Hier, je regardais Fritz Lang batir patiemment sa légende lors d'une interview réalisée par William Friedkin en 1975. Je venais de voir l'excellent "House by the river" du même Lang. Ca a beau être très bien foutu, être assez captivant pour l'oeil (le regard), le cinéma reste un art fichtrement pauvre par rapport aux arts "classiques", même quand ce sont de grands réalisateurs qui s'y collent. Pas étonnant qu'on devienne cinéphile si facilement, ça ne nécessite aucune initiation, aucune réflexion appronfondie sur l'art et la manière. La manière, voilà ce qu'on décèle tout de suite, ce qui se voit au premier coup d'oeil. S'en suit que la cinéphilie est un maniérisme de branleurs vaguement pédés qui poussent des "Ah !" et des "Oh!' devant telle ou telle affèterie visuelle déjouée comme par magie C'est une magie un peu simple, dont tous les trucs sont désormais éventés, qui fait s'extasier et a fait s'extasier de pauvres types dans mon genre un peu pauvres intellectuellement et à l'imagination prête à s'emballer au moindre clin d'oeil, de ceux de Clint Eastwood à ceux de Lang. On a l'impression que quelqu'un nous écoute et nous comprend, qu'on partage une vision du monde, c'est faux, frauduleux, et c'est simplement qu'on a pas accés facilement à la réalité, ni à une autre, ce qu'on finit par penser. Phantasmes et pitreries. Le cinéma n'est même pas du bon Cirque. C'est nul MAIS, c'est mieux que RIEN.
Fritz Lang et William Friedkin. Le vieux cabotine, le jeune se frotte contre sa jambe. Tout va bien dans le meilleur des mondes possibles.
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mardi 19 février 2013
Le cinéma ? Arte povera, molto povera.
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vendredi 27 janvier 2012
LANG VS HITCHCOCK
En matière de cinéma européen exporté aux états-unis, il y a deux grandes écoles qui s'affrontent ; celle d'Hitchcock et celle de Fritz Lang. D'après Hitchcock, le cinéma est affaire de domination sadique sur les spectateurs masochistes et consentants. Ce qu'Hitchcok vise, c'est la jouissance ; aussi bien celle du tout puissant réalisateur, que celle du le public moyen qui frémit d'aide grâce au suspense, qui l'emmène là ou il ne savait pas aller, alors qu'il y arrivera, esclave de la volonté infaillible et retorse du maître
Ce point de vue est magistralement résumé et critiqué dans le film de Michaël Powell '"Le Voyeur";
Lang, lui, a passé sa carrière à interrogé les images, leur évolution et, finalement à nous mettre en garde contre elles et le magister qu'elles finissent par exercer sur la vie. Pour Lang, la vie était une sorte de malédiction, le cinéma ne pouvait que désigner cette malédiction, en être le témoin et le révélateur.( Attention aux images, nous dit Lang). Il ne s'est jamais servi de leur pouvoir hypnotique que pour le dénoncer, le crypter par l'évidence de sa démonstration ! S'étant finalement débarrassé de ses obsessions, ayant rompu le fil de "Sa Malédiction" il fit deux film d'aventures exotiques purs dans lesquelles il retrouva la magie simple de Mélies, de "King Kong", des premier" Dracula", des " Tarzan " Bref la lumineuse Magie Blanche. L'enfance de l'Art. Il s'agit du "Tombeau Hindou" et du "Tigre du Bengale". Films aussi beaux qu'un Sérial, ce format que Lang aimait tant.
On pourrait prendre le récit de la vie du cinéaste amateur héros de Powell, les épisodes de la vie d'Hitchcock et dresser un parallèle sidérant entre les manifestations de la pathologie du héros du "Voyeur" et la façon dont Hitchcock survécut aux maltraitances de son père et ne sombra pas dans la la folie en exposant à tous ses plus grandes perversités.
Personnellement, je préfère les films de Lang. Je suis langien, comme Chabrol ! Merde ! Remarquez, quand on est Hitchcockien, on est en compagnie de Truffaut, c'est pas mieux. ! Remerde !
Bon, il y a d'autres écoles, plus américaines, celle de Ford, de Hawks, de Walsh ; et d'autres, européennes, asiatiques, africaines. Ce sont d'autres images, d'autre manières de les faire et d'en faire quelque chose. Pas d'extraits, cette fois-ci. Des photos.
Les deux couples adversaires du dernier Hitchcock " Family Plot". Ou Hitchcock tendant lui aussi vers l'enfance de l'Art.
La réalité est devenu une horreur qui passe en direct à la télé dans "La cinquième victime" de Lang. Et tout le monde en pâtit. La fiancée du journaliste servira d'appât pour le tueur en série afin que le journal télévisé débusque un scoop de première.
Ce point de vue est magistralement résumé et critiqué dans le film de Michaël Powell '"Le Voyeur";
Lang, lui, a passé sa carrière à interrogé les images, leur évolution et, finalement à nous mettre en garde contre elles et le magister qu'elles finissent par exercer sur la vie. Pour Lang, la vie était une sorte de malédiction, le cinéma ne pouvait que désigner cette malédiction, en être le témoin et le révélateur.( Attention aux images, nous dit Lang). Il ne s'est jamais servi de leur pouvoir hypnotique que pour le dénoncer, le crypter par l'évidence de sa démonstration ! S'étant finalement débarrassé de ses obsessions, ayant rompu le fil de "Sa Malédiction" il fit deux film d'aventures exotiques purs dans lesquelles il retrouva la magie simple de Mélies, de "King Kong", des premier" Dracula", des " Tarzan " Bref la lumineuse Magie Blanche. L'enfance de l'Art. Il s'agit du "Tombeau Hindou" et du "Tigre du Bengale". Films aussi beaux qu'un Sérial, ce format que Lang aimait tant.
On pourrait prendre le récit de la vie du cinéaste amateur héros de Powell, les épisodes de la vie d'Hitchcock et dresser un parallèle sidérant entre les manifestations de la pathologie du héros du "Voyeur" et la façon dont Hitchcock survécut aux maltraitances de son père et ne sombra pas dans la la folie en exposant à tous ses plus grandes perversités.
Personnellement, je préfère les films de Lang. Je suis langien, comme Chabrol ! Merde ! Remarquez, quand on est Hitchcockien, on est en compagnie de Truffaut, c'est pas mieux. ! Remerde !
Bon, il y a d'autres écoles, plus américaines, celle de Ford, de Hawks, de Walsh ; et d'autres, européennes, asiatiques, africaines. Ce sont d'autres images, d'autre manières de les faire et d'en faire quelque chose. Pas d'extraits, cette fois-ci. Des photos.
Les deux couples adversaires du dernier Hitchcock " Family Plot". Ou Hitchcock tendant lui aussi vers l'enfance de l'Art.
La réalité est devenu une horreur qui passe en direct à la télé dans "La cinquième victime" de Lang. Et tout le monde en pâtit. La fiancée du journaliste servira d'appât pour le tueur en série afin que le journal télévisé débusque un scoop de première.
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