Affichage des articles dont le libellé est The Lemon Twigs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est The Lemon Twigs. Afficher tous les articles

lundi 26 mars 2018

Une Beauté nommée Rock.

Une fois le choc tellurique du Rock digéré on en est pas moins homme et il nous faut notre part de Beauté. Ça tombe bien, un tas de petits génies qui ont commencé par faire du ram-dam binaire et énergisant pour le meilleur et surtout le pire se mettent soudain à la mélopée, à la suite d'accords chiadée, à la poursuite du grand-oeuvre, c'est à dire "La symphonie adolescente à Dieu" (dixit Brian Wilson) et ce jusqu'à ce que la mort les prenne à 27 ans ou quasi cacochymes, aucune importance, "Forever Young" (dixit Bob Dylan). Ainsi sont nées moultes chansons magnifiques aux refrains inoubliables, aux paroles pleines d'esprit et qui n'ont rien à envier aux standards du jazz ou aux thèmes et ornements classiques. C'est incroyable mais le tas informe du cri primal Rock à donné naissance à un truc bizarre entre l'immédiateté de la satisfaction et la complexité de la musicalité qui peut laisser béat d'admiration et rempli d'émotions. Quoi de plus beau qu'une chanson de Prince ou de Paul Weller (pour citer deux créateurs que j'aime bien) ? Et ça, ce qui suit ? C'est digne des Beach Boys et ça vient de sortir. De la Pop majuscule de la plus belle eau en version minimale et émouvante.
The Lemon Twigs : "Beautiful" et la suite.

Beach Boys ? Vous avez dit Beach Boys ? Soit.**

 Mais tout ça c'est fait sciemment, ça exploite un filon qu'ils ont eux-mêmes contribué a ouvrir.
Ce qu'il y a en dessous est encore plus beau car ils sont vierges de toutes mièvreries et de tout ressort tordu et ça s'impose, comme du Bach ou du Mozart. Evident et gracieux.
Les garçons de la plage : La chaleur du soleil. Que demandez de plus ?

lundi 26 février 2018

" Rock is dead, they say, long live Rock ". Pete Townshend

Le Jazz rance ? Le Jazz mort-vivant ? Et le Rock, me direz-vous ?
Et bien le Rock est dans le même état. Finito, mortibus, dead. Évidemment on en entend encore un peu à la radio et des vieux grognards de 7 à 77 ans en parlent comme s'il s'agissait d'une force vive. C'est faux. Ce n'est plus qu'un souvenir qu'on peux réactiver à l'envi sur les étagères bien remplies du monde post-moderne. Qu'est-ce que vous prendrez mon petit Monsieur ? Du Eighties en compote (Fishback) ou du grunge anémié en flocons (Screaming Females) ? Moi ? Oh, du vintage svp, avec fuzz et second degré. Mettez-moi du Liminanas, monsieur le businessman. C'est rance au possible mais jouissif. Pour moi, je dis bien pour MOI, qui suis un pauvre type qui voit son idiome musical naturel complétement moribond s'écrouler un peu plus tous les jours que la Machine Molle (cf Jagger et le film "Performance") nous met sous le nez....Ce sont maintenant le Rap et l’Électro qui remplissent les fonctions "chansons" et "exutoire à énergie mal dirigée à faire autre chose que de la politique". Et c'est très bien comme ça. King Krule et Migos font le boulot d'Hüsker Dü et de Pavement et je n'y trouve rien à redire.
Parfois (rarement) il se produit un truc bizarre, des types sortent des chansons qui sont tellement belles qu'elles viennent prendre leurs places parmi les classiques du Rock après un chouïa d'écoute. C'est pas de l’esbroufe, c'est "The real Thing"! Ariel Pink fait des trucs comme ça. Deerhoof aussi. Ça actualise d'un coup la vieillerie rock et la peinturlure aux couleurs du temps présent, neuve et exquise. J'écoute en ce moment quelque chose de beau qui me met les larmes aux yeux sans trop de ridicule ni de rimmel et ce n'est pas un groupe-clone de Kiss ou de New-Order. Ce sont les Lemon Twigs. Ces mecs sont au niveau de Brian Wilson et sont pourtant frais et jeunes en un mot : actuels. Ca coule de source, une source où boire sans fin la meilleure eau du Rock. C'est pas Jack White, bande de neuneux, c'est plus inventif, plus moderne ( carrément post-moderne), ce sont les The Lemon Twigs ! Des preuves ? Depuis le temps, mes bons Saint Thomas, vous devriez savoir que j'en ai sous le coude...