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samedi 22 février 2014

L'une chante, l'autre pas.

Antoinette Fouque est décédée. Comme je l'ai expliqué dans un post précédent, ça tombe, ça tombe. En hommage paradoxal, humoristique et néanmoins appuyé à cette promotrice du féminisme, dont l'échec laisse perplexe, à travers le M. L. F. (Mouvement de Libération de la Femme), je mets une petite chanson que Serge Gainsbourg a écrite pour Régine. Peut-être est-ce leur judéité qui a rapproché ces deux-là, peut-être le monde de la nuit parisienne ? Sûrement les deux....En tout cas, Gainsbourg n'a jamais cessé de lui composer des petites merveilles, comme cet inénarrable "Les femmes, ça fait pédé".

mardi 24 juillet 2012

Femmes, maintenant, c'est votre tour.

Nous venons de vivre cinq années épuisantes, cinq années marquées du sceau de la pire politique appliquée en France depuis Pétain et Laval, cinq années très importantes. La tyrannie exercée par Sarkozy sur les esprits et les corps a laissé des traces dont on peut penser qu'elles sont presque irréversibles. J'entends tyrannie au sens strict du mot, celui auquel Camus faisait référence en écrivant son "Caligula", la faculté de jouir de tous, tout le temps. Sarkozy a dit et fait tout et son contraire pendant cinq ans, il a occupé l'espace médiatique de toutes les manières possibles et imaginables et pas un jour ne s'est passé sans qu'il fasse la "Une" de tel ou tel quotidien ou journal télévisé. Il a une idéologie assez précise, celle des riches, ou plus exactement celle des nouveaux riches, issus des années 80, mais pour lui, l'important n'était pas de défendre ouvertement cette idéologie, ce qui comptait vraiment c'était d'exercer le pouvoir et de jouir à tout va de cet exercice du pouvoir, quitte à ce comporter comme un caïd de cour d'école. Et ainsi, tous les jours, il a aboyé, il a bavé, il s'est essuyé les pied et la bite sur tout le monde. En fait, il a incarné jusqu'à l'outrance la plus démente l'idéologie qu'il défend, celle des entrepreneurs, des D R H, des managers, des traders, celle de la dominance sans partage exhibée aux yeux de tous, celle de la réussite telle que l'a clairement défini son ami Séguéla, et ça, ça a tout changé dans les corps et les esprits soumis à ce matraquage pornographique d'exhibition de puissance. Certains, comme moi, ont fini par être dégoûtés, mais d'un dégoût réel, physique, ressenti et c'est éminemment problématique quant il s'agit de penser la politique de manière un tant soit peu rationnelle. L'élection de François Hollande m'a soulagé mais je regrette d'en être arrivé là A MON CORPS DEFENDANT, c'est à dire à mon corps se défendant de la jouissance que Sarkozy voulait en tirer. Mais les marques de la tyrannie sont profondes partout, et en particulier à droite. Encouragés par leur mentor, leur maître à jouir, par sa politique, mais surtout par sa façon de la "faire", nombreux sont ceux qui se sont laissés aller aux pires discours racistes, stigmatisants, xénophobes, antisémites, anti-jeunes, eux aussi guidés par le dégoût ou la fascination. Dégoût de problèmes trop compliqués et fascination pour des solutions simplistes, une voix nette et pure, celle du chef. Une parole s'est alors exprimée, libérée, répandue sans plus de complexe, qu'on croyait évanouie depuis Vichy, et qui n'était que refoulée. J'ai écouté autour de moi, des gens de tous les jours, des gens normaux, comme on dit, et pendant cinq ans, à de notables exceptions près, même à droite, j'ai entendu pis que pendre sur, dans l'ordre décroissant de quantité haineuse : les immigrés, les juifs, les jeunes, les fous. C'est parti et, pour eux, ça ne s'arrêtera pas là. Mais une nouvelle cible apparait depuis peu. Une cible assez habituelle des conservatismes de tous les pays mais qui, en France, me semblait pourtant définitivement éradiquée du stand de tir aux boucs émissaires. Je veux parler des femmes. Mme Eva Joly a été la première a en faire les frais, pendant la campagne électorale. N'a-t-on pas dit d'elle sur une radio nationale (RTL) que, je cite, "s'appeler Joly avec une tête pareille, c'est de la provocation" ? C'est ignoble. Mais voilà que Cécile Dufflot, Ministre de la République, se fait huer par les députés de droite de l'assemblée nationale parce qu'elle porte une robe à fleurs. Apparemment, ces Messieurs auraient été à la fois choqués et émoustillés par ce petit bout de tissu champêtre un peu trop campagnard et ancillaire pour ne pas être retroussé. Et aujourd'hui, Fleur Pellerin, Ministre de la République, vient de se voir signifier par un journaliste d'Europe 1 qu'elle avait été nommée à son poste "parce qu'elle appartenait à une minorité ethnique et qu'elle était belle". Voilà, c'est parti pour vous, et ça ne s'arrêtera pas là. Attention, Mesdames, vous allez être sans arrêt ramenées à ce qui vous a unilatéralement défini depuis des millénaires, et dont vous vous étiez émancipé de haute lutte, votre corps et ses fonctions, sexuelles et maternelles. Pour beaucoup, les arabes et les juifs sont des créatures que l'on peut assujettir sans déchoir, tout au contraire. Les jeunes doivent obéir et les fous être enfermés. Et bien, pour beaucoup, une femme se doit d'abord d'être belle et de se taire. Il est vrai que ce modèle de "cocotte" est plus courant qu'on ne pense et qu'il s'est affiché tout naturellement aux cotés de Sarkozy le parvenu, en la personne de la régulière Carla (je la cite pour mémoire : " Si j'épouse quelqu'un, ce sera un homme de pouvoir." )et de la favorite Rachida que les hommes et femmes politiques de gauche ont eu l'élégance (ou la bêtise) d'épargner. Je n'ai pas cette pudeur et j'appelle une cocotte une cocotte, comme j'appelle une femme une femme, ce qui, pour moi, n'est pas du tout la même chose. Mais si je fais encore certains distinguos de base, d'autres ne les font déjà plus et, pour eux, une femme, c'est seulement un beau minois juché sur un beau corps dont on jouit et qu'on engrosse (cf Carla encore une fois). Je ne suis pourtant pas un modèle de subtilité, alors Mesdames, je le répète, faites gaffe, faites attention, défendez-vous parce que là, c'est votre tour. Ça peut paraître abstrait, lointain, mais sachez bien que le jour où la droite aura eu la peau d'Audrey Pulvar, elle ne sera pas loin d'avoir la vôtre.

jeudi 19 avril 2012

Adopteuncon@philoàdeuxcentimes.fr

Il en sera fini du sexisme dans ce pays quand les sites de rencontre sur Internet seront aussi payants pour les femmes. Vu les schémas stupides qui encombrent les psychés masculines et féminines, c'est pas demain la veille. On peut toujours parler d'aliénation, moi je dis bêtise. De toute façon, que ce soit l'une ou l'autre chacun a, au moins dans sa vie, l'occasion de se remettre en cause, de penser à ce qu'il fait ici-bas, et de se départir de sa folie ou de sa connerie. Y arriver est un autre problème, mais c'est déjà un problème et c'est bon, les problèmes. Personne ne veut plus de problèmes, personne ne veut plus "se prendre la tête", personne n'ose plus penser, maintenant la Vie se doit d'être une partie de plaisir soumise à notre bon vouloir. C'est inverser les choses, les causes et les conséquences, et encore, jamais complétement. Je dirais presque que notre race est maudite, comme le disait jadis Fritz Lang. Oui mais voilà,je m'y connais suffisamment en malédiction pour dire avec certitude qu'elle n'existe pas, même si la certitude qu'elle existe, et toutes les autres certitudes essentialistes de ce genre nous rassurent comme font des bébés les seins des mères. Nous manquons, nous manquons tout, irrésistiblement, fort heureusement, et ceux qui prétendent à la réussite et à une recette infaillible pour y accéder sont de piètres menteurs et des humains de pauvre valeur, aussi matériellement riches et intellectuellement sécures soient-ils.
La vertu est toujours sur le fil du rasoir. C'est là qu'il faut être, en alerte. Être alerte. la Vie est mouvement, élan sans repères éternels. A nous de planter des balises qui ne seront valables que pour ceux qui n'ont pas renoncer au chamboulements, aux surprises, aux déflagrations qu'elles nous présente à chaque pas et qui changent ces balises, les déplacent. Qui est prêt ? Pas grand-monde. Qui sait quoi faire ? Les Anciens, pas nous ; il faut donc être attentifs à leur expérience. Qui veut y aller ? Tout le monde. D'accord, mais alors pourquoi autant déconner ? Oui, Pourquoi ? Le mur est juste en-dessous : "Problems". On se le prend, on se relève, on étudie un peu la configuration du terrain vague et on repart. Point. Barre.

jeudi 12 janvier 2012

Des Femmes et des Hommes en France et ailleurs......

Quel est le pays où l'on aime le mieux les femmes ? L'Angleterre voit parfois l'homosexualité généralement dominante bousculée par des reines vierges ou des dames de fer mais l'hétérosexualité est avant tout l'apanage des servantes et des garçons de ferme. Kate Moss représente assez bien l'idéal féminin transgenre et garçonnier des anglais. En Allemagne, ou dans les pays d'obédience germaniques l'affirmation de la puissance masculine sait à quel point elle repose sur les hanches des femmes, percheronnes infatigables et reproductrices fertiles et serviles, transfigurées au XXième siècle en femmes de têtes et bêtes de sexe, dans une évolution normale et inévitable qui fait jouer aux germains la pièce du maître et de l'esclave depuis le début, et maintenant dans sa version Sado-Maso sexuellement la plus débridée et la plus assumée. Dans les pays scandinaves, les rapports entre les deux sexes ont longtemps été marqués du sceau d'une culpabilité pénible pour les deux, faisant des femmes des hystériques confinées et des hommes des hystériques tyranniques. Les deux sexes maintenant égaux cohabitent dans un agrément de gentlemen et gentlewomen ou tout, ou presque, est permis, à condition de s'essuyer les pieds sur le paillasson avant d'entrer. Un ennui affable et désespérant règne et le taux de suicide dans ces pays est le plus fort d'Europe. Les pays latins et méditerranéens dans leur ensemble ont bien du mal a jugulé un matriarcat rampant et tout-puissant par des interdits barbares et des rites machistes. Ce sont les pays où la relation homme/femme est la plus régressive et dangereuse pour les deux sexes. La défiance et la fascination y régissent des rapports agressifs où une sexualité infantile le dispute à une ségrégation radicale comme solutions à la "guerre des sexes" dont je dirais qu'elles existe seulement dans ces pays-là, incapables d'élaborer une pensée quelconque sur la différence des sexes. S'il n'y avait eu le communisme, les pays de l'Est de l'Europe aurait pu voir se développer une sorte de femmes fortes et partenaires d'élection de hommes ; pensantes et désirantes, libres, en un mot, dont on trouve des exemples à foison dans la littérature, la musique, les arts de ces pays-là, au début du XXième siècle. Il n'en a rien été et les beautés de ces pays, ont fini esclaves sexuels vidéo des  européens occidentaux décadents, sous des pseudo américains. Elles auraient pu échapper tout à fait à Freud, Marx a eu leurs peaux. En Amérique les femmes n'ont jamais été émancipées, passant en 50 ans du statut de matrone de ligue de Morale, et de putain de bordel à cow-boys à ce modèle hégémonique, unique et débilitant dont Marylin Monroe fut la représentante  la plus achevée (la pire) : la femme-enfant. Je laisse de coté l'Asie pour des raisons multiples en indiquant l'Inde comme pays fer de lance de l'Amour des femmes et le Japon comme des iles peuplées d'extra-terrestres, maîtres des images et des symboles jusqu'au dégoût de toute tentative d'expression un rien détendue. C'est donc en France que les femmes sont le mieux aimées. Depuis la Renaissance, et même bien avant, ce pays vit une histoire d'amour intense avec ses femmes, il les honore, les révère, leurs coupe le cou ou les cheveux mais toujours il les aime. je veux dire par là que les hommes et les femmes de ce pays se parlent avant tout d'Amour. Il n'y a nulle part ailleurs d'exemple équivalent à la brûlante Marie de France, à la savante Marguerite de Navarre ; ni aux vers délicieux des grand amoureux qu'étaient Ronsard et Scèves ; ni aux échanges d'Amour sensuels et extatiques d'Héloïse et Abélard. D'ailleurs le Savoir et les femmes ont toujours eu partie liée en France et la Révolution Française est le fruit des salons tenus par quelques femmes érudites, quelques décennies plus tôt. En général, l'éducation des jeunes femmes est un question majeure et constante en France. Les hommes y sentent bien que le Savoir et leur puissance ne leur seraient d'aucune utilité, s'ils ne peuvent en faire don et partage à leurs partenaires du sexe opposé. Si cette préoccupation n'avait pas été telle, jamais nous n'aurions eu Louise Labé,  Mme de Sévigné,  Mme de Lafayette,  Mme du Chatelet,  Charlotte Corday,  Mme de Staël,  Georges Sand,  Juliette Drouet, Sarah Bernard, Berthe Morisot,  Marie Curie,  j'en passe évidemment, et des milliers. Il y a dans la littérature française les portraits de femmes les plus divers, de "l'Astrée" d'Honoré d'Urfé, à "Madame Bovary" en passant par "Manon Lescaut". Ces femmes singulières dessinent à leurs manières le plus beau, le plus exhaustif, le plus admiratif des tableaux de la Femme dans tous ses états, sous toutes ses facettes, dans tous ses possibles, dans ses différences irréductibles. Aucun des auteurs - homme ou femme - peignant ce motif qui n'ait cherché à connaître, qui n'ait connu, aimé les femmes ; ils savent trop l'importance et la place des femmes dans la société et le cœur des hommes pour en oublier la secrète et souveraine importance ; et qui doit d'être traitée comme telle, si un groupe d'homme et de femmes aspire, entre eux, à une instable harmonie et à un respect de la place mouvante de chacun. Et, par exemple, il aura fallu l'éducation sévère d'un pensionnat, l'Amour d'une mère et d'un père dévoués l'un à l'autre, et à leur progéniture, tous ces soins apportés aux jeunes femmes pour qu'éclose, encore inégalée, une Colette ; libre, si vive d'esprit et de corps, si experte (et pas comptable de ses émotions et de ses sentiments) des secrets des psychés amantes des hommes et des femmes. En sorte qu'il n'est pas étonnant que Casanova, après avoir parcouru l'Europe et aimé les femmes à satiété, se soit décidé à écrire ses mémoires, si précieuses aux hommes comme aux femmes, en français, car en France il n'est question que d'Amour entre les hommes et les femme, dans toutes ses dimensions ; spirituelle, sentimentale, physique, psychique etc, etc et ce depuis des siècles. Mais pour combien de temps encore ? Ca dépendra de la capacité des Français a résister et à ne pas céder sur ce terrain du sentiment liant les deux sexes. Et on peut parier gros là-dessus. Très gros.
Résumé en son et images ci-dessous.


Du Bellay, Homme féminin amoureux des femmes, s'y était mis aussi.

Yvette Guilbert. Freud l'adorait.