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lundi 16 septembre 2019

Le post-punk, deuxième fournée.

Ca devait arriver. Dans le foure-tout du vintage plus vrai que vrai, nimbé de fraîcheur de congélo, des petits malins (ou innocents)s ont piqué dans ce que je considère être un des sommets de la musique des années 80 pour la re-jouer ici et maintenant. Ca me touche parce que c'est en partie ce qui m'a donné une colonne vertébrale, une assise de traviole, un goût pour l'oxygène raréfiée des sommets solitaires. A ce tarif-là on respire mal mais quand on souffle c'est corsé. Et bien, ce bout d'Histoire me bégaye sous le nez et j'éternue sous l'effet du poivre de ce brouet post-moderne complètement digeste puisque déja passé une fois comme plat principal par Dame Histoire qui n'était pourtant pas censée faire ça. Damned, je suis re-fait !
Alors, les originaux : Gang of Four ; "Paralyzed", "I found that essence rare".


Au Pairs :"It's obvious"

Devo : "The day my baby give me a surprise". B 52's : "Give me back my man"

Le recuit : Squid : " Match Bet"

"The cleaner"
Y parait que c'est meilleur réchauffé.

mardi 19 juillet 2016

Alan Vega sort de son orbite et s'éloigne.

Ce blog ne s'étoffe que quand quelqu'un meurt. C'est triste. En même temps, il n'y a plus que ça à faire : le décompte morbide de ceux qui étaient et restent des créateurs quand tout le monde fait dans la ré-création; de ceux qui étaient dans le bain de l'Histoire quand nous sommes sous la douche froide du Fun. Bah, c'est comme ça, c'est la post-Modernité. C'est pas que c'était mieux avant, c'était différent. Avant quoi ? Ben, avant 1991, c'te bonne blague. Oh, avant 1991 il n'y avait pas vraiment d'avant et d'après, on remontait d'un trait jusqu'à la création première, c'était bien ou mauvais mais dire c'était mieux avant, c'était de la pure et simple ronchonnade. Depuis 1991, il y a un avant et un après, la Modernité c'est fini, comme l'Histoire, nous sommes dans l'après. D'où l'engouement très fort, pour les années 80, dernières années de création qui laissait entrevoir autre chose, encore et encore, derrière le mur. Le mur est tombé, nous somme dans l'après. Des murs sont construits partout, tous les jours et ça ne gène personne. Ce qui importe, ce qui libère, c'est de gérer. (C'est là qu'est toute l'horreur de l'après) Si l'Economie conseille de se restreindre et de gérer, c'est qu'il n'y a plus de place pour des créations dignes de l'homme, c'est à dire dignes de Dieu, il n'y a que du rebut et des miettes. Nous y sommes, c'est après et ça implique une autre esthétique, distancié, kitsch et pas à hauteur d'homme. Avant, c'était à hauteur d'homme, ce qui sous-entendait qu'on pouvait savoir un peu quel taille il avait et qu'on pouvait le prendre d'un peu haut, pour lui souffler des trucs à l'oreille en la lui tirant un peu vers le même haut. Maintenant, c'est plus possible, on sait exactement combien vaut un homme; ils sont tous au même niveau et tous prêts à se battre comme des enragés pour y rester ou grapiller un niveau. On ira pas plus haut que Trump ou Sarkozy. Ou alors il faudrait repartir de plus bas, d'avant.

Alan Vega est mort, donc. Fort sujet, complexe, multiple que le Vega. Moi, j'avais commencé par un formidable Rockabilly New-Wave : "Juke-Box Baby", un hit en France, comme "C'est Lundi", de Jesse Garon. Simple, efficace, hanté, tout ce qu'il me fallait. Manquait plus que Robert Gordon et tout était plié en matière d'héritage fifties réchauffé années 80. SAUF QUE, à quelques temps de là, un mien ami achète le premier album de Suicide, le groupe de Vega en 1977 au magasin New Rose de Paris et nous le met en soirée. Choc. Choc immense. Tellurique, sans retour. MAIS qu'est ce que c'est que ce truc ? "Ghost rider" est un Rock dérapant sur trois minutes de bruit minimaliste saturé et paniqué. Emballant et flippant à la fois, à se jeter la tête contre les murs par plaisir (c'était une autre idée du Fun...) MAIS surtout, sur cet album à la pochette géniale et sinistre se trouve un morceau proprement terrifiant, une musique et un chant, qui, pour peu qu'on les suive vous entrainent dans les affres de l'horreur : "Frankie Teardrop". Chaque larme de Frankie est une goutte d'acide sur un cerveau en ébullition. Il a mal, on a mal avec lui. Où sont le pardon, la miséricorde ? Là, maintenant, et pour dix minutes, c'est l'ENFER, "Laissez tout espoir", chaque cri de Vega est un cri souffrant et enragé de supplicié. La question est : dans quel état vais-je récupérer mon cerveau après ça ? Ce truc peut rendre dingue en une écoute. A forte dose, il entame obligatoirement les neurones dans les grandes largeurs. Moi, j'en ai pas trop abusé. N'empêche, je ne suis plus le même maintenant qu'avant d'avoir écouté Suicide, "Frankie Teardrop" et Vega. Je crois que tous ceux qui ont écouté ses oeuvres (même plus tardives) peuvent dirent ça. Et c'est c'est ce qui en fait un artiste majeur du vingtième siècle. Je précise deux choses : dans Suicide (bon sang, quel nom de groupe !), il avait pour acolyte Martin Rev, qui faisait la musique, et Alan Vega était aussi artiste plasticien.




mercredi 13 juillet 2016

L'été sera Punk ou....autre chose....

Donc, d'après mon expérience et mes lectures, par odre d'importance décroissante, en accord avec mes amis les Punks :
La Liberté

L'Amour

Le Sexe

mardi 12 juillet 2016

Fièvre d'été des Buzzcocks.

Les Punks. Il n'y a qu'un seul véritable groupe punk : les Sex Pistols, et encore, ils n'étaient pas si nihilistes que ça, juste un peu dépités. Les autres groupes de l'époque sont devenus des combos de virtuoses de haute volée aux ambitions artistiques qui égalaient celles de leurs petits camarades des sixties et seventies, et aussi des jazzeux. Les Buzzcocks, par exemple, sont un groupe dément. Pétrifiants d'intelligence, d'une pertinence sociale et psychologique acérée, ils étaient (et sont) capables de faire des albums d'une richesse contradictoire remarquable, évoquants tout et son contraire sans perdre le fil de l'Art qui charge à vif les émotions les plus rudes et les exprime au plus juste.
A les écouter, à écouter les Clash et les Jam, les Cure et Elvis Costello, après cinquante années de bouteille passées à le faire, il ressort que le plus important  dans la Vie, à part la Mort, c'est la Liberté. Puis viennent l'Amour et le Sexe.
C'est l'été, c'est la saison des "Bites qui Bourdonnent." Maintenant, excusez-moi, je vais écouter "Madame Butterfly" à la radio. C'est aussi beau que du Buzzcocks.



mercredi 30 mars 2016

POST-POP-FEELING NORMAL

Bon, hier soir je me suis un peu excité à propos d'Iggy Pop. Chacun sort de la dépression comme il peut. Là, je suis plus détendu, moins énervé et je m'attendris à mesure que je me calme, tant et si bien que je vais vous mettre une vidéo de Pop et son groupe actuel qui est plutôt bonne. Iggy y est touchant avec sa patte folle et ses muscles de vieux qui commencent à pendouiller. Il fait son numéro habituel mais MAINTENANT, c'est-à-dire qu'il est toujours dingo et gueulard mais aussi plus calme, plus posé, il est plus en contrôle. Donc il ne fait pas vieux singe qui s'imiterait mais Iggy Pop à 70 ans, esseulé, toujours chargé de lourdes blessures, mais plus d'équerre, pas droit, mais d'un biais qui tient bien debout encore cette fois avec nous. C'est déjà pas mal quand on vient d'où il vient et quand on est passé par où il est passé. Moi, je dis qu'Iggy Pop et "Plus belle la vie" ne sont plus tout à fait inconciliables. Naaaan, je déconne !!!
Vous voyez, à la fin du morceau, Iggy est tellement gentil avec son public qu'il dit que le savon qu'il vient de lui passer n'a rien de personnel, et que plus il les fréquente, plus il les aime. C'est mignon. C'est Iggy Pop MAINTENANT et, tout compte fait, c'est mieux pour lui et pour nous.

J'ai écouté d'autres morceaux du concert. C'est audible sans déplaisir, même plutôt bien et, je le répète, touchant.

J'fatigue.

Il est comme moi Iggy Pop, il est fatigué. Plus que moi, même. Faut dire, il a tout essayé ce garçon. Il a sombré dans les pires excès, les pires dépravations et quoi ? Qu'est-ce qu'il lui en reste de toute sa vie de chien fou ? Il a été heureux peut-être, un petit peu. Il a été malheureux, beaucoup. Il a fait du rock destructeur, avec les Stooges ou en solo, d'une négativité inégalée et qui demeure une référence absolue pour tout rocker un peu digne de ce nom (en gros, rocker ça veut dire péquenot mal dégrossi/mauvais garçon mais gentil au fond). Ensuite, il a essayé de sortir de ses travers extravertis en se rachetant une conduite d'amateur de potin binaire de qualité sur quelques bons albums qui passaient bien sur les chaines Hi-Fi. Puis, pour se survivre, je suppose, il s'est mis à s'auto parodier en légende du proto-Punk-Rock indestructible et mouillant à grand coup d'albums torse-poils aussi ineptes que nombreux. Il n'est jamais parvenu à s'assagir totalement (eh, eh !). L'électricité, il a ça dans le sang. Tout mettre sur dix et foutre le bordel avec des mécaniques à bruits diverses. Il a changé, quand même, il est devenu un peu plus tristounet avec l'âge, moins enthousiaste à se flinguer, un peu pervers pépère à la sortie des classes mannequins à Manhatan à se tirer sur la nouille comme un con. Fallait bien passer le temps. Il a fait une chanson avec Françoise Hardy ("Mon amie la rose" ?), un album tiré d'un bouquin de Houellebecque qui s'appelle "Préliminaires" (le con, presque trente ans après le coup de massue qu'était "Pénétration, le voilà qui s'occupe de futilités), un autre de reprises de chansons françaises. On s'occupe, on s'occupe. Et puis son pote Asheton des Stooges est mort. Lou Reed est Mort. David Bowie est mort. Tous ses amis sont clamsés, il s'emmerde, il n'a plus rien à dire à part "Fuck" comme d'habitude mais il déprime sec et il est un chouïa moins virulent qu'avant. Un gros Chouïa. Je le comprends, je compatis même, je me sens comme lui. Et d'ailleurs, tout comme moi, c'est un véritable chien, incapable de ne pas aboyer, par prudence. Alors, il va tenter un dernier geste ou presque, en s'entourant d'une bande de bons musiciens et compositeurs et sortir l'album "Post-Pop depression" ou comment survivre un petit peu dans un monde de cons et que l'on est soi-même moribond depuis presque un demi-siècle? comment faire pour faire un pas en avant de plus, encore un, jusqu'au Paraguay, puisque c'est là qu'il dit vouloir aller mourir ? Putain, mais c'est bien ça, mais pourquoi pas le Paraguay, les mecs ? Si ça se trouve, il n'y jamais foutu les pieds et c'est un ailleurs possible pour lui. Puisque rien ne dure, puisque soi-même on change d'année en année jusqu'à une non-permanence permanente, déguisée en cerceuil, puisque la bonnasse qu'on s'est tiré à 18 balais est une rombière imbittable et que les autres bonnasses de 18 ans ne sont que des bonnasses de 18 ans de merde, puisqu'ailleurs, c'est ici et inversement ou peu s'en faut, puisque que même David B. est mort, puisque le thé vert a presque le même goût que le thé noir et que de toute façon le thé c'est un truc de fiottes angliches mais qu'il faut pas le dire, eh beh, mais pourquoi pas aller tirer sa révérence au PARAGUAY, les mecs ?Le PARAGUAY c'est le Paradis Perdu des rockers ! Si ça se trouve on se foutera enfin la paix, hein, Iggy ? Et puis vas te faire foutre pauvre débile !!! Ouarf ! Ouarf ! C'est le dernier morceau que j'écoute de toi !
Iggy Pop : "Paraguay"

Les paroles (bonnes) :
Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do

(Yeah)

Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do

I'm goin' where sore losers go
To hide my face and spend my dough
Though it's a dream, it's not a lie
And I won't stop to say goodbye

Paraguay
Paraguay

See I just couldn't take no more
Of whippin' fools and keepin' score
I just thought "well, fuck it man"
I'm gonna pack my soul and scram

Paraguay
Paraguay

Out of the way I'll get away
Won't have to hear the things they say
Tamales and a bank account
Are all I need, so count me out

Paraguay
Paraguay

I'll have no fear
I'll know no fear
So far from here
I'll have no fear
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la
Tra-la-la-la

Wild animals they do
Never wonder why
Just do what they goddamn do

There's nothing awesome here
Not a damn thing
There's nothing new
Just a bunch of people scared
Everybody's fucking scared
Fear eats all the souls at once
I'm tired of it
And I dream about getting away
To a new life
Where there's not so much fucking knowledge
I don't want any of this information
I don't want YOU
No
Not anymore
I've had enough of you
Yeah, I'm talking to you
I'm gonna go to Paraguay
To live in a compound under the trees
With servants and bodyguards who love me
Free of criticism
Free of manners and mores
I wanna be your basic clod
Who made good
And went away while he could
To somewhere where people are still human beings
Where they have spirit
You take your motherfucking laptop
And just shove it into your goddamn foul mouth
And down your shit heel gizzard
You fucking phony two faced three timing piece of turd
And I hope you shit it out
With all the words in it
And I hope the security services read those words
And pick you up and flay you
For all your evil and poisonous intentions
Because I'm sick
And it's your fault
And I'm gonna go heal myself now
Yeah!

dimanche 20 mars 2016

Tout le monde à terre, c'est un casse, bande d'enfoirés !

L'autre jour, je parlais de Dick Dale avec un ami. Nous sommes bien peu à écouter du Dick Dale aujourd'hui... Ah si, parfois quelqu'un passe la B.O. de "Pulp Fiction", du clown Tarantino, et "Misrilou" de Dick Dale jaillit dans une paire d'enceintes ou un casque, sans que la personne qui écoute sache vraiment qui joue de cette manière unique de la guitare électrique. Ce n'est pas si grave et toutes les routes mènent au Rock même les plus improbables. Voici une impayable version "exotique" de "Misrilou" par le plus improbable des chanteurs "exotiques" français, le juif turc Dario Moreno, successivement intronisé brésilien, égyptien, italien, mexicain, arabe et même... turc ! Vous avez du mal à l'imaginer en redneck ? C'est que vous manquez d'imagination. Ne vous inquiétez pas, les arrangeurs de Moréno en avaient pour vous !

Mon Youtube me propose d'enchainer avec ce qui suit. Pourquoi pas ? Moi, je ne m'en lasse pas. Quelle classe, ces ploucs !

Pas bégueule, j'enchaine avec une scie métallique imparable d'une autre fratrie qui, bizaremment viens du même pays que celle qui précède, Une terre de contrastes, assurément !

En fait les Ramones sont des émigrés juifs turcs déguisés en rockers punks américains pour distraire les grincheux qui écoutent les Stanley Brothers, en leurs fournissant des cibles vivantes crédibles à dézinguer dans la joie et la bonne humeur (américaines).

jeudi 17 mars 2016

Cops and robbers.

La Poste du bourg où j'habite a été braquée à main armée. Emoi bien compréhensible dans le voisinage et au bar PMU. Vous z'inquiétez pas c'est pas moi qui ai fait le coup. C'est un noir, évidemment; je déconne pas, un noir. Déjà que la commune vote FN à plus de 25 %, voilà qui ne va pas arranger les choses. La gendarmerie a mis les bouchées doubles et d'après un témoignage digne de foi, les suspects -il y avait un arabe avec le noir- ont été aperçus sortant du PMU à 14 H 34 précisément. On les aura, ces salauds.
Junior Murvin et sa voix d'or.

La même par les Clash.

mercredi 11 novembre 2015

Accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle.

The Sonics sont un quintet américain qui fut fameux au mitan des années soixante pour des hymnes de rock garage endiablés comme le très connu "Psycho" , qu'il leur arrivait de répéter avec la maman d'un des membres du groupe à la basse. Si les parents ne se tiennent pas que voulez-vous qu'il advienne des fils ? Comme de juste ils ont crâmé la chandelle par les deux bouts, hurlé et fait les fous, et, finalement, tenu le haut du pavé pendant deux ans avant de sombrer dans un semi-oubli avec le statut de groupe culte. Près de 45 ans après leur formation, les revoici avec un nouvel album qu'il faut bien qualifier d'excellent, plein de jus, de bruit saturé et de fureur expulsée. Ces mecs ont 70 ans tapés et les Hives, à leurs cotés, font figure de petits rigolos scandinavets. C'est pas possible il doit y avoir un dieu pour les rockeurs cinglés ! A les en croire, la tempérance est un truc de petite fille, la modération une abstraction inepte et une certaine "tenue" dans les excès de toutes sortes suffit largement à garantir une longue vie. Alcool, débauche, luxure à go-go et après moi le déluge ! C'est beau, c'est merveilleux, ça fait envie. Moi qui ait du voir 150 médecins dans ma putain de vie, je tremble de rage. Ca s'écoute fort et c'est en mono.

Je venais de naître...j'allais en chier.

mardi 29 septembre 2015

"No sport." Winston Churchill

Faire du sport ? Vous m'avez regardé ? J'en suis à la Gym douce et au medecine ball, les amis. Si jamais je me remets à titiller  les records du monde, je veux que ça ressemble à ça. "Un esprit sain dans un corps sain ?" J't'emmerde. Moi , mon truc, c'est la sainteté pas la santé, et si y'a pas un peu de souffrance dans la sainteté, ça vaut nibe.

mardi 7 juillet 2015

Universal truths and cycles

Et quand en âge il se trouva avancé
Il n'en fut en aucune manière calmé
Son coeur battait fort la mesure
Depuis toujours il vivait sous l'usure
Il avait fait plusieurs fois son corps craquer
Du destin il était un vieux piano faussé
Et il jouait toujours un même thème
Un air d'amour qui dit qu'il aime
Aussi fort à chaque redite
Même si la chanson est maudite
Et d'ailleurs l'est-elle ?
Cette appétissante tarentelle
Et danser et chanter avait été sa pratique
Que les pieds et la voix tordues éradiquent
Mais il chancelle encore en rythme
Et brille au fond de ses yeux la pyrite
Comme au front des amants universels
Luit une étincelle  éternelle
Plus ravissante que la Mort elle-même
Que l'ivresse aussi et que tous les systèmes
"Viens, je t'emmène danser au bal
Après, j'élargirai ton joli trou de balle"
Elle répondit "Vieux pervers, vieux cochon !"
Puis l'acceuillit comme il faut en son profond
C'était tout. Ca et les rêves
Les rêves qui jamais ne crèvent.

Un peu de Rock n' Roll avec Guided by Voices jouant en live l'intégralité de leur album "Universal truths and cycles".


jeudi 12 mars 2015

C'est jeune et ça sait tout.

"A teenage dream's so hard to beat...", ainsi commence la chanson des Undertones "Teenage Kicks" et, en effet, il semblerait bien que rien n'égale en puissance un rêve d'adolescence, pas plus qu'une jouissance d'adolescent n'est comparable à une extase d'adulte. La frustration, quand elle est dépassée, gonfle tout à bloc, c'est le cas de le dire... La maturité a peut-être eu des avantages... au 19ième siècle, et encore, ce sont des cris de jeunes gens qu'on entend le plus dans la littérature française de ce siècle. Courteline contestait avec véhémence que l'âge mûr ait le moindre avantage et disait que la jeunesse les emportait tous. Il payait, à la cinquantaine, de jeunes putains pour, une fois le quart d'heure hygiénique passé, les entendre parler et dire pendant les trois quarts d'heure restants "des sottises grosses comme elles". C'était un tendre, tout le monde n'est pas Dominique Strauss-Kahn. Voilà deux titres de plus des Undertones. Tout d'abord leur hymne "Teenage kicks" qui était la chanson préférée de tous les temps du fameux DJ anglais de la BBC One, John Peel. Je mets les paroles, c'est simple et urgent.

A teenage dream's so hard to beat
Every time she walks down the street
Another girl in the neighbourhood
Wish she was mine, she looks so good
I wanna hold her, wanna hold her tight
Get teenage kicks right through the night
I'm gonna call her on the telephone
Have her over cos I'm all alone
I need excitement, oh I need it bad
And it's the best I've ever had
I wanna holdher, wanna hold her tight
Get teenage kicks right through the night
Alright
A teenage dream's so hard to beat
Every time she walks down the street
Another girl in the neighbourhood
Wish she was mine, she looks so good
I wanna hold her, wanna hold her tight
Get teenage kicks right through the night
I'm gonna call her on the telephone
Have her over cos I'm all alone
I need excitement, oh I need it bad
And it's the best I've ever had
I wanna hold her, wanna hold her tight
Get teenage kicks right through the night
Alright
I wanna hold her, wanna hold hertight
Get teenage kicks right through the night
Alright
La lutte impitoyable pour la vie, la reconnaissance et finalement l'amour vue du coté d'un jeune loser médisant qui daube sur son cousin. Voilà à coup sûr une méchanceté bien rassurante, même pour un vieux con comme moi. Allez les Undertones bis répétitas avec "My perfect cousin". Ah que je le hais, lui ! Fergal Sharkey au chant. Les frangins O'Neill à la composition et à l'écriture.

Now I've got a cousin called Kevin
He's sure to go to heaven
Always spotless, clean and neat
The smoothest you can get them

He's got a fur lined sheepskin jacket
My ma said they cost a packet
She won't even let me explain
That me and Kevin were just not the same

Oh my perfect cousin
What I like to do, he doesn't
He's his family's pride and joy
His mother's little golden boy

He's got a degree in economics
Maths, physics and bionics
He thinks that I'm a cabbage
'Cause I hate University Challenge

Even at the age of ten
Smart boy Kevin was a smart boy then
He always beat me at Subbuteo
Cause he flicked the kick and I didn't know

Oh my perfect cousin
What I like to do, he doesn't
He's his family's pride and joy
His mother's little golden boy

His mother bought him a synthesizer
Got the Human League into advise her
Now he's making lots of noise
Playing along with the Art school boys

Girls try to attract his attention
But what a shame, it's in vain total rejection
He will never be left on the shelf
'Cause Kevin he's in love with himself

Oh my perfect cousin
What I like to do, he doesn't
He's his family's private joy
His mother's little golden boy

vendredi 6 mars 2015

Vrillé !

Chez moi, ce sont toujours les nerfs qui ont déconné le plus. L'interface quoi. Résultat, le réel m'a toujours été insaisissable, j'ai vécu dans l'Ether et j'ai été inlassablement éjecté du monde autant qu'incapable d'y agir vraiment. Un fumiste involontaire. Alors, j'ai passé beaucoup plus de temps à rêvasser à la Pop musique, à Debbie Harry et à son minou tout blond par exemple, qu'à apprendre à jouer de la guitare, et quand je me suis mis à en jouer, je me suis montré inapte à faire autre chose que de gratouiller (mal) trois accords et très prompt à m'en satisfaire, simultanément frustré, paresseux et auto-indulgent. Les nerfs, j'vous dis ! J'avais pourtant trouvé dans le Rock une forme d'Art qui correspondait à ma complexion physique et mentale et j'en ai jouis tant et plus. Ce sera ça jusqu'à ma mort.
En 1978, Blondie et Debbie Harry.

En 1976, The Nerves avec Peter Case et Paul Collins.


Y'a bon l'Art !

Ca commence à tourner à l'obsession chez moi, l'idée que la Pop musique est un Art majeur. Voici, au hasard des écoutes, un titre des Undertones sorti en 1979 : "Mars bar". Je ne vois pas ce qu'un gauchiste mal emmanché ou un 'vert" rendu dément par le manque de produits chimiques pourrait ajouter à ce commentaire acéré et acerbe de la "Société de Consommation" (livre de Baudrillard) et de ses dérives. Voyez comment ils parlent (les Undertones) avec finesse de cet acte banal mais typique de la société avancée occidentale : manger une barre de Mars. Ca engage plein de choses, dérisoires et grandioses, de la politique de santé publique aux chansons de David Bowie, de la diététique à l'addiction morbide, du dopage aux dents gâtées et tout est là, sombrement et sobrement exposé. Je mets donc les paroles, vous allez voir, c'est très pertinent et nerveusement rebelle. ("Hey raid the Spar", ça veut dire "Hé, j'ai fait un raid sur le "U express" (pour acheter mon Mars)) Tout ça pour le prix d'un 45 tours, Waoouh ! Après, vous faites ce que vous voulez. Vous intégrez des groupuscules d’extrême gauche (ou droite), vous arrêtez les barres chocolatés, Vous passez au Nutella à haute dose...Moi, je pense que la meilleur chose à faire est d'écouter ce morceau en boucle en bouffant des Mars jusqu'à en devenir diabétique, c'est encore ce qu'il y a de plus chic à ce prix-là. Un peu esthète, quoi ! Non, plus sérieusement, savez-vous qu'après l'Art, il y a encore de l'Art ? Dieu que c'est bon. Miam-miam !

 I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play

I never eat my dinner
I push away the plate
You can see I'm getting thinner
Because I just can't wait

To get my Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play

To Patrick Moore and David Bowie
And all the other stars
There's evidence here to show you
That there's life on Mars

I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play

There's glucose for energy
Caramel for strength
The chocolate's only there
To keep it the right length

I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play

To anybody out there who still eats Twix
Or Bounty, or packets of Buttons
I gave them up when I was six
I hope your teeth are rotten

I need a Mars Bar
Hey raid the Spar
To help me through the day
I need a Mars Bar
I've had ten so far
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play
It helps me, makes me
Work, rest and play

Work, rest and play!


dimanche 8 février 2015

Ariel Pink au sommet de son Art.

Ariel Pink m'a tout l'air d'être un grand artiste. Son dernier album est très bon, riche, bien produit, réussi. En plus de ça, il a mis en ligne une série de trois vidéos illustrant ses chansons qui sont aussi bien faites qu'elles mettent sûrement mal à l'aise. Qu'importe (les tièdes), cet univers qui peut sembler anxiogène n'en demeure pas moins strictement et joliment humain. Il faut accueillir sans rechigner dans le sein de la communauté des hommes tous les "freaks" que nous présente Ariel Pink et tout d'abord Rick Wilder, punk-rocker pur jus de la Californie des années 80 et auteur du définitif "(I'm) Psychotic" et que l'on voit dans le clip que je mets ci-dessous. La vie de Rick Wilder n'a été qu'une suite ininterrompue d'excès en tout genre, de révolte, d'accélération, parfois à vide, souvent à plein tube. Il a toujours été d'un maigreur terrifiante et maintenant c'est tout son corps, des cheveux aux orteils, qui lui fait payer sa vie d'être humain hors les rails et qui renâcle pour lui, contre lui. Il semble casquer sans trop broncher, ça serait indécent. Clairement, il fait peur.  MAIS c'est néanmoins, et ô combien, mon frère et tout comme moi, il a besoin d'un ange. On a tous besoin d'un ange, surtout les plus délattés d'entre nous, les à peine viables, les surnuméraires. J'ai rencontré des anges, pas beaucoup mais j'en ai connus. J'ai l'impression qu'avec l'âge et la platitude monotone qui lui est inhérente, j'ai moins de chances d'en connaître encore un. Qui sait ? Mais tous ces mots délayeront peut-être un peu l'impact de la vidéo, ils ne sont, au fond, qu'un moyen d'en désamorcer le choc. J'aurais du la balancer comme ça, sans long discours. J'espère que vous allez quand même vous la prendre dans la gueule.

Là, je mets une vidéo d'Ariel Pink chantant avec des enfants C'est entièrement et complètement naturel, absolument raccord. Il est en phase avec eux, tout en restant à sa place de créateur de musique pop décalé et troublante. Il est fort, cet Ariel Pink !

jeudi 29 janvier 2015

Do you love me, Dad ?

A cette époque, j'entretenais des rapports assez compliqués avec mon père -j'avais 16 ans- tendus et fielleux, dans lesquels la place du Rock n'étais pas négligeable. Ainsi, je me servais des nouveaux trucs qui sortaient et que j'appréciais pour lui pourrir la vie en le traitant de fasciste s'il m'en refusait l'écoute dans la voiture. C'était, ma foi, fort sympathique (il y avait des moments plus orageux). A cette époque bénie, les week-ends quasiment entiers de RTL était dédiés à la New Wave et autres gamineries réjouissantes et bruyantes car une nouvelle génération d'auditeurs se branchait sur les ondes, avide d'entendre "sa" musique. Les pourvoyeurs s'appelaient Bernard Schu, Jean-Bernard Hebey, Dominique Farran et, bien sûr, Georges Lang, et tous les samedis et dimanches, je bataillais ferme avec Dieu le Père pour imposer aux occupants de la bagnole une écoute de ce qui n'était pas encore des classiques. Généralement, j'avais gain de cause (eh, le Fils, quand même !). J'ai pu ainsi faire profiter mon père d'une reprise d'une chanson de mauvais garçons dont l'originale se trouvait chez lui sur une compilation qu'il n'écoutait pas ou peu. C'était méchant, malpropre, déglingué (je parle de la reprise) mais je soupçonne mon père de s'être souvenu d'un chouïa de bribe de truc qu'il avait potentiellement bien aimé, ce qu'il l'emmerdait certainement. Moi, j'exultais. Je mets le truc en-dessous. Vous allez reconnaître, si vous suivez ce blog, un morceau que j'y ai mis il n'y a pas longtemps.
Johnny Thunders et les Heartbreakers : "Do you love me ?"

Parfois, histoire de bien plomber l'ambiance dans la caisse, je demandais à mon père de mettre le son plus fort car sur RTL il passait "Death Disco" de P.I.L., le groupe de l'ex-chanteur des Sex-Pistols. Ça se traduit par "Disco de la Mort" ou "Disco mort" et c'est vraiment très ressemblant. Pour moi, c'était un panard indescriptible mêlant joie du mélomane et ravissement du chieur.
Les rapports que j'ai avec mon père étant réduit à néant, j'ai la possibilité d'écouter ce que je veux quand je veux mais j'ai perdu celle de l'emmerder avec du Rock, auquel d'ailleurs il s'était mis en tête de comprendre quelque chose, avant qu'on brise net.
Franchement....il vaut mieux être tranquille.
P.I.L. : "Death disco". Ca, dans le genre parfait, ça se pose là !

vendredi 19 décembre 2014

Guided by voices : The Ent solution.

Et celle-là, elle est pas joyeuse ? "I am a tree", quel magnifique thème pour une poésie moderne. Il faut être Rocker et américain (de ce pays où naquirent et vécurent Walt Whitman et de David Thoreau) pour balancer ça sans sourciller dans un bon p'tit rock bien jeté. Jouissif ! C'est tout. Je vais mettre les paroles.
"- Et si vous étiez un arbre, Mr Coupé lequel seriez-vous ?
 - Un Ent.
 - Un Ent ?!? Késako ?
 - Va jouer dans le bac à sable, ignare !"

I am a tree - I show my age when I don't cry
I have the leaves that will fall off when wind blows by
Don't strip off my bark - I have been stripped of it before
Yesterday's gone and tomorrow has so much more in store

You are a bird - you're taking off in every way
Say the last word until there is nothing more to say

Don't interrupt - you know the squirrels are my friends
Get off my limb - for I will break before I bend

I'm planning to see
I'm planning to feel you all over me
So climb up my trunk and build on your nest
Come and get the sap out if me
I am a tree!
Fruitless and free!
No symmetry!
Touch me and see!

I am a tree - counting my rings will do no good
I won't live long but I would be with you if I could
When you take flight, remember me to one who lives there
Since you have flown, there's something special in the air

Guided by voices : Pure magic.

Ecoutez ce petit morceau de Guided by voices, il est plein d'harmonies entre les guitares, la basse, la voix qui réjouissent l'oreille, la font frémir d'aise. C'est simple, un bon rock, un rock vivace avec un soupçon de mélancolie.
- Alors, ça va mieux mon gros loup ?
- Fous-moi la paix sale con !
- Ah la la, toujours de mauvaise humeur, hein mon bichon ?
- En tout cas c'est pas toi qui va me redonner le sourire, abruti !
- Allons, allons, fais risette ! Aie ! Mais pourquoi tu me mords, enfoiré !
- C'est ce que j'ai vu de plus marrant à faire. Voilà.
Guided by voices : "My kind of soldier". Let's go.

samedi 13 décembre 2014

Guidés par des voix, une alternative Rock éssouflée mais encore en état de marche.

J'entends des voix. Elles parlent ensemble, elles se mélangent dans ma tête. L'une me dit de faire le Mal. "M" majuscule, grands chants, grandes orgues. Toccata et fugue en ré mineur. Je marche dans la rue, je veux frapper un passant, ma main est retenue. RETENUE. J'entends des injonctions qui se contredisent. J'avance plus vite "Fais le Bien", "Prosterne-toi devant Dieu", puis "Fais le Mal pour te soulager", ça tourne de plus en plus vite et je ne peux pas y échapper. Je crie "Stop", ça ne cesse pas. Bach et Motörhead mélangés "The Ace of Gode". Je sens furtivement Dieu dans mon cul. Alors j'avance dans la nuit presque éclairée comme en plein jour. Je distingue d'infimes détails sur les grains de peaux de ceux que je croise et qui se reculent en me voyant. Je veux presser leurs points noirs. Il faut les libérer de cette crasse enfoncée en eux, les laver, les purifier de leurs COMÉDONS. Je me suis griffé le visage ou je ne sais quoi, je vois du sang sur mes doigts et je n'ai touché personne. C'est un signe de l'imminence de l’empoisonnement de mon corps. Ce n'est pas moi qui ait demandé cela, Seigneur. Si, c'est moi, je saigne du nez. Je m'essuie dans ma manche de jogging. Un ordre jaillit : "Tue". Un autre : "Cache toi de la figure du Seigneur". Je rabaisse ma capuche sur mon visage comme si ça allait m'être utile pour me planquer. Il n'y a plus de pitié nulle part, je le sais. Je n'ai nulle part où aller pour échapper à la face de Dieu qui me maudit. Je commence à courir à petites foulées, je bouscule les gens. Une pute en shorty rouge me dis de monter avec elle en riant. Elle saigne par les yeux, elle tire une langue longue de vingt centimètres. C'est le Démon. Je m'éloigne. Je monte sur les voitures garées le long du trottoir et je saute de l'une à l'autre, les gens crient, m'interpellent, je crie plus fort qu'eux. Je tombe du toit d'une caisse sur le capot d'une Merco. Je vois un type au volant qui me regarde avec des yeux plein de colère. J'ai mal à un  genou. Je glisse le long du capot et tombe par terre, le mec sort de la voiture en rage et s'apprête à m'envoyer un coup de latte. J'entends : "VAS-Y". Je sors mon Smith & Wesson de ma poche de devant et je l'abats en me relevant d'un seul jet. Je jouis dans mon benne en hurlant, sans bander. Je vide le barillet. Après, c'est enfin le silence. Ça s'agite autour de moi, des gens courent. Je suis vidé, complètement vanné. Vite, je recharge le flingue. Je mets une balle, une seule, faut que je m'arrache. J'appuie sur la gâchette à toute vlingue pendant que j'ai le temps. ça fait trois pressions et "Bang".
Une très bon groupe de Rock n' Roll. Straight, no chaser.


mercredi 26 novembre 2014

Avortez en chanson, les filles !

La loi autorisant l'avortement en France à quarante ans. J'admire Mme Veil. En hommage à celle qui n'est pas un de ces êtres vacillants, éternellement mineurs, qui ne savent pas aimer et aux pieds desquelles rampent les hommes pour étriller un bout de viande, je mets cette chanson problématique des Sex Pistols car anti-avortement, "Bodies". Plus violent, tu meurs. Comme un avortement.... Ah, non, un avortement, même en douceur, tu meurs de toute façon. Cessons d'être les esclaves de ces créatures qui existent à peine. Faisons leurs des mômes à qui mieux-mieux, ça les aidera à prendre conscience de ce qu'elles sont (à de très rares exceptions près) : de prétentieuses et brutales infirmes. Pourquoi cette chanson réactionnaire de la part des Sex Pistols ? Oh, c'est assez simple. Les Punks, ce n'est pas ce qu'on croit. Ils pensent : mais pourquoi la vie est-elle si merdique alors que ce pourrait être le Paradis sur la Terre ? Ils se prennent le mur à longueur de temps, tant et si bien qu'ils finissent par déclarer le mur seule réalité possible et enviable par une inversion post-romantique desespérée. Parfois cependant, ils se laissent aller à leur inébranlable bon fond. C'est le cas ici, ou Johnny Rotten laisse éclater son dégoût d'une réalite qu'il sent pouvoir être totalement autre. Des enfants partout, lui, ça ne le gènerait pas. Les punks, les vrais, ne sont plus de ce monde depuis longtemps. Ils sont morts d'excés de capacité à vivre à fond à la fin du premier tour de circuit. Le mur. Les morts-vivants continuent de tourner dans un lent auto-avortement. C'est moi, c'est vous.

Les paroles :

She was a girl from Birmingham
She just had an abortion
She was a case of insanity
Her name was Pauline, she lived in a tree
She was a no one who killed her baby
She sent her letters from the country
She was an animal
She was a bloody disgrace
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
Dragged on a table in a factory
Illegitimate place to be
In a packet in a lavatory
Die little baby, screaming
Body, screamin', fucking bloody mess
Not an animal, it's an abortion
Body, I'm not an animal
Mummy, I'm not an abortion
Throbbing squirm
Gurgling bloody mess
I'm not a discharge
I'm not a loss in protein
I'm not a throbbing squirm
Fuck this and fuck that
Fuck it all and fuck the fucking brat
She don't wanna baby that looks like that
I don't wanna baby that looks like that
Body, I'm not an animal
Body, an abortion
Body, I'm not an animal
Body, I'm not an animal
An animal, I'm not an animal
I'm not an animal, an animal
I'm not an animal, I ain't no animal
I'm not a body
I'm not an animal, an animal
I ain't no animal, I'm not an animal
I'm not an animal, Mummy