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mercredi 6 août 2014

Je braie dans le noir donc je suis.

Quentin Tarantino fait des films idiots pour des idiots et bien sûr il soigne terriblement ses B.O, ses bandes-sons, devrais-je dire. Cinéaste du paroxysme sensationalisme (c'est le revers très amer du "suspens" d'Hitchcock et l'effet jouissif des images animées si on n'y met pas un peu de distance, de pensée), il soigne minutieusement tous ses effets sonores, comme les visuels, de manière à scotcher un spectateur sadisé et consentant (cf-oncle Hitch') au fond de son fauteuil. Il connaît ses ressources le bougre et on retrouve des petits trésors oubliés sur les dites B.O., propres à faire fantasmer et tripper tout un chacun. Ça va des Delfonics à Nancy Sinatra, en passant par Bobby Womack. Assez récemment, il a décidé de mettre des bouts de B.O. qui ont déjà fait leurs preuves dans d'autres films, histoire de faire cinéphile-en-chef et croque-mort en même temps. Sur celle du nullissime "Django" (Unchained), il a ainsi pompé un bout d'une musique d'Ennio Morricone pour un film de Don Siegel "Sierra torride", avec Eastwood et Shirley McLaine (un western essoufflé auto-parodique) qui s'appelle "The braying mule" (La mule qui braie). Ça, il fallait y penser, c'est très, très vicieux, mais bon, ça va bien avec le film (lequel ?) et le metteur en scène (lequel ?), et voilà, j't'embrouille (les deux !). A part ça, c'est du grand Morricone, son corpus d’œuvres pour le cinéma restant un des plus riches jamais composés.

mardi 22 juillet 2014

Petit dragon devenu grand...

C'est peu dire que je trouve Yukimi Nagamo, la chanteuse et compositrice de Little Dragon, à mon goût. Elle n'est pas tendre, peut-être douce parfois, si on la fait jouir, en tout cas, c'est une dure à cuire. Ça se voit, c'est une femme accomplie qui porte en elle et sur elle les marques de plusieurs vies (antérieures?) déjà vécues et dont elle a appris. On est pas leader d'un groupe suédois quand est japonaise par hasard, il faut du cran et du vécu.
Je n'aime pas beaucoup les tatouages, sauf sur les corps des femmes du Japon, là, je les trouve érotiques et beaux. Je note que Yukimi en un a au moins un qui lui fait le tour de la cheville droite, "la marque des esclaves", dirait Serge Gainsbourg". La Liberté et la contrainte entretiennent des rapports complexes, ambiguës, c'est entre elles que se tissent les liens de l'érotisme le plus violent, le plus délicat, le plus rare. Si je te bats comme plâtre, Yukimi, me mangeras-tu tout cru ? Oh, je t'en prie, à genoux, n'écarte pas trop facilement les jambes pour d'autres que moi ! Et toi non plus, là-bas.

Le très beau et mélancolique (Aquatique ? Humide ?) Twice.

vendredi 20 juin 2014

Slave to the funky sweat.

Entre 1975 et 1985, la musique noire dansante a connu une période absolument brillante. Ce ne sont pas les bons groupes pourvoyeurs en tubes à pomper du sang dans les artères sur les Dancefloors qui manquent : Sun, Dayton, Gene Dunlap, Mystic Merlin, Lakeside, Fat Larry's Band, Brick, The Sylvers, Kool & the Gang, Hamilton Bohannon, the Gap Band.....il y en a à la pelle. Et puis, il y a le haut du panier, le gratin du funk : les mecs sont drôles, sexy, talentueux et balancent une musique sur laquelle on peut entrer en fusion comme un réacteur nucléaire. Ceux-là, c'est Rick James, The Ohio Players, Funkadelic, Prince, Cameo et, tenez, au dessus de la moyenne des groupes cités plus haut, les gars de Slave. Eux, c'était des vrais seigneurs ; classieux, bien sapés, bien coiffés, ils faisaient de la belle musique et ils le savaient. On les a un peu oubliés depuis, c'est dommage, c'est le top du funk qui , à l'époque, mettait en sueur, faisait jouer les rotules et rouler les yeux devant une belle paire de fesses.
Le titre c'est "Slide" (glisse);

Et puis tiens, un petit Mandrill bien groovy, bien juteux. Tiré de l'excellent "Just outside of town" de 1973. Ah, ça y était presque !

mercredi 30 octobre 2013

En partie(s). 2

J'ai pratiquement été élevé par la télévision. Mes deux parents étaient sérieusement occupés à se détruire. Ça laissait du temps. Et quand il ne se détruisaient pas ils entreprenaient de nous détruire, mon frère et moi. Ça donnait envie de se réfugier "ailleurs". Ça tombait bien, un "ailleurs", il y en avait un à la maison : la télé. Ils nous laissaient voir a peu près ce qu'on voulait. Des trucs pas pour nous, pas pour nos âges. Par exemple ça : "Diaboliquement votre" le dernier film de Julien Duvivier.. Ce qu'il vaut ? Je n'en sais rien. J'ai appris bien plus tard à aimer Duvivier, Senta Berger, la musique de François de Roubaix, à trouver Delon pitoyable, mais à travers d'autres films. Celui-là, je ne l'ai pas revu. Pourtant il fait partie de moi, de mon disque dur. Il est gravé à jamais dans mes circuits neuronaux. Il y a plein d'autres films comme lui, vus à la télé, oui, surtout des films - plus que des séries ou des émissions - qui m'ont marqué, sali, transporté, blessé. Qui s'en souciait ? Qui s'en soucie ? Être un petit pervers polymorphe, ça ne dure qu'un temps, pas vrai ? Ça dépend des films.
Ma phobie de certains chiens vient exclusivement de ce film.

mercredi 31 juillet 2013

Sweet Home Alabama

Et puis, il y a eu ça. Au coeur de l'été quand il faisait trop chaud, c'est arrivé. On eut dit que le blé allait sécher sur pied, que les vaches allaient toutes crever de soif. Rien ne bougeait l'après-midi, au grand soleil. Trop risqué, trop d'effort en vain. Tout se couchait  comme un chien dressé sous l'ordre implacable de l'astre triomphant. Et puis le soir, les hommes sortaient de chez eux. A la fraîche. Et ils buvaient de l'alcool d'anis dans de grands verres remplis de glace et ça faisait du bien. Les enfants buvaient du sirop d'orgeat et allaient jouer près de la marre. On mettait de la musique avant de parler. Oui, on parlerait après avoir bu et écouté cette musique qui sonnait comme il y a longtemps, quand il y avait déjà eu une sécheresse. On parlerait des gens de cette époque. Ils sont tous morts maintenant, sauf un ou deux. Il faisait souvent chaud par ici, mais eux, ils avaient connu l'Enfer paraît-il. Il y avait eu des incendies. Puis des tempêtes d'un sable qui venait du sud. On verrait ça après. Après qu'on a bu et mangé, et parlé de la chaleur, et écouté cette musique d'Enfer ou de Paradis

dimanche 8 avril 2012

De l'importance d'être un Homme

" Penser d'une femme qu'elle est libre sans penser en même temps à la mettre dans les fers de l'amour, c'est lui manquer du plus élémentaire respect."
O. Wilde.
Eh, eh, pas mal pour un pédé.


He hit me
And it felt like a kiss
He hit me
But it didn't hurt me
He couldn't stand to hear me say
That I'd been with someone new
And when I told him
I had been untrue

He hit me (da-da-da-ah)
And it felt like a kiss (felt like a kiss)
He hit me (da-da-da-ah)
And I knew he loved me
If he didn't care for me
I could have never made him mad
But he hit me (da-da-da-ah)
And I was glad

(Da-da-da-ah)
(Da-da-da-ah)

Yes, he hit me (da-da-da-ah)
And it felt like a kiss (felt like a kiss)
He hit me (da-da-da-ah)
And I knew I loved him
And then he took me in his arms
With all the tenderness there is
And when he kissed me (da-da-da-ah)
He made me his
(Da-da-da)