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lundi 20 mai 2019

Ainsi vient la consolation. Comme la Mort. A la fin.

L'autre jour je reçois un mail qui contient ces mots "...ainsi vous serez consolé". C'est rafraichissant d'entendre parler de consolation. On a tous besoin d'être "consolé" de temps à autre. Pour moi, personne ne s'y est jamais vraiment collé alors je traîne un paquet de chagrin gros comme ça. La tristesse est trop profonde, elle effraie, et je suis plein de pudeur et de peur alors je la montre peu. Je me démerde tout seul, comme d'habitude, avec des pensées, des livres et de la musique. Voici de la musique qui me console. Ca peut être utile à certains, qu'ils me connaissent ou pas. La plupart des gens ont la pensée de la Mort pour être consolé. Je me dis que ce n'est pas très sain même si la pensée de la Mort est effectivement la grande consolatrice comme le montre la superbe toile d' Arnold Böcklin " l'île des morts". On lève le bras, on montre du doigt et on dit :"Oui, c'est là, c'est là que je veux aller.

"Neil Young "Cinamon girl".

The Rolling Stones : "Drift away"

Chip Taylor and the New Ukranians : "Fuck all perfect people".

Bruce Springsteen : "Brilliant disguise"

The Kinks "Death of a clown"

Christophe : "Un peu menteur".

mercredi 19 octobre 2016

Le VRAI patron, c'est lui !

Je vais arrêter d'embêter le monde avec mes histoires d'Elliott Murphy et de Bruce Springsteen...Mais, quand même une petite vidéo surprise avant de les quitter momentanément. Elliott chantant un des hymnes de Springsteen qu'il n'a pas écrits, et surtout vendus.

Et puis Dylan reçut le Nobel de Littérature. C'est mérité, indécent, post-moderne, incendiaire, drôle... et plus encore.
Voici le Maître avec les Rolling Stones chantant "Like a rolling stone" (comme ça se trouve) au Brésil. Pourquoi pas ? Jagger surveille Papy comme le lait sur le feu pour savoir où il pourrait placer ses choeurs vu que le vieux chante comme il veut, quand il veut; Keith, toujours aussi cool, s'en bat l'oeil et suit tout ça en se disant qu'avec le Boss aux commandes il ne peut pas arriver grand-chose de mauvais; Ron et Charlie abattent le gros du boulot et le tout est étonnamment bon.
Je reviendrai sur l'irruption de Dylan parmi les Nobel.

vendredi 30 septembre 2016

Deux bosses pour le Boss !

Dans les deux posts précédents j'ai évoqué Alex Chilton (à travers Big Star) et Elliott Murphy, deux grands auteurs-compositeurs-interprètes des seventies dont l'un est malheureusement décédé trop tôt et l'autre devenu culte, et donc resté confidentiel (Cf le nombre de vues de ses vidéos sur Youtube). Big Star n'a pas rencontré beaucoup de succès à son époque mais le groupe a été un peu remis à la mode grâce à la série "That's 70 Show", dont une de leurs chansons est le générique (Et pas une de Kiss comme ça aurait du l'être). Ce qu'ils faisaient étaient simplement génial et Chilton est resté jusqu'au bout un créateur et un expérimentateur d'exception.
Je mets "In the street", de Big Star.
La chanson précédente comence par ces mots : "Hanging out...."
"Hanging out", c'est également le titre de la chanson d'Elliott Murphy que je mets ci-dessous. C'est vraiment un grand songwriter et j'adore sa voix. Mais c'est Springsteen qui a été choisi comme messie du Rock n' Roll. Avant que les Sex Pistols n'arrivent et ne redistribuent complètement les cartes. Elliott Murphy est toujours en vie, tourne et il est toujours aussi bon.

Au boulot, Bruce !

Springsteen a sauvé l'Amérique. Plusieurs fois, même. Et l'Amérique a sauvé Springsteen. Au début des années 70, Bruce sortira une paire d'album plutôt bons qui n'auront pas le succès escompté par la maison de disque. Qu'importe, le Manfred Mann's Earth Band reprend un titre d'un des albums, le détériore, le simplifie, en fait une épopée dérisoire et ça devient un hit partout dans le monde.
Plus tard, avec l'album "Born to run", la maison de disque mettra au point un déluge de feu promotionnel sans précédent qui atteindra son but et Springsteen deviendra une superstar du Rock, au détriment d'Eliot Murphy, délaissé par CBS. Il le fallait si CBS voulait survivre, je veux dire, s'ils voulaient que la coke continue de couler à flots, que les petite pépées soient bronzées et les limos longues, intrigantes et aux vitres teintées.
Voici donc le belle chanson de Springsteen "Blinded by the light" et sa reprise intersidérale par le Manfred Mann's Earth Band. Springsteen parodie Dylan sans trop se mouiller vocalement, les autres...enfin, écoutez.



Quand Springsteen bossait.

Bruce Springsteen sort son autobiographie. Je vais attendre la critique dans Rolling Stone (Edition US) pour savoir quoi en penser et je vous dirai.... Nan, en fait je m'en fous de l'autobio de Bruce, j'ai même pas lu celle de Neil Young, c'est dire... (J'ai lu celle de Pete Townshend par contre) MAIS il y a un CD qui va avec le bouquin et on y trouve des inédits, des morceaux de jeunesse du Boss et là, c'est plutôt intéressant, en particulier ce titre : "He's Guilty (the Judge song)". Les débuts de Springsteen étaient très prometteurs. Il a fait de bonnes choses mais n'est pas devenu le nouveau Dylan (qu'est ce que ça veut dire cette phrase ?), enfin, il est resté un ton en-dessous de ce qu'on avait cru qu'il allait donner. SOOOOOOL au lieu de LAAAAAAAAA. Bon, c'est une image. Alors sur ce CD il y a donc, entre autre, cet inédit qui date de Mathusalem et que je trouve excellent, aussi bon que du Big Star, que j'admire profondément. Voyons cela
Bruce Springsteen : "He's guity (the Judge song)"
Le son est crade, ce n'en est que meilleur !

jeudi 4 décembre 2014

Gaël say : "No more" !

Quand j'étais gamin, enfin vers vingt ans quoi, j'écoutais tout l'album de Frankie Goes to Hollywood et je pleurais. Cette album était une déclaration au monde. Il disait qu'il fallait s'éclater avant de crever, écouter de la bonne musique, beaucoup danser, enculer les politiques et leur peur et puis exploser. Non, il ne fallait pas exploser, ça, c'était pas bon, pas dans le tempo, dans l'air du temps. Après tout, on pouvait prendre un max de plaisir sans s'envoyer des mégawatts de souffrance en guise de pénitence ? Faire la bombe ne voulait pas dire sauter avec elle, non ? ("le sida allait vous faire payer ça, tas de morveux", répondait le monde)  Alors, sur le double album, il y avait des chansons qui étaient de brillantes tirades à la face du globe terrestre contre la fumisterie politique, c'était "Relax" et Two tribes", il y avait aussi des reprises canons qui nous indiquaient quoi écouter, vers où se tourner, c'était le "War" d'Edwin Starr et le "Born to run" de Sprinsteen. Les deux proclamaient aussi l'urgence de vivre, vite, à pleines dents. Et puis il y avait "The power of love", hymne d'amour intriguant, parfait, larmoyant; c'était trop, on en pouvait plus. Alors le dernier morceau s'appelait "Bang". Vous voyez bien que ça va sauter ! Et bien non, car à l'ultime seconde il y avait cette phrase libératrice, salvatrice des FGTH : "Frankie say : no more". Ca peut paraître idiot, décalé, infantile, mais c'était les seuls à me le dire ce "no more". Alors, peut-être que le merdier allait s'arrêter, parce que Frankie le demandait, parce qu'il le fallait, pour rester en vie sous la pression, sous les bombes, avec les coups de têtes contre les murs qui, eux, se rapprochaient comme des charognards. Frankie le disait, je les entendais mais c'était tellement dur à faire par moi-même que, quand je les entendais me le dire, je pleurais de bonheur et de souffrance à la fois. Ecoutez ça, ça monte, ça monte, on a peur que ça finisse mal ("forcément mal" aurait dit Duras), et puis non, ça tombe, ça lâche et voilà, on a plus mal, c'est fini pour cette fois et on chiale. C'est normal. Vous savez, quand votre ami le Rock n' Roll vous a apporté et vous apporte ce genre de choses, votre vie n'est plus imaginable sans lui. Des larmes, et aussi, parfois, le bonheur.

L'album commençait par le morceau ci-dessous. C'est une espèce d'appel envoyé à tous les plaisirs qui finit, au terme d'une course endiablée ou est invité le poète anglais Coleridge, par un "Welcome !" tonique. En fait, les morceaux de cet album sont sous l'emprise de leur producteur qui est plus grand qu'eux, quasi monstrueux, comme avait pu l'être Phil Spector en son temps. Je veux parler de Trevor Horn, responsable d'une bonne partie du son des eighties. Pour le pire ou pour le meilleur ? Bof, il est carrément au-delà du bien et du mal,Trevor Horn. C'est là, c'est lui, c'est comme ça, ça s'impose et faut faire avec. "Welcome !". Les Choeurs : "Shooting stars never stop, even when they reach the top !!!".

In Xanadu did Kubla Khan
A stately pleasure-dome decree:
Where Alph, the sacred river, ran
Through caverns measureless to man
   Down to a sunless sea.
So twice five miles of fertile ground
With walls and towers were girdled round;
And there were gardens bright with sinuous rills,
Where blossomed many an incense-bearing tree;
And here were forests ancient as the hills,
Enfolding sunny spots of greenery.

But oh! that deep romantic chasm which slanted
Down the green hill athwart a cedarn cover!
A savage place! as holy and enchanted
As e’er beneath a waning moon was haunted
By woman wailing for her demon-lover!
And from this chasm, with ceaseless turmoil seething,
As if this earth in fast thick pants were breathing,
A mighty fountain momently was forced:
Amid whose swift half-intermitted burst
Huge fragments vaulted like rebounding hail,
Or chaffy grain beneath the thresher’s flail:
And mid these dancing rocks at once and ever
It flung up momently the sacred river.

jeudi 31 juillet 2014

Ne regarde pas le soleil en face.

                    Orages d'été
Un orage de soirée passe
Tout l'été
Comme une feuille de
Papier froissée
L'Amour furieux
Epineux
Sans résolution
Tout au bord de la raison
Tombe et se ramasse
Cassé, furibard et impuissant
Sans élan que celui
De la rage
Les deux âmes
Du même métal
Fondues en un
Cri contre
L'histoire elle-même
De larmes de plomb
Et de soleil en sucre
Tapissent rouge
Et aluminium
Le ciel qu'elles pressent
Contre elles
Et font pleurer
D'un deuil considérable

Dans l'Infini
Des sphères
Deux vies étoilées
Comme des nuits d'été
Ont foncé l'une à l'autre
Toutes bouches ouvertes
Et dents dehors
Ce n'est pas raisonnable
Tout l'été trop chaud
Trop vif, y a passé
Qui pique, qui blesse
Et laisse se fondre
Ces amants méchants
Sans ressort et essoufflés
Absurdes et désoeuvrés
Jusqu'à la Mort
Cette histoire
Mise au rencart
Des histoires d'été
Qui n'en finissent pas
Et les amants trop orgueilleux
Ressemblent
A une rame d'Infini
Qui déraille
Un point nul et final



mercredi 4 juillet 2012

Concerts in the Park

Chaque été, il y a des concerts à Hyde Park, Londres. Sans Doute pour divertir ceux qui ne partent pas en vacances à Torremolinos ou Benidorm. Puisque Springsteen est en France pour deux jours autant mettre un extrait d'un concert Londonien de 2009. Vous voyez le rapport ? Moi non plus. En tout cas voici un truc assez surprenant : le Boss et le E. Street Band rendant hommage au Clash. C'est pas si mal que ça, pas mal du tout même, le solo de Springsteen est très bon et le public répond présent. Cette chanson est un hymne. L'album qui porte le même nom, un grand album, varié, très riche sur le plan musical et puissant. Faire de l'Art avec du Rock, c'est possible ? Oui, il faut simplement ne pas se contenter de faire du Rock.
En 2009, Blur se coltinait aussi ses devoirs de vacances à Hyde Park. Voici une magnifique chanson tirée de leur deuxième album : "Modern life is rubbish". On vous aura prévenu. La vie moderne c'est de la merde. Damon Albarn est très tranchant, Graham Coxon, est tout à à la joie de faire cracher les watts, tant et si bien qu'à un moment il se plante de pédale de distorsion et envoie un son qui aurait pu rendre sourd tout le public. Il se reprend vite fait, et c'est un peu dommage. Ça, plus la sirène d'Albarn, ça aurait eu un coté "punk" assez indigeste pour être honnête.

vendredi 25 mai 2012

Bob Dylan : Master of my domain.

Dylan est Dylan et reste maître chez lui. En l’occurrence, cela veut dire que je mets ci-dessous la meilleure version de "All along the Watchtower" que j'ai jamais entendue, et qu'elle est, sans surprise, signée par son créateur initial. La reprise d'Hendrix est très bonne, celles de Neil Young sont bonnes et c'est à eux que Dylan a piqué l'idée d'électrifier cette chanson qui était acoustique au départ (Peut-être l'aurait-il fait sans leur aide ? N'empêche, ils ont eu un temps d'avance) et là, pour le coup, un coup de génie, il va les supplanter..
Dylan met dans cette version un lyrisme de bonne facture, loin de tout pathos arraché et plein d'une digne tension rock Elle est d'une intensité contrôlée qui nous balance avec elle dans une émotion à la fois retenue et poignante, à fleur de peau et profonde. C'est du grand art. Cet Art consommé est ici possible, d'une part grâce au jeu de guitare très spécifique de Dylan, unique, déroutant et génial ( a la façon d'autres guitaristes qui ne sont pas des virtuoses mais dont on reconnait la patte à l'instant où on les écoute), d'autre part grâce à la phalange qui l'entoure et le sert à merveille. Si je ne m'abuse, il y a Waddy Watchel et Steve Jordan, entre autre, qui avaient un peu plus tôt épaulé Keith Richards en solo. Je ne connais pas le nom du bassiste, ni celui de l'excellent guitariste-slide. Je ne dis pas "phalange" au sens militaire mais musical, comme on parle d'une"phalange" pour évoquer un orchestre philharmonique de renom. Je veux dire que ces gars-là savent jouer ENSEMBLE, se complètent,s'harmonisent, duettisent. D'ailleurs, quand Watchel et Dylan tissent leur rude dentelle de notes et d'accords de guitare, ce sont des entrelacs de frissons qui saisissent. Brillant. Et comme par hasard, je note que, pour l'occasion, Dylan avait endossé une chemise lamée or et qu'il se campe souvent jambes écartées, dans ce qu'on appelle la "Powerstation". Ce type là sait ce qu'il fait, il sait ce qu'il peut faire ou pas. Et en matière de rock, je ne vois pas très bien ce qu'il ne pourrait pas faire, et par dessus le marché, mieux que tout le monde. Dylan est Dylan. Il est son propre prophète et il est grand. Et maintenant, du plaisir.

La version de "Forever Young" qui suit est également géniale. Pour des raisons un peu différentes. Une est très notable : l'implication de Dylan et de Springsteen, ensemble et respectivement à leur juste place. Dylan n'est pas toujours très "gentil" en duo. Là, il fait un effort ; Springsteen en fait un aussi et le résultat est bon.

mercredi 28 mars 2012

"Où est le plaisir ?" Ah ça, en voilà une question !

"Mama told me not to look into the heart of the sun
But Mama that's where the fun is."
Spingsteen était bien plus groovy, moins emphatique, moins monolithique dans les années 70. Il passait moins en force. Voici l'original de "Blinded by the light" , une de ses excellentes chansons, et la reprise, déjà plus théâtrale et surlignée, du Manfred Mann Earth Band.
Spirngsteen, première manière, années 70.

Manfred Mann Earth Band, deuxième manière, années 70.C'était autre chose dans les sixties.

dimanche 27 novembre 2011

Fresh news from dying Stars.

Avant que je meure il va falloir que j'arrange certaines choses. Comme tout un chacun.


Warren Zevon me manque, il pouvait faire tant encore pour nous. Il est sorti en douceur, et la Beauté marchait à ses cotés. Là,en dessous, il était sur les terres du Boss : New Jersey.

Là, il vient annoncer à la télé qu'il va bientôt mourir d'un cancer. Il n'y a pas de retape, de pathos. Il vient dire "au revoir" à son public, c'est tout, c'est triste et c'est beau. Il est très digne. Il évoque simplement avec de vieux potes sa vie qui se termine, sans amertume. Letterman pose les bonnes questions ( comme souvent )du genre "- Est-ce que tu sais quelque chose de plus que moi, maintenant, sur la Vie et la Mort ?" "- Pas vraiment." répond Zevon.
"You put one value on every minute." Oui, c'est vrai, on perd beaucoup de temps...




Ce qui est certain, c'est qu'on ne perd pas son temps à écouter les Maîtres.

mardi 7 décembre 2010

C'est décembre

Donc :


Et :


 Et ça aussi,
 Et ce mystère insondable...
Et un poème horrible de Guy de Maupassant dont mon père est fanatique. Quand il le récite on sent bien qu'il a mal pour les petits oiseaux. Ses enfants peuvent bien geler en Enfer.

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.