C'est bizarre quand même, Lou Reed est mort il y a un mois et il fait encore de la pub pour un équipement Haute-Fidélité. Voyez ci-dessous.
Je vais lui filer un coup de pieu dans le coeur à cette vieille vache, histoire qu'il vienne plus nous casser les couilles avec des sentences du genre" My life is music"
Déjà, prends ça dans ta face, Lou, ça va te calmer un peu.
Je te conseille d'écouter ça au casque, bien fort, poète de la marginalité de mes deux.
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mercredi 11 décembre 2013
Lou Reed est-il mort ?
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mercredi 6 novembre 2013
Blondes have more fun.
J'ai parlé dans un message précédent du coté "Soul" de Lou Reed. Là, je vais mettre une vidéo de "Sweet Jane" au fond assez "funky". Enfin, au niveau musical déjà, et aussi parce que je n'ai jamais vu une pareil bande de branleurs se la jouer aussi à fond même chez les pires groupes noirs échappés des ghettos de Chicago. Le bassiste toise tout le monde d'un air infiniment supérieur (ah, ça devait donner backstage avec Lou, pour savoir qui allait enculer qui !), le guitariste tricote un méli-mélo délétère et groovy et l'organiste moustachu emballe le tout dans un flacon de Benzédrine. Seul le batteur a l'air à peu près d'équerre et, pour le coup, à l'ouest. Quant à Lou Reed, il fait plus petite frappe que jamais. Il parait que ça a été filmé à Paris. Tu parles, en Enfer, oui !
mardi 5 novembre 2013
"Walk on the wild side."
Il y a un coté "noir" de Lou Reed. Non, pas un coté obscur, son coté "wild side", ça tout le monde le connaît, c'était son fond de commerce ; non, mais un coté "black", "Soul train", "funky". Un des ultimes bons trucs qu'il ait fait est d'ailleurs une apparition sur le dernier album en date de Booker T., le clavier d'Otis Redding, qu'il accompagnait à l'époque avec ses MG's : "The Bronx". C'est encore une fois "Walk on the wild side", I mean on the Bronx side of the street, this time.
Et puis, au mitan des années 80, il y eut cette reprise de "Soulman" avec le créateur de la chanson en compagnie d'Issac Hayes, Dave Porter en personne. La chanson originale a du sortir l'année où sortait le premier album du Velvet ou alors un an avant, et Booker T. Jones jouait déjà dessus. Comme il doit jouer sur celle-là. Petite récompense : à la fin, Lou Reed enlève ses lunettes de Rock-Star.
Et puis, au mitan des années 80, il y eut cette reprise de "Soulman" avec le créateur de la chanson en compagnie d'Issac Hayes, Dave Porter en personne. La chanson originale a du sortir l'année où sortait le premier album du Velvet ou alors un an avant, et Booker T. Jones jouait déjà dessus. Comme il doit jouer sur celle-là. Petite récompense : à la fin, Lou Reed enlève ses lunettes de Rock-Star.
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mardi 29 octobre 2013
" Lou Raide is crashed" : Maïtre Ludovici (Arbitre)
Lou Reed est mort. Plutôt que de me lancer dans un panégyrique qui viendrait s'ajouter inutilement à ceux qu'on peut lire un peu partout, je vais essayer de dire quel a été mon rapport à cet homme tout au long de ma vie, qu'il a largement accompagnée.
Vers 12 ou 13 ans j'écoutais "Rock n' roll Animal" sur un magnétophone à pile en contemplant les étoiles avec un ami plus âgé que moi, allongés sur les pelouses bien tondues de la résidence où nous habitions. Les volutes de guitares entremêlées de l'intro de "Sweet Jane" me paraissaient une des choses les plus enchanteresses du monde. Plus tard, je ne pus ré-écouter ces notes sans déplaisir tant cela sentait la boursouflure et le Rock planant des 70's, mais pour le moment, dans la tiédeur d'une nuit d'été, nous confiant, mon ami et moi, des pensées et des envies profondes, cela me semblait une des choses les plus délicieuses que j'aie jamais entendue. La pochette et le nom de la cassette ne laissait pas de m'inquiéter et surtout la pause du blondinet qui l'ornait.
En grandissant, je me suis familiarisé avec la musique de Lou et de son groupe le Velvet, sans pour autant en devenir un inconditionnel. Je laissais à un ami auquel je pense ce soir le soin de devenir fan de l'artiste. Maxime doit être bien triste ces jours-ci.
Il y eut un drame dans ma vie. En conséquence de quoi, je me suis retrouvé dans une minuscule chambre de bonne à faire semblant d'aller à la fac, noyant ma dépression dans l'écoute de musiques tristes. Ma vie racornie par le manque d'argent ne me laissait que le plaisir malsain de ne pas me réveiller avant 13 heures et celui de manger de temps en temps de gigantesques croissants aux abricots. Au lieu de cela, j'aurais bien sûr du m'abreuver à des puits de savoir et m'accrocher aux seins fermes des jeunes femmes, mais non, mon état était par trop morbide.
Là, j'ai rencontré Lou Reed. J'ai acheté son album "Berlin", Dieu sait pourquoi et j'y ai frotté mon désespoir languide, et il m'a doucement, sournoisement, atrocement bercé. J'ai écrit quelques très beaux poèmes à cette époque, j'ai même fait le seul dessin à peu près potable de toute ma vie, je devenais un artiste triste et sophistiqué sous l'influence délétère de ce que j'écoutais jusqu'à plus soif ; toute cette musique de Dandy camé sertie d'arrangements mirifiques. Ah, combien de fois ai-je écouté les flûtes infernales de l'intro de "Sad song" ? Et les cris désespérés des gosses de "The kids" ? Ca avait de tout temps été les miens. Et il y avait un Mur à Berlin, et j'y fracassais ma cervelle sans cesse. Oh, ce petit filet de voix maladif de Lou ! Qu'il se glissait chaque jour un peu plus en moi en me vidant de ma vitalité. J'aurais pu mourir. Au lieu de cela, au moment où ça devenait tangent, on m'a trouvé du travail et je me suis accroché à la vie. Voilà le plus près que j'ai été de Reed.
J'ai laissé tomber Lou Reed jusqu'en 1989 et son album "New-York", celui de la résurrection....Je suis allé le voir en concert à l'Olympia. Le Concert était formidable. Quelques années plus tard j'ai eu honte pour mes amis qui se sont précipités au même Olympia pour voir Le Velvet reformé, alors qu'ils nous bassinaient depuis des lustres avec l'aura impeccable de groupe sans concession au succès du dit Velvet. Il y aurait des choses à dire sur la fidélité à ce qu'on peut être, sur les reniements qu'on doit faire à contre-coeur par force et ceux que l'on fait sans se l'avouer vraiment, qui ne sont au fond que l'aboutissement d'une tendance profonde qui s'émancipe de trop d'illusions qu'on se donnait à soi-même. Lou en connaissait un bout à ce sujet. Dans les années 90 et 2000, il a régulièrement donné de bonnes choses. Il est mort dimanche dernier après une vie bien remplie. Il ne devait pas être facile à vivre mais pas complètement mauvais non plus avec un sacré sens de l'humour bien noir. Il n'aurait jamais tenu si longtemps sinon.
Un clip en forme d'indice pour l'humour. "Modern Dances". 2000
Je mets celle-là parce que Lou y évoque un épisode fondamental de sa vie : les électrochocs qu'on lui a fait subir à son adolescence pour le "guérir" de ses tendances homosexuelles". Ca c'est vraiment ignoble. Il en fait une chanson enragée : "Kill your sons".1974
Vers 12 ou 13 ans j'écoutais "Rock n' roll Animal" sur un magnétophone à pile en contemplant les étoiles avec un ami plus âgé que moi, allongés sur les pelouses bien tondues de la résidence où nous habitions. Les volutes de guitares entremêlées de l'intro de "Sweet Jane" me paraissaient une des choses les plus enchanteresses du monde. Plus tard, je ne pus ré-écouter ces notes sans déplaisir tant cela sentait la boursouflure et le Rock planant des 70's, mais pour le moment, dans la tiédeur d'une nuit d'été, nous confiant, mon ami et moi, des pensées et des envies profondes, cela me semblait une des choses les plus délicieuses que j'aie jamais entendue. La pochette et le nom de la cassette ne laissait pas de m'inquiéter et surtout la pause du blondinet qui l'ornait.
En grandissant, je me suis familiarisé avec la musique de Lou et de son groupe le Velvet, sans pour autant en devenir un inconditionnel. Je laissais à un ami auquel je pense ce soir le soin de devenir fan de l'artiste. Maxime doit être bien triste ces jours-ci.
Il y eut un drame dans ma vie. En conséquence de quoi, je me suis retrouvé dans une minuscule chambre de bonne à faire semblant d'aller à la fac, noyant ma dépression dans l'écoute de musiques tristes. Ma vie racornie par le manque d'argent ne me laissait que le plaisir malsain de ne pas me réveiller avant 13 heures et celui de manger de temps en temps de gigantesques croissants aux abricots. Au lieu de cela, j'aurais bien sûr du m'abreuver à des puits de savoir et m'accrocher aux seins fermes des jeunes femmes, mais non, mon état était par trop morbide.
Là, j'ai rencontré Lou Reed. J'ai acheté son album "Berlin", Dieu sait pourquoi et j'y ai frotté mon désespoir languide, et il m'a doucement, sournoisement, atrocement bercé. J'ai écrit quelques très beaux poèmes à cette époque, j'ai même fait le seul dessin à peu près potable de toute ma vie, je devenais un artiste triste et sophistiqué sous l'influence délétère de ce que j'écoutais jusqu'à plus soif ; toute cette musique de Dandy camé sertie d'arrangements mirifiques. Ah, combien de fois ai-je écouté les flûtes infernales de l'intro de "Sad song" ? Et les cris désespérés des gosses de "The kids" ? Ca avait de tout temps été les miens. Et il y avait un Mur à Berlin, et j'y fracassais ma cervelle sans cesse. Oh, ce petit filet de voix maladif de Lou ! Qu'il se glissait chaque jour un peu plus en moi en me vidant de ma vitalité. J'aurais pu mourir. Au lieu de cela, au moment où ça devenait tangent, on m'a trouvé du travail et je me suis accroché à la vie. Voilà le plus près que j'ai été de Reed.
J'ai laissé tomber Lou Reed jusqu'en 1989 et son album "New-York", celui de la résurrection....Je suis allé le voir en concert à l'Olympia. Le Concert était formidable. Quelques années plus tard j'ai eu honte pour mes amis qui se sont précipités au même Olympia pour voir Le Velvet reformé, alors qu'ils nous bassinaient depuis des lustres avec l'aura impeccable de groupe sans concession au succès du dit Velvet. Il y aurait des choses à dire sur la fidélité à ce qu'on peut être, sur les reniements qu'on doit faire à contre-coeur par force et ceux que l'on fait sans se l'avouer vraiment, qui ne sont au fond que l'aboutissement d'une tendance profonde qui s'émancipe de trop d'illusions qu'on se donnait à soi-même. Lou en connaissait un bout à ce sujet. Dans les années 90 et 2000, il a régulièrement donné de bonnes choses. Il est mort dimanche dernier après une vie bien remplie. Il ne devait pas être facile à vivre mais pas complètement mauvais non plus avec un sacré sens de l'humour bien noir. Il n'aurait jamais tenu si longtemps sinon.
Un clip en forme d'indice pour l'humour. "Modern Dances". 2000
Je mets celle-là parce que Lou y évoque un épisode fondamental de sa vie : les électrochocs qu'on lui a fait subir à son adolescence pour le "guérir" de ses tendances homosexuelles". Ca c'est vraiment ignoble. Il en fait une chanson enragée : "Kill your sons".1974
dimanche 18 septembre 2011
The bronx takes its flavour from the streets
Rassurant. Quand on a "la patte" une fois, on l'a pour toujours. Elle peut s'éclipser, disparaitre un temps, mais elle est là et elle revient, parfois à un moment inattendu ou tardif. Exemple : Le dernier album de Booker T. Jones, fameux clavier qui accompagna Otis Redding avec ses MG,S ,entre autres. C'est fabuleux. Un des meilleurs albums de l'année 2011. Là il a invité Lou Reed qui a toujours été fasciné par la Soul Music et dont on se souvient qu'il a chanté "Soul man" avec Sam Moore de Sam & Dave ,vedettes du label STAX, comme Otis, Booker T., Rufus Thomas, Issac Hayes etc,etc,etc.....
Juste en dessous, je fais des progrès avec Mr Booker T.
Juste en dessous, je fais des progrès avec Mr Booker T.
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