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lundi 6 mai 2019

Un dernier pour la route ? Bof, même la route est usée...

Oui, on finit par trouver deux ou trois petites choses. Empruntées, le plus souvent. Une âme ? D'arme à feu.... Ce qu'on peut faire de mieux c'est en faire une chanson, un film, un livre. Et puis on meurt. Dans la solitude et la douleur. Peut-être il y aura-t-il une trace ? Pas sûr. Il n'est pas certain non plus que "l'après" soit de tout repos.
Type O Negative : "Everything Dies"
Peter Steele, le chanteur, et leader du groupe est le seul mec que j'ai vu avoir une contrebasse en bandoulière autour des épaules, genre basse électrique, et ne pas avoir l'air complètement con. Il est mort, évidemment.

Paul Weller en forme de John Ford accompagné par le clavier des Zombies et le chanteur des Villagers, excellent combo folk-rock britannique : "The soul searchers". Lui, il sait des choses.

mardi 5 septembre 2017

France/Angleterre ? Perdues.

L'Angleterre est perdue. OK, c'est pas moi qui le dis c'est Sir Mick Jagger avec son sens de l'observation habituel, toujours aussi "sharp" (pointu, disait l'autre King Cantona de mes deux). "Pull yourself together man..." et siffle "God save the queen", y'a plus que ça à faire pendant que l'H.M.S. "Great Britain" coule à pic sous des monceaux de migrants et de livres sterling. T'as le choix entre Ariana Grande et l'Etat Islamique. Moi, je choisis les kids parce qu'ils peuvent changer et se mettre à écouter Dylan ou Beethoven. Les autres, c'est la mort.
Et la France ? Perdue aussi, entre les fachos, les hipsters et les immigrés de la huitième génération qui sont toujours pas plus français que leur ancêtres gabiers qui se battaient pendant les deux guerres mondiales pour une cause somme toute plutôt intéressante. C'était la leur aussi mais personne n'a voulu l'admettre depuis.
Perdue pour perdue, je mise gros sur le chaos à venir. Le futur, c'est le passé en pire, c'est comme ça.




samedi 27 février 2016

Pas complètement fini. Sixième round.

Le Rock a tout à voir avec la jeunesse, l'immaturité, la frustration et la frénésie sexuelles. Un bon Rock, c'est un rush massif de serotonine à la tête, une jouissance, un orgasme avec cri, à peine articulé. C'est une libération primaire, violente, d'un amour ou d'une colère latente, inexprimée, inconsciente. C'est une musique pour les hormones, pas pour l'intellect. Bien sûr, après ce cri, qui relache un peu la pression, il y a bien sûr des arrangements qui arrivent, des préparations, des ziguouiguouis, des trucs par-ci, d'autres par-là, bref des jérémiades et c'est les Beatles et les Beach Boys, Dylan et X T C, autant dire Mozart. MAIS à la base, il y a peu de place pour le travail de la pensée dans le Rock, c'est tout dans le bas du corps, les guiboles, le déhanché, le coup de rein, le cul; tout cela semblant directement relié à l'ouie et au nerf optique et c'est tout. Le Rock c'est un truc de crocodile en rut. Deux preuves :
The Trashmen : "Surfin' bird"

The Crystals : Da Doo Ron Ron

lundi 16 novembre 2015

"Dis-moi pourquoi ?"

Ca ne matche pas, ça ne fait pas sens. Un groupe de Rock plutôt rigolo qui prône un fun un rien trash mais assez jubilatoire, vraiment pas sérieux; des jeunes gens qui prennent leur dose d'amusement et d'éclate dans un concert; un match de foot entre deux vieilles nations ennemies maintenant rabibochées à la vie à la mort; en cette fin de semaine des jeunes bobos qui prennent des pots en terrasse chauffées de bars ou le demi est à 5 euros minimum (et après, où est le mal ?) et puis ça qui tombe, qui chute comme une pierre de 10 milles tonnes, les balles qui raflent les vies, des "croyants" qui se font sauter pour une cause innommable, un Dieu qui, de toute façon s'il vient à nous juger tous, ne pourrait en aucun cas trouver ce qu'ils font dans les clous; des fous qui mettent en route une machine infernale à dérailler dans ce monde si plein d'amertume et où l'amour fait déjà cruellement défaut. Ca ne colle pas, rien ne justifie cela, cette haine, cette bêtise, cette violence aveugle, ces massacres stupides, ni la décadence de la civilisation occidentale, ni une religion défigurée et glaçée, ni le Temps qui passe sans solution évidente pour nos âmes et nos corps. Oui, c'est compliqué, oui c'est dur et souvent plus que dur, mais rien ne justifie ces attentats perpétrés par les pires des fumiers, les plus salopards des pourris. Alors, je réécoute le dernier Eagles Of Death Metal et j'attends que ça me tombe sur le coin de la gueule à mon tour. Je me dis que si je vois le coup venir j'aurais mon mot à dire mais ce n'est que de la forfanterie et du sens tronqué. Non, il reste simplement que ce morceau, un beau matin (peut-être demain) me mettra de bonne humeur.
 Ce soir c'est le soir et toi avec moi
Et tu viens me voir, tu viens ouh la la

I love you all the time

Tu me réponds pas, ah dis-moi pourquoi
Just say au revoir, again me voilà

I love you all the time

I can tell by that look in your eye
You're looking and all you see is another guy
I can tell you're gonna take your love away

I can tell by that look in your eye
You're looking and all you see is another guy
I would beg if I thought it would make you stay
I would beg if I thought it would make you stay
I would beg if I thought it would make you stay

Ah dis-moi pourquoi
Ah dis-moi pourquoi
Ah dis-moi pourquoi

samedi 14 novembre 2015

Une bonne soirée : Les Aigles du Métal de la Mort s'en tirent sans une égratignure et ça leur fait quelque chose à raconter.

Le Rock n'Roll est vraiment un fantasme de puissance mis en scène, donc satisfait et pas grand-chose d'autre. On s'attendrait à ce que "Les Aigles du Métal de la Mort" ne faiblissent devant rien sur cette terre et ils se volatilisent de la scène du Bataclan au premier coup de feu. Le retour au réel a été très difficile pour les spectateurs du concert, il est raide pour tout le monde ce matin, surtout que les médias vont vite faire de ce réel un mauvais film, un mauvais clip. Entre-temps, il se sera passé quelque chose sur lequel on aurait peut-être pu penser une sorte d'armistice de la démagogie et penser tout court. Ce sera tout le contraire. Reste l'Horreur majuscule et l'ineptie des métaphores guerrières du Rock, la bande-son bien au point des atrocités normales. Oh, je n'en veux pas au Rock d'être une fiction, les fictions sont nécéssaires pour appréhender le monde, je lui en veux d'être aussi fragile alors qu'il se prétend martial et parfois aussi pauvre (que ça, que moi).

mercredi 7 janvier 2015

Le courage et la Mort, un couple épatant.

Ce soir, je suis atterré, dévasté, effrayé. Ça marche bien le terrorisme sur moi, ça me fait de l'effet, bien vu les gars. Je suis triste aussi, pour Cabu, pour Wolinski, qui m'ont élevé, fait grandir, fait rire. Et ça brûle aussi, ça fait pas que piquer, c'est plus profond. Je me souviens très bien du premier numéro de "Charlie-Hebdo" que j'ai acheté. Je devais avoir 16 ans et quelques, la ceinture de sécurité venait d'être décrétée obligatoire en voiture, la couverture signée Reiser représentait un mec assis sur des W-C essayant d'agripper le PQ, retenu par une ceinture de sécurité. Le titre était "La ceinture de sécurité obligatoire aux chiottes". C'était vraiment "bête et méchant". C'était rigolo. J'ai beaucoup lu "Charlie-Hebdo" quand j'étais jeune. C'était intelligent et jouissif. Ça peut se relire maintenant sans peine, tellement c'est bon. J'ai beaucoup lu les albums de Cabu aussi, j'étais moi aussi amoureux de "La fille du proviseur", comme le Grand Duduche. C'était gentil ça, très gentil. Comment faire la connexion avec le déferlement de violence et de haine qui vient d'avoir lieu ? Et Wolinski, il était chouette ce mec, j'aime ses dessins, ses réflexions douces-amères, son honnêteté tonique, un homme quoi. Et je pense à sa femme, Maryse, que j'aime aussi, libertine monogame qui m'a fait bander et qui me ferait certainement pleurer ce soir. Je connais moins Charb, Tignous, Honoré mais je sais que je les aurais bien aimés si je les avais un peu plus fréquentés. Je suis devenu un peu paresseux en vieillissant mais je connais quand même bien le style mordant de Charb, bien dans la lignée de ses prédécesseurs. C'était la relève, les copains virtuels de presse de mon plus jeune frère, qui m'en parlait. J'ai une pensée pour Cavanna, Reiser, Siné, Willem, ces autres pères, dont les deux derniers sont encore en vie et dont je n'aimerais pas qu'ils y passent trop vite. Une journaliste au cœur de la manifestation de la Place de la République disait tout à l'heure qu'elle ressentait "une forme de joie" autour d'elle. Je veux bien la croire et si les gens, en se serrant les uns contre les autres arrivent à faire naître de la joie, c'est tant mieux et ça me ravit, mais moi, je suis triste, très triste.
NB : Si la une de Ouest-France demain c'est vraiment "Bal tragique à Charlie Hebdo", je trouverais ça tellement génial que j'aurais toujours du respect pour ce canard. J'espère. En tout cas, moi, si j'étais patron d'un journal c'est ce que titrerais en une. L'humour est bien la politesse du désespoir, son seul ornement un peu sensé, un peu beau. Lui et quelques larmes.

jeudi 12 juin 2014

La chanson : En mineur ou en majeur, "Elle n'en finit pas de mourir..."

Courteline disait ceci : "Il n'est pas de genres inférieurs ; il n'est que des productions ratées, et le bouffon qui divertit prime le tragique qui n'émeut pas". Il ajoutait :"Exiger simplement et strictement des choses les qualités qu'elles ont la prétention d'avoir : tout le sens critique tient là-dedans".
Je n'ai jamais rien lu d'aussi net sur le travail critique, ni d'aussi vrai sur les genres.
Mr Serge Gainsbourg avait un soir agressé son petit camarade de jeu Guy Béart au prétexte que "la chanson est un art mineur, car elle ne demande aucune initiation" (contrairement à la musique savante). C'est vrai, on aura du mal à être au niveau d'un Messiaen ou d'un Dutilleux, si on ne sait jouer que "Frère Jacques" sur un carillon de gosse. Mais dans le même temps, si une chanson bien troussée ne demande pas autant de savoir et de virtuosité que le "Quatuor pour la fin des temps", ou bien "Métaboles", il faut y déployer néanmoins, pour qu'elle "marche", un talent infini et bien particulier qui n'appartient qu'à certains, qui ont aussi, comme tout bon artiste, un "style". Gainsbourg avait ce talent des chansons, à l'extrême. Tout et n'importe quoi, passé à sa moulinette devenait imparablement bon : aussi a-t-il fourni les chanteurs les plus divers en mélopées et paroles dignes de ses plus grands pairs, de Fabre d'Eglantine à Prévert et Kosma, justement cités dans une fameuse "chanson".
Le voici décalant complètement Dario Moreno de son registre "Mambo-Rigolo" habituel pour lui faire entonner une anachronique et mexicaine complainte révolutionnaire. Certains ricaneront peut-être, insensibles à la poésie et à l'imaginaire populaire, au tragique que cachait sous la gomina et la fine moustache l'histrion des îles de pacotille, moi, je pleure souvent en écoutant ce blues qui sent la sueur des péones et la fureur de Bizet, qui est aussi la mienne.
Et quand même, les révolutions russes et mexicaines n'ont-elles pas secoué idem ces pays de rage et de spasmes pendant des décennies rouges-sang sur neige ou sur chaux ? Gainsbourg le savait.
En dessous, je mets les paroles, elles sont tellement bonnes qu'elles tiennent presque toutes seules, comme la poésie. Ca, c'est très, très fort. Le seul truc qui soit en mineur là-dedans, c'est le mode. Elle est effectivement en La mineur.

Les étoiles sont des éclats de grenade
Qu'un jour en embuscade
Un desesperado
Desesperado
D'un geste de détresse
Vers la voûte céleste
Jeta au ciel là-haut

Serrant dans ses dents l'anneau de sa grenade
Voici que par bravade
Le desesperado
Desesperado
Prenant la nuit pour cible
Le ciel entier se crible
Du geste du héros
Les étoiles sont des éclats de grenade
Qu'un jour en embuscade
Un desesperado
Dans un geste sublime
Rejeta vers les cimes
Comme un oiseau de feu

Desesperado ta mauvaise étoile
Brille au firmament dans la nuit des temps
Desesperado parfois les nuages
Ont l'odeur de poudre la couleur du sang

dimanche 9 mars 2014

Victime d'une Furie, et c'est l'Ombre qui triomphe.

Il est le seul. Enfin, modulons. Il n'est pas le seul a avoir été adoubé par Hendrix, il y a aussi Randy California, Billy Gibbons et d'autres. Il n'est pas le seul a s'inspirer du Maître pour manier la guitare électrique. Ça va du pire (Yngwie Malmsteen) au meilleur (Stevie Ray Vaughan). Mais, à ma connaissance il est le seul à avoir bâti une carrière en reprenant trait pour trait le style de composition d'Hendrix. Au début des années 70, il a comblé un vide, celui des compos chamarrées, chantournées et pourtant sauvages et groovys de Jimi qui, tout naturellement, semblaient avoir été enterrées avec lui. C'est là que Robin Trower entra en scène. C'est de lui qu'il s'agit. Il fit du Hendrix sans vergogne, sans plus d'états d'âme que ça mais surtout avec un talent évident et, finalement, une patte à lui. On peut appeler ça de l'opportunisme, de la copie. Peut-être, mais le moine Trower est alors l'équivalent de ceux qui recopiaient inlassablement les manuscrits du moyen-âge et il finit par se distinguer par sa capacité a tout jouer d'abord, (même des trucs qu'Hendrix n'a pas eu le temps ou l'envie de jouer) et une inventivité limitée mais bien réelle.
J'ai écouté l'album "Victims of the fury", j'avais quoi, 16 ans, Il me fit peur et envie mais mes moyens limités firent que je ne l'achetai pas. Plus tard, j'ai écouté d'autres albums de Trower que j'ai trouvés bons, "Brige of sights" et "Twice removed from yesterday" sont de ceux-là, n'empêche, j'ai été marqué au fer rouge par le morceau qui donne son titre au LP "Victims of the fury", parce que moi (ou moi aussi) j'ai été victime d'une furie destructrice infernale et que ce titre me semble exprimer quelque chose de cet ordre, ou quand on finit par devenir une ombre dans l'Ombre, comme dit la chanson. Je la mets et je vous conseille de prêter une oreille attentive à Trower. Au début on peut y aller avec un peu d'indulgence si le coeur vous en dit mais on comprend vite que le garçon en a dans le ventre.

Et allez, "Day of the eagle", pour rouler.

dimanche 19 mai 2013

Number of the Beast + un.

Le post précédent était le 666 ième. Il est temps de marquer une pause satanique. J'ai rencontré le Diable pour la première fois en 1987. Il avait une jupette et des sandales en cuir. Il me l'a mise profond. Depuis lors, je le croise régulièrement. Certes, il est hardcore, mais il lui arrive d'être drôle plus souvent qu'à son tour.