Je ne sais pas grand-chose de Roger Troutman, à part que c'est le petit génie qui se cache derrière Roger and the Human Body et qui officiera bientôt dans Zapp, Roger, ou alors, Zapp and Roger. Le sample imparable de California Love de Tupac c'est de lui. Il était passé maître dans l'utilisation de la "Talk Box", un effet que Peter Frampton avait porté à une gloire paroxistique avec le morceau live "Do you feel like we do". N'empêche celui qui a le plus usé et abusé de l'engin, ce fut Roger Troutman, l'autre de ses marottes étant de mettre des "Hand-clappin'" (battements de mains) systèmatiquement sur (presque) tous les beats de (presque) tous ses morceaux.
Je sais que l'album de Roger and the Human Body qui renferme le hit qui va suivre est un petit chef d'oeuvre qu'on peut sans difficulté accoler et comparer aux albums de l'époque de George Clinton, Cameo, Earth, wind and Fire et qu'il a même de l'avance et annonce les travaux à venir de Prince et même des Talking Heads. Je sais pour finir qu'il y a un vers très gouleyant dans le morceau :" ...I don't want get drunk cos' I don't want to show my behind... but I need one pint of wine..."
Ca s"appelle "Freedom" Liberté. Tout un programme.
Les Talking Heads quatre ans plus tard. Bien inspirés.
Funkadelic en 1975 : "Gett off your ass and jam"/
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mardi 22 septembre 2015
vendredi 17 janvier 2014
Danser comme David Byrne. Jouer comme Annie Clark
Plutôt que de parler des minables, des médiocres baise-en-coin, des Tartuffes du "moi-président" qui polluent la vie politique française et d'ailleurs, la vie tout court, car il faut bien savoir que le comportement de nos concitoyens est forcément à l'aune de celui de ses représentants, respirons donc un peu d'air pur, émerveillons nous devant l'intelligence et le raffinement ; ils ne sont pas si fréquents. Ainsi l'auteur-compositeur-interprête américain David Byrne est toujours aussi fringuant à un âge respectable et ne semble pas en passe de s'arrêter en si bon chemin. Déjà à son crédit : une carrière d'enfer avec les Talking Heads ; des albums solos aventureux et passionnants ("The catherine wheel", une musique de ballet, parfaite, "Rei Momo" un album de musique afro-cubaine composé en partie avec Johnny Pachéco etc, etc, etc...) ; des projets réguliers d'une qualité confondante avec Brian Eno, le grand Mage de la musique populaire intelligente ("My life in the bush of ghosts" et "Everything that happens will happen today" -magnifique titre-) ; un label de musique indie où il a re-publié un nombre incalculable d'albums classiques de la culture pop brésilienne et plus largement sud-américaine qui se sont hissés, grâce à internet, au rang de références mondiales (Rita Lee, Los mutantes, etc, etc, etc... sur son label Luaka Bop) ; et même un album en duo avec le plus connu des chanteurs tropicalistes brésiliens, Caetano Veloso en personne. En gros, c'est Mozart, ce mec. Et bien Mozart-Byrne à encore trouvé le temps de pondre un album en collaboration avec St Vincent, c'est à dire, la très talentueuse Annie Clark, et de partir sur les routes des U.S.A. l'été dernier pour le défendre. Évidemment, on attendait un peu le duo sur les reprises de leurs succès respectifs dans une mouture forcément inédite...Nous ne fumes pas déçus. Pour preuve la petite vidéo sans tralala ci-dessous où Byrne et Clark emballent en une danse rigoureuse et rieuse et d'abondants arrangements de cuivres le très primesautier "This must be the place" qui reste bien frais 30 ans après sa création avec les Talking Heads.
Purée, Dieu vomit les tièdes !Il est pas possible Byrne. Quelle chorégraphie !
Je voudrais rajouter quelque chose a propos d'Annie Clark. Elle est pleine de talent, comme le démontre la vidéo ci-dessous et ses prestations avec Byrne (je ne m'attarderai pas sur son "tight gap", OK ?), mais elle ne sort pas avec moi et ça, ça m'énerve. C'est pas que son mec ne me soit pas sympathique, je ne le connais pas. En tout cas, je le hais.
Purée, Dieu vomit les tièdes !Il est pas possible Byrne. Quelle chorégraphie !
Je voudrais rajouter quelque chose a propos d'Annie Clark. Elle est pleine de talent, comme le démontre la vidéo ci-dessous et ses prestations avec Byrne (je ne m'attarderai pas sur son "tight gap", OK ?), mais elle ne sort pas avec moi et ça, ça m'énerve. C'est pas que son mec ne me soit pas sympathique, je ne le connais pas. En tout cas, je le hais.
dimanche 21 octobre 2012
Vacances Romaines pour tout le monde.
2012. David Byrne et sa comparse Annie Clarke (Alias Saint-Vincent) sillonnent les Etats-Unis après leur effort discographique commun de haute tenue, et semblent réjouir les amateurs du fringuant sexagénaire fondateur des Talking Heads, comme ceux de la brillante et bellissime jeune femme par de revigorantes performances.
" - Maintenant, passe moi les clés de la De Lorean, s'il te plait Marty, j'ai à faire dans les Eighties.
- Ok, Doc."
1980. les petits blanc-becs des Talking Heads sortent un album merveilleux, plein de groove, de jus, d'intelligence, produit par le Maître Brian Eno en personne : "Remain in light". Il partent ensuite défendre leur Funk Sauce-blanche en tournée mondiale avec un line-up de tous les diables : Busta Jones, Adrian Belew, et même Bernie Worell, échappé de Funkadelic, une des influences majeures de David Byrne et de ses acolytes. Fort heureusement la RAI Uno a enregistré leur concert Romain. Il faut oublier les contorsions "arty" du New-Yorkais Johnatan Demme et de son "Stop making sense" - froid, raide, conceptuel - et se féliciter du savoir-faire des réalisateurs italiens. Car, effectivement, ils l'ont fait et bien fait : capter toute l'énergie de la phalange à son maximum. Voici un extrait du concert, le turbulent et hypnotique "Crosseyed and painless". Tout le début est un arrangement chaloupé du thème du morceau du à la maestria de Worell, magicien synthétique. A noter quand même que c'est toute suite assez relevé : Jones à un son de basse énorme. Et puis, Bing !, la course démarre et tout le monde sprinte. Weymouth, Frantz, Harrison, Byrne et surtout Belew (sans oublier la choriste Dolette Mc Donald et le percussionniste Steve Scales) se lancent dans une fantaisie Funk de longue haleine sans jamais laisser faiblir le Groove (j'ai envie de dire Swing, tellement ça me fait penser à certains Jazzmen à leur meilleur ; Coltrane, Coleman, Kirk...). Au bout de 6 minutes 44 secondes, on est essoufflé et content ; l'adrénaline coulant à flots dans le cerveau. Un concert, c'est ça, du corps à corps, du physique, de la danse, de la sueur. Et quand ce genre de courant passe entre un groupe et son public, c'est une magie, un petit miracle, la Fée électricité pour tout le monde ; pas gratuite, mais presque ; en tout cas ça valait le prix du billet. Que soient bénis encore une fois les programmateurs et les ingénieurs de la télé italienne pour avoir été là, au bon moment et avoir su nous restituer un peu de la ferveur évanescente de ce moment de grâce Funk and Roll. C'est à croire que le "Voyage en Italie", passage obligé de tout artiste du XVe au XIXe siècles, en inspire encore certains. Penchez-vous sur le concert dans son intégralité (il est sur YouTube), c'est bluffant.
Pour bien mesurer l'assurance prise par les Talking Heads en quelques années et l'aisance à laquelle ils étaient parvenus en 1980, je mets une vidéo de leur "tube" "Psycho Killer", enregistrée en 1976 au CBGB (à moins que ce ne soit le Max's Kansas, peu importe) à New-York. Le morceau est très bon, le potentiel est là mais je doute que les spectateurs aient été emballés jusqu'à l'extase...
" - Maintenant, passe moi les clés de la De Lorean, s'il te plait Marty, j'ai à faire dans les Eighties.
- Ok, Doc."
1980. les petits blanc-becs des Talking Heads sortent un album merveilleux, plein de groove, de jus, d'intelligence, produit par le Maître Brian Eno en personne : "Remain in light". Il partent ensuite défendre leur Funk Sauce-blanche en tournée mondiale avec un line-up de tous les diables : Busta Jones, Adrian Belew, et même Bernie Worell, échappé de Funkadelic, une des influences majeures de David Byrne et de ses acolytes. Fort heureusement la RAI Uno a enregistré leur concert Romain. Il faut oublier les contorsions "arty" du New-Yorkais Johnatan Demme et de son "Stop making sense" - froid, raide, conceptuel - et se féliciter du savoir-faire des réalisateurs italiens. Car, effectivement, ils l'ont fait et bien fait : capter toute l'énergie de la phalange à son maximum. Voici un extrait du concert, le turbulent et hypnotique "Crosseyed and painless". Tout le début est un arrangement chaloupé du thème du morceau du à la maestria de Worell, magicien synthétique. A noter quand même que c'est toute suite assez relevé : Jones à un son de basse énorme. Et puis, Bing !, la course démarre et tout le monde sprinte. Weymouth, Frantz, Harrison, Byrne et surtout Belew (sans oublier la choriste Dolette Mc Donald et le percussionniste Steve Scales) se lancent dans une fantaisie Funk de longue haleine sans jamais laisser faiblir le Groove (j'ai envie de dire Swing, tellement ça me fait penser à certains Jazzmen à leur meilleur ; Coltrane, Coleman, Kirk...). Au bout de 6 minutes 44 secondes, on est essoufflé et content ; l'adrénaline coulant à flots dans le cerveau. Un concert, c'est ça, du corps à corps, du physique, de la danse, de la sueur. Et quand ce genre de courant passe entre un groupe et son public, c'est une magie, un petit miracle, la Fée électricité pour tout le monde ; pas gratuite, mais presque ; en tout cas ça valait le prix du billet. Que soient bénis encore une fois les programmateurs et les ingénieurs de la télé italienne pour avoir été là, au bon moment et avoir su nous restituer un peu de la ferveur évanescente de ce moment de grâce Funk and Roll. C'est à croire que le "Voyage en Italie", passage obligé de tout artiste du XVe au XIXe siècles, en inspire encore certains. Penchez-vous sur le concert dans son intégralité (il est sur YouTube), c'est bluffant.
Pour bien mesurer l'assurance prise par les Talking Heads en quelques années et l'aisance à laquelle ils étaient parvenus en 1980, je mets une vidéo de leur "tube" "Psycho Killer", enregistrée en 1976 au CBGB (à moins que ce ne soit le Max's Kansas, peu importe) à New-York. Le morceau est très bon, le potentiel est là mais je doute que les spectateurs aient été emballés jusqu'à l'extase...
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samedi 30 juin 2012
Re-scie-clage
Peut-être vous souvenez-vous de l'impeccable scie des années 90 de Chrytal Water : "Gipsy Woman" ? David Byrne, l'ex-leader des Talking Heads, a perçu le potentiel de cette chanson imparable et en a fait une reprise tout en nerfs et guitares. Il a toujours eu de bonnes idées, Byrne, et les idées c'est tout. Il faut simplement y mettre les formes. Là, elles y sont.
Avec son groupe, il avait déjà eu l'excellente idée de reprendre le "Take me to the river" d'Al Green et de la faire swinguer en un emballant groove livide.
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vendredi 8 juin 2012
Le don de Colère - 2
En bon narcisse que je suis (qui a dit pervers ???), je regardais l'autre jour les vidéos attachées à mon avant-dernier message. Je les ai trouvées affolantes de netteté, de pertinence. Je remets donc la Colère au programme, avec à peu près les mêmes énervés dans de très actuels brûlots d'intelligence paniquée, d'urgence incandescente, d'angoisse sourde ET bruyante.
Tout d'abord Killng Joke en 1980, dans leur configuration la plus inquiétante : Geordie Walker à la guitare, Youth à la basse, Paul Fergusson à la batterie et Jaz Coleman à la Folie et au chant (+claviers). Je n'ai jamais entendu nulle part une guitare électrique sonner comme celle de Walker dans Killing Joke, il avait le chic pour insuffler à sa Gibson, plutôt destinée au Rockabilly, une sorte de pompe anxiogène et libératrice dans le même mouvement. Youth a produit tout le gratin du rock par la suite, de U2 à Depeche Mode, les faisant généralement accoucher de très bons albums qui rencontrèrent un succès immense et mérité. Et, tenez vous bien, il a même fait partie d'un duo expérimental mystérieux, dont le nom des membres fut longtemps tu, avec, je vous le donne en mille, Sir Paul Mac Cartney en personne : The Fireman (une dauberie imbitable).
Quant à Coleman, il a eu 50 vies au moins, entre prophète apocalyptique, scribe ésotérique, shaman millénariste etc, etc, etc. Révolté foncier, surtout contre lui-même, il ne se sera rien épargné, et à nous non plus, nous gratifiant de tout et de n'importe quoi, du pire comme du meilleur, mais toujours animé par une Colère fidèle, première.
L'injonction paradoxale qui sert de titre au morceau qui suit est à ne pas prendre au premier degré, en tout cas, elle fout les boules (sauf dans les rangs du FN et autre UMP). Attention, ça fait mal, sauf quand vous avez mal, où là, et oui, ça fait du bien.
Pete Shelley. Le dernier morceau qu'il enregistra avec les Buzzcocks est l'un des plus beaux rock dansant et désespéré qui soit. Il s'appellait "Why can't I touch it ?" En solo, Shelley se rua sur les machines pour leur faire cracher des sons abrasifs et tuméfiés, de véritables bleus musicaux sur lequel il posa sa voix désincarnée. Dans ce morceau minimaliste ce tissage entre voix blanche de peur et clavier froids fait merveille, mais là où ça devient grandiose, c'est quand Shelley exprime son angoisse devant ce qu'il croit être de l'Amour et qui le terrorise. Ca commence au troisième couplet. C'est à hurler, bouche cousue. " It makes my heart beat faster...it has become my master..." Je vous aurais prévenus. Ce type ne se laisse pas brûler en enfer tout seul.
Les Talking Heads. On pourrait penser que David Byrne est un peu plus calme que les zigotos précédents. Bof, pas vraiment. J'emmerde Jonathan Demme et ces films musicaux conceptuels et sans émotions (sur les Talking Heads, sur Neil Young), qui font passer à la musique et à leurs auteurs le même traitement lénifiant qu'impose Nagui à celle de ses invités de Taratata. Et donc, il ne faut pas se fier à "Stop making sense", du dit Demme, qui ne rend pas compte de la folie de Byrne, ou mal. Alors, je vais mettre deux vidéos. Sur l'une, Byrne invente un style imagier de zazou épileptique à lui tout seul. (Jean-Paul Goude ? Jean-Baptiste Mondino ? Vous plaisantez ? C'est bon pour Ardisson, çes trucs-là !). Unique et paniquant. C'est "Once in a lifetime", tiré du très beau "Remain in light. Le monsieur est détraqué, le monde aussi. "Tout va très bien, Madame la marquise..."
Sur l'autre, le classique "Psycho killer" c'est le guitariste Adrian Belew qui fait des siennes (enfin, Harrison, Weymouth et Frantz ne sont pas des anges non plus). Il faut attendre la fin du morceau mais ça vaut le coup. Je mets les paroles de "Once in a lifetime". Elles sont si belles. " Letting the days go by...."
You may find yourself living in a shotgun shack
And you may find yourself in another part of the world
And you may find yourself behind the wheel of a large automobile
You may find yourself in a beautiful house, with a beautiful wife
You may ask yourself, "Well, how did I get here?"
Letting the days go by, let the water hold me down
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, after the money's gone
Once in a lifetime, water flowing underground
And you may ask yourself, "How do I work this?"
And you may ask yourself, "Where is that large automobile?"
And you may tell yourself, "This is not my beautiful house"
And you may tell yourself, "This is not my beautiful wife"
Letting the days go by, let the water hold me down
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, after the money's gone
Once in a lifetime, water flowing underground
Same as it ever was, same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, same as it ever was
Water dissolving and water removing
There is water at the bottom of the ocean
Under the water, carry the water
Remove the water from the bottom of the ocean
Water dissolving and water removing
Letting the days go by, let the water hold me down
(From: http://www.elyrics.net/read/t/talking-heads-lyrics/once-in-a-lifetime-lyrics.html)
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, into the silent water
Under the rocks and stones, there is water underground
Letting the days go by, let the water hold me down
Leting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, after the money's gone
Once in a lifetime, water flowing underground
You may ask yourself, "What is that beautiful house?"
You may ask yourself, "Where does that highway go to?"
You may ask yourself, "Am I right, am I wrong?"
You may say to yourself, "My God! What have I done?"
Letting the days go by, let the water hold me down
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, into the silent water
Under the rocks and stones, there is water underground
Letting the days go by, let the water hold me down
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, after the money's gone
Once in a lifetime, water flowing underground
Same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, look where my hand was
Time isn't holding up, time isn't after us
Same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, hey let's all twist our thumbs
Here comes the twister
Letting the days go by
Letting the days go by
Once in a lifetime
Let the water hold me down
Letting the days go by
Tout d'abord Killng Joke en 1980, dans leur configuration la plus inquiétante : Geordie Walker à la guitare, Youth à la basse, Paul Fergusson à la batterie et Jaz Coleman à la Folie et au chant (+claviers). Je n'ai jamais entendu nulle part une guitare électrique sonner comme celle de Walker dans Killing Joke, il avait le chic pour insuffler à sa Gibson, plutôt destinée au Rockabilly, une sorte de pompe anxiogène et libératrice dans le même mouvement. Youth a produit tout le gratin du rock par la suite, de U2 à Depeche Mode, les faisant généralement accoucher de très bons albums qui rencontrèrent un succès immense et mérité. Et, tenez vous bien, il a même fait partie d'un duo expérimental mystérieux, dont le nom des membres fut longtemps tu, avec, je vous le donne en mille, Sir Paul Mac Cartney en personne : The Fireman (une dauberie imbitable).
Quant à Coleman, il a eu 50 vies au moins, entre prophète apocalyptique, scribe ésotérique, shaman millénariste etc, etc, etc. Révolté foncier, surtout contre lui-même, il ne se sera rien épargné, et à nous non plus, nous gratifiant de tout et de n'importe quoi, du pire comme du meilleur, mais toujours animé par une Colère fidèle, première.
L'injonction paradoxale qui sert de titre au morceau qui suit est à ne pas prendre au premier degré, en tout cas, elle fout les boules (sauf dans les rangs du FN et autre UMP). Attention, ça fait mal, sauf quand vous avez mal, où là, et oui, ça fait du bien.
Pete Shelley. Le dernier morceau qu'il enregistra avec les Buzzcocks est l'un des plus beaux rock dansant et désespéré qui soit. Il s'appellait "Why can't I touch it ?" En solo, Shelley se rua sur les machines pour leur faire cracher des sons abrasifs et tuméfiés, de véritables bleus musicaux sur lequel il posa sa voix désincarnée. Dans ce morceau minimaliste ce tissage entre voix blanche de peur et clavier froids fait merveille, mais là où ça devient grandiose, c'est quand Shelley exprime son angoisse devant ce qu'il croit être de l'Amour et qui le terrorise. Ca commence au troisième couplet. C'est à hurler, bouche cousue. " It makes my heart beat faster...it has become my master..." Je vous aurais prévenus. Ce type ne se laisse pas brûler en enfer tout seul.
Les Talking Heads. On pourrait penser que David Byrne est un peu plus calme que les zigotos précédents. Bof, pas vraiment. J'emmerde Jonathan Demme et ces films musicaux conceptuels et sans émotions (sur les Talking Heads, sur Neil Young), qui font passer à la musique et à leurs auteurs le même traitement lénifiant qu'impose Nagui à celle de ses invités de Taratata. Et donc, il ne faut pas se fier à "Stop making sense", du dit Demme, qui ne rend pas compte de la folie de Byrne, ou mal. Alors, je vais mettre deux vidéos. Sur l'une, Byrne invente un style imagier de zazou épileptique à lui tout seul. (Jean-Paul Goude ? Jean-Baptiste Mondino ? Vous plaisantez ? C'est bon pour Ardisson, çes trucs-là !). Unique et paniquant. C'est "Once in a lifetime", tiré du très beau "Remain in light. Le monsieur est détraqué, le monde aussi. "Tout va très bien, Madame la marquise..."
Sur l'autre, le classique "Psycho killer" c'est le guitariste Adrian Belew qui fait des siennes (enfin, Harrison, Weymouth et Frantz ne sont pas des anges non plus). Il faut attendre la fin du morceau mais ça vaut le coup. Je mets les paroles de "Once in a lifetime". Elles sont si belles. " Letting the days go by...."
You may find yourself living in a shotgun shack
And you may find yourself in another part of the world
And you may find yourself behind the wheel of a large automobile
You may find yourself in a beautiful house, with a beautiful wife
You may ask yourself, "Well, how did I get here?"
Letting the days go by, let the water hold me down
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, after the money's gone
Once in a lifetime, water flowing underground
And you may ask yourself, "How do I work this?"
And you may ask yourself, "Where is that large automobile?"
And you may tell yourself, "This is not my beautiful house"
And you may tell yourself, "This is not my beautiful wife"
Letting the days go by, let the water hold me down
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, after the money's gone
Once in a lifetime, water flowing underground
Same as it ever was, same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, same as it ever was
Water dissolving and water removing
There is water at the bottom of the ocean
Under the water, carry the water
Remove the water from the bottom of the ocean
Water dissolving and water removing
Letting the days go by, let the water hold me down
(From: http://www.elyrics.net/read/t/talking-heads-lyrics/once-in-a-lifetime-lyrics.html)
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, into the silent water
Under the rocks and stones, there is water underground
Letting the days go by, let the water hold me down
Leting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, after the money's gone
Once in a lifetime, water flowing underground
You may ask yourself, "What is that beautiful house?"
You may ask yourself, "Where does that highway go to?"
You may ask yourself, "Am I right, am I wrong?"
You may say to yourself, "My God! What have I done?"
Letting the days go by, let the water hold me down
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, into the silent water
Under the rocks and stones, there is water underground
Letting the days go by, let the water hold me down
Letting the days go by, water flowing underground
Into the blue again, after the money's gone
Once in a lifetime, water flowing underground
Same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, look where my hand was
Time isn't holding up, time isn't after us
Same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, same as it ever was
Same as it ever was, hey let's all twist our thumbs
Here comes the twister
Letting the days go by
Letting the days go by
Once in a lifetime
Let the water hold me down
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dimanche 30 octobre 2011
YOUNGBLOOD
Il fallait du sang neuf au rock qui fatiguait un peu (tout le monde) depuis quelques temps ; il arrive, pour moitié par l'électro, pour l'autre par la musique latine et l'afrobeat, que des petits blancs becs osent enfin s'approprier. Gloire soit rendue à Fela Kuti et Tito Puente. Mesdames et messieurs, la main est aux américains.
Et Maintenant, parmi leurs maîtres à tous, les insurpassables Talking Heads reprenant Al Green dans : " Emmène moi à la rivière". Le clavier Jerry Harrison est tout bonnement grand.
Et Maintenant, parmi leurs maîtres à tous, les insurpassables Talking Heads reprenant Al Green dans : " Emmène moi à la rivière". Le clavier Jerry Harrison est tout bonnement grand.
lundi 12 septembre 2011
Depuis longtemps je me couche tard pour ne pas dormir comme tout le monde
Quatre souvenirs d'actualité atemporelle pour aujourd'hui.
" Comme le Scorpion, mon frère....
Nightbird ma seule histoire d'amour..."
DO YOU FEEL ME ? FEEL THE PAIN ? I TAKE THE BLAME.
Pas pareil ? Différent ? La même histoire pour tous. Là, un point de vue métallique.
Angoissé ? Deux ou trois cafés pour stimuler l'angoisse. Fumer des cigarettes. Laisser monter. Tenter d'écrire. Ne pas y arriver. Fumer. Ecouter de la musique. Ne pas y arriver. Prendre deux tranxènes 20. Les médicaments sont vos amis (les seuls). Descendre en parlant tout haut. Fumer sans en avoir envie. Être fatigué. Dormir. Mourir.
FUNK FROID. COMME UN POISSON MORT. COLD FISH. UNE ERREUR D'AIGUILLAGE ET FINIR PANE DANS LE GRILLAGE. COLD TURKEY.TV DINER.
" Comme le Scorpion, mon frère....
Nightbird ma seule histoire d'amour..."
DO YOU FEEL ME ? FEEL THE PAIN ? I TAKE THE BLAME.
Pas pareil ? Différent ? La même histoire pour tous. Là, un point de vue métallique.
Angoissé ? Deux ou trois cafés pour stimuler l'angoisse. Fumer des cigarettes. Laisser monter. Tenter d'écrire. Ne pas y arriver. Fumer. Ecouter de la musique. Ne pas y arriver. Prendre deux tranxènes 20. Les médicaments sont vos amis (les seuls). Descendre en parlant tout haut. Fumer sans en avoir envie. Être fatigué. Dormir. Mourir.
FUNK FROID. COMME UN POISSON MORT. COLD FISH. UNE ERREUR D'AIGUILLAGE ET FINIR PANE DANS LE GRILLAGE. COLD TURKEY.TV DINER.
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