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jeudi 15 août 2019

Les idoles se dorent au soleil.

Le psy, le prof, Papa : "Il faut cesser cette bêtise avec Billy Idol !"
Moi : " Mais père, j'aime Billy, il exténuait les zombies avec sa musique en des temps où il y avait si peu de zombies. C'était fun ! "And fun is the one thing that money can't buy", dixit John Lennon
Le psy, le prof, Papa: "Il avait tort le philosophe grand-breton des sixties."
Moi : "Non, il avait raison, sinon je ne serais pas aussi triste."
Billy Idol : "Hot in the city"; Allez Billy le branleur, mate, mate !

MON idole véritable : Paul Weller. Il aime bien parler de l'été.
"Roll along summer".

The Style Council mode gay friendly. : "Long hot summer".

Et les noirs ? Les v'là. Y profitent aussi.
Issac Hayes : "Summer in the city". The Isley Brothers :"Summer breeze" Jimi Hendrix "Long hot summer night".

lundi 17 juin 2019

Dr John et Mister Paul.

Dr John est mort. C'est évidemment consternant mais ça devait arriver tôt ou tard. Les méta-humains débarrassés de la mort seront débarrassés d'eux-mêmes et n'auront plus l'envie de créer. Pour qui, pour quoi puisqu'on sera encore là dans 100 000 ans ?
En attendant, fini le vaudou blanc, fini le gumbo, fini le chapeau et la canne. Il laisse une béance qui ne sera pas remplie et c'est tant mieux, il y a de la place pour les souvenirs.
Je rends hommage au bon Docteur à travers Paul Weller dont on connait le goût très sûr pour les reprises et qui arpente actuellement le Royaume Uni en mode pépère, pré-chaise roulante. Là, dans ce que je mets ci-dessous, il est au top.
Paul Weller :"Walk on gilded splinters"

Et Dr John lui-même " It don't mean a thing if you ain't got that swing." Certains morts seraient-ils plus groovy que d'autres ? Demandez la réponse à Orphée.

lundi 6 mai 2019

Un dernier pour la route ? Bof, même la route est usée...

Oui, on finit par trouver deux ou trois petites choses. Empruntées, le plus souvent. Une âme ? D'arme à feu.... Ce qu'on peut faire de mieux c'est en faire une chanson, un film, un livre. Et puis on meurt. Dans la solitude et la douleur. Peut-être il y aura-t-il une trace ? Pas sûr. Il n'est pas certain non plus que "l'après" soit de tout repos.
Type O Negative : "Everything Dies"
Peter Steele, le chanteur, et leader du groupe est le seul mec que j'ai vu avoir une contrebasse en bandoulière autour des épaules, genre basse électrique, et ne pas avoir l'air complètement con. Il est mort, évidemment.

Paul Weller en forme de John Ford accompagné par le clavier des Zombies et le chanteur des Villagers, excellent combo folk-rock britannique : "The soul searchers". Lui, il sait des choses.

mercredi 24 avril 2019

Time to celebrate. Sing with me.

Il y a un beau mot en anglais "to célébrate". Voici deux célébrations. Sentimentales, l'une et l'autre.
L'une de Paul Weller pour célébrer le retour des grues migratrices en Angleterre (Paul avait du voir un doc sur National Géographic) et ça mérite allègrement un gospel.
L'autre de Bob Dylan chantée par Rod Stewart qui pensent à leurs mères. Je pense à la mienne et ça vaut bien un gospel.
Paul Weller : "The cranes are back"

Rod Stewart : "Mama, You've been on my mind".

mardi 26 mars 2019

The Jam en comprimé effervescent.

Il y a quarante ans sortait le single des Jam "Going underground" qui filait à la première place du Top 20 anglais. J'écoute toujours, Paul Weller en solo (le leader des Jam) parce ce que ce qu'il fait est toujours bon. Mais rien n'a jamais su marier pour moi l'urgence et la mélodie, la rage et la beauté comme ce 45 Tours. Quarante ans plus tard, ça reste toujours aussi actuel ("and the public gets what the public wants..."), un classique maintenant, comme tout ce qui a été à la pointe de la modernité en son temps.
The Jam : "Going underground"

lundi 17 septembre 2018

David Bowie, Glen Campbell : deux gentils fantômes

Il était temps qu'un artiste majeur s'y colle. C'est Weller qui l'a fait sur son dernier album, très beau, très épuré "True meanings". Faire quoi ? Rendre Hommage à David Bowie Voici la chanson. C'est bien que ça soit Weller et pas Elton John. Elton John il est bon pour Lady Di et George Michael, pas Bowie, même si.... Vous comprenez ? Non ? Alors révisez.
Après, une petite interview du Modfather sur ce qui l'influence et le motive.
Paul Weller : "Bowie"


Ci-après l'hommage d'un artiste moins important mais néanmoins très bon.
Bertrand Burgalat : "Tombeau pour David Bowie". Les Tombeaux....une bien belle tradition.

L'autre jour quelqu'un me parle de Glen Campbell, le créateur du très grand morceau "Wichita line man", composé par Jimmy Web. En France sa mort est passée quasiment inaperçue l'an dernier. Lang en a parlé sur RTL, il y a eu une page dans le numéro récap de l'année des Inrocks et c'est à peu près tout. C'est peu pour un mec qui a travaillé avec Elvis, Johnny Cash, les Beach Boys etc, etc...
Ce n'est pas très grave, un type qui chante ses dernières chansons entouré de ses petits enfants ne doit pas se soucier outre-mesure des hommages, de toute manière il a réussi sa vie. Il est mort des suites de la maladie d'Alzheimer alors, effectivement, il y avait des "fantômes dans le canevas". Qu'importe? Moi, je me souviens aussi de Glen Campbell.
Pour combien de temps ? Pas très grave. L'ami qui m'a parlé de Campbell est jeune, lui.

samedi 30 juillet 2016

Nineties bloc-party

Dans les années 90, il y avait du bon Rock n' Roll. Essentiellement fait par des mecs qui avaient commencé dans les eighties et qui arrivaient à maturité. Il y avait aussi du bon Post-Rock.
Rock n'Roll


Post-Rock :

mardi 25 août 2015

Too much of anything isn't enough. (Psychotic saying)

Eux, ce sont mes deux héros. Mes préférés je crois, avec les Stones des années 60. J'ai découvert Paul Weller très jeune, j'avais à peine seize ans. J'aimais tout chez lui : sa nervosité, sa voix, son ambition, sa morgue, le son de sa Rickenbaker. Je n'ai jamais cessé de l'admirer, de l'écouter. Son dernier album est une petite perle de Pop britannique dont il a le secret. Faut dire aussi, en ce moment il a la pèche, il s'est remarié avec une petite mignonne moitié plus jeune que lui et il lui a fait des jumeaux.
J'ai découvert Bob Mould plus tard, en 1986, j'avais vingt-deux ans. Un peu plus et lui et son (petit?) ami Grant Hart (étaient-ils ensemble ou pas ?) devenaient les Beatles du Grunge, le premier groupe Indé a triompher dans les charts. Pour ça, il allait falloir attendre 1991 et Nirvana mais eux, c'était la base, l'Alpha et l'Oméga de toute cette scène dont Cobain allait émerger. J'admire Bob pour son écriture lyrique, frôlant la grandiloquence, son jeu de scène, son mal-être, les tonnes de guitares qu'il empile à la production, sa voix et finalement son style, identifiable entre mille, inimitable.
C'est sûr, il joue trop fort, il produit ses albums à un trop haut volume de distorsion, bah, Weller est comme ça aussi, c'est leur façon d'être : trop fort. C'est aussi la mienne.
Deux chansons récentes assez posées de ces Messieurs : Paul Weller : "Going my way", Bob Mould : "Let the beauty be", un cri du coeur, un programme de libération.
(Vous savez comment arranger une chanson avec trois fois rien ? Il faut mettre des "Handclaps", ça sonne tout de suite.)

(Bob mould jeune et vieux. Ruiné en beauté.)

mardi 26 mai 2015

Les héritiers.

D'abord il y a eu l'album de Noel Gallagher et de ses High Flying Birds, pas mal fichu, avec une ou deux compos fortes. Puis celui de Damon Albarn sous l'incarnation Blur, très chouette mais vite oublié quand même. On leur sait gré (aux Blur) d'être allés voir à l'Est et même à l'Extrème-Orient. C'est là que ça se passe maintenant et enregistrer un album là-bas, dans les vibes de ce nouveau centre du monde est une foutrement bonne idée. En Pop contemporaine, celui qui a un temps d'avance gagne. Enfin est arrivé l'album du "père", le "Modfather" en personne, Paul Weller et sa "Voie de Saturne". Dire le "père" est un peu excessif il n'à que dix ans de plus que Gallagher et Albarn mais il a commencé les Jam si jeune qu'il a toujours été dans l'oreille de ses deux disciples - enfin deux parmi tant d'autres, tous ceux de la Brit Pop lui doivent quelque chose. Et voilà que son disque est meilleur que ceux qu'il pond d'habitude et meilleur que ceux de ces petits frères. A vrai dire, il est largement meilleur que ceux qu'ont sortis ses idoles à lui à peu près au même âge : Paul McCartney, Pete Townshend, Curtis mayfield, Dr John et (c'est nouveau dans le Panthéon de Weller) Brian Wilson ne sont redevenus bons que la soixantaine bien tassée (c'est faux pour Mayfield cependant) et Weller n'a "que" 57 ans. Et voilà qu'il arrive à cumuler la puissance des morceaux les plus aboutis de gallagher et l'originalité des très bons titres de Blur. Mystère et boule de gomme.
On va dire que je délire, que je vaticine, pire, que je dis ça à chaque album de Weller, bref, que je me répète et que je deviens sénile. Doucement les basses. Je ne crois pas avoir été touché si facilement, si évidemment par un disque de Weller depuis longtemps et celui là ne me fatigue pas ni ne me laisse sur ma faim. Je prends un plaisir simple, sans mélange, renouvelé à l'écouter et je vous conseille d'y jeter une oreille, vous allez voir, c'est catchy en diable. Moderne et ancien à la fois, juvénile et mature en même temps. Une sorte de quadrature du cercle Pop pour "vieux" rocker comme moi, toujours pas calmé mais plus serein de fait et avec un peu mal aux genoux. Peut-être faut-il, pour en arriver là, avoir arpenté et arpenter encore la "Voie de Saturne", planète à l'influence trouble, vénéneuse et enivrante.
Paul Weller : "Saturns Pattern." En dessous une interview de Weller à Télérama où il parle sans trop serrer les dents et où il n'est pas insultant avec ses anciens partenaires
des Jam.


mercredi 28 mai 2014

Terrain lourd.

J'ai un amour tout à fait immodéré pour Paul Weller, l'ancien leader des Jam et désormais parrain de tout ce qui se fait de bon en Angleterre, et ce depuis des lustres. En 1997, il sortait l'album "Heavy Soul", désormais un classique, et cet excellent titre "Peacock suit". Weller a souvent eu l'âme lourde dans sa vie, est-ce un défaut ou une qualité ? L'âme au bleu dur ne fait-elle pas les larmes plus amères, le sang plus sucré et les chants d'amour plus intenses ? Si votre cœur prend des virages un peu serrés plus vite que la moyenne, si le sang vous monte à la tête comme à un enfant qui pleure de rire, si vos artères se dilatent à la simple évocation de l'être aimé est-ce bon ou mauvais ? Moi, je dis ceci ; c'est différent des 21 grammes réglementaires et ça peut faire peur, mais de là à juger cela et à en définir une plus ou moins grande valeur .....et bien là, je suspend mon jugement (pendant que je bande encore).
Demandons ce qu'ils en pensent au Modfather puis au Black Keys.

lundi 12 mai 2014

80 % du temps, quand on parle, on parle de ce que font les autres tant ce qu'on fait est insignifiant.

Sinon, pour tous les bipolaires de la planète, les cyclothymiques patentés, ou simplement les déprimés définitivement bloqués sur "moins", j'ai ça en stock. Trois belles chansons aussi. Vous me direz : ça rend presque heureux les chansons, non ? Et le chant des oiseaux, hein, c'est pas mal ? Ouais, ouais, d'accord, mais faut pas pousser non plus, tout le monde ne s'appelle pas Saint-François d'Assises ou Marcel Amont.
Traffic et son bizarrement titré "Feelin' allright".

Seems I've got to have a change of scene
Cause every night I have the strangest dream
Imprisoned by the way it couldn't be
Left here on my own or so it seems
I've got to leave before I start to scream
But someone's locked the door and took the key

Ya feelin' alright?
I'm not feelin' too good myself
Well, ya feelin' Alright?
I'm not feelin' too good myself

Well boy you sure took me for one big ride
And even now I sit and wonder why
That when I think of you I start to cry
I just can't waste my time I must keep dry
Got to stop believin' in all your lies
Cause there's too much to do before I die

Ya feelin' alright?
I'm not feelin' too good myself
Well, ya feelin' alright?
I'm not feelin' too good myself

Don't get too lost in all I say
Like the time I really felt that way
But that was then and now it's today
Can't get off yet and so I'm here to stay
Till' someone comes along and takes my place
With a different name, yes, and a different face

Ya Feelin' alright?
I'm not feelin' too good myself
Well, ya feelin' alright?
I'm not feelin' too good myself

Paul Weller et son "Changing man"


Is happiness real?
Or am I so jaded
I can't see or feel - like a man been tainted
Numbed by the effect - aware of the muse
Too in touch with myself - I light the fuse

I'm the changingman - built on shifting sands
I'm the changingman - waiting for the bang-
As I light a bitter fuse

Time is on loan - only ours to borrow
What I can't be today - I can be tomorrow

And the more I see - the more I know
The more I know - the less I understand.

I'm the changingman - built on shifting sands
I'm the changingman - waiting for the bang-
To light a bitter fuse

It's a bigger part -
When our instincts act
A shot in the dark -
A movement in black

And the more I see - the more I know
The more I know - the less I understand.

I'm the changingman - built on shifting sands
(I don't have a plan)
I'm the changingman - waiting for the bang-
To light a bitter fuse

Blur : "This is a low" ou comment vivre avec une dépression avoisinant les 950 hectopascals ?

And into the sea goes pretty England and me
Around the Bay of Biscay and back for tea
Hit traffic on the dogger bank
Up the Thames to find a taxi rank
Sail on by with the tide and go asleep
And the radio says

[Chorus]
THIS IS A LOW
BUT IT WON'T HURT YOU
WHEN YOU ARE ALONE IT WILL BE THERE WITH YOU
FINDING WAYS TO STAY SOLO

On the Tyne forth and Cramity
There's a low in the high forties
And Saturday's locked away on the pier
Not fast enough dear
On the Malin head, Blackpool looks blue and red
And the Queen, she's gone round the bend
Jumped off Land's End
And the radio says

[Chorus x 3]

lundi 3 mars 2014

Brit Pop Connexion.

Peut-être y-a-t-il deux ou trois abrutis de quinze ans d'âge mental (quelque soit l'époque à laquelle on a effectivement eu ces 15 balais) à qui cela fera plaisir, comme cela m'a fait plaisir à moi de le voir et de l'entendre ? Le titre du morceau c'est "Tender". Ça se fait rare, d'être "tendre".

lundi 7 octobre 2013

British Soul I heard.

Un duo, non, un trio de pure British Soul. Amy Winehouse, Paul Weller et Jools Holland. Holland profite du passage des deux premiers et de la haute tenue de leur version du classique de Marvin Gaye pour se faire valoir et faire valoir la qualité de son Big Band. Effectivement, ça donne. Mais au fait qui c'est Jools Holland ? Lui qui remplace si bien ce con de Nagui au poste d'animateur d'émission de musique haut-de-gamme à la télé ? Réponse dans le prochain post.

mardi 23 juillet 2013

Le temps de vivre.

Il y eut un éclair incandescent qui brûla tout un pan de la nuit, le bruit du tonnerre longtemps, puis une longue, très longue agonie. C'était l"été.


lundi 15 juillet 2013

Paul Weller : Passé, Présent, Futur

Paul Weller n'aime pas les honneurs. Il a gagné deux ou trois fois le Brit Award du meilleur artiste masculin (équivalent anglais des Victoires de la Musique en un peu moins con) sans se déplacer pour le recevoir. Et puis en 2006, il décide d'investir la scène des Brits et balance un medley rock de très haute tenue devant un public qui n'en peut mais et danse. Il balaye large dans sa carrière entre morceaux assez récents et classiques des Jam, de "Floorboards up" à "A town called malice".
Je ne sais pas quel âge il a. Il est super classe. Son groupe est à la hauteur. 

Il fut un temps où les Clash et les Jam se partageaient les Hit Parade grand-bretons. Ils étaient faciles et enchainaient les perles sans discontinuer. Quand je dis "faciles", c'est au sens où je l'entends pour les Beatles, le meilleur groupe de tous les temps. Comme eux, ils donnaient l'impression que chaque fois qu'ils touchaient leurs guitares ou piano quelque chose de génial allait en couler, comme de source, et que ça allait "naturellement" finir N°1. C'était tout simplement EVIDENT.
Les Clash "easy" donc : "Groovy time", extrait d'un EP appellé "Cost of living" paru entre deux albums, parce que les jeunes gens avaient beaucoup à proposer. (Fuck le plan de carrière.)

Les Jam "easy" aussi dans un grand morceau de pop brillante : "Strange Town". Pareil, single entre deux albums, presque trop beau pour être vrai. Weller est classe, déja.
J'attends encore beaucoup de Paul Weller. Pour lui ce n'est pas encore trop tard, et j'ai l'impression que ça ne le sera jamais.

lundi 17 juin 2013

Paulot la science ! (du groove)

Je trouvais déjà ça bien en 1984. Près de 30 ans plus tard Paul Weller et son joyeux combo emballent le tout avec une maestria consommée et une energie (encore) juvénile. "Shout to the top !"

dimanche 25 novembre 2012

Le disque dur, mon vieux, le disque dur.

Des gemmes oubliées par le Temps, pas par la mémoire.
50's - Nina Simone : "My baby just cares for me"

60's - Billie Joe Royal : "Hush"

70's - Mott the Hopple " Sea diver"

80's - The Style Council :" Paris Match"

90's - Jason Falkner : "I live"
00's Blur " Battery in your leg"

Une bonne nostalgie à venir se prépare sans attendre.
10's - Wild Beasts : "Smother""

mercredi 29 août 2012

Dur à avaler.

Paul Weller est un génie. Seul en Angleterre à l'époque (d'autres allaient suivre), il a su insufflé à sa musique les beautés de la grande Soul américaine et de son lyrisme. La tristesse, et la joie de chanter cette tristesse. La preuve ci-dessous. On dirait que cette chanson est un classique oublié du catalogue de la Tamla.. A noter : la vidéo est à chier.
Je dédie ce morceau à une amie.
"J'ai du avaler la pilule la plus amère..."

mardi 17 avril 2012

Sing me four songs of hope and despair

Une pour Mélenchon : "The old man's back again (dedicated to the neo-Stalinist regime)"
Une pour Le Pen : "Down in the tube station at midnight".

Une pour tout le monde : "That's entertainement".

Une pour moi : "Down in the hole".

dimanche 13 novembre 2011

Faire des progrès. Faire la différence.

Les Police n'ont jamais été de vrais punks, ils ont joué à l'être pour faire leur trou. Ils sont aussi punk que ma grand-mère pouvait l'être. Au début, ils ont volontairement fait simple et trompé tout le monde. Mais très vite, leurs compositions sont devenues plus complexes et plus aguicheuses, non pas qu'ils progressaient,non, ils se laissaient aller à ce qu'ils étaient vraiment. Tous les trois instrumentistes de jazz hors pairs, voici ce qu'ils étaient capables de proposer à leur public en 1979. Aucun punk n'aurait eu l'idée de jouer cela, ni n'aurait pu le faire, à la base. Le pont instrumental trop long est à faire frémir de dégoût n'importe quel amateur de musique punk ; il rappelle trop les envolées surannées et au kilomètre des groupes progressifs des années 70. C'est Faux, tout est faux dans cette démonstration de force, mais est-ce si mauvais ? C'est fort possible, en tout cas ça impressionnait drôlement à l'époque, et ça n'avait rien à voir avec ce que je vais mettre plus bas.
On ne peut rêver groupe punk plus intelligent que les Buzzcocks. Ils ont commencé comme les autres, par des morceaux simples, d'une beauté mordante et quasi nihiliste. Contrairement au Police, qui ont prétendu ne pas jouer très bien, ils n'étaient pas de bons instrumentistes et ils ont appris au fur et à mesure, chaque album révélant leurs progrès, mis au profit d'une écriture de plus en plus sophistiquée mais qui resta néanmoins fidèle au crédo punk : allez vite, être nerveux, jouer fort et saboter toute forme de beauté convenue. Ils en inventaient une à chaque single, à chaque concert. La justesse de leur geste n'échappa à aucun mélomane de l'époque. Les voici en concert, avec leur premier chanteur Howard Devoto, en congé de Magazine, reprenant une scie des Troggs, leur modèle absolu.

Et voici leur dernier morceau publié à l'époque, avant que Pete Shelley ne démarre sa carrière solo, avec des machines. C'est complexe, magnifique, largement aussi difficile à jouer que les morceaux de Police, et cela garde néanmoins une fraicheur intacte, douloureuse certes, mais toujours avec ce soupçon de lucidité qui permit aux Buzzcocks de ne pas sombrer dans le piège qui avala Ian Curtis. On peut très bien ne pas survivre à ce morceau, ou alors à peine, ce qui dit toute sa force et sa pertinence. Juste, fort, encore plus fort, encore plus juste.

Et puis il y avait les Jam. Comme les Buzzocks, ils commencèrent par de simples morceaux, métamorphosés en hymnes par la grâce prolétarienne du classieux Paul Weller (derrière chaque "Rude boy" se cache une Lord, et tout Lord recelle en lui la brutalité du peuple). Aussi intelligents que les Buzzcocks, ils progressèrent rapidement, mettant à chaque fois leurs nouveaux savoir-faires au service de l'écriture de chanson tranchantes et nerveuses comme un mod sous speed, qui décrivaient amèrement, mais sans filouterie ni sentimentalisme, la réalité de l'Angleterre de Thatcher. Ils furent, avec Les Clash, les géniaux modèles et porte-étendards de toute une génération, la mienne. En Angleterre, ils connurent un succès énorme, et presque aucun en France. Les voicis à leur début, impeccables et graves comme seuls de jeunes gens peuvent l'être. " Dans la rue maintenant !"
Ce qu'il finirent par jouer relève de la meilleure soul blanche. Entre cet acmé musicale, dont je ne montrerai rien aujourd'hui et les débuts simplistes, chaque album et chaque single marquait, comme pour les Buzzcocks, une inventivité renouvelée par de solides progrès instrumentaux et un travail d'écriture qui allait devenir de plus en plus complexe. Voici ce que les Jam jouaient deux ans après la capture de la vidéo précédente. C'est toujours aussi intense, plus même, et leurs qualités de musicien n'ont fait qu'aiguiser la virulence de leur propos.
Tout le monde est enfermé dans son "Enfer privé", il faut bien le savoir, avant d'essayer d'en sortir. Comment ? Par la musique bien sur. Et quoi d'autre ?