Affichage des articles dont le libellé est Acteur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Acteur. Afficher tous les articles

dimanche 25 août 2019

Vera Miles. What a nice way to turn 90 !

Vera Miles vient de fêter ses 90 ans. Happy Birthday Vera and thank you ! Elle fut, au sommet de sa carrière, l'objet d'un concurrence sévère entre les deux plus grands cinéastas classiques (avec Lang), Ford et Hitchcock. Il l'eurent tour à tour. Elle joua dans "L'homme qui tua Liberty Valance" et "The searchers", dans "The wrong man" et l'épisode remarquable nommé "Revenge" tourné par le sadique anglais pour sa propre série, "Hitchcock présente". Lui voulait la lancer comme superstar dans "Sueurs froides", elle déclina l'offre pour cause de grossesse. Où serait Kim Novak dans le Panthéon hollywoodien si Vera Miles avait choisi de tourner "Vertigo" ? Nulle part, elle n'avait aucun talent. Quand elle voulait se rassurer un peu elle demandait : " Monsieur Hitchcock, hein que j'ai du talent ?" il lui répondait
"Mais oui, Mademoiselle Novak, vous êtes même assise dessus."....enfin, c'est ce qu'on dit.
Mais revenons à Vera Miles et à John Ford. Voici ce qui constitue à mes yeux une des plus belles ouvertures de films de l'histoire du cinéma, sinon la plus belle.

D'où vient à cette femme qui sort pour voir quelque chose la préscience que cette "chose" est son amour de jeunesse, dont elle a épousé le frère, surgi de nulle part après tant d'années ? Seul Ford peut sans ridicule évoquer cela et commencer un film par cette magie. La porte (la grande porte) s'ouvre, le récit s'ouvre, la femme s'avance un peu, la caméra la suit, nous entrons dans l'épopée. En voici la scène de fin.

Là, on voit Vera Miles courir vers Jeffrey Hunter, qu'elle attend depuis presque dix ans et tout se résoud quasiment sans un mot. Elle a du jarret, la petite.
Nul doute que pour John Ford, on naît seul, on vit seul, on meurt seul. Il y a un boulot à faire, on le fait et c'est marre. Le bonheur c'est la porte à coté. Ici, à la fin de "The searchers", un de ses coups de génie c'est d'avoir fourré tout ce qui devrait suivre le retour d'Ethan Hawke avec sa nièce avant cette scène-là dans une sorte de fausse fin, qui lui a permis d'évacuer tout le factuel et tout le blabla. Ne reste que le pathos pur, sec, raide. Une porte qui se ferme.
A chaque fois que je regarde cette scène, je pleure. Pourquoi ? Parce qu'elle est faite pour ça et que ça me chagrine toujours autant que Ford ait raison sur la solitude de l'Homme.

lundi 29 avril 2019

Darrieux, deuxième leçon. Pour une femme un majordome reste un majordome. Il n'est jamais un homme. Et les hommes ne sont que des hommes, même pas des majordomes.

Darrieux était le "sex-symbol" de son temps. Elle était fraiche et pimpante, chantante et gentiment coquine. Là où ça devient franchement intenable c'est quand elle se lance dans les rôles de garces létales.  Elle rivalise sans peine avec Tierney, Turner et, en France, avec Simone Simon et Vivianne Romance. Elle est même pire, enfin, je veux dire mieux, c'est à dire plus bandante. Que faire de ces femmes qu'on rêve de frapper et qui ne demandent que ça à l'heure de metoo ? Vaut mieux regarder un Séria-Marielle des années 70 qu'aller en prison.
Darrieux dessoudant Gabin dans l'immense "La vérité sur Bébé Donge" de son mentor Decoin.

Darrieux humiliant ce maso de Mason dans "L'affaire Cicéron" du génial Mankiewicz.


Jean Pierre Marielle et ses deux nénettes.

Jean-Pierre Marielle était un grand acteur qui excellait dans les rôles de beaufs queutards et idiots que Joël Séria lui taillait sur mesure. Une grande gueule, de grandes mains et peur de rien, surtout pas des conneries, voilà ce qui était sa marque de fabrique. C'est comme ça qu'on le préfère Marielle : hâbleur et libidineux, le marcel bien ajusté aux pecs, vulgaire jusqu'au sublime, enfin, je crois que c'est ce qui restera le plus dans la tête des gens et la mienne. Bertrand Blier et Georges Lautner l'ont également bien utilisé. Je pense que dans la vie il était charmant et tendre et qu'il aimait profondément les décalés (il se définissait lui-même comme un "trainard" et "un cancre"), la bouffe et le vin, les bêtises "hénaurmes" et ses amis Carmet et Rochefort. Pas un registre super-étendu mais un style inimitable.
Il a essayé à plusieurs reprises de faire étalage de son talent, avec bonheur chez Sautet, Monnet ou Verhaeghe, avec emphase chez Corneau (m'enfin, que faire au cinéma du janséniste Quignard à part des conneries boursouflées?)
Le voici à l'aise et inimitable, sans équivalent dans ce monde, dans deux extraits de films de Joël Séria.
"Charlie et ses deux nénettes"

"Comme la lune".
La complicité qui le liait à Carmet est évidente dans l'extrait suivant de "Plus ça va, moins ça va" de Michel Vianey. Il s'épaule l'un l'autre et se hissent à l'aise vers la facilité et le bonheur d'être un acteur.
Vous n'avez jamais vu Marielle jouer un flic timide ? Voilà.

Je lui rend un hommage tordu via cette chanson de Warren Zevon :"My shit's fucked up". Je pense à Marielle mourant "des suites d'une longue maladie" comme on dit. Un cancer, comme pour Zevon, qui a sorti cette chanson un an avant de disparaître. Je l'imagine agonisant, soufrant et souriant. Pour deux raisons : parce que ça va m'arriver un jour et parce que ça arrive à tout ceux qu'on aime et qu'il FAUT les voir aussi comme ça.
Warren Zevon : "My shit's fuck up". ' Comprenez quand la merde va plus c'est que ça va plus du tout, du tout. Zevon me manque, maintenant Marielle va me manquer. Heureusement, leur métier c'était de faire trace. De vaincre un peu notre maître bien aimé : l'oubli.


mardi 26 février 2019

Finney. Donen. Hollis."J'y pense et puis j'oublie" J. Lanzmann

Faites vos jeux ! Rien ne va plus ! La banque gagne !
Albert Finney est mort et tout le monde parle de son rôle dans "Erin Brockovich". Et quoi encore ! Attendez c'est pas fini. Stanley Donen est mort et personne ne parle d'autre chose que de "Singin' in the rain". Ben tiens.! Mark Hollis vient de décéder et on va nous bassiner les oreilles avec "Such a shame". Youpi !Le dérapage continue. Tout part en couilles post-modern-styl', dans le genre je jouis, j'oublie, j'achète, je jouis, j'oublie, j'achète, oups, j'ai plus de tête, tiens, y'a plus rien etc, etc...
Moi je me souviens et je donne deux ou trois précisions aux drogués verdâtres, fonctionnaires bobos, alcolos puants qui m'entourent :
Uno - qui n'a pas vu "Samedi soir, dimanche matin" de Karel Reisz ne peut pas savoir comment un acteur britannique peut imprimer sa puissance et sa jeunesse sur une pellicule. Sean Connery ? Oublier ce bellâtre (Mister Univers...) c'est un connard. Michael Caine non, Finney non plus. Ce sont tous les deux de grands acteurs.
Deuxio - qui n'a pas vu "Voyage à deux" n'a aucune idée de la délicatesse avec laquelle un trio d'orfèvres de la trempe de Finney, Donen, Hepburn peut impressionner la pellicule avec un film sur l'amour, tendre et fort, qui rend toute leur pesanteur de lourdeaux à des gugusses comme Antonioni ou Bertolucci.
Tercio - qui n'a pas écouté au casque un soir solitaire consacré à la musique le "Spirit of Eden" de Talk Talk n'a aucune idée du talent profond et doux de Mark Hollis.
Après, ma légitimité est ce qu'elle est.; je ne suis ni transgenre, ni arabe, ni pédé, ni migrant, ni végan, ni même gilet jaune. On se demande vraiment pourquoi je l'ouvre. N'empêche, j'avance preuves à l'appui. Par trois. Mathématique.
Uno

Deuxio

jjj
Tercio

dimanche 17 février 2019

Darrieux à mon secours.

J'avais du souci. J'avais envie de grâce, de féminité, de frivolité. Et j'étais seul. Et lourd, comme à l'accoutumé. Emmerdant...
Alors j'ai fait appel à Youtube et à Danielle Darrieux. Elle m'a tiré de ce mauvais pas de la solitude et de la pesanteur assez souvent déjà. Je l'ai regardée. "Magnificent !" comme dit Paul Thomas Anderson. Il a raison, quand on la filme il n'y a pas besoin d'autre chose. Et quand en plus ce sont de bons metteurs en scène qui s'y collent... Je ne mettrai pas d'extrait du "Rouge et le Noir" parce que justement le metteur en scène est mauvais et Gèrard Phillipe est moyen. Pourtant Mme de Rénal, c'est elle; Stendhal lui-même en eût convenu.
Je vais mettre des extraits où elle chante. Sa voix, est une des plus belle voix de femmes que je connaisse, à l'égale de celle de Monroe, Jean Arthur ou Jacqueline Delubac
Le cinéma c'est ça ; montrer des belles femmes en mouvement. Pornographie ? Oui et non. Un visage suffit à illuminer une nuit trop profonde et à susciter l'amour et l'admiration. Le cinéma finit par aller au-delà en restant en-deça. On se passe de ce qui est somme toute la chose la plus importante des choses qui ne le sont pas vraiment. C'est l'alpha et l'oméga, c'est là, mais c'est tout le reste de l'alphabet qui compte et un visage est de loin beaucoup plus important qu'un cul. On en fait des films avec un visage. On fait toujours le même avec des culs.
Ce qui compte c'est d'apaiser ses soucis, de retrouver le sourire. Par un baiser de sa mère, par une image, un souvenir, un rêve.
Un rêve : Juste le bruit des talons sur la charrette et on est bien....

Elle est délicieuse ! Un bonbon !

Et dans la vie c'est encore mieux.


dimanche 27 janvier 2019

La jeune fille et la Mort. Signé Michel Legrand.

Michel Legrand est mort. Ils sont tellement à caner (et ça ne va pas s'arrêter) que ça devient lassant et surtout impossible de parler de tous.
Je voudrais dire quelque chose à propos d'un genre musical et cinématographique que Legrand a élevé à un niveau égal à celui des grands américains avec l'aide de son ami réalisateur Jacques Demy : la comédie musicale. Et je serai catégorique à ce sujet, ferme et définitif. Beaucoup de personnes sont rétives à la comédie musicale -hommes comme femmes. Pour dire les choses vraiment, ça semble leur inspirer un profond dégoût. Ils suffit de voir les mines qu'ils tirent quand on leur en parle. Je pense que ces personnes sont coupées de toute une partie d'elles-mêmes (peut-être l'enfance) à tel point que je les trouve à moitié mortes. L'envie me vient de ne plus leur adresser la parole. Mais c'est un peu comme si on ne parlait plus aux racistes ou aux homophobes, on ne parlerait plus à grand-monde, en tout cas dans mon bled de Haute-Bretagne, n'en déplaise aux gauchistes des beaux quartiers de Rennes qui roulent en 4x4,et qui d'ailleurs, pour la plupart, n'aiment pas la comédie musicale.
Alors, soyons un peu radicaux, ça nous changera. Si l'extrait de film que je vais mettre ci-dessous ne vous émeut pas, ne vous émerveille pas, c'est que vous êtes déjà mort. Je vous parlerais peut-être encore mais vous n'aurez pas mon estime, jamais. Deneuve est idéale en Princesse.

mardi 8 janvier 2019

Le cinéma à l'oreille, deuxième.

Les films, les petits comme les grands, quand ils sont bien fait, peuvent se voir les yeux fermés. De même que, dans la vie, 80 % de la communication s'opère à l'aide du corps et surtout de la voix (sa hauteur, son timbre...) plutôt que du discours, de même, au cinéma, la bande-son et les dialogues et leur musiccalité, pour être souvent indispensables, apportent toujours des nuances et des richesses insoupçonnées. J'ai déjà mis sur ce blog un post qui parlait de la musique qu'ont les dialogues d'Audiard, je vais en remettre deux petits avec un maître des effets de bouche : Darry Cowl. Ecoutez bien le registre de Cowl, par rapport à celui de Gabin, il dit beaucoup de choses sur ces deux clodos.
"Archimède le clochard". Gilles Grangier, dialogues de Michel Audiard.


Pour qu'on entende bien l'étendue du talent du bonhomme, qui par ailleurs était un excellent musicien, je vais vous le faire entendre dans un navet de Jean Girault qu'il rehausse d'un ton voire de plusieurs par la ductilité de son organe. Il est aux cotés de la charmante Maria Pacôme qui en possède un très particulier aussi et très sexy. Elle est décédée il y a peu, je lui rends hommage, elle a enchanté mes soirées de jeunesse dans "Au théâtre ce soir". Ici, tous les acteurs sont remarquables, même dans les rôles les plus ingrats (cf Jacques Seiler en valet). Cowl et Pacome sont-ils si éloignés d'Hepburn et Grant dans "l'impossible monsieur Bébé ? A voir...Cette fois-ci les dialogues sont de Jacques Vilfrid, qui, parfois, avait du bon.

Et voilà. Maintenant vous regardez tout ça sans le son. Je vous assure c'est excellent.

dimanche 6 janvier 2019

Audiard à l'oreille.

Michel Audiard. On a beaucoup glosé sur le pittoresque de ses dialogues, sur la franchouillardise élevée au rang des beaux-arts par une rhétorique impeccable et classique au pied près. On peut y voir une Célinade un peu fade, une répétition un peu lassante d'une manière plutôt que d'un style. Certes. Je pense pour ma part que ses bouquins sont meilleurs que ses films, surtout les siens-propres (ceux des annéees 70) et qu'il aurait du persévérer dans cette voie-là. Pour ces fameux dialogues : quand ils sont vraiment ciselés et servis par des acteurs au cordeau, je leur trouve une qualité musicale évidente et unique, un rendu qui n'appartient qu'a lui.
Il y a bien une petite musique Sagan pourquoi n'y aurait-il pas, quand il ne sort pas les grandes orgues, une petite musique Audiard ? Ecoutez ce que je mets ci-dessous. Est-ce que ça ne chante pas ? Est ce ça ne gazouille pas de virilité guerrière ? Une véritable aubade....Ah, le contexte : des espions du monde entier (Blier, Ventura, Blanche, Millot) se retrouvent coincés chez la belle Amarante (Mireille Darc), veuve récente, pour lui soutirer des secrets topés à donf que son défunt mari gardait par devers lui. D'où concurrence féroce...mais...("Les barbouzes". Georges Lautner)

Voilà, c'est drôle, ça gazouille, ça chante. Des bons bruitages, une bonne B.O et.ce film un rien débile passe sans problème.
Autre chose. Dans l'extrait que je mets ci-dessous ce sont deux solistes de première force qui duèttisent. Gabin ne peut même pas en remontrer à Rosay (ce qu'il faisait avec Blier) puisqu'elle traîne dans le métier depuis plus longtemps que lui et qu'elle est de taille à lui damer le pion. Le metteur en scène, sans doute sous le charme des mélopées parfaites qu'il entendait, s'est même payé le luxe de laisser un petit "pain" tant le tout coule de source. Je vous laisse le chercher. En tout cas c'est un beau concerto lamentuoso que voilà.
Jean Gabin et Françoise Rosay dans "Le cave se rebiffe" de Gilles Grangier.

Et je pourrais multiplier les exemples. Quand il s'en donne la peine Michel Audiard est un très bon musicien.

mardi 25 septembre 2018

Alain Delon de loin, de plus en plus loin.

Non mais Delon, là, ça va plus du tout ! L'autre jour je tombe sur le chapeau de son interview dans le journal "Le Monde". Ca donne ça : "Tout ce que j'ai tourné au cinéma, je l'ai vécu." Oh la la, mais c'est pas bon ça, Alain. Parce qu'acteur à la base c'est pas ça du tout, c'est faire semblant de vivre une chose au cinéma et être quelqu'un d'autre dans la réalité.... Le truc basique, quoi, le travail d'acteur... Mais là c'est proprement délirant, et vu les rôles sordides de frappes qu'il a accumulés, vous imaginez le passif qu'il trimballe ! Ah le melon, Delon ! Remarquez ça expliquerait pourquoi il n'a pas tourné un truc intéressant depuis trente ans. Parce que si en plus il faut qu'il vive le truc, avec son espèce d'égo qui est un catalogue des vices du pervers narcissique en goguette...on s'en sort plus. Il est fatiguant Delon. Il fait pitié, soit, (ça c'est Godard qu'il l'avait relevé, mais bon, lui-même...) mais il devient aussi lassant, à force de vivre des trucs.
Imaginez-vous Boris Karloff disant ça, ou Anthony Hopkins ! Putain !
Remarquez, y'a toujours un moment où les Stars du Star-système finissent par ressembler à leur images caricaturées, c'est inhérent au truc du Star-système. Y'a même des gens qui en vivent (satiristes, humoristes), des parasites de parasites. Et pourtant, y'a des fois, même éculé, le truc fonctionne quand même.
Par exemple, le dernier Billy Gibbons, clown grimaçant s'il en est, est bon. Encore un type inspiré, comme Delon...Non, je plaisante, ce n'est pas du tout la même chose, le Blues et l'actorat. Si Delon faisait du Blues je ne vois pas ce qu'il serait assez humble pour jouer. Chopin à harmonica ?
Billy Gibbons, qui, par son talent intact, ne sombre pas dans l'auto-parodie (enfin presque pas) : "Missin' yo' kissin'.

Delon en 1967, déjà perché, déja "mythique". (Marianne Faithfull est pareille, superbe et déjà ailleurs On imagine sans difficulté ce que Mick Jagger à pu faire de cette victime consentante).

Et un petit plaisir narcissique, pour moi, qui vit des trucs dans la réalité comme tout le monde : "vus à la télé".

mercredi 25 avril 2018

De Funes au Panthéon du musette universel et vite.

Il y a 30 ans je prêchais dans le désert de la cinéphilie mon admiration pour de Funes et on me renvoyait à la gueule les Monty Python et le Saturday Night Live que personne ne voyait, à part quelques rares privilégies. J'étais vilipendé, moqué, honni. J'me marre maintenant en entendant les cinéphiles de toujours nouvellement ralliés au rire de Funesien en faire l'apologie en des termes qui laissent à penser qu'ils ont toujours apprécié le farceur fou d'origine espingouine. Je vous jure que la chronique ci-dessous prend un sacré relief quand on connait les ressorts qui l'animent.
Thierry Jousse ? Un vrai connard des Cahiers du Cinéma (les plus sûrs). C'est à dire, toujours là où on attend qu'il fasse sa crotte. Un bon chienchien à sa mémère culture de gauche bien pensante, quoi. Ce genre de choses a fait que la gauche a oublié de s'occuper de son électorat, les prolos turfistes et racistes, pour s'occuper de financer des artistes imbitables qui chient sur tout le monde avec des "questions" pendant que Marine Le Pen apporte les réponses (aussi connes que les questions).
Rions un peu. Mine de rien on sent au ton compassé qu'il s'en veut d'avoir louper quelque chose. En fait, Jousse, il loupe tout.

lundi 16 avril 2018

Milos Forman ? Il a fait un peu de cinéma avant de mourir, c'est déjà pas mal.

Il a raison Skorecki, les spectateurs de cinéma de nos jours sont nuls et comme de juste les films sont nuls. Prenez Milos Forman, qui vient de mourir, il a commencé très fort, avec des films qui venaient d'ailleurs, de loin, de l'autre coté du mur, des hommes et des femmes de là-bas, de nous par là-bas, rendus à nous même par le regard du même/autre gentiment, tragiquement tordu. C'était possible, pour lui, ailleurs, pour nous ici. Ses films de l'époque tchèque subjuguent toujours par leur fraîcheur, leur actualité, dés qu'il va tourner aux Etats-Unis ça va se gâter et virer à l'épate avec numéros d'acteur et biopics plus gros que l'écran. Son tour va passer. Sa magie s'éroder.  Encore un peu de bon dans "Valmont"; "Amadeus" tient sur les acteurs et la musique; il m'est venu l'envie de lire "Fly over a cuckoo's nest" de Kesey qui inspira "Vol au-dessus d'un nid de coucou" et par induction "Once a great notion" (qui inspira "Le clan des irréductibles" de Paul Newman), et voilà, c'est tout. C'est peu ? Regardez les images que je vais mettre ci-dessous, elles sont remarquables, radicalement autres, proches à la racine, mystérieuses, en un mot c'est du cinéma. Il faut certaines conditions pour faire du cinéma. Godard n'a fait qu'un seul film parce que les conditions, toutes les conditions n'ont été réunies pour lui que pour un film, son premier, "A bout de souffle". Ford, Guitry, Iosseliani, Rosselini ont eu plus de chance, leur fenêtre de tir a duré plus longtemps, ou est revenue plusieurs fois.
Où sommes-nous et avec qui ? Ce sont les questions que posent le cinéma, c'est à dire celles de l'Amour. Dans "Les amours d'une blonde" Milos Forman répondait à la question d'une manière incroyablement juste. Voici quelques images de nous ailleurs, là-bas, loin, tout proches, à bout touchant. Comme tout bon cinéma, c'est à la racine : ra-di-cal. Comme Murnau, Pabst, Flaherty et compagnie...



lundi 9 avril 2018

Stéphane Audran et moi : bouchers, charcutiers, traiteurs..

Stéphane Audran est morte il y a quelques jours. Je voudrais lui rendre un petit hommage. Depuis que je suis tout petit, laissé à l'abandon par des parents criminels devant une télévision qui m'a carrément élevé (pour le pire) j'ai éprouvé l'irrépressible envie de lui faire subir les derniers outrages. C'est quoi "les derniers outrages" me direz-vous ? Et bien c'est tout ce qu'on fait à une femme qui peut vous valoir une plainte auprès de la police ou une dénonciation sur #balance ton porc par certaines rombieres un peu bêbêtes qui supportent mal d'avoir pris tant de plaisir à de si mauvais traitements. C'est excessif ce que je dis ? Bof, pas tant que ça. En matière de rapports homme-femme il n'y a pas de chose simple et il faut beaucoup d'amour pour faire passer des pilules un peu fortes à tout le monde. Mon but n'est pas de blesser mais de faire valoir un point de vue, fut-il erroné ou minoritaire, au risque d'en changer souvent ou de le nuancer. Donc Stéphane Audran était une victime consentante et subtilement active de mes fantasmes les plus violents et je remercie son ex-mari Claude Chabrol, mort lui aussi, de l'avoir mise en scène dans une série de films plutôt très bons du début des années 70 dans lesquels elle étaient traversée d'une lubricité folle qui, en contre-jour de sa classe de bourgeoise au poil impeccablement lustré, me laissaient la langue pendante et la main sur la braguette. J'enviais Michel Piccoli et comprenais Michel Bouquet...je devenais Jean Yanne... Quel horreur quand j'y repense ! Il m'a fallu du temps pour m'en remettre mais maintenant les perversions de Stéphane Audran et de son mentor commencent à me lâcher la grappe. Je dis bien "commencent". Car la simple vision du visage d'Audran, Bunuelienne achevée, suffit à me faire sentir des vertiges et des affres. Bref, je m'améliore. Avant de finir moine bouddhiste pleinement éveillé, je vais chercher sur youTube des trucs à mettre ci-dessous qui pourraient illustrer un peu ma vision d'Audran et mon amour pour elle, même s'il parait bizarre (et il l'est) et le sien pour moi (les stars de cinéma aiment leurs spectateurs). Je voudrais juste rajouter quelque chose qui a tout à voir avec ce qui précède : Stéphane Audran était une actrice géniale.



lundi 30 octobre 2017

Joe Henry is alive and well (et amoureux).

Lui, je le découvre et il me bouleverse. Il chante quelque chose que je crois : l'amour est suffisant. Je dédicace pompeusement ce morceau à Danielle Darrieux. Et la femme que j'aime.... ??? Elle n'est pas loin.

Danielle Darrieux était Rock.

La liste des morts tristes de personnes importantes pour moi est trop longue pour que je la dresse de manière exhaustive. Prenons le temps de rendre hommage à Danielle Darrieux, une des plus belles actrices de l'histoire du cinéma. Cette femme, c'est un miracle. Elle m'a toujours donné envie de la ravager du bout des pieds à la pointe des cheveux. Comment voulez-vous, avec de pareils animaux sauvages en liberté, ne pas se retrouver dans la peau de ce pauvre Harry Weinstein, victime de l'emprise de fer que les femmes ont sur nos désirs, sur nos érections, minables petites érections si nécessaires ? Voyez dans la première vidéo ci-dessous comme elle dégage un naturel d'impératrice inflexible des émois masculins. Dés qu'on la voit apparaître il ne s'agit plus que d'une chose, deux, pardon, l'embrasser et la baiser. Dans la joie, la fougue, la brutalité et la bonne humeur. Nous, les hommes, ne sommes rien, le cul de Darrieux est tout.

Et quand il s'agit d'amour vient notre misérable revanche. Elles sont réellement nôtres, on les tient à notre tour, celles qui nous martyrisent, nous violentent. Et c'est un miracle qui nous transporte loin, elles et nous, dans un état unique qui est tellement puissant qu'on ne sait plus vraiment qui est qui et qui fait quoi. Mais, il faut se rappeler l'ordre des choses : c'est nous qui bandons et ce sont elles qui nous font bander. Elles ont la première place, la prééminence, le pouvoir. Toujours. Le cinéma, fait par des hommes, ne tient que là-dessus. Iggy Pop appelle ça le "Pussy power".
Un extrait de "Madame de" du très (trop ?) brillant Ophüls ou la naissance d'un amour, d'une prison qui libère. Darrieux est adorable et torride, invincible prête à rompre, irrésistible à tomber à genoux. Une femme. Nous ne sommes que des pantins, d'accord avec Pierre Louÿs

Je pense aussi au gros Antoine "Fats" Domino qui est mort lui aussi. C'était le plus chaloupant des rockers, bonne pâte, gentil, swing. Ces trucs sont inimitables, ses gimmicks imparables. Ca balançait sévère à la Nouvelle Orléans, bastion imprenable du cœur au noir de l'Amérique. Et, comme de juste, il chante la honte d'être l'esclave d'une femme intraitable.

mercredi 2 août 2017

Jeanne, Jeanne, réveille-toi, il est l'heure. Jeanne, Jeanne, endors-toi, il est temps..

J'écoute Gainsbourg toute la journée, je glandouille, je marine tranquillement et le soir arrivé, j'apprends le décès de Jeanne Moreau. Bing ! Les liens entre Gainsbourg et Moreau sont légions, il lui avait même promis un album mais, finalement, il ne l'a jamais faite chanter. Je ne mettrais pas un truc de l'un pour l'autre mais je dirais l'importance qu'ils ont eu dans ma vie. Gainsbourg a défini en partie mon esthétique et m'a procuré des émotions musicales et littéraires sans pareil mais c'est encore plus "grave" pour Moreau. Elle fait partie des quelques actrices françaises qui ont construit mon image mentale, fantasmatique, réelle, de la femme. C'est immense. Jeanne Moreau, elle est dans ma tête à jamais, comme B.B., Romy Schneider, Jane Birkin, Isabelle Huppert, Miou- Miou, Danielle Darrieux, plus quelques actrices américaines et italiennes. C'est tordu, Jeanne Moreau a eu sa part dans mes plaisirs, dans mes amours. Ca paraît un peu dingue mais je suis un enfant de la télé au moins autant que de mes parents. Il y a un film que j'adore c'est "Viva Maria", entre Barbot en tendron érotomane, Moreau passionaria, sur une partition enlevée de Jean Claude Carrière dirigée avec vivacité par un Louis Malle en forme, c'est du cinéma bohème de 1920 dans les années soixante-dix et finalement Moreau, pour moi, elle vient de là, de Paul Morand, de Fargue et Brassaï, du Montparno libre des années vingt et trente mais pour le grand public. Ca a mis trente ans à arriver et elle l'a incarnée comme personne cette liberté...Et puis, je ne peux pas rêver d'une meilleure interprète pour le chef-d'oeuvre de Mirbeau "Journal d'une femme de chambre", mis en scène par ce diable de Bunuel. Alors je vais juste mettre une photo et c'est tout, une image, une magie, pas "la" photo, une parmi tant d'autres. Pour Jeanne Moreau, une photo d'elle en blonde platine avec Claude Mann sous la caméra caressante de Jacques Demy dans "Baie des Anges". Le jeu, la liberté, l'amour, la mort.


mercredi 31 mai 2017

"Si les Sudistes avaient été plus nombreux...." Gregg Allman.

Les Stars, les étoiles sur lesquelles je compte pour tailler ma route tombent les unes après les autres derrière un horizon affamé. Pour m'orienter, je ne vais pas tarder à me contenter d'un vilain Nord deviné à la mousse sur un arbre et ce sera tout.
Première étoile, de la constellation du Rire et de la Bonne Humeur, Jean-Marc Thibault.
Je me rappelle de Jean-Marc Thibault dans les seventies à la télévision avec son comparse Roger Pierre. J'me rendais pas bien compte...Ils étaient drôles et bon-enfant, sympathiques. Le truc sur les sudistes et les nordistes, c'était bien. C'était raccord avec ma vie. J'avais des minuscules bonhommes en plastique, des soldats de la guerre de Sécession. Est-ce que je faisais gagner les sudistes ou les nordistes ? Grave question aux multiples implications. Je ne m'en souviens plus, je n'ai pas la réponse. En tout cas ce qui m'a formé, c'est plutôt Pierre et Thibault que l'Histoire réelle de Grant et Lee, qui viendra à l'école, en son temps. Plus tard, il y eut "Les Tuniques bleues" et "Josey Wales, hors-la-loi". J'ai encore appris. On grandit comme on peut. On fait avec ce qu'on a et on paye son tribut à qui de droit. Au final, je dois beaucoup à Walsh, Skorecki et à Manassas mais aussi beaucoup à Jean-Marc Thibault et Starlux. Et à l'école aussi. J'ai toujours aimé l'école.
Alors Thibault et Pierre en duo dans les seventies. Regardez ces mines réjouissantes de débiles fiers d'eux que rien n'effraie. Un régal.

Une autre étoile de mon firmament intime est tombée. Un sudiste justement, un vrai sudiste des States. Un type assez mal dégrossi et pourtant élégant, plutôt de mauvaise humeur mais magnétique, jusqu'à attirer à lui cette wonder-salope de Cher, un type pas fréquentable mais super musicien : Gregg Allman.
Je connais assez mal Gregg Allman, moins que Jean-Marc Thibault, mais, si on prend la Beauté comme mètre-étalon (et pas l'humour), je lui dois quelques bons kilomètres de stratosphère avec son "Midnlght rider". Tout ça expédie loin et certains ne reviennent pas du voyage. C'était le cas du frère du Gregg, le grand guitariste Duane Allman, mort en 1971
Je conseille l'achat du "Live at the Fillmore East" des Allman Brothers à tous, ne serait-ce que pour la pochette qui peut illustrer toute une ribambelle de théories craignosses sur la prédestination. D'un coté les Rock-Stars, de l'autre les Roadies, on dirait que c'est dans le sang. Par ailleurs, je conseille aux cinéphiles de tout poil de se farcir le thriller "Rush" de 1991, Gregg Allman y tient le rôle d'un chef de gang carrément immonde qu'il joue avec une conviction effrayante.
Voici "Midnight rider" des Allman Brothers. La dégaine des mecs est redoutable. Cheuveux blonds longs, jean moule-burnes plus boots en serpent. Classe, non ? Voyons cela.

lundi 1 mai 2017

Danielle Darrieux : 100 ans d'érection !

Danielle Darrieux a cent ans. C'est un vrai petit miracle cette femme. Je ne sais plus qui disait que toutes les belles femmes ont quelque chose de Danielle Darrieux (Decoin, sûrement). C'est possible et même probable. Je la trouve plus bandante (parce que c'est bien de ça qu'il s'agit) que Brigitte Bardot, Jane Birkin, Sophia Loren ou Claudia Cardinale, pour n'en citer que quelques unes. Marylin ? Faut peut-être pas déconner tout de même, Marylin est une orgie faite femme, un rut, un appel vibrant au sexe, une "Nana" à la Zola. Mais l'ovale parfait du visage de Darrieux, ses jambes et son minois de pucelle déchainée la classent juste derrière, en tapinois, plus vicelarde, peut-être plus belle, classiquement j'entends. Je vais essayer de trouver des trucs  à mettre en-dessous qui coroborrent mes dires. En tout cas, je remercie qui de droit d'avoir mis Danielle Darrieux sur la planête Terre à cette époque étoilée d'images nettes au jarret tendu.


Des films ? Dans "Pot-bouille" on sent que Gérard Philippe bande dès qu'il la renifle d'un peu près. Les films de Decoin "La vérité sur Bébé Donge", surtout. "Madame de..."d'Ophüls. "Le Plaisir", oui, "Le Plaisir", elle y est divine, avec Gabin. Tous les films des années Trente. Plus tard, dans les "Les Demoiselles de Rochefort" elle refuse d'épouser Piccoli parce qu'il s'appelle Dame et que "Madame Dame" c'est vraiment pas possible. Elle les enterre toute, je vous dis.

mardi 7 juin 2016

Maman, Mom, Mutty, Mama....

L'autre soir, j'étais seul dans la pénombre du jour qui s'enfuyait lentement, allongé dans mon canapé, la porte-fenêtre ouverte. Quelques oiseaux chantaient leur mélodies vespérales, et soudain j'ai eu envie d'appeler ma mére, disparue il y a plus de vingt ans. J'ai prononcé plusieurs fois le mot "Maman" à voix basse et à ma grande surprise ce mot n'a pas résonné dans le vide; il a dessiné les contours d'une présence, diffuse mais concrète, sereine somme toute. J'ai répété "Maman, jolie Maman.", et toujours sans néant ni angoisse. J'avais cru trop longtemps que je ne pourrais plus prononcer ce mot, la rupture avait été trop brutale. C'est comme si ma mère m'était revenue, dans le coeur, à sa place, ma belle Maman. Ce mot-là "Maman", pour moi, c'est le plus beau mot de la langue française, et sa traduction dans toutes les langues du monde est le plus beau mot de toutes les langues du monde.
Je me souviens d'un autre homme qui appelait sa mère. C'est dans un film d'Alain Cavalier, "Un étrange voyage", avec Jean Rochefort et la sublime Camille de Casabianca que je l'ai vu, à la toute fin du film. Je le mets ci-dessous. Cavalier est un des rares metteurs en scène vivants digne de respect et qui respecte lui-même son Art, si trivial, devenu ordurier. Rochefort, lui, appelle sa mère dans le vide. Il est seul et perdu. Si triste. Ami lecteur, regarde ce beau film et demande-toi "Où est-ma mère ? " Selon la réponse que tu feras à cette question -est-elle partie ? Est-elle revenue ?- tu pourras savoir comment va ton coeur.

jeudi 5 mai 2016

Morris and I.

Il a beau s'avancer masqué, sous la défroque du gigolo mariole mi-pathétique, mi-hilarant, Morris Day a mis au point une machine à danser implacable : son groupe The Time. Avec lui, il joue les méchants dans les films de son ami Prince, ou plutôt son double maléfique, c'est le deal. Et il est presque aussi talentueux que l'était Prince, c'est le miracle derrière le deal. Pour preuve la tuerie groove ci-dessous. C'était peut-être l'apogée de la comédie dell'Arte que jouait Morris Day dans son rôle de Matamore. Frime, frime, frime, il en restera toujours quelque chose. Mouchoir blanc à la Barry White, pas de danse à la James Brown, Jesse Johnson à la guitare qui joue comme un droitier sur une guitare de gaucher à la Hendrix, et CA c'est du putain de rap. "I don't know, when i see something that i like, i got to go for it, and I like what I see, Baby..."
The Time : "Jerk out".

dimanche 20 mars 2016

Tout le monde à terre, c'est un casse, bande d'enfoirés !

L'autre jour, je parlais de Dick Dale avec un ami. Nous sommes bien peu à écouter du Dick Dale aujourd'hui... Ah si, parfois quelqu'un passe la B.O. de "Pulp Fiction", du clown Tarantino, et "Misrilou" de Dick Dale jaillit dans une paire d'enceintes ou un casque, sans que la personne qui écoute sache vraiment qui joue de cette manière unique de la guitare électrique. Ce n'est pas si grave et toutes les routes mènent au Rock même les plus improbables. Voici une impayable version "exotique" de "Misrilou" par le plus improbable des chanteurs "exotiques" français, le juif turc Dario Moreno, successivement intronisé brésilien, égyptien, italien, mexicain, arabe et même... turc ! Vous avez du mal à l'imaginer en redneck ? C'est que vous manquez d'imagination. Ne vous inquiétez pas, les arrangeurs de Moréno en avaient pour vous !

Mon Youtube me propose d'enchainer avec ce qui suit. Pourquoi pas ? Moi, je ne m'en lasse pas. Quelle classe, ces ploucs !

Pas bégueule, j'enchaine avec une scie métallique imparable d'une autre fratrie qui, bizaremment viens du même pays que celle qui précède, Une terre de contrastes, assurément !

En fait les Ramones sont des émigrés juifs turcs déguisés en rockers punks américains pour distraire les grincheux qui écoutent les Stanley Brothers, en leurs fournissant des cibles vivantes crédibles à dézinguer dans la joie et la bonne humeur (américaines).