Affichage des articles dont le libellé est Journalisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Journalisme. Afficher tous les articles

lundi 29 octobre 2018

Philippe Gildas sentait la merde. Tony Joe White la merde ET la rose.

Ce blog vit au rythme des décès de ceux que l’avènement des mass-médias et du Rock n' Roll comme chant mondial a propulsés en haut de l'affiche du Star-système lui-même planétaire. J'ai déjà expliqué ici que ces disparitions allaient se produire à une cadence désormais soutenue pour la raison principale que les "peoples" sont plus nombreux a accéder à la notoriété du fait de l'omniscience du Star-système depuis 70 ans, de son pouvoir immense, et parce que les premiers  à avoir profiter de ce traitement arrivent en nombre à l'âge de quitter cette terre. Ce traitement est un traitement de choc. Il lessive et tue autant qu'il enrichit et isole. C'est une machine à merde en plastoc qui alimente le public sans se soucier des personnes ni d'autre chose que de vendre. Pourtant..
Il n'empêche que Tony Joe White, puisque c'est de lui qu'il s'agit, était un véritable artiste et créateur et que l'écouter m'a procuré des moments de plaisir ineffable. Je vais mettre deux lives d'une simplicité évangélique qui montrent bien le génie, simple lui aussi, de l'homme.
Si on prend Philippe Gildas, qui vient de mourir aussi, tout ce que je peux lui reconnaitre comme talent (comme à Antoine de Caunes d'ailleurs) c'est celui d'emballer la merde de façon alléchante et de la vendre avec un égal entrain que ça soit de la bonne merde ou de la diarrhée. Philippe Gildas vendait de la merde, c'est tout, Tonny Joe White en produisait mais elle avait une certaine texture et un goût de qualité tels que ça devenait autre chose, quelque chose de bon, qui arrivait même à paraitre bon vendu par Gildas et ça ça veut dire que c'est vraiment de la très bonne camelote.
Alors, le haut du panier, le gratin, "some good shit" comme disent les anglo-saxons : Tony Joe White live à Austin en 1980 :"Polk salad annie", d'abord et "I get off on it"ensuite. Pratiquement tout ce qu'il a produit est d'un excellent niveau.
A un moment donné la merde ça doit être bon, sinon on vend plus rien. C'est ça le commerce.


mardi 16 août 2016

En direct de "le Rio".

Aux Jeux Olympiques de Rio les français se distinguent en sport collectif. Ce qui est marrant c'est les gentils petits noms de "bande" dont les journalistes affublent nos joueurs et joueuses tricolores. A la fin de la journée, à l'heure du bilan, ça donne à peu près ça à la radio :
" Aujourd'hui en Handball "Les Branleurs" ont mis la paté aux pauvres "Stronzo" italiens (y'a pas de raison de se limiter aux seuls français) 74-05, pendant que leurs homologues féminines, "Les Suces-Boules" étrillaient les "Travelos" brésiliens sur un score tellement indécent que je ne le mentionnerai même pas. Par contre, en basket, la bande à Tony Parker, "Les Enculés", s'est faite malmenée par les "Motherfuckers" de la Dream Team américaine. Néanmoins, dans la version femme du tournoi olympique de ce sport, "Les Salopes", raflaient la mise et se qualifiaient pour les demis-finales en battant une équipe de gniakouées quelconque, genre vraiment jaune. Enfin, "Les Trouduculs", nos volleyeurs Champions d'Europe, se sont fait surprendre par une modeste équipe des "Sfrezaytopkimes" du Monténégro et achèvent dès maintenant leur parcours brésilien pour des vacances bien méritées à Mykonos. Comme ça ils seront pas très loin des "Goudou-goudous", leurs comparses volleyeuses, qui ont déjà rejoint l'ile de Lesbos après une campagne de Rio calamiteuse. Merci à vous, "Les Auditeurs", et à demain".
C'est chié, non ?

lundi 4 avril 2016

Je chie de la tête. C'est l'étron lumineux !

J'me suis préoccupé, j'me suis fait du mauvais sang. Cétait un raout de questions dans ma tête. Depuis que je suis tout petit, à n'en plus finir. Est-ce que je fais bien de faire telle ou telle chose ? Est-ce que je fais du mal, sans m'en rendre compte ? Est-ce que je respire pas l'air d'un autre ? D'une autruche, d'un caneton qui vaudraient dix fois plus que moi ? Où elle est ma place ? Dans quel sens j'avance ? Et est-ce que je dois avancer ? Les femmes, le travail, l'argent, dans quel ordre et pourquoi ? J'me suis retourné le chou, comak. Ma cervelle devenait du mou pour les chats. J'vaticinais, j'déroulais du cable de neurones usés, j'perdais le Nord, l'Ouest, les autres et la boussole. Mais bon, à force d'avoir mal, j'ai atteint le bout. J'me suis dis que j'm'y prenais pas de la bonne façon, sûrement. Alors, j'ai pensé plus petit, plus ramassé, moins dans les grandes eaux. Moins tour Effeil. Et petit à petit j'ai construit quelque chose, avec un peu de nerf et de sang pour un peu de sens. Oh la la, ça a été long ! Je marche pas bien vite mais je tiens debout tout seul (ou presque). Y'a des journées, j'ai un peu de mal à les traverser mais la nuit j'étouffe pas trop. J'suis seul mais moins. Y'a des options n'est-ce pas, alors j'écoute aussi, les différentes options qu'on me propose. Y'en a que je trouve sensées, d'autres pas. J'suis presque calme, presque et v'là la cinquantaine qui arrive, paf !, de nouveau des questions et l'ultime pirouette qu'on ne pourra pas rattrapper. Ah, j'men re-pose des questions, ça revient en force le délirium sémantique. Je deviens escargot, limite limace. J'ai l'oeil glauque et je cherche la lumière. J'en ai jamais assez. Parce qu'un peu partout autour de moi, c'est les ténèbres et des choses que j'avais crues mettre à distance de sécurité qui se rapprochent. La société, par exemple. Elle tourne pas rond, elle à son poids sur mon dos, sur le dos de tout le monde. On y joue son rôle, on y cherche sa place, hyper-contraignante, les règles du jeu sont dures à avalées. Si t'es pas d'accord, on t'envoie les C.R.S. Des vicelards qui cognent pour tant pas mois et qui y trouvent leur compte. Le travail est dur, suivre les règles ne paye pas mais la Loi t'y oblige alors je/tu serres les dents, comme tout un chacun et je/tu fonce(s) dans un brouillard bien opaque Et puis, y'a un éclair blanc. Aujourd'hui c'est les "Panama Papers" et je comprends. (et toi ?) Le système réel fonctionne, y'a pas de doute, ceux qui sont dedans en vivent, voire y croient mais en fait ce système est ponctionné par un gros parasite, une sorte de cancer qui lui sert aussi de cerveau. C'est juste quelques milliers de personnes qui en tirent réellement profit, qui en tirent une jouissance quasi-divine et les moyens d'en jouir toujours plus. Des gens qui tirent vraiment les ficelles, des vrais Maîtres des Poupées que nous sommes. Des hommes politiques, des hommes d'affaires, des sportifs, des artistes, qui pour la plupart ont un rôle "officiel" dans le monde réel, mais dont la véritable raison d'être et la vraie vie est dans le parasite, dans le cancer, en douce, en fureur et horreur. Si t'es un peu réglo, si tu t'estimes lèsé, ça prend le chou ce truc-là, parfois jusqu'à devenir complotiste ou djihadiste...
Je n'en suis pas là mais ça y est, me voilà définitivement déniaisé. Je n'irai plus voter, ça ne sert à rien, l'ordre règne toujours qui nourrit à foison toujours les mêmes et les goinfre quand le quidam de base trime pour bouffer un minimum. Et il n'est pas question d'influer sur la société. La société est comme ça depuis l'avènement du capitalisme libéral, c'est à dire le début du 19eme siècle et elle mourra sans avoir évolué, et nous avec. Toutes les tentatives pour la réformer ont échoué, car elle marche bien avec ce qu'est profondément l'homme. Le cancer est sorti de chaque crise plus fort. Je ne veux pas qu'il me bouffe trop la tête, je veux garder d'équerre le peu de cerveau qui me reste alors il faut que je chasse vite fait tout ce poids social de mon horizon et que je vive dans un périmètre restreint mais sur lequel j'aurai un minimum de pouvoir d'action qui ne soit pas un vain trucage. En fait, c'est les mêmes questions qu'au début, les même torsades sauce neurones. Simplement, je ne suis pas un génie, alors, je m'endords des fois, j'me perds dans la grande forêt et je peine à chaque fois pour en retrouver la lisière. Là où l'insatisfaction prend formes au lieu de les détruire. Là où la lumière commence.

jeudi 19 mars 2015

L'avortement sans même y penser.

"Les députés suppriment le délai de réflexion pour une IVG." Le Monde, édition du 19/03/2015.
Ne plus réfléchir, ne plus penser, légiférer. Partout, éliminer la part du doute, chasser la pensée, la traquer, la ramener dans l'ombre, au plus lointain de soi. Etre sûr, sûr et certain, expérimenter un acte d'achat signifiant, réussi, une récompense aprés le travail répété, rabâché, automatisé, bien fait. Courir derrière la machine, la mettre soi-même en marche, la suivre, allumer la télé, faire comme c'est indiqué. Film de cul. Film d'action. Le mode d'emploi, pas de chômage, pas de risque d'être oisif, vivre une expérience gratifiante, l'acte d'achat réussi dans la galerie commerciale. Acheter des dessous sexy comme ceux du mannequin, bouger, danser comme dans le clip, baiser comme sur Youporn, la jouissance qui vient, dormir, mourir, se réveiller la tête dans le cul. Le foetus, qu'on ne sent pas, qui grandit, trop vite, plus de règles, "les règles" ?!? Bébé encombrant, trop encombrant pour une tête normale, un beau corps normal. A la poubelle. Petite intervention chirurgicale, plus de problème, pas de problème. L'avortement, une expérience de vie réussie, un instant signifiant pour tous, hommes et femmes, banal, joyeux, évident. Moi aussi je l'ai fait, comme les copines, comme toutes les ados, devenir femme et jouir à nouveau, prendre le pénis dans la bouche, l'éjaculation sur le visage, comme ça, et parfois dans le cul. Dans le sexe, par habitude, pour commencer, et finir, achever. Pourquoi pas ? Une preuve d'amour ? Mets-là où tu voudras. Ça va aller dans les toilettes, détruit, grillé, essoré, une vie, petite vie. Ne pas remettre au lendemain ce qu'on peut faire dans l'instant, sans réfléchir, sans se prendre la tête. Le cul, l'achat, les fringues, l'alcool, grands déjà, morts déjà, vivants. Pas de morale, vas chier avec ta morale, rien ne m'arrête, rien ne peut le faire, rien ne doit le faire. C'est sans conséquence, fluide, sans importance. Libres, totalement libres de faire ce qu'on veut que je fasse. Ce qui prévient est compliqué, ce qui empêche est complexe, trop complexe et pas intéressant, pas jouissif. Boire trop vite, jouir trop vite, oublier très vite. Avortement ? Une expérience de vie réussie, REUSSIE. Je suis un animal bien dressé.

D'après la député PS qui s'occupe des droits des femmes à l'Assemblée Nationale, ce délai de huit jours entre les deux visites médicales obligatoire pour une femme souhaitant une IVG était "Infantilisant et stigmatisant". Un peu comme quand on dit avant les deux tours des Départementales qu'il faut y réfléchir à deux fois avant de voter FN, c'est ça ?

mardi 10 mars 2015

Comment les chats miaulent-ils en japonais ?

L'île d'Aoshima au Japon. Plus que 20 habitants et 120 chats. Un vrai petit paradis pour les amis des petits félins dont je suis. Les chats, c'est spécial. Ce n'est pas attaché comme un chien à son maître mais c'est intelligent et câlin. Un chat peut très bien s'escrimer à vous remonter le moral. Il flaire la mélancolie à l'oeuvre et se love sur vous comme s'il sentait votre coeur battre et l'écoutait, et comme s'il voulait l'apaiser. Un chat se vexe si on se moque de lui après un raté. Il va secouer un peu la tête de droite à gauche, se lécher les babines en faisant comme si on était pas là, regarder les moqueurs, penaud, et tourner le dos ostensiblement devant aussi peu de mansuétude. Les chats aiment les boites, passionnément. Ils veulent les explorer, les percer à jour, aller au bout de ces tunnels bouchés bêtement. Un chat va venir à vous, se frotter à votre jambe, il a sûrement besoin de quelque chose, et peut-être ne veut-il en fait qu'une caresse, jouisseur jusqu'à la moelle. Un chat a mauvais ou bon caractère, il est brave ou peureux. Les chattes sont maternelles, et agressives si des matous s'approchent de leurs petits, elles connaissent les ruses de ces vieux infanticides. Et là, sur cette photo prise à Aoshima, ils sont quand même assez effrayants à bicher tous au même moment, faussement sages, petits démons prêts à bondir.
Une petite anecdote : un chat m'a un jour apporté la preuve que l'Amour existe. Voilà le topo. J'étais parti une semaine en vacances et j'avais laissé mon chat roux à la garde de ma voisine. Ce chat était un bagarreur, un branleur, il me toisait souvent du regard, il se roulait de plaisir sur les charognes de souris qu'il amenait sur ma terrasse (j'habitais au rez-de-chaussée). C'était un dur. Une vieille dame de ma connaissance m'a dit un jour que les chats roux étaient plus "patrons" que les autres. Ma voisine avait pour consigne d'ouvrir un peu le volet de la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin de la résidence le matin, et de le refermer le soir, laissant le chat dehors. Cela ne devait pas le gêner tellement puisqu'il passait toutes les nuits dehors en ma présence. Le jour où je suis revenu de vacances le chat était à la maison, il m'a vu rentrer dans l'appartement du bout du long couloir d'entrée et s'est dirigé vers la cuisine. Je l'ai appelé, j'ai posé mes sacs et je l'ai suivi. Il a fait semblant de renifler un peu sa pâtée, m'a évité alors que j'entrais dans la cuisine et s'est dirigé vers le salon et le volet ouvert. J'ai cru qu'il allait sortir. Et, là, tout à coup, il s'est allongé sur le flanc et m'a donné son corps entier à caresser. Je ne l'avais jamais vu faire ça, et je ne l'ai jamais vu le refaire après. Je lui ai labouré le flanc longuement à pleines mains, je l'ai caressé tout entier, des moustaches à la queue et je voyais dans ses yeux qui s'ouvraient et se refermaient lentement qu'il s'abandonnait entièrement au plaisir des retrouvailles, qu'il chassait ses angoisses de perte et d'abandon sous mon étreinte douce. Il semblait se dire : "Il est revenu, Dieu que c'est bon d'avoir cet humain dans le coin". Soudain, il s'est redressé, s'est ébroué et a quitté la pièce en passant sous le volet, rasséréné, rassuré, insouciant. Je l'ai regardé se faufiler et j'ai pensé que j'étais content de le revoir aussi, et surtout surpris de ce comportement si tendre. J'y repense souvent à ce moment avec un des chats qui ont peuplé ma vie. Un moment unique. Une preuve, oui.
Un chat heureux à Aoshima :

samedi 28 février 2015

Martin Bouygues est mort.

Les bonnes nouvelles ne sont pas légion et quand il y en a, elles sont fausses. Merdre !

N'empêche, ça m'a fait du bien quelques temps. En attendant que Clint Eastwood plie bagages.
Bon, là, en fait, c'est Spock, de Star Trek qui vient de passer l'arme à gauche. Fin des années 60, lui et le capitaine Kirk avaient sorti des albums psychédéliques pas piqués des hannetons. Une compilation en avait extrait la substantifique moelle plus tard. Ça s'appelait "Space Out". On s'en met un brin ? Là, c'est le titre "Highly Illogical" Pauvre Leonard Nimoy, Il ne s'en sera jamais tiré de son rôle de Vulcain. Sa dernière autobiographie s'appelait : "Je suis Spock". Ah si, il avait joué dans "Mission impossible", un peu.

jeudi 8 janvier 2015

Je suis Scoup'

La voilà la "une" dont je rêve. Apparemment, personne ne l'a sortie. Par contre il y a pas mal de grandes phrases ronronnantes, peut-être à la hauteur de l’événement, je ne sais pas trop. Attention, j'ignore à peu près tout du logiciel avec lequel j'ai fait ça à l'arrache, alors, c'est un chouïa frustre ! M'enfin c'est un peu plus digne que les dessins (Je pense à celui de Zep en particulier dans Le Monde) qui montrent Cabu et consort arrivant au Paradis.... Allez, humour pas mort. Héneaurme. Limite. Bien dans le ton habituel, non ?

mercredi 7 janvier 2015

Le courage et la Mort, un couple épatant.

Ce soir, je suis atterré, dévasté, effrayé. Ça marche bien le terrorisme sur moi, ça me fait de l'effet, bien vu les gars. Je suis triste aussi, pour Cabu, pour Wolinski, qui m'ont élevé, fait grandir, fait rire. Et ça brûle aussi, ça fait pas que piquer, c'est plus profond. Je me souviens très bien du premier numéro de "Charlie-Hebdo" que j'ai acheté. Je devais avoir 16 ans et quelques, la ceinture de sécurité venait d'être décrétée obligatoire en voiture, la couverture signée Reiser représentait un mec assis sur des W-C essayant d'agripper le PQ, retenu par une ceinture de sécurité. Le titre était "La ceinture de sécurité obligatoire aux chiottes". C'était vraiment "bête et méchant". C'était rigolo. J'ai beaucoup lu "Charlie-Hebdo" quand j'étais jeune. C'était intelligent et jouissif. Ça peut se relire maintenant sans peine, tellement c'est bon. J'ai beaucoup lu les albums de Cabu aussi, j'étais moi aussi amoureux de "La fille du proviseur", comme le Grand Duduche. C'était gentil ça, très gentil. Comment faire la connexion avec le déferlement de violence et de haine qui vient d'avoir lieu ? Et Wolinski, il était chouette ce mec, j'aime ses dessins, ses réflexions douces-amères, son honnêteté tonique, un homme quoi. Et je pense à sa femme, Maryse, que j'aime aussi, libertine monogame qui m'a fait bander et qui me ferait certainement pleurer ce soir. Je connais moins Charb, Tignous, Honoré mais je sais que je les aurais bien aimés si je les avais un peu plus fréquentés. Je suis devenu un peu paresseux en vieillissant mais je connais quand même bien le style mordant de Charb, bien dans la lignée de ses prédécesseurs. C'était la relève, les copains virtuels de presse de mon plus jeune frère, qui m'en parlait. J'ai une pensée pour Cavanna, Reiser, Siné, Willem, ces autres pères, dont les deux derniers sont encore en vie et dont je n'aimerais pas qu'ils y passent trop vite. Une journaliste au cœur de la manifestation de la Place de la République disait tout à l'heure qu'elle ressentait "une forme de joie" autour d'elle. Je veux bien la croire et si les gens, en se serrant les uns contre les autres arrivent à faire naître de la joie, c'est tant mieux et ça me ravit, mais moi, je suis triste, très triste.
NB : Si la une de Ouest-France demain c'est vraiment "Bal tragique à Charlie Hebdo", je trouverais ça tellement génial que j'aurais toujours du respect pour ce canard. J'espère. En tout cas, moi, si j'étais patron d'un journal c'est ce que titrerais en une. L'humour est bien la politesse du désespoir, son seul ornement un peu sensé, un peu beau. Lui et quelques larmes.

mardi 21 octobre 2014

Emmanuel Carrère : le fils à maman de l'Académie.

Cet an-ci on parle beaucoup d'Emmanuel Carrère et de son dernier bouquin "Le Royaume". Autant lui régler son sort maintenant, ça évitera d'y revenir quand il aura reçu le Goncourt (avec un autre bouquin, apparemment c'est encore raté pour ce coup-là). Carrère n'écrit pas, il fait ses devoirs, ce n'est pas la même chose. Dans les devoirs toute la nécessité est extérieure, toutes LES nécessités sont extérieures, même celle des sujets (pour Carrère, c'est simple il prend ce qui s'impose à lui dans le tout venant de l'actualité ou de ses envies, sans trop renacler, sans trop réfléchir, il appelle ça "Flairer un bon sujet") alors que chez l'écrivain la necessité d'écrire est toute intérieure, c'est là qu'elle naît, grandit et finit par se matérialiser dans le geste d'écrire. Carrère veut écrire, un écrivain ne peut rien faire d'autre. Modiano, qui est un très grand écrivain, n'a jamais eu beaucoup à se demander ce qu'il allait écrire et à chercher un sujet qui puisse intéresser les Goncourt, la matière est là, en lui, il l'agite parce qu'ELLE l'agite, et arrive ce qui doit arriver, des livres. Et des bons. Ca ne vient pas tout seul, il faut travailler bien sûr, et même plutôt deux fois qu'une, car il ne s'agit pas de dire une SEULE connerie, tout l'édifice du livre s'éfondrerait; mais le travail de Carrère est d'un ordre différent, scolaire, il applique les méthodes du bien écrire à la française inusables depuis deux ou trois siècles, que moults écrivains de renom à leur époque, aujourd'hui oubliés ont usés jusqu'à la corde raide. Ca s'appelle de l'académisme et ça plaît aux femmes de mauvaises vies (cheminée, chat, tricot) qui sont le plus gros du contingent des lecteurs en France.
Mais ne soyons pas chagrin aujourd'hui et penchons nous sur "l'Usage du "Monde"", un texte court de carrère paru en 2002 en supplément du journal du même nom et qui est d'une telle bêtise qu'on ne peut qu'être d'abord étonné puis rieur devant un tel deballage d'inanités. Dans ce court opus, ce n'est pas une connerie qu'on lit mais toute une avalanche qui nous emporte. Je vous le conseille vivement, c'est poilant.

jeudi 16 octobre 2014

Je dis "Sayonara" à la Raison

Il y a longtemps, très longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Je suis fasciné. Complètement marabouté. Par une Star, une chanteuse de Pop électro. Je suis comme un gamin qui se couperait je ne sais quoi pour passer  un moment avec elle. Je la trouve intensément belle et sexy, je la vénère, je la b..... bien; avec délice. Je la trouve démonstrative; elle joue ses chansons, elles est dedans et je trouve ça touchant. Physiquement, elle a plein de défaut, elle est prognathe, elle a de gros bras, des pied tordus. Elle a deux tatouages à la con, mais je la trouve quand même à damner un saint (j'en suis presque un) et, à mon avis, le nombre de chance sur mille pour qu'elle soit con est infinitésimal. Dans la vidéo je suis particulièrement aimanté par son visage que je trouve d'une beauté hors du commun. Il est très expressif, très vivant. Sa peau est d'une matité que je trouve spéciale, elle appelle la caresse ou la gifle. Elle mérite cent fois la fessée. Ses lèvres sont d'un rose que l'on dirait non-feint, et peut-être leur parfum est-il d'une délicieuse guimauve ? Je délire. Ses mains sont biens aussi et bon.... je ne vais pas m'étendre sur le sujet des mains des femmes et de ce qu'elles en font quand elles ne les occupent pas à tenir des cornets de glace italienne ou des micros mais...voilà, voilà. Tout cela est enfantin. Une jeune amie me l'a fait sentir, dans le genre "A ton âge, vieux cochon !" Non, cochon sénile peut-être mais pas vieux cochon. Je ne fais pas encore la sortie de collèges. Je n'avais pas éprouvé cela pour un Star de la Pop depuis ma passion inassouvie pour Sheila E., la batteuse de Prince. Enfin, inassouvie, inassouvie, c'est vite dit, j'ai bien trippé tout de même à cette époque et la jolie garce (ô le beau mot) hispanique me fournissait de quoi fantasmer. Là, l'adorable métisse suédo-japonaise nous gratifie d'une version de "Cat Rider", tiré du dernier album, sur laquelle elle chante juste (le morceau n'est pas facile). Emouvant. En plus du reste. Le DJ, dans son petit laïus du milieu de la vidéo (on voit bien qu'il est accro aussi, le mec) nous annonce benoitement que le lendemain Little Dragon va faire un duo live avec Dam Funk, producteur en chef des derniers Snoop Dog et Maître es-claviers funky. J'aurais bien aimé voir ça. S'il y a une vidéo, je la mets, promis !

Tiens j'ai retrouvé une vidéo de mon ancienne tocade du 20eme siècle. Dire que Sheila E était sexy est un euphémisme. Pour un peu il y a un de ses nibards qui se ferait bien la malle, tellement il a envie d'éclater de jubilation à la face du monde. Il faudra, pour voir un sein en direct à la télé américaine, attendre le pénible show du Superbowl avec Justin timberlake et cette pauvre Janet Jackson. Un scandale bien ennuyant.

lundi 13 octobre 2014

La liste de Coupé

On peut jouer à des jeux idiots. Faire des listes, par exemple. Avec un numéro un, un numéro deux... Les Anglais sont très forts pour ça. Régulièrement, dans leur presse spécialisée, ils font des listes des meilleurs albums Rock de tous les temps, et régulièrement, par bêtise ou masochisme, ils couronnent le "Pet Sounds" des Beach Boys, alors qu'ils ont mieux sous la main. S'il fallait que j'en fasse une de liste (par esprit moutonnier, par anglomanie, par dépit), je mettrais des titres, pas des albums. Un titre, c'est volatile, on change avec, on en change tous les jours, il n'y a pas de dommage. On a l'air moins con au classement suivant. Evidemment ça se jouerait entre les deux monstres de Liverpool avec Dylan en arbitre. Il y aurait ça :

Et ça :

Et enfin, dans la dernière ligne droite, l'"underdog" frenchie coifferait tout le monde au poteau avec une ritournelle si mineure qu'elle en retournerait l'âme de tous les fans des deux cadors cités ci-dessus.
"Que ce soit les Beatles ou Donovan
Un beau jour quelqu'un t'aurait pris ta femme
C'est arrivé le premier jour
T'auras pas trop de bobos coté amour..."

dimanche 28 septembre 2014

Il n'était pas utile que Pauvert publie les livres de B.B.

Ce 28 septembre 2014 est un jour bien triste. Brigitte Bardot vient d'avoir 80 ans et non, ce n'est pas ça qui est triste, ça c'est plutôt sympa. Ce qu'il l'est, c'est que cette femme, que Michel Piccoli qualifiait il y a peu encore de "charmante" (et je suis certain qu'elle l'est), soit devenue un porte-drapeau d'un parti d'extrême-droite nauséeux et dangereux. Je n'aime plus beaucoup le cinéma mais, comme le disait Serge Daney, une de ses fonctions était d'assurer la différenciation des sexes à travers les acteurs-icônes imparables, modèles absolus, inaccessibles et pénétrants et structurants toutes les psychés. Ceci nous a permis de voir sur les écrans de très beaux spécimens mâles et femelles de l'espèce humaine. Bardot fut l'incarnation de la féminité par excellence pendant une dizaine d'années où chacune de ses apparitions sur les écrans suscitait immanquablement le désir de TOUS les hommes. Pour elle, ça a été dur à porter, pour nous, même 50 ans plus tard, c'est un pur délice. Bardot, c'est le sucre-d'orge que TOUS les hommes ont envie d'avoir entre leurs mains, entre leurs lèvres, sur le bout de la langue et ça m'ennuie que ce doux "candy" sente aussi mauvais aujourd'hui. Ça me gâche sa vieillesse, qui m'appartient de droit, comme le reste. C'est aussi ça, le cinéma.
Et puis l'éditeur Jean Jacques Pauvert est mort aujourd'hui a-t-on appris. Je ne sais pas où il en était avec la littérature et l'édition. Assez loin apparemment, reclus au Lavandou après ces trois A.V.C. En tout cas, il a redéfini les contours d'une profession passionnante, celle d'éditeur. Tout le monde lui doit d'avoir rendu l’œuvre de Sade accessible, après un procès au long cours avec la censure dont il sortit vainqueur; moi, je lui dois en particulier d'avoir ré-éditer les œuvres complètes d'Elie Faure, véritable baume esthétique, le Littré, dictionnaire invraisemblable et indispensable, et la collection "Libertés", reconnaissable entre mille avec son format allongé et sa couverture papier Kraft. Là, avec l'aide de Jean-François Revel, il a donné asile a toutes les pensées qui échappaient, qui s'échappaient, qui faisaient rudement du bien. En général, il a secoué le cocotier et en a fait tomber des dattes, ce qui n'est pas mince, convenons-en, et ce qui en fait un des éditeurs les plus brillants du XXeme siècle. Dans le Monde daté d'aujourd'hui, on peut lire ces mots, écrits par lui à 19 ans dans un manifeste, qui définissent à merveille le métier d'éditeur et aussi, en creux, celui de son partenaire dans le crime, l'écrivain :« Nous n'avons pas envie de nous engager. Nous n'avons pas l'esprit de sacrifice. Nous n'avons pas le sentiment du devoir. Nous n'avons pas le respect des cadavres. Nous voulons vivre. Est-ce si difficile ? Le monde sera bientôt aux mains des polices secrètes et des directeurs de conscience. Tout sera engagé. Tout servira. Mais nous ? nous ne voulons servir  à rien"
Quand on est éditeur ou écrivain il est vital d'être libre et "dégagé". Ne servir à rien, c'est être utile à tous. Tout lecteur un tant soit peu de bonne volonté trouvera matière à lire et à s'aérer la tête, en se la prenant parfois, dans les livres édités par Jean-Jacques Pauvert. Sinon, il y a "The Voice Kid", sur TF1. Ça, ça engage plus que tout.
La collection "Libertés" :

mercredi 13 août 2014

Un dernier pour la route : Robin Williams se pend dans un pays ou circulent 300 millions d'armes à feu.

Robin Williams vient de mourir. A-t-il fait un seul bon film ? J'ai regardé sa filmo et je dirais non, à l'exception des voix qu'il a assurées pour la franchise "Happy Feet". Mais ce n'est pas là une caractéristique qui lui est propre et on peut très bien faire une brillante carrière à Hollywood en étant un mauvais comédien ou en alignant les nanars. C'est même la norme. Ce qui est rare c'est quand Tom Cruise ou Tom Hanks font un bon film. Tout ça ne valait pas un suicide, Robin. D'un autre coté, vous laissez une femelle de l'espèce Macaque Noir seule avec un appareil photo branché sur "on" et ça donne des "selfies" assez fendards. Alors on peut se sentir peu de chose. Le Goût comique humain impayable ressort néanmoins assez vite car la question est maintenant de savoir qui possède les droits de la photo ci-dessous, le singe ou le photographe ? De quoi mourir de rire.

lundi 11 août 2014

Hurler à la Super Lune.

J'ai appris sur le site du Monde.fr que ce soir c'était "la Super-Lune". En quoi ça consiste ? En l’occurrence, en une pleine lune 14% plus grosse que la normale et 30% plus brillante. En effet, la Lune passe cette nuit presque 30 000 Kms plus près de la Terre que d'habitude. J'ai vu les premières photos postées sur Tweeter par les internautes qui les partageaient sur le site du Monde dédié à l'événement. Ça m'a fait un drôle d'effet. De chez moi je ne pouvais pas la voir et je la voyais sur le Net éclairant des coins du monde plus ou lointains, inconnus, désincarnés. Je me suis mis a angoisser légèrement et soudain une photo m'a rassuré. Une photo de la Super-Lune sur les toits de Paris. Je les ai reconnus tout de suite, ils sont à nuls autres pareils et je me suis senti apaisé. Je me suis retrouvé quelque part, dans un endroit que je fréquentais jadis et la Super-Lune faisait son boulot habituel (en plus clinquant) sur Paris. Ça m'a calmé et j'ai regardé les autres photos sans plus considérer qu'elles étaient de "nulle part" (des endroits avec lesquelles je n'aurais pas et jamais parti lié) mais au contraire en savourant les différences de prise de vue, de lumière, de composition et DE LIEUX
Une fois rasséréné de cet incident virtuel, je suis sorti contempler la Super Lune et la prendre en photo à mon tour. J'aurais mon cliché à rajouter (tu parles avec un portable, ça rend pas grand-chose) aux autres, même si ce n'est que symbolique. Finalement, la Super-Lune est pour moi aussi et je remercie cet article du Monde.fr sorti à 22H47 qui m'a permis de me retrouver en sa douce PRESENCE.
Les photos de la Super-lune. Le Havre.

C'est aux Arcs.
 En Croatie :
A Djerba :
Au Portugal, à Lagos :
En Grèce

Et pour finir ....




mercredi 6 août 2014

Profession : "Artiste en émotions."

Dans "Mémoires d'un tourisme", Stendhal, très à son aise dans ce genre libre du livre de Voyage, écrit ceci à propos d'un fait divers qu'on a fait raconter à un des convives de la soirée à laquelle il était convié et dont il sort : " Et moi, en rentrant dans ma chambre, je me donne la peine d'écrire cette histoire. Elle est rigoureusement vraie dans tous ses détails, mais a-t-elle un autre mérite ? Dans ces moments de philosophie rêveuse où l'esprit, non troublé par aucune passion, jouit avec une sorte de plaisir de sa tranquilité, et réfléchit aux bizarreries du coeur humain, il peut prendre pour base de ses calculs des histoires telles que celles-ci.
Telle est leur unique supériorité sur les romans, qui, arrangés par un artiste en émotions, sont bien autrement intéressants, mais en général ne peuvent servir de base à aucun calcul"
Ici, "l'artiste en émotions", c'est lui, bien entendu, qui s'est inspiré d'un fait divers pour écrire "Le rouge et le noir". Il dit la grande supériorité de la Littérature sur la Philosophie. Là où le philosophe "calcule" sur la condition humaine et ratiocine, l'artiste en rend compte par des émotions, tous ses calculs à lui déjà faits et digérés en un Art, c'est-à-dire une magie qui transmet, ce qui fait que la Philosophie fait ronronner comme un gros chat auprès du feu et que la Littérature éveille l'étincelle de l'intérêt. Toute une vision du Monde passe en un roman, un songe calculateur fait un livre de Philosophie. D'un coté, l'on est ému, de l'autre on jouit : d'un coté on tombe sur des calculs, de l'autre sur des romans. Je choisis mon camp ; je suis à jamais aux cotés de Stendhal contre, mettons, Sartre : du coté de ce qui vous laisse pantois et vibrant, contre celui de l’assujettissement de l'Art à la laideur d'un "message" idéologique, à jamais contre Flaubert, que je laisse mariner avec celui qui a le mieux parler de lui, le père Sartre justement. Ce n'est pas parce qu'on fait une crise de neurasthénie à 17 ans (Flaubert) et qu'on en ressort blindé de cynisme que l'on fait un grand écrivain et Stendhal est un bien meilleur artiste que lui car il a épousé quelques courbes même de la Vie et qu'il nous les "rend" sans pareil,
auteur précieux s'il en est !

Gérard Philippe et Danielle Darrieux, sans doute un des plus beaux couples formés par le cinéma, Art, vaille que vaille.

vendredi 20 décembre 2013

Ron Burgundy is on the loose again.

Je n'aime plus le cinéma. Ça tombe bien, il n'existe plus. A sa place, il y a un business qui vend des shoots d'images qui bougent à tous les agités de la persistance rétinienne. Dans ce registre s'annonce une séquence d'environ 1h45 minutes particulièrement rigolote et débile. Notons, au passage, l'identification du "comique" et du "débile" dans cette nouvelle façon d'aligner les images animées. Alors là, ça s'appelle" "Anchorman 2, the Legend continues", soit, en français "Légendes Vivantes", et c'est avec Will Ferrell et toutes la bande habituelle des productions de Judd Apatow, le nouveau Mogul de la "Comédie" américaine. Ca n'a plus grand-chose à voir avec les délices raffinés de "I was a male war bride" de Hawks, "Adam's rib" de Cukor,  "Notre homme Godffrey" de Grégory la Cava où "Les voyages de Sullivan" de Preston Sturges. Ca n'a même rien à voir avec ces "films", rien du tout. N'empêche, je n'avais pas vu une bande annonce aussi drôle, depuis celle de "Dumb & Dumber"  Le pitch ? Ouais. L'équipe des quatre gaillards du journal télé de la soirée de San Diego en 1979 est de retour au début des Eighties pour lancer Global News Network, parodie de CNN. Ce film sort pour les fêtes de Noêl aux Etats-Unis et arrivera sur nos écrans en juin. Il a été précédé d'une petite "mise en condition" du public assez inédite puisque les Américains ont pu voir Will Ferrell jouant son rôle de Ron Burgondy, le "Anchorman" imbu de lui-même à l'infini+ 1 sur tout les plateaux de talk-shows et autres journaux télévisés possibles. IL a ainsi aligné les conneries sans sourciller, affublé d'un sérieux sans faille et d'une coupe de cheveux en tungstène, sans parler de sa moustache qui fait de lui, somme toute,  un homme assez inquiétant.
La bande-annonce que je vous propose est en anglais. C'est plus compliqué, je l'accorde volontiers, mais elle est bourrée de petites idiosyncrasies étatsuniennes qu'il est bon de saisir. J'insiste sur l'utilisation optimale d'un morceau pseudo-épique de Van Halen qui trouve là sa place définitive et impayable :"Dance the night away". Préparez-vous, mortels, il va falloir tâcher de survivre à un déferlement de bêtise hilarante comme rarement subi !
Messieurs Will Ferrell, Paul Rudd, Steve Carell, David Koechner dans : "Anchorman 2, the Legend continues"

Je n'ai jamais dit que ça allait être facile !
En bonus, Ron Burgundy ravage l'Australie et vampirise l'antenne de "The Project", un talk-show local, très populaire. J'aimerais bien le voir interviewer Vladimir Poutine, par exemple. " Good Evening, I'm Ron Burgundy. Here what's going on in your world tonight." Dit par Lui, ça fait tout de suite peur.

dimanche 21 juillet 2013

Fables de droite.

Vidéo du toujours hilarant Jean-Marc Sylvestre (qui parlait il y a peu sur une radio nationale de l'essence "naturelle" du Capitalisme). L'écouter est toujours un vif plaisir tant il ment avec une force de conviction inébranlable. Je dis "mentir" non pas parce qu'il ne croit pas en ce qu'il dit mais parce que, à mon avis, des choses comme l'entrepreneur parangon de réussite humaine, le marché libéré "intelligent", la concurrence qui profite à tous sont quelques uns des mythes de droite qui irriguent notre société actuelle mais qui sont bien d'essence strictement mythique et pas autre chose. Et certainement pas scientifique (au sens où elle ne relèvent pas d'une science-économie qui aurait la force de vérité d'une science "dure"). Mais enfin quand même, le trouble qu'on peut avoir avec Sylvestre, et qui génère l'hilarité, c'est qu'il donne l'impression de se convaincre lui-même de l'existence de ces mythes, dont il saurait qu'il sont douteux, et que, partant de là, il sombre dans une exagération assez croustillante. Est-il un roublard total, un salopard fini ou acteur talentueux ? Je ne sais pas. Il me fait penser à Roger Couderc commentant le catch à la télé quand j'étais petit. Et il fallait un drôle de mélange de bêtise et d'intelligence pour rendre ça crédible. Même auprès de mômes de 12 ans.
Donc Zarak prend l'Ange Blanc à la gorge et enchaîne avec une clé au bras. Et paf ! le pouvoir d'achat n'a pas baissé en 20 ans.

Je ne connaissais pas Daniel Cohen. On m'en avait parlé comme étant du niveau d'Yves Calvi. Effectivement il a l'air d'avoir l'art et la manière de faire parler les gens pendant des heures sans qu'ils disent quoique ce soit d'intéressant.

mardi 19 février 2013

Le cinéma ? Arte povera, molto povera.

Hier, je regardais Fritz Lang batir patiemment sa légende lors d'une interview réalisée par William Friedkin en 1975. Je venais de voir l'excellent "House by the river" du même Lang. Ca a beau être très bien foutu, être assez captivant pour l'oeil (le regard), le cinéma reste un art fichtrement pauvre par rapport aux arts "classiques", même quand ce sont de grands réalisateurs qui s'y collent. Pas étonnant qu'on devienne cinéphile si facilement, ça ne nécessite aucune initiation, aucune réflexion appronfondie sur l'art et la manière. La manière, voilà ce qu'on décèle tout de suite, ce qui se voit au premier coup d'oeil. S'en suit que la cinéphilie est un maniérisme de branleurs vaguement pédés qui poussent des "Ah !" et des "Oh!' devant telle ou telle affèterie visuelle déjouée comme par magie C'est une magie un peu simple, dont tous les trucs sont désormais éventés, qui fait s'extasier et a fait s'extasier de pauvres types dans mon genre un peu pauvres intellectuellement et à l'imagination prête à s'emballer au moindre clin d'oeil, de ceux de Clint Eastwood à ceux de Lang. On a l'impression que quelqu'un nous écoute et nous comprend, qu'on partage une vision du monde, c'est faux, frauduleux, et c'est simplement qu'on a pas accés facilement à la réalité, ni à une autre, ce qu'on finit par penser. Phantasmes et pitreries. Le cinéma n'est même pas du bon Cirque. C'est nul MAIS, c'est mieux que RIEN.
Fritz Lang et William Friedkin. Le vieux cabotine, le jeune se frotte contre sa jambe. Tout va bien dans le meilleur des mondes possibles.

dimanche 16 décembre 2012

La Belgique est un chiotte pays.

Donc, notre étron national N°1, j'ai nommé Gérard Depardieu, veut devenir Belge. Pauvres Belges, ils les accumulent. Entre la femme de Dutroux qui se fait bonne sœur et les menaces de sécession flamande, voilà qui fera certainement les affaires de ce pays dont Baudelaire disait déjà tout le mal possible dans le croquignolet "La Belgique déshabillée". La trouvant a peu près dans l'état pitoyable où le poète l'avait laissée, nulle doute que notre ubuesque Obélix n'aura de cesse de la sodomiser en guise d'acte de naissance du Depardieu nouveau, c'est à dire, belge. Comme ce con de Magritte. Comme ce con de Poolevoerde. Comme ce con de Simenon. Ça laisse rêveur... Il y a aussi des belges que j'aime bien, n'allez pas croire, mais là, aucun nom ne me vient. Ah, si : Scutenaire ! C'est pas mal, Louis Scutenaire. En tout cas, suivant ainsi le bon conseil de Jean-Luc Melenchon, voilà un sac à merde qui émigre. Et d'un. Mais les autres ? Les Delon, Hallyday, Arthur, Hardy, Lucchini....J'ai une idée ! Delon au Japon, Hallyday à Menphis (Ténessie), Arthur en Israël, Hardy en Corse (ce n'est pas tout à fait la France) et Lucchini......Lucchini, n'importe où, mais loin, très loin. On va peut-être arriver à se purger de nos racailles multimillionnaires ! Sarkozy ? Il est pas italien, maintenant, lui ?

En parlant de Lucchini, j'apprends que Jean-François Balmer fait un spectacle autour du "Voyage au bout de la nuit" de Céline. Voilà qui va peut -être redonner un peu de coffre à ce personnage singulier et à une œuvre toute aussi étrange, tant il est vrai qu'ils avaient été phagocytés pour le pire par le petit Lucchini. Lucchini, c'est simple, c'est beaucoup de boucan, ça pétarade et puis....rien, rien du tout. On oublie comme on a ri, vite, et à s'en tenir les côtes, comme si une mauvaise purge passait à toute allure. Céline mérite un meilleur traitement, et Balmer, qui est un grand acteur, pas un histrion de fin de banquet, lui donnera certainement des couleurs justes. Des couleurs pas nettes. Parce qu'il était pas tout à fait net, Céline. D'où, dans son cas, son intérêt.

Bientôt sur vos écrans en 1D, 2D, 3D, et dolby super THX surround "Astérix chez les Belges". Obélix est ravi, il lève les deux pouces.