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lundi 12 novembre 2018

Les Beatles jusqu'à la mort et après.

Les Esher demos viennent de sortir officiellement à l'occasion de la parution d'un coffret célébrant le cinquantième anniversaire du "White album" des Beatles, sorti en 1968. Elles tendraient à battre en brèche l'idée que le "Blanc"a été enregistré par des musiciens qui ne se parlaient quasiment plus, tous à couteaux tirés les uns avec les autres. Elles ont été faites à la coule chez George Harrison, à Esher, et les Beatles ont l'air tranquilles, sereins. C'est pareils pour les inédits studio, en particulier les jam-sessions captés à Abbey Road et qui les montrent riants, détendus et géniaux. Le travail de remixage effectués par Gilles Martin, le fils de George Martin qui enregistra l'album à l'époque est tout simplement remarquable et on peut enfin écouter les titres avec une bonne stéréo, qui se rapproche de celle du vinyle. Le mix inédit des deux guitares de "Révolution" et de la batterie primaire de Ringo est formidable, je l'ai écouté les yeux fermés, quasi en transe. Purée! Tout est d'un niveau exceptionnel, et vaut l'achat ou l'abonnement.
Et pourtant alors que tout semble baigner dans l'huile, quelques années plus tard, John Lennon enregistrera ce titre magnifique et acerbe destiné à Paul Mc Cartney où il se demandait comment son ex-complice dormait la nuit. Dans la chanson, il le traite carrément de "con". Harrison est là, Klaus Voorman aussi, fidèle depuis la période allemande, et Nicky Hopkin,s qui assure le clavier avant de se retrouver à Nellcot, en France à enregistrer "Exile on main street" avec les Stones.
Lennon dira plus tard qu'il peut très bien avoir eu cette colère contre Paul et que ça ne signifiait rien de profond.
Quand Lennon fut tué et que Yoko en avertit Mc Cartney, celui-ci lui demanda ce que John disait à son propos. Yoko lui répondit que John ne cessait de dire qu'il était son frère. Rasséréné, Paul raccrocha et alla affronter les caméras. A la télé, il apparut froid. Qu'importaient les médias, il savait ce qu'il voulait savoir.
Moi, je ne sais pas à quel point ces deux-là se sont aimés et haïs. Je sais qu'ils étaient géniaux ensemble (que celui qui reste l'est encore). Alors, je suppute, je m'interroge et mes questions n'auront jamais de réponses, des bribes peut-être, le reste est dans les limbes. Qu'importe au fond, je chicane; la musique est là, intacte, merveilleuse, profonde à l’extrême.
Je vomis tous les jours l'assassin de Lennon et je me demande pourquoi personne ne veut tirer sur Pascal Dusapin ou Philippe Sollers ? Pourquoi ? Le Star-système est bien fait et ils n'en valent tout simplement pas la peine. C'est pas "pas assez connus", ils sont ultra-connus, c'est simplement pas assez bons pour qu'on prenne le temps de délirer sur eux. Pas assez vitaux pour personne.
Du vital, donc : John Lennon ; "How do you sleep ? "

mercredi 1 août 2018

La preuve par la femme.

Normalement il ne faudrait pas parler des nanas comme ça, m'enfin comme elles se considèrent pour la plupart elles-mêmes comme des trophées à remporter (aux "meilleurs" celles qui "valent" le plus c'est à dire les plus belles, et si elles ont deux ou trois neurones en sus, on ne dira pas non), donc,
pour parler (encore) des Stones et des Beatles et de la supériorité incroyable des seconds sur les premiers, il suffit de regarder leurs nanas et de les comparer. Comme ça, à vue de nez, les sex-symbols, c'est les Stones avec leur aura méphitique et leurs manières vicieuses, donc ils vont avoir les plus belles et les plus bandantes bandantes.
C'est faux, d'abord les numéro uno des Stars des pisseuses déchainées qui crachent leur poumons pendant les concerts c'est les Beatles. Les autres ont raccroché les wagons et embrayé mais les cris et les hurlements des filles ont cessé pour les Beatles simplement parce qu'ils ont arrêté de donner des concerts. Les Beatles étaient des sex-symbols aussi vifs que les Stones.
Ensuite si on compare leurs gonzesses dans les sixties, période où les deux groupes turbinaient à fond au même moment, et bien les femmes des Beatles sont infiniment plus sexy, plus intelligentes, plus belles, et pour moi plus attirantes que celles des Stones. Pendant que Richards se farcissait la satanique et ennuyeuse Anita Pallenberg, une petite arriviste de la fesse qui sucera à peu près tout le monde dans le business (une salope, quoi), et que Jagger jouait à délater la poupée candide Marianne Faithfull en bon pervers narcissique qu'il est, Paul McCartney passait des années vertes, amères et tumultueuses avec Jane Asher, actrice, modèle et véritable icône britannique sixties (avec Twiggy, Jean Shrimpton et quelques autres dont Patti Boyd)  mondialement connue pour être une émanation excitante du Swinging London, et George Harrison sortait avec un des trois ou quatre mannequins les mieux payés d'Angleterre, la délicieuse Patti Boyd; quant à lui John Lennon sortait tout simplement avec une des artistes conceptuelles les plus reconnues du monde, Yoko Ono, qu'il faut réhabiliter tant elle a rendu John heureux et a fait avec lui un boulot important.
Toutes ces femmes ont été des muses pour ces artistes et on pourrait comparer les chansons inspirées à nos rockers au coeur lourd que l'on arriverait à la même conclusion : celles des Beatles sont meilleures que celles des Stones.
Tout ça est subjectif me direz-vous ? Oui, en grande partie. N'empêche, quand on considère l'héritage laissé par ces femmes il y a une sévère différence et les stoniennes ne tiennent pas la route face aux beatlesiennes. Exemples :
Patti Boyd, magnétique et magnifique, qui est devenue plus tard photographe et muse de Clapton (on pourrait écouter "Wonderful tonight"de celui-ci, qui est déchirante). Et bien c'est un rêve sur patte Patti Boyd et elle incite aussi bien au coït qu'à l'amour et à la rêverie délicate. Un petit clip pour s'en convaincre. Je la trouve plus belle et plus inspirante que Pallenberg et Faithfull. Cent fois.

Jane Asher dans un extrait de "Deep end" de l'exilé Jerzy Skolimoswki (C'est lui le bon cinéaste polonais passé à l'ouest et pas Polansky). Elle est juste. C'est pas évident pour une aussi jeune femme.

Un petit clip avec des images de Jane Asher.

lundi 15 février 2016

Quatrième round.

Top 14, quatrième journée.
Le Twist ? Quel rapport avec le Rock n' Roll me demanderez-vous ? Et bien, les vrais Rockers, les durs, les allumés du rythme et du son qui rendent bizarre peuvent prendre n'importe quelle invention marketing créée pour faire acheter du vinyl aux petits jeunes, en l'occurence le Twist, danse proprette sur elle effectuée sous le regard approbateur des parents, et la transformer en bombe à faire péter la sono et déchainer les hormones des mêmes petits jeunes, dont on n'avait pas assez remarqués qu'ils étaient maintenant en âge de se reproduire et, pour se faire, qu'ils ressentaient un grand besoin de fornication qui ne demandait qu'à s'exprimer loin du regard désapprobateur de ces mêmes putain de parents ! Le Rock, on l'a dans le sang ou pas, qu'on appelle ça Rythm and Blues, Boogaloo, Mambo, Soul, Madison, Funk et même, Twist. Ca fait frémir les poils du dos et dresser les cheveux sur la tête, bander les mecs et mouiller les gonzesses. C'est un truc pas très futé, archaïque, un appel à la danse et à la baise mais pour faire ce truc idiot convenablement, il faut des génies. En voici cinq. D'un coté, l'immense chanteur noir politiquement douteux (pour les blancs) et sex-symbol, Sam Cooke, et de l'autre, quatre gaziers blancs frustrés à mort et ne le supportant plus du tout, les Beatles. Sam Cooke est mort buté on ne sait par qui et pourquoi avant de tout faire sauter, comme par hasard. Les Beatles le feront et changeront le cours de l'Histoire à jamais. "Comment?  quoi ? disent les petits sociologistes et les petits philosophistes,"Changer le cours de l'Histoire ?" c'est n'importe quoi !" C'est vous qui êtes de navrants impuissants les gars, je persiste et je signe, et accessoirement, je bande. "Bander, tout est là !", disait Gustave Flaubert. Un vrai Rocker, lui. Punk devant l'Eternel, Eternel transformé en perroquet (lire "Un coeur simple").

vendredi 12 février 2016

Troisième round.

Pour ce troisième envoi de mon Top 13 + ou -, je vais laisser tomber les fous furieux et convoquer les raffinés, les sensibles, les émotifs. Attention ! Faiblards s'abstenir ! Dans le monde impitoyable du Rock, on pleure peut-être mais jusqu'au single suivant, pas plus. Alors... : "Coco, vas pas t'emberlificoter les pieds dans le mélo maudit, moi, faut que je paye ma Rolls et mes impôts ! - Oui, Boss. - Ah, brave garçon !."
C'est le petit jeu du Rock, n' Roll, chacun veut sa part du gâteau et, si possible, une plus grosse que celle du voisin qui croque néanmoins dans le même cake, et bien souvent ce ne sont pas les créateurs qui bénéficient des fruits sonnants et trébuchants de leur talent. Prenons Smokey Robinson, par exemple. Il était interprète et compositeur mais ce n'est pas lui qui décrochait la timbale quand il faisait un hit comme "Tears of a clown", non, c'était son boss à la Tamla Motown (sa maison de disque), Berry Gordy. Les larmes sont amères, Smokey avait toutes sortes de raisons de le savoir, y compris pécuniaires. Ce qui me laisse pantois là-dedans, en dehors du morceau lui même qui est d'une musicalité extrème c'est la référence à la culture classique et, en particulier à Verdi. Je cite : "Juste like Pagliasse did, I kept my sadness hid...". Je me demande quel était le pourcentage d'auditeurs capable de comprendre cette phrase à l'époque. Et maintenant ?
Bon, oubliez ce que je viens de dire pour les Beatles. Oh, ils se sont faits entuber comme tout le monde ! Mais ils sont devenus tellement énormes et rapportaient tellement de pognon que lorsqu'ils ont dit "On veut jusqu'au dernier pence de ce que vous nous devez légalement, sinon... !", personne n'a mouffeté chez EMI et ils ont aligné la monnaie. Ca été le début des emmerdes pour les maisons de disques et, à un moment donné, même Berry Gordy a du refiler du flouze honnête à Smokey. Il vaut mieux avoir un boulet au pied que plus de jambes du tout... Après ça, les artistes ont commencé à fonder leurs boites de disques. Ca aurait pu être la fin des haricots pour EMI, Tamla, Polydor et compagnie, l'émancipation, la liberté totale de création pour les artistes mais c'est tellement compliqué à gérer, une boite, que nos braves rockers sont retournés d'eux-mêmes dans le giron des grands argentiers du show-business. Free and easy !
Des Beatles, j'en met une (presque) au hasard. Tout est génial.
Smokey Robinson and the Miracles : "Tears of a clown" (ah, les voix de velours des mastards en costard...)

Une version a cappella de "And your bird can sing". On ne trouve presque rien des versions originales des morceaux des Beatles à partager sur Youtube. Les gardes-chiourmes de la poule aux oeufs d'or veillent. Alors, débrouillez-vous, allez-voir par vous-mêmes.

dimanche 4 janvier 2015

In the beginning : The Beatles

Je mets ça, c'est pour les fans des Beatles comme moi. M'enfin, ça demeure quand même accessible à nombre de personnes. Un truc charmant qu'ils (je sais pas qui c'est au juste "ils") devrait généraliser à l'ensemble de la discographie du groupe, histoire qu'on comprenne un peu mieux COMMENT ça se fait que ça "sonne" comme ça; c'est à dire incroyablement bien pour un enregistrement fait sur un magnétophone quatre pistes (de nos jours, on en est à plus de cent). Donc là, chaque piste est jouée séparément et puis on entends le mix final après. C'est à la limite de la magie, en fait c'est un travail d'orfèvre. Pour cet album, "Sergent Peper's Lonely Hearts Club Band", tout le monde s'est mis sur son 31. L'époque était aux bonnes vibrations d'amour libre et de paix, les fringues étaient VRAIMENT classe, George Martin savait ce qu'il faisait de A à Z, sous la férule de John, Paul George et Ringo, même l'énervé Lennon semblait radouci. Résultat, un truc imbattable "l'Album" avec "A" majuscule de ces années-là, un fleuve presque narratif et hallucinogène de musique idyllique d'intelligence et de beauté, ici réduit à quatre pistes pour qu'on puisse bien voir ce qui se passe au plus près de la marmite dans laquelle le ragoût a mijoté. Et c'est simplement passionnant. Allez sur Youtube et tapez "Deconstructing Beatles" il y en a pas mal des comme ça, moins l'infernal design visuel vintage au poil.

lundi 13 octobre 2014

La liste de Coupé

On peut jouer à des jeux idiots. Faire des listes, par exemple. Avec un numéro un, un numéro deux... Les Anglais sont très forts pour ça. Régulièrement, dans leur presse spécialisée, ils font des listes des meilleurs albums Rock de tous les temps, et régulièrement, par bêtise ou masochisme, ils couronnent le "Pet Sounds" des Beach Boys, alors qu'ils ont mieux sous la main. S'il fallait que j'en fasse une de liste (par esprit moutonnier, par anglomanie, par dépit), je mettrais des titres, pas des albums. Un titre, c'est volatile, on change avec, on en change tous les jours, il n'y a pas de dommage. On a l'air moins con au classement suivant. Evidemment ça se jouerait entre les deux monstres de Liverpool avec Dylan en arbitre. Il y aurait ça :

Et ça :

Et enfin, dans la dernière ligne droite, l'"underdog" frenchie coifferait tout le monde au poteau avec une ritournelle si mineure qu'elle en retournerait l'âme de tous les fans des deux cadors cités ci-dessus.
"Que ce soit les Beatles ou Donovan
Un beau jour quelqu'un t'aurait pris ta femme
C'est arrivé le premier jour
T'auras pas trop de bobos coté amour..."

jeudi 16 janvier 2014

Histoires de familles.

Moi, je suis comme mes frères, un mordu, un fan des Beatles. Alors ça, ça me rend heureux. Voilà ; dans la vidéo ci-dessous, George Martin, son fils Gilles et Dhani Harrison, le fils de George Harrison, exhument un solo perdu de celui-ci, enregistré à l'époque pour "Here comes the sun", morceau tiré d'"Abbey Road". C'est émoustillant ce son de gratte du guitariste pastoral qui sort tout droit du passé et renaît à nos oreilles avides du moindre chuchotis vintage des Beatles, et c'est émouvant aussi. C'est émouvant de voir Gilles Martin, aussi classe que son père, le guider à travers les sons qu'il entend désormais à peine. C'est émouvant de voir Dhani Harrison excité comme une puce, qui découvre un petit mot, une petite notule oublié de son père et qui le prend à cœur, pour lui, et qui en est si reconnaissant aux Martin père et fils. Et puis Georges Martin compare délicatement Dhani à son père George et, au fond, complimente les deux. Exit toute forme de pathos, tout cela est fin, distingué, positif, comme les Beatles eux-mêmes et tout ce qui semble les toucher de près ou de loin. Beau.
George Martin : " You're like your father."

samedi 19 mai 2012

John Lennon is God (The comeback)

John Lennon encore. Un jour où il était énervé Lennon a pondu cette chose radicale, subversive, définitive.
Il n'y a rien a ajouter, jusque dans l’ambiguïté assumée. ".. But you're still fucking peasants as far I can see.. "

Un autre jour, il était aussi assez énervé et il compose ça, en soutien aux familles des émeutiers de la prison d'Attica, aux USA. Il joue avec des gars qui ne vont pas tarder à l'accompagner sur scène sous le nom d'Elephant's Mémory. C'est radical (encore !), beau et ça commence à faire apprécier les couinements de Yoko. Il faut s'y habituer. On met du temps. C'est ça l'Art contemporain.

En dessous, les gars d'Elephant's Memory et leur single ravagé et ravageur "Mongoose". Mangouste....

vendredi 18 mai 2012

John Lennon is God

Et maintenant John Lennon dans ses œuvres. Le sevrage à froid est une méthode radicale et barbare mais on a pas trouvé mieux pour se sauver de cette chose encore beaucoup plus barbare et violente qu'est l'Amour qui brûle à mort jusqu'à consumation intégrale.
Je vomis Chapman, le type qui a tué Lennon. Celui-ci avait probablement encore beaucoup à dire, à chanter et le fait que Tom Jones, par exemple, soit toujours en vie, alors que Lennon s'est fait descendre par un sombre crétin, est un argument probant envers la non-existence de Dieu. Et effectivement, je m'en passe très bien. De Dieu. D'héroïne aussi d'ailleurs. Moins de John Lennon.

vendredi 28 octobre 2011

Faire simple.

Alors voilà, les deux plus grands groupes de rock ( exceptés 150 autres ) du monde, main dans la main, pour un joyeux anniversaire.

dimanche 2 octobre 2011

QUELLE ALLURE ! LENNON vs JAGGER.

J'ai trouvé ça sur le net, c'est assez marrant. On y voit un John Lennon, malicieux et mal commode comme souvent, humilier ce pauvre Jagger en trente secondes. Celui-ci finit en sex-toy abruti et lubrifié, prêt à l'emploi, annonant sous la férule de Lennon une chanson des...... Beatles. Lamentable. Décidément, entre les deux groupes, les deux hommes, il n'y a pas photo, comme on dit sur les champs de course.

A part ça, j'ai chez moi un album des Stones, où se trouve une version de ce qui suit, qui a un son tellement pourri que ça en devient extraordinaire. Deja que ce morceau doit beaucoup au producteur (l'auteur, je n'en parle même pas, c'est Otis Reding...), alors quand le pressage s'y met.....on est peu de chose.

mercredi 20 avril 2011

Mères Mortes


Quand Victor Hugo évoque sa mère il écrit ça:

"Oh! l'amour d'une mère!  amour que nul n'oublie!  Pain merveilleux qu'un Dieu partage et multiplie!
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en sa part, et tous l’ont tout entier !"

Quand j'écris sur la mienne ça donne ça :

INCESTE


            A l'heure ou la Mer s'endort
            Je guette encore, effet pervers
            L'émergence des démons marins
            Qui le jour me lèchent les mains
            Et peuvent la nuit d'un rictus
            Malin se jouer de moi
            Comme on joue d'un pantin

            A cette heure sans effort
            Je suis semble-t-il le plus fort
            Forteresse prise d'assaut
            Sous la caresse d'un fantôme
            Je vrombis comme un moteur
            Et Clac ! tombe dans le panneau
            Carrément jeté dans les débords

            Je me suis donc disparu
            Et n'ai plus ni mains ni pieds
            Pour graver les pleines et les déliées
            Adoubé à l'obscur d'un coup de paume
            Je plonge à grande goulée dans la veine
            Bataille livrée à cœur ouvert
            Perdu comme un cheval de mine

            Car en la Terre et en la Mer
            Mon suffrage enfermé n'a plus cours
            Quel que soit l'élément donné
            Et données les conditions précises
            Sur la carte une croix blanche
            De craie d'albâtre marque l'impact
            Du naufrage ou du choc
            Qui me laisse en grève sur l'écume

            Se mourir d'Amour pour toi
            Sans jamais avoir aimé d'autres
            La case manquante indique net
            Que je n'eus ni loisir ni plaisir
            La façon d'agir simplement
            Ce fait indubitable
            De me ranger sous le sable
            Où ça cognait le plus fort
            Contre les renforts
            Ton désir monstrueux et le mien
Et quand Lennon pleure la sienne, voilà ce qu'il chante:

mardi 26 octobre 2010

LE TASTE DE L'ART, UN GOUT A PART



                De mémoire


Iroise, Yeu, Rochebonne
Brume évanouie
Qui rougit
Revient sur l'horizon
Dans une case grise
Des souvenirs
Maintiennent l'ouverture
Où se séparent et s'enchainent
Le déclin du soir
Et l'apparition du jour
Dessous la terre
La recouvrant sous l'étendue
Une conscience
Revient à la surface
Dans le souffle lointain
Rythme et refrain
Des trois temps de la marche
Ballade géologique
Sur lavis d'embruns



A DES TEMPS HORS-HISTOIRE, IL FAUT DES PROPHETES. SEULS, ILS DISENT UNE PAROLE DE VIE ET DE MORT QUAND NOUS SOMMES DANS L'ENNUI ABSOLU DE NOUS-MÊMES ET LE DEGOUT DE TOUS, INCAPABLES DE PRODUIRE AUTRE CHOSE QUE DU MEPRIS.
NEIL YOUNG CHANTE, IL FAUT L'ECOUTER NOUS DEMANDER DE MARCHER AVEC LUI ET LE FAIRE. LE SPECTACLE EST PARTOUT, NOUS SOMMES REPUS, "LE NOISE" EST LA, CA SERA NOTRE MUSIQUE POUR NOUS SEPARER DE NOTRE PROGRAMME D'ESCLAVES A JOUIR ET SE CHANGER EN MAÎTRES D'OEUVRE DE NOS ROUTES, DE NOS AMOURS ET DE NOS HEURTS. SE REGARDER EN FACE Y SUFFIT PRESQUE
LA LUTTE CONTINUE.


POUR CELA IL NE FAUT PLUS DETOURNER LA TÊTE