L'aventure post-moderne, me dit mon jeune frère.....Je me demande bien en quoi ça consiste et en quoi ça va consister ? Est-ce qu'il y en aura du consistant, justement ? Du brûlant, du qui envoie en l'air, du rêve de mine d'or ou de sel, du kilowatt de concert pour soutiers du système libéral avec cocaïne et guitar-hero ? Hein, hein, hein ? Apparemment, il va falloir se fader des trucs louches, des ersatz délicats à éclaircir, des nourritures extra-terrestres pour âme de retour là-ici-bas en mode "E.T. go home".
Tenez, par exemple, l'odyssée paresseuse d'un gras du bide barbu style goguenard en pilotage automatique au milieu de petites culottes bien remplies et de yaourts aux logos néo-seventies, avec coups de langue mollassons et hasardeux juste au-dessus du "top"?
Oui, ça, entre autres
- L'avion décolle à quelle heure, Mademoiselle ?
- Nous sommes déjà en vol, Monsieur.
Ou alors ça ? Un girl-squad de figures de mode, atmosphère, atmosphère, à la belle petite gueule sous cheveux acidulés balançant une cosmétique soupe élégante que Pink Floyd a oublié d'inventer par manque de progestérone sous les aisselles rasées de la mineur(e) ?
Pourquoi pas ?
- Et on atterrit à quelle heure ?
- Oh, Commandant ! Vous le savez mieux que moi!
Est-ce assez consistant ? Est ce que ça craque assez sous la dent ? De toute façon les morceaux de choix sont partis dans des estomacs plus anciens et pas plus robustes; peut-être plus goinfres. L'aventure post-moderne consiste à manger les cures-dents.
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mardi 30 septembre 2014
Post sur la Post. Pour jouer. Encore.
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mercredi 22 janvier 2014
Comment échapper aux paradis fiscaux ?
Où se cacher ? Comment échapper à cette société de plus en plus mortifère ? Philippe Sollers a choisi Venise et on le comprend. S'il y a une ville ou la liberté, le génie, la fantaisie des hommes se sont exprimés c'est bien celle-là. Quignard vis en reclus sur les bords de l'Yonne entre deux voyages en Italie, lui aussi, pas la même que celle de Sollers cependant, plus sèche, plus rêche. Pour eux, c'est un moyen de retourner boire à une source première, originelle. Très bien, mais ce besoin de racines, tout le monde l'a, il est essentiellement humain, du en grande partie à notre morphologie et n'en déplaise à Deleuze et Guattari, les rhizomes, ça ne marche pas. Comment faire pour se retrouver chez soi dans un monde qui ne nous appartient plus mais est le lieu d'échanges incessants et insensés de marchandises sans provenances définies, avec nous autres, qui que nous soyons, comme destination ultime et néanmoins transitoire, car une fois l'acte de consommation consumé, tout ce qui restera de l'explosion sera ré-injecté dans le circuit ? La plupart des humains sont en quête de leur identité, de leur racines profondes, d'un refuge d'espace-temps défini qui tienne le coup, et surtout celui de l'Histoire et d'une forme, je dirais, de décence, face au Monde dévorant de toutes les directions offertes et de tous les impossibles désormais à portée de main, si le prix y est mis. Ce n'est pas bon. C'est une fatalité débile. Quand, sur fond de carte commerciale généralisée illustrant la circulation infinie des capitaux et des marchandises, chacun aura investi son pré carré de territoire inaliénable, la seule issue pour rappeler à l'existence des frontières qui manqueront à traverser sera la guerre de chacun contre tous.
Nous sommes perdus, non, envahis par des envies et des besoins contradictoires. Si nous voulons posséder toujours plus au meilleur coût, cela implique que nous soyons dépossédés d'une partie de nous-mêmes, qui cependant refuse de céder, celle qui demande du sens à nos actes et à nos paroles, un sens proche, presque manuel, celle qui demande que nous prenions le temps, que nous traversions le temps comme dit un ami, celle qui nous lie d'Amour avec nos parents, nos frères, nos semblables. La solution est en marche, contradictoire, elle aussi. Le marché imposera sa tyrannie, la source la sienne. Le mélange sera amer.
En attendant ces déflagrations, il faut vivre au sein de ces injonctions fétides, bientôt totalement encadrées par le Droit, seule ressource "stable". Et alors, que faire ? Ne pas faire ce que demande la société, le social, c'est le premier point. Refuser de se conformer. Ensuite, être là où personne ne nous attend plus, cachés dans une intimité protégée qui déjoue les performers de mauvaises pièces de boulevard classée"x", et planqués plus avant encore dans une intériorité cultivée, mûrie, chérie, ne nous déplaçant que précautionneusement par des chemins dont nous serons redevables qu'ils nous emmènent. Et, au bon moment, s'ouvrir. Se tenir prêt à l'échange, au don, à la réception, au commerce aussi, c'est à dire à établir des valeurs, oui des valeurs, qui ne soient pas définies qu'à l'aune de l'utilité immédiate.
Moi, je me tiens de coté, et qu'importe, au fond, puisque je suis presque mort mais je suis aussi planqué un peu au cœur de la Bête, avec ce blog. C'est un choix stratégique clair. Je peux me le permettre car, fort heureusement, il n'est lu que par quelques personnes. Pour moi, il est aussi clair que s'il avait mille lecteurs, je l'arrêterais sur le champs.
En attendant ce jour improbable, Je vais, comme d'habitude, mettre une petite vidéo, non tiens, deux. D'abord celle, intégrale, du film d'Elio Petri "Enquète sur un citoyen au dessus de tout soupçon" (il y a des sous-titres). Ce film dit quelque chose de très clair sur une société à une époque donnée. Qui serait aujourd'hui capable de tenir un propos aussi cohérent sur notre société dans un film ? Personne. Nessuno. Nobody.
Il ne s'agit pas de regarder et de regretter, il s'agit de regarder et d'apprendre.
En dessous, vous aurez droit à une petite vidéo d'un groupe de nanas que j'aime bien, les Warpaint. Plus trendy, tu meurs. Il y a de très beaux plans de coupe sur la foule de veaux qui assiste au concert. C'est très touchant ou horrible, au choix.
Nous sommes perdus, non, envahis par des envies et des besoins contradictoires. Si nous voulons posséder toujours plus au meilleur coût, cela implique que nous soyons dépossédés d'une partie de nous-mêmes, qui cependant refuse de céder, celle qui demande du sens à nos actes et à nos paroles, un sens proche, presque manuel, celle qui demande que nous prenions le temps, que nous traversions le temps comme dit un ami, celle qui nous lie d'Amour avec nos parents, nos frères, nos semblables. La solution est en marche, contradictoire, elle aussi. Le marché imposera sa tyrannie, la source la sienne. Le mélange sera amer.
En attendant ces déflagrations, il faut vivre au sein de ces injonctions fétides, bientôt totalement encadrées par le Droit, seule ressource "stable". Et alors, que faire ? Ne pas faire ce que demande la société, le social, c'est le premier point. Refuser de se conformer. Ensuite, être là où personne ne nous attend plus, cachés dans une intimité protégée qui déjoue les performers de mauvaises pièces de boulevard classée"x", et planqués plus avant encore dans une intériorité cultivée, mûrie, chérie, ne nous déplaçant que précautionneusement par des chemins dont nous serons redevables qu'ils nous emmènent. Et, au bon moment, s'ouvrir. Se tenir prêt à l'échange, au don, à la réception, au commerce aussi, c'est à dire à établir des valeurs, oui des valeurs, qui ne soient pas définies qu'à l'aune de l'utilité immédiate.
Moi, je me tiens de coté, et qu'importe, au fond, puisque je suis presque mort mais je suis aussi planqué un peu au cœur de la Bête, avec ce blog. C'est un choix stratégique clair. Je peux me le permettre car, fort heureusement, il n'est lu que par quelques personnes. Pour moi, il est aussi clair que s'il avait mille lecteurs, je l'arrêterais sur le champs.
En attendant ce jour improbable, Je vais, comme d'habitude, mettre une petite vidéo, non tiens, deux. D'abord celle, intégrale, du film d'Elio Petri "Enquète sur un citoyen au dessus de tout soupçon" (il y a des sous-titres). Ce film dit quelque chose de très clair sur une société à une époque donnée. Qui serait aujourd'hui capable de tenir un propos aussi cohérent sur notre société dans un film ? Personne. Nessuno. Nobody.
Il ne s'agit pas de regarder et de regretter, il s'agit de regarder et d'apprendre.
En dessous, vous aurez droit à une petite vidéo d'un groupe de nanas que j'aime bien, les Warpaint. Plus trendy, tu meurs. Il y a de très beaux plans de coupe sur la foule de veaux qui assiste au concert. C'est très touchant ou horrible, au choix.
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mardi 24 juillet 2012
Femmes, maintenant, c'est votre tour.
Nous venons de vivre cinq années épuisantes, cinq années marquées du sceau de la pire politique appliquée en France depuis Pétain et Laval, cinq années très importantes. La tyrannie exercée par Sarkozy sur les esprits et les corps a laissé des traces dont on peut penser qu'elles sont presque irréversibles. J'entends tyrannie au sens strict du mot, celui auquel Camus faisait référence en écrivant son "Caligula", la faculté de jouir de tous, tout le temps. Sarkozy a dit et fait tout et son contraire pendant cinq ans, il a occupé l'espace médiatique de toutes les manières possibles et imaginables et pas un jour ne s'est passé sans qu'il fasse la "Une" de tel ou tel quotidien ou journal télévisé. Il a une idéologie assez précise, celle des riches, ou plus exactement celle des nouveaux riches, issus des années 80, mais pour lui, l'important n'était pas de défendre ouvertement cette idéologie, ce qui comptait vraiment c'était d'exercer le pouvoir et de jouir à tout va de cet exercice du pouvoir, quitte à ce comporter comme un caïd de cour d'école. Et ainsi, tous les jours, il a aboyé, il a bavé, il s'est essuyé les pied et la bite sur tout le monde. En fait, il a incarné jusqu'à l'outrance la plus démente l'idéologie qu'il défend, celle des entrepreneurs, des D R H, des managers, des traders, celle de la dominance sans partage exhibée aux yeux de tous, celle de la réussite telle que l'a clairement défini son ami Séguéla, et ça, ça a tout changé dans les corps et les esprits soumis à ce matraquage pornographique d'exhibition de puissance. Certains, comme moi, ont fini par être dégoûtés, mais d'un dégoût réel, physique, ressenti et c'est éminemment problématique quant il s'agit de penser la politique de manière un tant soit peu rationnelle. L'élection de François Hollande m'a soulagé mais je regrette d'en être arrivé là A MON CORPS DEFENDANT, c'est à dire à mon corps se défendant de la jouissance que Sarkozy voulait en tirer. Mais les marques de la tyrannie sont profondes partout, et en particulier à droite. Encouragés par leur mentor, leur maître à jouir, par sa politique, mais surtout par sa façon de la "faire", nombreux sont ceux qui se sont laissés aller aux pires discours racistes, stigmatisants, xénophobes, antisémites, anti-jeunes, eux aussi guidés par le dégoût ou la fascination. Dégoût de problèmes trop compliqués et fascination pour des solutions simplistes, une voix nette et pure, celle du chef. Une parole s'est alors exprimée, libérée, répandue sans plus de complexe, qu'on croyait évanouie depuis Vichy, et qui n'était que refoulée. J'ai écouté autour de moi, des gens de tous les jours, des gens normaux, comme on dit, et pendant cinq ans, à de notables exceptions près, même à droite, j'ai entendu pis que pendre sur, dans l'ordre décroissant de quantité haineuse : les immigrés, les juifs, les jeunes, les fous.
C'est parti et, pour eux, ça ne s'arrêtera pas là. Mais une nouvelle cible apparait depuis peu. Une cible assez habituelle des conservatismes de tous les pays mais qui, en France, me semblait pourtant définitivement éradiquée du stand de tir aux boucs émissaires. Je veux parler des femmes. Mme Eva Joly a été la première a en faire les frais, pendant la campagne électorale. N'a-t-on pas dit d'elle sur une radio nationale (RTL) que, je cite, "s'appeler Joly avec une tête pareille, c'est de la provocation" ? C'est ignoble. Mais voilà que Cécile Dufflot, Ministre de la République, se fait huer par les députés de droite de l'assemblée nationale parce qu'elle porte une robe à fleurs. Apparemment, ces Messieurs auraient été à la fois choqués et émoustillés par ce petit bout de tissu champêtre un peu trop campagnard et ancillaire pour ne pas être retroussé. Et aujourd'hui, Fleur Pellerin, Ministre de la République, vient de se voir signifier par un journaliste d'Europe 1 qu'elle avait été nommée à son poste "parce qu'elle appartenait à une minorité ethnique et qu'elle était belle". Voilà, c'est parti pour vous, et ça ne s'arrêtera pas là. Attention, Mesdames, vous allez être sans arrêt ramenées à ce qui vous a unilatéralement défini depuis des millénaires, et dont vous vous étiez émancipé de haute lutte, votre corps et ses fonctions, sexuelles et maternelles. Pour beaucoup, les arabes et les juifs sont des créatures que l'on peut assujettir sans déchoir, tout au contraire. Les jeunes doivent obéir et les fous être enfermés. Et bien, pour beaucoup, une femme se doit d'abord d'être belle et de se taire. Il est vrai que ce modèle de "cocotte" est plus courant qu'on ne pense et qu'il s'est affiché tout naturellement aux cotés de Sarkozy le parvenu, en la personne de la régulière Carla (je la cite pour mémoire : " Si j'épouse quelqu'un, ce sera un homme de pouvoir." )et de la favorite Rachida que les hommes et femmes politiques de gauche ont eu l'élégance (ou la bêtise) d'épargner. Je n'ai pas cette pudeur et j'appelle une cocotte une cocotte, comme j'appelle une femme une femme, ce qui, pour moi, n'est pas du tout la même chose. Mais si je fais encore certains distinguos de base, d'autres ne les font déjà plus et, pour eux, une femme, c'est seulement un beau minois juché sur un beau corps dont on jouit et qu'on engrosse (cf Carla encore une fois). Je ne suis pourtant pas un modèle de subtilité, alors Mesdames, je le répète, faites gaffe, faites attention, défendez-vous parce que là, c'est votre tour. Ça peut paraître abstrait, lointain, mais sachez bien que le jour où la droite aura eu la peau d'Audrey Pulvar, elle ne sera pas loin d'avoir la vôtre.
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