Charles Aznavour est mort. Bon. Comme je le trouvais plutôt casse-couilles qu'autre chose ça ne me chagrine pas vraiment (me peine plus le décès de Geoff Emerick, l ingénieur son des Beatles). Y a un truc que je retiens en pensant au petit charlot arménien c'est la parodie qu'en a fait Jean Yanne (comme quoi il avait quand même un style puisqu'on ne peut parodier que ce qui a un style).
Ca donne ça et c'est assez drôle, pour ne pas dire carrément poilant. Je vous conseille de vous entrainer à imiter Aznavour, c'est plutôt simple et l'effet en société est garanti ( "....les doccccckkkkkssssss...... Les battôôôô ....)" car tout le monde a toujours aimé se foutre de la gueule d'Aznavour. Depuis quelques années qu'il a été canonisé vivant avant que de trépasser en "last action hero" de la chanson française, on l'oublie un peu.
Jean Yanne nous le rappelle : "Pourquoi m'as-tu mordu l'oreille ?"
Il y a 30 ans je prêchais dans le désert de la cinéphilie mon admiration pour de Funes et on me renvoyait à la gueule les Monty Python et le Saturday Night Live que personne ne voyait, à part quelques rares privilégies. J'étais vilipendé, moqué, honni. J'me marre maintenant en entendant les cinéphiles de toujours nouvellement ralliés au rire de Funesien en faire l'apologie en des termes qui laissent à penser qu'ils ont toujours apprécié le farceur fou d'origine espingouine. Je vous jure que la chronique ci-dessous prend un sacré relief quand on connait les ressorts qui l'animent.
Thierry Jousse ? Un vrai connard des Cahiers du Cinéma (les plus sûrs). C'est à dire, toujours là où on attend qu'il fasse sa crotte. Un bon chienchien à sa mémère culture de gauche bien pensante, quoi. Ce genre de choses a fait que la gauche a oublié de s'occuper de son électorat, les prolos turfistes et racistes, pour s'occuper de financer des artistes imbitables qui chient sur tout le monde avec des "questions" pendant que Marine Le Pen apporte les réponses (aussi connes que les questions).
Rions un peu. Mine de rien on sent au ton compassé qu'il s'en veut d'avoir louper quelque chose. En fait, Jousse, il loupe tout.
Les Stars, les étoiles sur lesquelles je compte pour tailler ma route tombent les unes après les autres derrière un horizon affamé. Pour m'orienter, je ne vais pas tarder à me contenter d'un vilain Nord deviné à la mousse sur un arbre et ce sera tout.
Première étoile, de la constellation du Rire et de la Bonne Humeur, Jean-Marc Thibault.
Je me rappelle de Jean-Marc Thibault dans les seventies à la télévision avec son comparse Roger Pierre. J'me rendais pas bien compte...Ils étaient drôles et bon-enfant, sympathiques. Le truc sur les sudistes et les nordistes, c'était bien. C'était raccord avec ma vie. J'avais des minuscules bonhommes en plastique, des soldats de la guerre de Sécession. Est-ce que je faisais gagner les sudistes ou les nordistes ? Grave question aux multiples implications. Je ne m'en souviens plus, je n'ai pas la réponse. En tout cas ce qui m'a formé, c'est plutôt Pierre et Thibault que l'Histoire réelle de Grant et Lee, qui viendra à l'école, en son temps. Plus tard, il y eut "Les Tuniques bleues" et "Josey Wales, hors-la-loi". J'ai encore appris. On grandit comme on peut. On fait avec ce qu'on a et on paye son tribut à qui de droit. Au final, je dois beaucoup à Walsh, Skorecki et à Manassas mais aussi beaucoup à Jean-Marc Thibault et Starlux. Et à l'école aussi. J'ai toujours aimé l'école.
Alors Thibault et Pierre en duo dans les seventies. Regardez ces mines réjouissantes de débiles fiers d'eux que rien n'effraie. Un régal.
Une autre étoile de mon firmament intime est tombée. Un sudiste justement, un vrai sudiste des States. Un type assez mal dégrossi et pourtant élégant, plutôt de mauvaise humeur mais magnétique, jusqu'à attirer à lui cette wonder-salope de Cher, un type pas fréquentable mais super musicien : Gregg Allman.
Je connais assez mal Gregg Allman, moins que Jean-Marc Thibault, mais, si on prend la Beauté comme mètre-étalon (et pas l'humour), je lui dois quelques bons kilomètres de stratosphère avec son "Midnlght rider". Tout ça expédie loin et certains ne reviennent pas du voyage. C'était le cas du frère du Gregg, le grand guitariste Duane Allman, mort en 1971
Je conseille l'achat du "Live at the Fillmore East" des Allman Brothers à tous, ne serait-ce que pour la pochette qui peut illustrer toute une ribambelle de théories craignosses sur la prédestination. D'un coté les Rock-Stars, de l'autre les Roadies, on dirait que c'est dans le sang. Par ailleurs, je conseille aux cinéphiles de tout poil de se farcir le thriller "Rush" de 1991, Gregg Allman y tient le rôle d'un chef de gang carrément immonde qu'il joue avec une conviction effrayante.
Voici "Midnight rider" des Allman Brothers. La dégaine des mecs est redoutable. Cheuveux blonds longs, jean moule-burnes plus boots en serpent. Classe, non ? Voyons cela.
Tant que l'Amérique produira ce genre de cinglés qui créent et se produisent en toute liberté, ces salopards de djhiadistes peuvent aller se faire rotir en enfer avec leurs vierges en plastoc, ils sont foutus d'avance. Reggie Watts, c'est toute la joyeuse bande de Funkadelic de George Clinton à lui tout seul, plus un petit truc comique en plus. 'tendez, confondez pas, c'est pas les Fatals Picards.
Génial ? C'est peu dire.
Reggie Watts est en liberté et en vie, Dieu merci.
Aux Jeux Olympiques de Rio les français se distinguent en sport collectif. Ce qui est marrant c'est les gentils petits noms de "bande" dont les journalistes affublent nos joueurs et joueuses tricolores. A la fin de la journée, à l'heure du bilan, ça donne à peu près ça à la radio :
" Aujourd'hui en Handball "Les Branleurs" ont mis la paté aux pauvres "Stronzo" italiens (y'a pas de raison de se limiter aux seuls français) 74-05, pendant que leurs homologues féminines, "Les Suces-Boules" étrillaient les "Travelos" brésiliens sur un score tellement indécent que je ne le mentionnerai même pas. Par contre, en basket, la bande à Tony Parker, "Les Enculés", s'est faite malmenée par les "Motherfuckers" de la Dream Team américaine. Néanmoins, dans la version femme du tournoi olympique de ce sport, "Les Salopes", raflaient la mise et se qualifiaient pour les demis-finales en battant une équipe de gniakouées quelconque, genre vraiment jaune. Enfin, "Les Trouduculs", nos volleyeurs Champions d'Europe, se sont fait surprendre par une modeste équipe des "Sfrezaytopkimes" du Monténégro et achèvent dès maintenant leur parcours brésilien pour des vacances bien méritées à Mykonos. Comme ça ils seront pas très loin des "Goudou-goudous", leurs comparses volleyeuses, qui ont déjà rejoint l'ile de Lesbos après une campagne de Rio calamiteuse. Merci à vous, "Les Auditeurs", et à demain".
C'est chié, non ?
J'ai une compil radio (j'en ai des dizaines et des dizaines) qui enchaine les deux morceaux ci-dessous. C'est le fruit du hasard mais c'est parfait pour moi, alors je le mets sur mon blog. Ah la la ! la compil radio.... c'est comme ça que je faisais pour écouter beaucoup de musique à pas cher. J'ai piraté les Nocturnes de RTL et Lenoir sur Inter jusqu'à plus soif. Et puis, j'ai eu internet et tout a changé. Mais mes compils continuent de tourner de temps en temps. Je suis équipé pour. Ca vaut dix euros une platine cassette maintenant. Où alors les gens les donnent. Là, j'ai Deezer. Quand j'était petit, je rêvais d'avoir un super ordinateur qui réponde à l'instant à n'importe laquelle de mes envies musicales en passant le morceau qu'il aurait evidemment en mémoire. Une sorte de HAL à la "2001" du Rock. C'est fait.
Alors, là, je fais encore un effort notable, je tape avec mes petits doigts, je vais chercher le morceau sur youtube et je le pète sur Blogger. Mais c'est pour vous mes petits amis, pour partager, pour créer du lien... Que voulez-vous, je suis bonne pâte ! Donc, Ray Charles au sommet de la nonchalance et du laidback interprétant il y a des lustres "Makin' Whoopee". Easy..... Tu parles, ce qu'il dit est proprement sordide mais il est tellement Cooooooolllll. Quel numéro ! Le public est en phase.
"Roadkill" de Pulp. Le maître de Jarvis Cocker, c'est Scott Walker. Là, ça s'entend beaucoup et c'est très réussi. Ca sonne vachement bien, profond, triste, nuiteux, amoureux. Jarvis est un grand showman, aussi.
Pour finir mon Top 5#§! il fallait que je mette des trucs obscurs et inclassables. Pourquoi ? Parce qu'il faut sortir des sentiers balisés des hits et des grosses prods pour trouver des pépites (Nuggets) qui collent vraiment à tout ce qu'on peut être, et que cette curiosité est finalement assez mal partagée qui permet de cultiver un jardin propice à l'épnouissement de fleurs rares. Enfin, en l'occurence, pas si rares que ça mais rigolottes au moins. Evidemment ce sont des noirs qui s'y sont collés. Aux States ils ont toujours été considérés comme des moins que rien juste bons à faire de la musique et de la danse, si en plus ils peuvent faire rire avec ça, c'est tout ce qu'on leur demande aux négros. On finit toujours par ressembler à sa caricature. C'est moche mais c'est comme ça. Et puis, est-ce vraiment si moche ?
Alors, avec une bonne volonté défiant toute imagination et un vrai sens du graveleux voici le "Funky Yo-Yo" de Don Covay.
Et maintenant "Little Egypt" par les Coasters dont les compositeurs étaient ceux d'Elvis Presley, Lieber et Stoler, qui étaient juifs.
C'est comme si je perdais un proche. Gros chagrin. Le coeur est alourdi et bat plus vite et plus mal. Quelqu'un que j'aime, qui m'a fait rire, pleurer, qui disait la vérité avec sa fantaisie mélancolique, comme la disent les grands acteurs de comédie. Des bouts de trucs de lui et un requiem.
Spector : " All the sad young men"(qui finissent déguisés en clown.)
And no, nothing ever really started with a kiss
Another night, another town, another licensed premises
I'm getting bored of all the songs I write and the people I become
Just to stay up late with someone
I don't wanna make love, I don't wanna make plans
I don't want anyone to want to hold my hand
I don't wanna make love, I don't wanna make plans
It begins in the places that we leave behind
Every year that goes by there's a little less future on our minds
These girls like to pretend they can't feel anything anymore
Boys break like promises, but only behind closed doors
I don't wanna make love, I don't wanna make plans
I don't want anyone to want to hold my hand
I don't wanna make love, I don't wanna make plans
(All the sad young men)
We're all beautful now like they were beautiful then
(All the sad young men)
All the miserable girls, all the sad young men
Do you like my clothes, my hair, my conversation
Did you hear me when I said you were the inspiration
It's all meaningless now, as it was meaningless then
All the miserable girls, all the sad young men
I don't wanna make love, I don't wanna make plans
I don't want anyone to want to hold my hand
I don't wanna make love, I don't wanna make plans
(All the sad young men)
We're all beautful now like they were beautiful then
(All the sad young men)
All the miserable girls, all the sad young men
All the sad young men, all the sad young men
All the sad young men, all the sad young men
All the miserable girls, all the sad young men
Un matin - il avait fait un froid de canard depuis au moins une quinzaine de jours - un type était dans une baraque du Mississippi, il se les gelait grave et il avait faim. Il a avisé des bûches et il s'est dit : "Je vais faire un feu." Il avait pas d'outils pour casser ou scier les bûches alors il essaya de les fendre avec son front. Ca n'a pas marché et il avait du sang sur la tête. Alors il se mit a bouffer la bûche, comme ça, avec ses dents. "C'est vachement bon !" dit-il et il n'eut plus faim. Ca faisait au moins un problème de régler. Ce mec, c'était T-Model Ford. Le voici chantant : "I'm insane" ("Je suis cinglé"), le gros des paroles de la chanson consistant en une apostrophe envoyée à Dieu sait qui et qui dit : "I'm gonna put my foot in your ass." ("Je vais te foutre mon pied DANS le cul."). Gouleyant.
Sur le même label de Blues étonnant, Fat Possum : R.L. Burnside, qui racontait cette histoire à son public quand il était en forme :
"Un jour, un jeune homme a ramené chez ses parents une ravissante jeune fille et leur a annoncé qu'il avait l'intention de l'épouser. Les parents furent un peu pris de court et le père du garçon manqua d'avaler une bouchée de Cherry Pie de travers mais il fut convenu que l'on en reparlerait. La jeune fille avait apparemment fait bonne impression sur les parents mais, après le repas, pendant que la maman du gars faisait la vaisselle, son père le prit a part et lui dit très sérieusement "Tu sais, fiston, j'ai été jeune moi aussi et je n'étais pas aussi sage et discipliné que toi. J'ai folâtré à droite et à gauche et j'ai trompé ta mère - Dieu me pardonne. Petit, tu ne peux pas épouser cette fille parce que c'est ta soeur - Dieu aie pitié de moi - enfin ta demi-soeur. Tu comprends ?" Le fils avait très bien compris la situation et était sonné par la révelation que venait de lui faire son paternel. Il tirait une tête de six pieds de long et avait l'air salement déprimé. Sa mère le voyant ainsi le prit discrêtement à part et lui demanda ce qui se passait. Le fils craqua aussi sec et lui raconta ce que venait de lui dire son père, en pleurs. Sa mère pris sa tête sur son giron et lui dit : "Allons, allons, ton père ne comprend rien à ce genre de choses et, crois-moi, tu peux épouser cette jeune-fille l'esprit tranquille parce que si ce vieux singe croit qu'il est ton père, il se trompe !"
R.L. Burnside : "I wish I was in Heaven sitting down". ("J'aimerais bien être au Paradis à rien foutre.")
Exfiltrés de la déplorable République Dominicaine (pas si souveraine que ça) par des gentils-méchants de l'extrème-droite, qui apparemment sont déjà en partie au pouvoir en France, les pilotes de Falcon de l'affaire Air-Cocaine sont mis en prison par leur mère-Patrie, qui, ingrate, ne reconnait plus ses fils. Me Dupont-Moretti s'insurge, vitupère : " M'enfin pourquoi aller chercher mes clients chez eux, ils allaient y aller d'eux mêmes, en prison ! Quel scandale !" C'est vrai ça, à peine le temps de se laver un peu, de tirer un petit coup avec sa légitime, de se repoudrer le nez et hop !, au cachot ! Vivement que les gentils-méchants de l'extrème-droite arrivent totalement au pouvoir que ce genre de désagréments n'arrive plus et qu'on lance des mandats d'arrêts internationaux aux culs des juges dominicains. La France est un beau et grand pays. Dans les années 70, les avions reniflaient le pétrole enfoui à des kilomètres sous le sol grâce à un appendice nasal très sophistiqué. Auhourd'hui les pilotes français privés embarquent 650 de cocaine comme ça, à la-va-comme-j'te-pousse, ni vu ni connu, j'tembrouille et sans en renifler un chouia ? Allons, allons, nous ne somme que des hommes, même les pilotes de chez Blair-cocaine.
Charles Pasqua est mort depuis quelques heures et déja je me sens mieux, j'ai moins peur. Ce n'est pas que je sois un terroriste, non, je suis un mec normal et cependant atypique. Pour lui, ça fait de moi le plus dangereux des hommes.
Louis Armstrong and Louis Jordan. Deux noirs qui braillent ? Quoi ? Une émeute ?
Moi, j'aime le foot. Je trouve que c'est un beau sport qui mèle joliment exploit individuel et action collective. Il y faut du physique, de la stratégie et parfois, un peu de ce "génie" du sportif qui transcende le geste corporel et le transforme en perfection en mouvement. Par contre, tout ce qui est en dehors du cadre strict du sport football me révolte profondément : les joueurs surpayés, les supporters partisans jusqu'au meurtre, les commentateurs, l'importance que ce sport a dans la société, les clubs et leur marchandising et...les instances mondiales pétées de la thune de la corruption.
Blatter a démissionné hier de son poste de Président de la F.IF.A (Fédé du foot mondial)., justement à cause des "soupçons" de corruption qui pèse sur sa petite organisation mafieuse, et ça fait un peu plaisir quand même. Quelque part, le monde est bien fait. MAIS il était bien fait aussi AVANT que Blatter ne démissione et que le F.B.I ne mette son nez dans les vases de nuit des dirigeants du foot. Et si le dit F.B.I. a eu besoin d'une taupe pour mettre à jour un système de corruption bien rôdé, on s'aperçoit vite, en jetant un coup d'oeil sur quelques clichés et habitudes de vie de cette taupe, le faramineux Chuck Blazer, que l'argent qu'il palpait pour faire voter sa Fédération de foot (celle de la CONCACAF, la zone de l'Amérique du nord et des Antilles) pour l'attribution des différents Mondiaux aux pays hôtes (dont la France) n'a jamais été dans d'aussi bonnes mains - grassouillettes - que les siennes. Ce type sent l'argent sale a plein nez et, en même temps, respire la façon la plus odieuse et la plus naturelle de le dépenser, ce qui lui confère une effronterie qui a simplement annihilé toute idée de honte. Cet homme est le meurtrier souriant de la décence, et, franchement, avec ces 200 kilos et sa barbe de Père Noël, sans parler de son sourire Colgate universel, ça lui va comme un gant. Il a tellement la tête de l'emploi et il a si bien travaillé son rôle qu'il en devient hilarant, en crapule cynique et joviale cachée derrière un ballon de foot. Alors, quelques illustrations en couleur. Vous allez voir, c'est à ne pas croire. Nous pénétrons maintenant dans l'univers de Chuck Blazer, attachez vos ceintures !
Et une petite photo avec Bill Clinton. Qui est le Président ?
Moi, je vote pour celui du milieu, il a l'air en forme !
Et une petite photo avec Poutine.
Y'a pas, Vladimir est sous le charme !
Et une photo avec Miss Univers 2011. Le genre de personne qu'on croise tous les jours au métro Barbes-Rochechouart.
Il sourit mais faut pas lui en raconter, il sait tout AUSSI sur les élections de Miss Univers ! Attention ma petite, helter skelter !
Mais Chuck a d'autres cordes à son arc. Ainsi il est artiste amateur à ses heures perdues, et artiste conceptuel même ! Tous les matins il photographie ce qu'il voit par la fenêtre de l'endroit où il se trouve et compose les fameuses "Séries de chambres avec vue" que les collectionneurs d'Art les plus avisés commencent à s'arracher à prix d'or.
A Miami, quand il se lève, Chuck photographie la vue qu'il a de son palace. Tout simplement.
Facétieux comme Jeff Koons il ajoute cette légende pleine d'esprit corrosif" Comment sait-on qu'il fait mauvais temps à Miami ? Il n'y a personne autour de la piscine !"
Aux Bahamas, il modifie légèrement le cadrage mais le chiade quand même. Et de mettre ça sur Facebook pour parachever la démarche artistique anti-establishement
Comme on le voit Chuck Blazer était un homme occupé qui était sans arrêt parti par monts et par vaux pour promouvoir son sport ! On l'appellait "Mr 10%" car il se sucrait de ce pourcentage sur tous les contrats ou malettes qui lui passaient entre les mains. Alors, il est pas bien fait le monde ? A-t-on déja vu une preuve vivante, plus vivante, que l'abjection est une fontaine de jouvence pour qui sait s'y baigner jusqu'aux dents (pour garder du mordant) ? J'ajoute, pour ceux qui douteraient encore du bien-fondé de la vie rêvée de Chuck et, partant, de mon humour mal placé, que cet homme louait un appartement dans l'immeuble le plus cher de New-York pour y héberger ses chats ! Oui, Monsieur, ses chats ! Ah ! Ah !
Allez une dernière pour la route. Il pose là avec deux autres mafiosi en chef de la F.IF.A., Blatter et le très rigide Beckenbauer, dont on voit bien qu'il n'est pas là pour rigoler et que son plaisir est une affaire sérieuse mené à l'allemande. Blatter à encore la force de lever le pouce. Quelque temps plus tard, il jettera l'éponge sous l'opprobe de la foule changante massée autour de l'arène. Chuck, plus finaud, a dit "Okay" au F.B.I. Un sacré dribble pour quelqu'un qui ne voit pas le ballon si on lui met dans les pieds
Il était bon, Percy, bon comme la romaine, oui mais voilà, ça ne l'a pas empêché de mourir hier. Ce que c'est que de nous tout de même... Certes, son feeling "soul" était indéniable mais il fut malheureusement l'homme d'une seule chanson, "When a man loves a woman", qui fut un hit inter-galactique, un tube mondial qui prêtait assez bien le flanc aux reprises les plus aseptisées, aux envolées lyriques les plus propres sur elles, bref à la moulinette de l'easy-listening made in Germany. Tout ça ne manqua pas d'arriver (Michael Bolton, Helmut Lotti etc, etc...). Elle figure aussi en bonne place sur toutes les compilations des "indispensables" à faire écouter aux assemblées réjouies et sentimentales des fêtes de mariage. En France, Percy avait fait un duo un peu gênant de sa scie increvable avec Dorothée en 1993 sur TFone...
Bon, ce n'est pas dramatique (contrairement aux multiples films hollywoodiens qui utilisèrent le tire, dont certains sont gratinés) et, pour célébrer Sledge et, par la même occasion, le centenaire de la naissance de Billie Hollyday, je vais mettre ci-dessous la chanson de cette dernière "When a woman loves a man", histoire d'aller voir de l'autre coté du genre humain ce qui se passe quand ce satané Amour aveuglé opère. Bah, de toute façon, c'est Johnny Mercer qui a écrit les paroles parce que les femmes ne comprennent rien à l'Amour. Pour elles, enfin la plupart d'entre elles, l'Amour c'est écarter les cuisses en disant "Chéri, je suis fécondable." C'est là que Pépère devrait dire à Mémère d'aller se faire trombiner ailleurs plutôt que de s'embarquer dans des histoires de chiarres qui vont finir par coûter la peau des fesses, surtout au moment du divorce, inéluctable puisque possible.
Billie Hollyday : When a woman loves a man".
Corinne Le Poulain nous a quittés brusquement. Des émois anciens me reviennent en mémoire. C'était de l'Amour, je crois, en tube cathodique mais de l'Amour véritable. Impossible de trouver un truc décent sur Youtube pour lui rendre hommage, c'est-à-dire un truc où elle soit nue (Vous avez remarqué ? Les femmes adorent être nues devant des caméras.). Voilà, tout de même un extrait de la désopilante pièce de Boulevard anglaise "Canard à l'orange". Jean Poiret est à mourir de rire et Corinne le poulain dégage un magnétisme sexuel virulent. Ouh la la !
La musique populaire moderne peut prendre toutes sortes d'aspects, ironique et acidulée pour les Deerhoof, fol-dingue et poétique pour le Captain Beefheart et son Magic Band, technique et imposante pour King Crimson et arriver par là ou ailleurs à des productions étonnantes de subtilité et de complexité. On frôle là l'Art avec un grand A et même on a les deux pieds dedans, comme avec le grand frère Jazz par exemple, le tout grâce à des envolées d'improvisation lyrique envoûtantes, ou des performances Poético-rigolotte au sérieux second degré, voire des démonstrations de force fantaisistes. Les ambitions de la Pop ne datent pas d'hier et l'emportent loin au-delà de ses fondamentaux (Deux minutes trente secondes, couplet-refrain-pont. Le Bonheur.) dans des territoires inexplorés de musiques nouvelles qui n'ont plus grand-chose à voir avec les ritournelles plus ou moins propres qui font shaker les booties et saliver les bouches avides de baisers.
L'Art de la chanson est complexe et nécessite des savoir-faires qu'on ne peut finalement attribuer qu'aux vrais artistes, ambitieux et complets; la musique simplement et pleinement telle qu'on peut parfois l'entendre issue du terrain fertile de la tourbe primitive est directement de leur ressort.
Voyons ici quelques artistes aux prises avec leur Art.
Déjantés et amusants, les Deerhoof en concert. Un bain de jouvence.
Vaudou et âpre, le Captain Beefheart et son Magic Band. Fou.
Je mets cette autre petite vidéo du Captain car on y voit certaines de ses belles toiles (Il peignait en sus.)
Grinçant et parfait, King Crimson augmenté d'Adrian Belew. Attention, on voit Robert Fripp sourire. Ca peut troubler.
La voilà la "une" dont je rêve. Apparemment, personne ne l'a sortie. Par contre il y a pas mal de grandes phrases ronronnantes, peut-être à la hauteur de l’événement, je ne sais pas trop. Attention, j'ignore à peu près tout du logiciel avec lequel j'ai fait ça à l'arrache, alors, c'est un chouïa frustre ! M'enfin c'est un peu plus digne que les dessins (Je pense à celui de Zep en particulier dans Le Monde) qui montrent Cabu et consort arrivant au Paradis.... Allez, humour pas mort. Héneaurme. Limite. Bien dans le ton habituel, non ?
J'ai assisté tout à l'heure à un spectacle émouvant. Un papy de 70 ans et quelques tenait sur ses genoux son dernier petit-fils en date, un poupon de 4 mois. Tudieu, quelle vision ! C'était infernal et paradisiaque en même temps. Indécidable. Moi, je n'ai pas de famille ou si peu et je n'ai surtout pas de descendance, forcément tarée. Parfois je le regrette mais les malédictions sont très, très bien faites dans ce monde de fou, alors, ceinture, pas de mômes ! Je vais finir de mourir seul. Mais pas ce soir, je ne pense pas. Néanmoins, la Veillée de Noël peut vous tuer. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est marqué dans le manuel. En caractère gras comme une oie gavée avec des trucs pas clairs. Là, ce sont les Everly Brothers qui le chantent. Je dis à la prochaine à ceux qui vont survivre. Pour les autres, c'est pareil, je leur dis à bientôt, ça sera pas en même temps, c'est tout. Eh oui ! Je suis déjà à moitié mort. Pas vous ? Mais bande de cons, minables avortons, Zombie, c'est du dernier chic, très tendance. Seulement, je vous préviens, c'est pas rigolo du tout.
La presse écrite va mal, et c'est peu que de le dire. Il faut cependant constater que les éditeurs de presse font preuve d'un manque d'imagination et d'audace consternant. Il est nécessaire de s'adapter à ces temps de crise et de tourment et il est tout à fait possible de faire d'une certaine réponse à la morosité ambiante un véritable Art de vivre, "a way of life" comme disent les anglo-saxons. Je ne manque pas d'idées réjouissantes pour tout honnète homme, donnez-moi les moyens financiers et je vous ponds des succès de presse à la pelle. Ce qu'il faut c'est innover, ça veut dire recycler des trucs qui marchaient et les mettre au goût du jour. Ainsi je propose de créer un mensuel pour le public masculin qui s'appellerait "Bien-être et Calomnie" qui serait un croisement entre un magazine de charme à la "Playboy", un magazine de fitness et qui proposerait aussi des témoignages sur les bienfaits de la dénonciation de ses contemporains aux autorités compétentes ainsi que des aides efficaces pour franchir aisément le cap de la "mauvaise conscience" et s'épanouir ainsi pleinement dans cette société sans pitié de guerre de chacun contre tous. Carton assuré. Le complément idéal de ce canard serait un autre journal, toujours destiné au public masculin, dont j'ai l'idée au chaud et qui s'appellerait "Cuisine et Armes à feu". Ce serait un savant mélange de recettes de cuisine du terroir, de pages consacrées à la possession et à l'usage d'armes de tir plus ou moins puissantes et de l'agrément que l'on peut en retirer à tout âge de la vie et, bien sûr, d'un magazine de charme type "Playboy". Rien que de penser aux couvertures que l'on peut mitonner pour ces deux titres, entre des femmes aux multiples talents et des photos de descentes de police ou de tableaux de chasse dans un relais perdu en forêt, je me prends à saliver. Je ne suis pas plus bête qu'un autre et si ça marche sur moi, ça marchera sur d'autres, et plutôt deux fois qu'une. Et encore, ce ne sont là que deux idées parmi des dizaines, si cela vous intéresse et que vous avez quelques argent à investir dans des entreprises aussi jouissives que de salubrité publique, faites-moi signe, je suis ouvert à toutes sortes de propositions plus ou moins malhonnêtes.
Déja, dans les années Trente aux Etats-Unis, des films tentaient de décomplexer le citoyen moyen. "Scarface". Howard Hawks. Si vous aimez ces images, vous aimerez "ma" presse. Critique du film dans la section "Belettes et mitraillettes" du numéro 1 de "Cuisine et Armes à feu", bientôt dans les kiosques.