Joe Cocker est décédé et ça ne me touche absolument pas. Je déteste sa voix de clodo aviné. Il ne ressemblait à rien, il suffit de voir le film "Woodstock" pour s'en rendre compte, où on le voit errer sur la scène comme un idiot sous LSD en s'époumonant sous le regard avide de Léon Russel, qui entend par avance les dollars tomber. On le compare à Johnny Hallyday et ce n'est pas idiot. Le même cerveau minéral, la même voix de caniveau, le même public beauf.
Je vais donc mettre la version originale rigolote et pleine d'esprit d'une chanson qu'il avait réussie à rendre grasse et vineuse comme il savait bien le faire (Purée, la bouillie "Unchain my heart"). Il y a des nuances tellement énormes qu'on se demande comment il n'est pas possible de les percevoir. D'où certaines guerres.
"You can leave your hat on" du génial Randy Newman.
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lundi 22 décembre 2014
lundi 26 mai 2014
Beauté de Judy Collins.
Le célèbre et fantastique morceau de Crosby Stills and Nash "Suite Judy-blue eyes" est dédié par le trio à la délicieuse Judy Collins. Au millieu des années 60, elle a été une des premières a chanté le "I think it's going to rain today" de Randy Newman. Elle est peu connue en France mais est une artiste très populaire aux États-Unis. Tout se beau monde s'est assez souvent croisé sur les plateaux de télé. Voici Judy Collins invitant Graham Nash a venir sur scène avec elle chanter le tube de Newman. "Absolutly" répond Nash et, naturellement, sans que rien semble contraint ou feint, ils harmonisent magnifiquement. Ça se passe tellement bien que Collins va rallonger un peu la chanson. C'était en 1990, elle vieillissait très bien. "Quand c'est sain, y'a jamais de contre-indications", dit Jean-Pierre Marielle dans le film "Calmos" de Bertrand Blier. Ouh là ! C'est pas tout jeune, ça non plus.
mardi 20 mai 2014
Randy Newman : Lucky !
Randy Newman est la preuve vivante que, dans le show-bizz américain (et partout ailleurs), même si on est pas très beau, pas très grand, à priori pas très sexy on peut quand même séduire les femmes grâce à un humour tendre/vachard et surtout un talent fou pour écrire des chansons magnifiques, qu'elles soient rigolotes ou tragiques. Oui, le talent permet cela, et c'est heureux. Les femmes se donnent aux vainqueurs, c'est comme ça. Seulement il y a différent types de combats, différents types de victoires, et surtout, différents types de femmes. Pour un empire je ne voudrais pas des groupies des Stones après un de leur concert enstadé au Texas mais j'aimerais bien que Linda Ronstadt et Bonnie Raitt me donnent un baiser pour avoir bien chanter pour elles. Lucky Randy.
Et puis, il y a ça. Qui que ce soit qui s'en mêle ça reste une de plus belles chansons jamais écrites. Ici, Randy lui-même la chante en Allemagne en 2006. Stuttgart, en été, 21 H 30. De toute façon, je pense que demain il pleuvra. Et aujourd'hui aussi.
Et puis, il y a ça. Qui que ce soit qui s'en mêle ça reste une de plus belles chansons jamais écrites. Ici, Randy lui-même la chante en Allemagne en 2006. Stuttgart, en été, 21 H 30. De toute façon, je pense que demain il pleuvra. Et aujourd'hui aussi.
dimanche 5 janvier 2014
Et les Shadoks pompaient. Funèbrement.
Depuis quelques temps, ça tombe plutôt dru. Et ça ne va plus s'arrêter. Je ne parle pas de la pluie, mais bien des décès de gens connus. Fin des années cinquante et début des années soixante, avec le début de la société d'information de masse et de celle du spectacle généralisé (vue par Guy Debord à l'époque), le nombre de personnes connues de tous a cru à une vitesse exponentielle. Il y eut des "Stars" un peu partout, Il y en a maintenant à tous les coins de rue de la réalité filmée et truquée. D'ailleurs, de nos jours, sur n'importe quel site d'info, on a des nouvelles des "Stars", nom générique qui regroupe tous ceux qui, quel qu’en soit la raison, sont un peu célèbre, et ça fait beaucoup, beaucoup de monde, étant donné que la machine à offrir des vies de merde qui vous ont l'air moins merdique que votre vie de merde tourne maintenant à plein régime, et que tout le monde veut en croquer, d'une manière ou d'une autre. Or, pour les premiers à avoir émergés au cours de l'Histoire, en gros ceux des Sixties, et bien ceux-là arrivent maintenant en fin de vie. Tous les jours, nous aurons donc une "Star" à nous mettre sous la dent (aujourd'hui c'est Eusebio), et même des "Superstars". Ce sera exactement comme lire les avis de décès dans Ouest-France. Simplement notre bourg, c'est le monde. Tenez, moi, par exemple, je suis né en banlieue des Etats-Unis, dans un petit patelin appelée la France, et ben, avec les plans quinquennaux, le remembrement, et tout le toutim de l'OMC, y nous ont tout foutu en l'air et je mourrai en banlieue de la Chine !
Avant que le rock chinois ne déferle sur la planète (je dis ça sans aucune prévention, ni ironie) voici un petit hommage à Phil Everly, plouc Etatsunien, trépassé avant-hier, qui, avec son frère Don, formaient le duo des Everly Brothers. Rien de spécial à dire, il faisait partie des tout meilleurs. Il a influencé presque tout ceux qui l'ont suivi. Norah Jones et Billie Joe de Greenday venaient de sortir un album de tribute aux Everly Brothers, signe que l'empreinte de sa musique était encore très vive. En 1968, les Everly Brothers sortaient un disque qui connut un très bon accueil critique mais ne retrouva pas les faveurs d'un public qui les avait laissés sur le bord de la route quelques années auparavant. Ça s'appelle "Roots". Déjà, le besoin de retrouver ses racines se faisait sentir. Avec le temps ce besoin est devenu tyrannique tant le réel est invivable, encombré de choses, de réseaux factices, de simulacres d'existence, sans plus de place pour les êtres. Phil Everly était né à Chicago. Illinois, donc. Écrit par Randy Newman.
Avant que le rock chinois ne déferle sur la planète (je dis ça sans aucune prévention, ni ironie) voici un petit hommage à Phil Everly, plouc Etatsunien, trépassé avant-hier, qui, avec son frère Don, formaient le duo des Everly Brothers. Rien de spécial à dire, il faisait partie des tout meilleurs. Il a influencé presque tout ceux qui l'ont suivi. Norah Jones et Billie Joe de Greenday venaient de sortir un album de tribute aux Everly Brothers, signe que l'empreinte de sa musique était encore très vive. En 1968, les Everly Brothers sortaient un disque qui connut un très bon accueil critique mais ne retrouva pas les faveurs d'un public qui les avait laissés sur le bord de la route quelques années auparavant. Ça s'appelle "Roots". Déjà, le besoin de retrouver ses racines se faisait sentir. Avec le temps ce besoin est devenu tyrannique tant le réel est invivable, encombré de choses, de réseaux factices, de simulacres d'existence, sans plus de place pour les êtres. Phil Everly était né à Chicago. Illinois, donc. Écrit par Randy Newman.
samedi 28 janvier 2012
It runs in the family !
Deux petites choses des cousins de la famille Newman. Rien à voir avec Paul, mais avec Alfred Newman, un des plus prolixes pourvoyeurs de B.O. du cinéma classique américain.
D'abord une des plus belles chansons de Randy Newman (neveu d'Alfred) dans sa plus belle version, celle de Cilla Black, la copine des Beatles. "Je me suis déjà trompée avant" dit-elle. Le goût amer de la déception amoureuse, en pleine remontée d'amour. Une tristesse, quoi. Ca trouble et c'est splendide.
Ensuite la musique de "Road to perdition" de Thomas Newman (le fils d'Afred), qui a fait nombre de beaux scores pour le cinéma américain récent. "Américan beauty" par exemple, c'est lui. Laissez vous emporter par le lyrisme de la la mélodie du piano et celui des cordes. Ca donne envie de pleurer. Des larmes de crocodiles, peut-être, mais des larmes. Et ça, on ne peut pas cracher dessus. Personne. " Les violons ont toujours raison" : Louis Skorecki.
Bonus track. Voix magnifique, son parfait, montage empesé de plans longs et inhabituels ; génial.
D'abord une des plus belles chansons de Randy Newman (neveu d'Alfred) dans sa plus belle version, celle de Cilla Black, la copine des Beatles. "Je me suis déjà trompée avant" dit-elle. Le goût amer de la déception amoureuse, en pleine remontée d'amour. Une tristesse, quoi. Ca trouble et c'est splendide.
Ensuite la musique de "Road to perdition" de Thomas Newman (le fils d'Afred), qui a fait nombre de beaux scores pour le cinéma américain récent. "Américan beauty" par exemple, c'est lui. Laissez vous emporter par le lyrisme de la la mélodie du piano et celui des cordes. Ca donne envie de pleurer. Des larmes de crocodiles, peut-être, mais des larmes. Et ça, on ne peut pas cracher dessus. Personne. " Les violons ont toujours raison" : Louis Skorecki.
Bonus track. Voix magnifique, son parfait, montage empesé de plans longs et inhabituels ; génial.
samedi 31 décembre 2011
Bonne Année
Il pleut
Il pleuvra demain, certainement
Et peut-être toute l'année
On ne fait pas toujours ce que l'on veut
La voiture est brûlée
Le bras cassé
On est ivre, on est heureux
On ne fait pas toujours ce que l'on veut
Dans le lit à deux
On se cabosse, on s'aime, on se tutoie
Demain n'existe pas
Il vient et quoi ?
On ne fait pas toujours ce que l'on veut
C'est stupide de pleurer
Et c'est trop tard ou trop tôt
Calme, les grands nuages arrivent
On ne fait pas toujours ce que l'on veut
Fais un vœu
Ca y est, tu es rassuré ?
Tu vois, je te l'avais dit
Il pleuvra demain, certainement
dimanche 30 octobre 2011
"I get up and nothing gets me down." ( David Lee Roth, bienfaiteur de l'humanité. Hum, hum !)
Je viens de m'imposer un traitement un peu rude, celui qui soumet les esprits et les corps de pas mal de gens en ce monde ; voilà le programme : vidéos de Rihanna, Beyonce, Lady Gaga... Je voulais voir un peu. Je ne suis pas déçu, ça fout les jetons et en même temps je sais de quoi il en retourne pour certains, et, du coup, ça booste à s'opposer, à offrir autre chose, à proposer d'autres voix pour échapper aux précipices qui nous tentent et nous avalent. Des chemins escarpés, vieux comme le monde, le long de la montagne qui peut s'écrouler ; des sentiers de pirates le long de la côte, que les phares et les douaniers n'arrivent jamais à baliser complètement. La lutte est incessante et durera tant que le monde durera. De toute façon, moi, j'en suis là....
PARCE QUE....
Everybody, gather 'round me
I got somethin' I wanna tell you
Listen, when you're on the bottom like I am today
Those around you are losing faith in what you're tryin' to do
There is only one thing a man can say
'You can't keep a good man down'
There've been mistakes and I've made a few
But oh, what a price I had to pay
Yet still they try to push me around
But they can't keep a good man down
There may be times when I'm feelin' low
I lose sight of the dream
But that's alright 'cause soon I know
I'll be back on top again, runnin' things, hey, hey
Treat a man like dirt, give him no respect for who he is
Expect something dirty in return
Oh, they're flyin' high up there, they've got a lot to learn
Because you can't keep a good man down
They shame me, blame me, tryin' to frame me
But they can't keep a good man
They can't keep a good man
They can't keep a good man down, whoa, whoa, whoa
They can't keep a good man down
ET JAMES BROWN D'EN RAJOUTER UNE COUCHE, BIEN A SA MANIERE... LOUD !!!
Laisser tourner pour entendre ce qui arrive derrière...
PARCE QUE....
Everybody, gather 'round me
I got somethin' I wanna tell you
Listen, when you're on the bottom like I am today
Those around you are losing faith in what you're tryin' to do
There is only one thing a man can say
'You can't keep a good man down'
There've been mistakes and I've made a few
But oh, what a price I had to pay
Yet still they try to push me around
But they can't keep a good man down
There may be times when I'm feelin' low
I lose sight of the dream
But that's alright 'cause soon I know
I'll be back on top again, runnin' things, hey, hey
Treat a man like dirt, give him no respect for who he is
Expect something dirty in return
Oh, they're flyin' high up there, they've got a lot to learn
Because you can't keep a good man down
They shame me, blame me, tryin' to frame me
But they can't keep a good man
They can't keep a good man
They can't keep a good man down, whoa, whoa, whoa
They can't keep a good man down
ET JAMES BROWN D'EN RAJOUTER UNE COUCHE, BIEN A SA MANIERE... LOUD !!!
Laisser tourner pour entendre ce qui arrive derrière...
lundi 9 mai 2011
samedi 24 juillet 2010
Une Histoire de Famille
Elles sont jolies les musiques de Thomas Newman, non ? C'est parce qu'il a beaucoup écouté celles de son cousin Randy, un peu plus vieux que lui. Tout de même, sacré famille ! En plus, le film est presque bon. Dedans il y a James Whitmore qui a toujours été impeccable de " Bastogne" à "Relic".
Avec ce genre de choses Thomas Newman a largement contribué à l'émergence d'un nouveau style de B.O à Hollywood .
Merci Randy !
Avec ce genre de choses Thomas Newman a largement contribué à l'émergence d'un nouveau style de B.O à Hollywood .
Merci Randy !
vendredi 2 juillet 2010
CALIFORNIA BOYS
Brian Wilson a pété les plombs il y a longtemps. Et alors ? Le voici avec son ami Van Dyke Parks il n'y a peu et apparemment ça roule pour lui, et accessoirement pour nous. Il n'y a pas à chercher de "Légende" la-dessous. C'est juste " very good" et ça suffit.
Denis Wilson est mort il y a longtemps. Et alors ? Ami de Manson, bla bla bla, mort tragique bla bla bla... Reste ça, c'est triste et beau. Comme lui.
Randy Newman est vivant et en forme. Et Alors ? Ca emmerde quelqu'un que ce vieux malicieux soit meilleur que toute la clique des nouveaux songwriters réunis ? Pas moi. Salut Randy ! Il pleut aujourd'hui. Il pleuvait déjà ce jour là, en 2004, je m'en souviens très bien.
Denis Wilson est mort il y a longtemps. Et alors ? Ami de Manson, bla bla bla, mort tragique bla bla bla... Reste ça, c'est triste et beau. Comme lui.
Randy Newman est vivant et en forme. Et Alors ? Ca emmerde quelqu'un que ce vieux malicieux soit meilleur que toute la clique des nouveaux songwriters réunis ? Pas moi. Salut Randy ! Il pleut aujourd'hui. Il pleuvait déjà ce jour là, en 2004, je m'en souviens très bien.
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