L'autre jour, j'ai assisté à un récital de mélodies françaises de Patricia Petitbon, une soprane rigolotte qui a le vent en poupe en ce moment en France. "C'était délicieux !", comme ont du s'esclamer certaines dames de la bourgeoisie rennaise un peu fantasques. C'est vrai que la rousse flamboyante, comme on dit, a un talent certain pour la comédie et presque le one-woman-show, si elle n'était accompagnée par une pianiste et un percussioniste qui d'ailleurs lui servent de camarade de jeux, jeux assez comiques tout compte fait, même si un peu courts quand même. Elle pourrait se lâcher un peu plus et bousculer les conventions du petit monde du classique. Après tout, au Chat Noir, à la belle époque, les chansons en ont vu d'autres, sous les regards de Maurice Rollinat, Alphonse Allais et autre Jean Richepin, et ces belles têtes de poètes, toutes un peu folles, ne regardaient pas à la dépense quand il s'agissait de loufoqueries. Mais ne soyons pas tatillons et prenons avec allégresse les petits moment de grâçounette que nous procure Mademoiselle Petitbon. Toutefois, quelque chose me titille, m'irrite et ce n'est pas une broutille. On ne comprend pas tout des paroles des chansons qu'elle entonne et parfois même, on ne comprend rien. C'est quand même très dommage pour une chanteuse française de chanter en français moins bien que, mettons, Barbara Hendricks, qui est américaine. Loin de moi, l'idée de sombrer à tout prix dans le "C'était mieux avant !" mais quand on écoute Régine Crespin, pour prendre un exemple pas innocent du tout, et qu'on la compare à Patricia Petitbon, on voit toute la différence qu'il y a entre une honnète soprano et une cantatrice de génie. Est-ce le don ? Est-ce le travail ? La Grâce ?. Je ne sais pas mais Mademoiselle Petitbon(d) a encore pas mal d'enjambées longues à faire pour arriver à cette évidence-là.
Régine Crespin chante Fauré sur un texte de Raymond Bussine : "Après un rêve".
Et bing ! "Clair de lune" de Paul Verlaine, mis en musique par Fauré. Crespin toujours. Le texte est incroyablement chiadé, c'est miracle que l'on comprenne ce qu'elle chante !
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jeudi 13 novembre 2014
Patricia Petitbon à petit bonds.
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samedi 8 novembre 2014
Debussy et moi : même combat.
Deux petites perles pour nous. D'abord, Régine Crespin chantant "Shéhérazade" de Maurice Ravel sous la direction de l'indispensable Ernest Ansermet en 1963. Ravel a composé cela en 1904 sur des vers de Tristan Klingsor, membre du fameux groupe des Apaches à la Belle Epoque. L'hallucinant de la chose est que Klingsor est mort au Mans en 1966 à 92 ans alors que j'y étais né en 1964. Cela me chamboule de savoir que j'ai vécu dans la même ville (oh, si peu) que quelqu'un qui fit la claque pour défendre "Pélléas et Mélisande" de Debussy lors de sa première à Paris en 1902.
Debussy encore. Il est avec Richard Strauss une des influences majeures du compositeur italien Ottorino Respighi qui composa ce "Il tramonto" ("Le coucher de soleil") ou se mèlent les cordes d'un quator et celles, toute vocales, d'une mezzo-soprano, ici, la croate Sena Jurinac. C'est magnifique de liberté, de nonchalance et néanmoins précis, ça respire on ne peut mieux. Et pourtant une mélancolie peut nous saisir. D'où vient-elle ? C'est le soir.
Allez donc ecouter les oeuvres en entier au lieu de vous curer le nez.
Debussy encore. Il est avec Richard Strauss une des influences majeures du compositeur italien Ottorino Respighi qui composa ce "Il tramonto" ("Le coucher de soleil") ou se mèlent les cordes d'un quator et celles, toute vocales, d'une mezzo-soprano, ici, la croate Sena Jurinac. C'est magnifique de liberté, de nonchalance et néanmoins précis, ça respire on ne peut mieux. Et pourtant une mélancolie peut nous saisir. D'où vient-elle ? C'est le soir.
Allez donc ecouter les oeuvres en entier au lieu de vous curer le nez.
samedi 21 avril 2012
Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville
LET IT RAIN !
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jeudi 5 avril 2012
Pleurer doucement avec Claudio Arrau.
Ce n'est peut-être pas la meilleure interprétation de "Clair de Lune"de Debussy. Je ne sais pas. En tout cas, elle est unique. Claudio Arrau ne "sonne" comme personne d'autre. Sa maîtrise des contrastes, son approche anti-sentimentaliste font que tout le lyrisme en demi-teinte de ce chef-d’œuvre, l'intention exigeante d'un auteur qui ne fut jamais mièvre apparaissent plus clairement et finalement de manière plus sensible. Arrau ne nous berce pas, ne nous charme pas, il donne à entendre toutes les "couleurs" du morceau, toute sa composition vaste et menue, mélancolique et maîtrisée, sans nous emberlificoter dans du larmoyant, du pathétique de mauvais aloi. Les grand interprètes ne sacrifient pas à des tics ou à une manière, ils ont une vision et ne prennent jamais le public pour une bande de bœufs. Ils entr'ouvrent la porte. Rentre qui veut. Claudio Arrau était clair et précis Il n'était jamais aride. Tel est son "Clair de Lune". Une pensée pour lui. Un remerciement.
samedi 3 mars 2012
Tu voulais savoir ?
C'est la même
mélancolie
qui des quartiers
profonds
du cœur et de l'âme
venue
nous
lie
Les roses étaient toutes rouges,
Et les lierres étaient tout noirs.
Chère, pour peu que tu te bouges,
Renaissent tous mes désespoirs.
Le ciel était trop bleu, trop tendre
La mer trop verte et l'air trop doux.
Je crains toujours,- ce qu'est d'attendre!
Quelque fuite atroce de vous.
Du houx à la feuille vernie
Et du luisant buis je suis las,
Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas!
French pop beauty. The girl or the song ? Both.
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ca dure toujours
On s'en souvient.
On se dit qu'à vingt ans
On est les rois du monde
Et qu'éternellement
Il y aura dans nos yeux
Tout le ciel bleu
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
Ca vous met au coeur
Beaucoup de chaleur
Et de bonheur.
Un beau jour c'est l'amour
Et le coeur bat plus vite
Car la vie suit son cours
Et l'on est tout heureux
D'être amoureux.
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ca dure toujours
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
mélancolie
qui des quartiers
profonds
du cœur et de l'âme
venue
nous
lie
Les roses étaient toutes rouges,
Et les lierres étaient tout noirs.
Chère, pour peu que tu te bouges,
Renaissent tous mes désespoirs.
Le ciel était trop bleu, trop tendre
La mer trop verte et l'air trop doux.
Je crains toujours,- ce qu'est d'attendre!
Quelque fuite atroce de vous.
Du houx à la feuille vernie
Et du luisant buis je suis las,
Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas!
French pop beauty. The girl or the song ? Both.
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ca dure toujours
On s'en souvient.
On se dit qu'à vingt ans
On est les rois du monde
Et qu'éternellement
Il y aura dans nos yeux
Tout le ciel bleu
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
Ca vous met au coeur
Beaucoup de chaleur
Et de bonheur.
Un beau jour c'est l'amour
Et le coeur bat plus vite
Car la vie suit son cours
Et l'on est tout heureux
D'être amoureux.
C'est le temps de l'amour
Le temps des copains
et de l'aventure
Quand le temps va et vient
On ne pense à rien
Malgré ses blessures
Car le temps de l'amour
C'est long et c'est court
Ca dure toujours
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
On s'en souvient
jeudi 12 janvier 2012
Une mise de plus sur la Gaieté et l'Amour
Charles Ives est un compositeur américain a l'image de son pays. Énorme (BIG), il a l'humour dévastateur et iconoclaste d'un tribun du peuple, la mélancolie à l'aune des grands espaces, déferlante et sans fin, jusqu'à ce que sa puissance finisse en auto-dérision à force de ne rien trouver pour l'endiguer et l'exercer. Il est l'équivalent de John Ford pour la musique "classique". Voici des variations sur le "God bless America" qui sont d'un humour ravageur, d'une fantaisie inaliénable et qui nécessitent des esprits et des oreilles grandes ouvertes et alertes sur cet éclat de rire bien portant qui n'est possible que là-bas et que l'on retrouve dans nombre de films et chez les comiques américains. Comme eux Charles Ives parle sur tous les tons d'une Nation à l'ensemble de ceux qui la forment. C'est une position qui pourrait être mégalomane si la dite Nation n'avait pas générer en ces meilleurs membres un solide "Esprit" ' d'appartenance solennel et dérisoire tout à la fois. Voici, la bonne humeur et la saine ironie de Charles Ives.
Parlons d'Amour en quelques secondes. Gabriel Fauré aima les femmes d'un amour constant et confiant. Il aimait leurs corps, leurs mystères, leurs voix, leurs manières. Il y a chez lui une mâle assurance et une acceptation joviale des différences intrinsèques qui définissent les sexes et font tout le charme de leurs différent rapports. la majeure partie de ces œuvres sont dédiées à des femmes. Voici un morceau simple et limpide, loin du romantisme allemand, ou on peut entendre à son meilleur les charmes de ce qu'on appelle "La mélodie française". Elle vaut bien les Lieder germaniques.
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Parlons d'Amour en quelques secondes. Gabriel Fauré aima les femmes d'un amour constant et confiant. Il aimait leurs corps, leurs mystères, leurs voix, leurs manières. Il y a chez lui une mâle assurance et une acceptation joviale des différences intrinsèques qui définissent les sexes et font tout le charme de leurs différent rapports. la majeure partie de ces œuvres sont dédiées à des femmes. Voici un morceau simple et limpide, loin du romantisme allemand, ou on peut entendre à son meilleur les charmes de ce qu'on appelle "La mélodie française". Elle vaut bien les Lieder germaniques.
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