouer, tu sauras.
- Je vais mourir ?
- Peut-être, non. Ca n'aurait guère d'importance.
- C'est comme ça que tu vois les choses ? Depuis que tu es monté là-haut ? Toi, tu es revenu et tu te fous de tout ?
- Je ne me fous pas de tout. Au contraire. Ecoute : tu veux savoir ? Tu veux savoir ce qui te manques ? Ce que tu as en trop ? Après tu verras bien, tu sauras.
- Je vois, je vais encore rester quelques temps ici, et puis je monterai me faire secouer.
- Comme tu voudras.
- Ce n'est pas la montagne qui bougera, n'est ce pas ?
- Idiot, bien sûr que non !
- Alors, je vais dormir un peu et rêver.


jeudi 9 octobre 2014

Yukimi battles me.

J'aimerais être un roi d'Extrême-orient cruel et vaniteux, couvert d'or, avec une belle et longue moustache en forme de toit de pagode.  J'aurais échangé cette femme sur le marché aux esclaves contre des milliers d'améthystes et de pierres de jade, une dizaine de chevaux d'Arabie et deux éléphants. Cette très belle métisse -ce sont celles qui valent le plus- serait la plus chère qui aurait jamais été vendue. Je la nommerais Yukimi, ce qui signifie "rare beauté". Je la ferais se baigner dans du lait d’ânesse, je la couvrirais de la soie de mes magnaneries et des perles de mes pêcheries et, toutes les nuits elle devrait se prêter à mes fantaisies sexuelles les plus crues. Régulièrement, je lui demanderais de me faire atteindre l'extase par une voie nouvelle et la menacerais du pal si elle n'y parvenait point. Elle étudierait alors des livres de plaisir dans ma bibliothèque et j'irais la voir travailler à ma jouissance par les deux petits yeux de singes, prévus à l'effet de voir sans être vu, percés dans une fresque d'un des murs de la salle des livres. Je serais bien sûr de jouir le soir, sa perversité et son vice égalant les miens. Toujours soumise à ma volonté, elle viendrait ravir mes yeux quand je le voudrais, nue et les mains liées, maquillée comme un être divin, son visage de cuivre rehaussé de rouge et couverte d'huile et d'onguents de la tête aux pieds. Elle serait mon esclave et je serais devenu le sien. Nous mourrions ensemble dans l'incendie de mon palais qu'elle aurait déclenché pour nous libérer de ma folie. Le peuple dirait qu'il a fait la révolution.

Les bases de l'anglais tel qu'on le parle ou apprendre en s'amusant.

Vous voulez faire plaisir à un américain moyen ? Je sais bien, ça paraît improbable maintenant, mais mettons que, par extraordinaire, vous vouliez faire plaisir à un américain moyen. Parlez-lui de base-ball. Là-bas, c'est LE sport. D'ailleurs, on ne joue au base-ball qu'aux Etats-Unis et dans les pays qui constituent leur orbite d'influence le plus restreint et le plus fort : Cuba, Japon, Mexique. Le base-ball a longtemps été et reste le sport le plus médiatisé aux States, ses stars épousaient des étoiles Hollywood, comme Joe DiMaggio l'a fait avec Marilyn Monroe et la finale du championnat américain, qui s'appelle humblement les "World Series" est toujours un événement d'envergure nationale. Elle se joue en sept manches au mieux (au pire) et, du fait de ce morcellement, réunit moins de téléspectateurs que le Superbowl. Mais en audience cumulée je suis sûr qu'il y a plus d'américains à regarder les finales de base-ball, surtout si elles opposent des équipes rivales depuis toujours comme les Red Sox de Boston et les Yankees de New-York (plus de cent ans de prises à la gorge mutuelles).
Bon, après ça, il y a un truc à savoir : le sketch comique le plus connu et le plus vu et revu au States est un délire génial d'Abbot et Costello sur le base-ball. Si vous arrivez à parler de ça à un américain, il sera plus que content, il sera aux anges. Bon, je vais le mettre. Pour le comprendre il faut connaître le base-ball et bien parler anglais; une fois que vous serez au point là-dessus (je vous fais confiance), écoutez, regardez et marrez-vous. Je vous donne des indices, Abbot a une équipe de base-ball et trouve que les joueurs ont de drôles de noms "Woo's on the first base. Watts on the second et Idontknow is on the third.... "(les "bases" sont les coins d'un carré par lesquelles il faut passer pour faire un tour et gagner) mais Costello ne l'entend pas de cette oreille ("Who's on the first base ? What's on the second ? I don't known is on the third...") il est très terre-à-terre Lou.
On essaye ?