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mercredi 8 juin 2016

Jeux de mains....

Au bar de mon patelin je serre pas mal de mains. A force de se voir, on se dit bonjour, on se fréquente quoi, on se parle un peu. Il y a la poignée de main de la patronne d'abord, avec sa main petite et dodue, comme celle d'un bébé, qu'on pourrait écraser facilement d'ailleurs; il y a celle de Michel, celle de Serge, celle de Néness, celle de Nono, celle de Patrick, qui tend ses doigts mais ne les referme pas sur les votres; toute différentes, toutes significatives. Mais ma préférée c'est celle de Félix. Félix passe tous les matins sur les coups de onze heures pour faire son Quinté. Il étudie, il se remue les méninges, il compose, recompose des ordres, des arrivées plausibles, monstrueuses, ineptes et il fait de l'humour franc du collier en baratinant gentiment avec tout le monde et en distribuant des conseils pas chers -et même gratuits !- aux turfistes qui lui parlent. Mais d'abord, il vous a serré la main et c'est énorme !
Félix n'est pas grand mais il est campé bien droit du haut de ses plus de soixante et dix ans, il a le torse bombé et, bizaremment, il ne serre pas la main de face, sauf à de très rares personnes qu'il estime hautement (je n'en fais pas partie). Il se met de coté et sa main à lui, qu'il tend, est presque parallèle à son corps, elle s'arrête à un moment et il faut aller la chercher avec sa propre main, la glisser dans la sienne, qu'il laisse entrouverte et là avec sa puissance contenue et controlée, une force énorme dans sa main musclée, il exerce une pression amicale toute douce qui ne souffre aucun échappatoire. Et il sourit d'un large sourire un peu édenté. Voilà. Voilà donc comment Félix me baise à chaque fois que je le rencontre. Il a une main faite pour les femmes ce Félix, à l'exacte pression érotique qui doit les laisser chancelantes et qui me laisse ravi, car il y a là une chaleur un peu rouée (consciente, on va dire) mais non-feinte tout de même et qui m'enchante moi qui suis encore un enfant, un homme très sensible, presque une femme, parfois.
Ci-dessous, un Félix encore plus vieux que le mien !

jeudi 16 juillet 2015

Barnes Brothers Limited

Dans la famille Barnes je demande Kevin, le grand frère. Copier Bowie ? Faire aussi bien que lui ? Personne n'y arrive sauf Kevin Barnes des Of Montreal. En 2007 déjà il publiait ça : "The past is a grotesque animal", un cri articulé et flippant, une épopée sonore et émotionnelle de 11 minutes qui va crescendo jusqu'aux limites du malaise. Splendide.

Dans la famille Barnes je demande le frère cadet, David. Il a été bombardé responsable de l'univers imagier des Of Montreal. C'est un bon peintre et un illustrateur hors-pair. Son art, limite fracassé, flirte avec l'art brut par sa saturation de l'espace et ses motifs obsessionels. Deux dessins de lui ci-dessous.


lundi 18 mai 2015

Gilles Aillaud : Animal, on est mal !

Cet après-midi, je suis allé voir une exposition consacrée à l'oeuvre du peintre Gilles Aillaud. On dit qu'il appartient au courant né en France dans les années 60 et qui s'appelle la Figuration Narrative mais voilà ses toiles sont muettes et ne racontent aucune histoire, contrairement à celles de Monory, Rancillac, Schlosser. Elles représentent toutes, du moins pendant une bonne partie de sa carrière, des animaux dans des zoos : des otaries dans des bassins, un orang-outan suspendu à des anneaux, une fosse aux lions morbide. C'est étonnant et énigmatique car la sensibilité du spectateur est bridée, voire annulée. Les animaux ont un violent pouvoir expressif chez les humains, qu'on les prenne comme symboles ou simplement pour ce qu'ils sont, une manifestation de la vie si proche de la notre. Cousins dont la proximité est évidente, ils ne laissent personne indifférent. Gilles Aillaud sait parfaitement "rendre" des animaux dans des attitudes vivantes, "parlantes", comme en témoigne les magnifiques dessins de ce qu'il a appelé "Encyclopédie de tous les animaux, y compris les minéraux", oeuvre colossale et splendide de son âge mûr, mais dans ses toiles c'est autre chose qui se met en place, il y la mise en oeuvre d'une négation de la sensation et de sa naissance dans l'histoire que le tableau met toujours en branle dans son jeu de forme. Ici, les barreaux des cages des animaux; les animaux eux-mêmes ni heureux ni malheureux, neutralisés: les couleurs mates, cliniques; les angles, ouverts sur rien empêchent les sens d'être touchés, sollicités, l'émotion d'arriver et le seul sens produit est celui du silence angoissé et d'une impossibilité du discours de la peinture. Plus loin, des aquarelles légères comme des plumes montrent le talent incroyable de Aillaud pour susciter des émotions simples face à des horizons marins plus ouverts même si peut-être aussi problématiques quand ils semblent parfois clôturer le dessin, ce qui, au passage, en dit long sur la maîtrise de l'artiste, qui ne se laissera aller aux grands espaces qu'à la toute fin de sa vie. Enfin, voilà une peinture bien problématique pour la sensibilité et qui en appelle à l'intelligence pour, non pas sortir de, mais comprendre l'aporie, l'impasse qu'elle désigne, qu'elle dessine. Les oeuvres ont toujours quelque chose à dire, elles questionnent souvent les conditions de leur propre discours, là elles nient sa possibilité même, ce n'est tout de même pas banal. Et n'est-ce pas inquiétant ? Fort heureusement, Gilles Aillaud est aussi un homme qui traite d'autres sujets et sur un autre mode. Moi, ça me fait du bien mais il est vrai qu'un rien m'angoisse.




mercredi 7 janvier 2015

Le courage et la Mort, un couple épatant.

Ce soir, je suis atterré, dévasté, effrayé. Ça marche bien le terrorisme sur moi, ça me fait de l'effet, bien vu les gars. Je suis triste aussi, pour Cabu, pour Wolinski, qui m'ont élevé, fait grandir, fait rire. Et ça brûle aussi, ça fait pas que piquer, c'est plus profond. Je me souviens très bien du premier numéro de "Charlie-Hebdo" que j'ai acheté. Je devais avoir 16 ans et quelques, la ceinture de sécurité venait d'être décrétée obligatoire en voiture, la couverture signée Reiser représentait un mec assis sur des W-C essayant d'agripper le PQ, retenu par une ceinture de sécurité. Le titre était "La ceinture de sécurité obligatoire aux chiottes". C'était vraiment "bête et méchant". C'était rigolo. J'ai beaucoup lu "Charlie-Hebdo" quand j'étais jeune. C'était intelligent et jouissif. Ça peut se relire maintenant sans peine, tellement c'est bon. J'ai beaucoup lu les albums de Cabu aussi, j'étais moi aussi amoureux de "La fille du proviseur", comme le Grand Duduche. C'était gentil ça, très gentil. Comment faire la connexion avec le déferlement de violence et de haine qui vient d'avoir lieu ? Et Wolinski, il était chouette ce mec, j'aime ses dessins, ses réflexions douces-amères, son honnêteté tonique, un homme quoi. Et je pense à sa femme, Maryse, que j'aime aussi, libertine monogame qui m'a fait bander et qui me ferait certainement pleurer ce soir. Je connais moins Charb, Tignous, Honoré mais je sais que je les aurais bien aimés si je les avais un peu plus fréquentés. Je suis devenu un peu paresseux en vieillissant mais je connais quand même bien le style mordant de Charb, bien dans la lignée de ses prédécesseurs. C'était la relève, les copains virtuels de presse de mon plus jeune frère, qui m'en parlait. J'ai une pensée pour Cavanna, Reiser, Siné, Willem, ces autres pères, dont les deux derniers sont encore en vie et dont je n'aimerais pas qu'ils y passent trop vite. Une journaliste au cœur de la manifestation de la Place de la République disait tout à l'heure qu'elle ressentait "une forme de joie" autour d'elle. Je veux bien la croire et si les gens, en se serrant les uns contre les autres arrivent à faire naître de la joie, c'est tant mieux et ça me ravit, mais moi, je suis triste, très triste.
NB : Si la une de Ouest-France demain c'est vraiment "Bal tragique à Charlie Hebdo", je trouverais ça tellement génial que j'aurais toujours du respect pour ce canard. J'espère. En tout cas, moi, si j'étais patron d'un journal c'est ce que titrerais en une. L'humour est bien la politesse du désespoir, son seul ornement un peu sensé, un peu beau. Lui et quelques larmes.

dimanche 4 janvier 2015

Le Marcher de l'Art.

En matière d'Arts Plastiques, il y a des voyages lointains et riches à faire, de grands efforts un peu durs qui s'avèrent bientôt amplement récompensés et des choses à ne pas louper dans un périmètre géographique pas forcément géant. Tout ça c'est possible, ce ne sont pas les Musées et les Expos-rétrospectives qui manquent. Ouais. Ouais, ouais, ouais. Mais ça c'est l'Art au garde à vous, qui bombe le torse, qui fait le beau dans des écrins architecturaux et technologiques à la fréquentabilité et à la sécurité sans faille. C'est L'Art en cage, et c'est limite si ce n'est pas l'Art en panne. Il est un remède souverain pour lui redonner de la vitalité : marcher un peu dans le centre d'une grande ville et regarder autour de soi. C'est incroyable ce qu'on peut voir. Il y a des interventions artistiques partout dans la cité ! Au-delà des affiches déchirées et recomposées qui font du Villeglé à sa place, c'est à dire dans la rue, nombre d'artistes anonymes et néanmoins décidés, voire talentueux se saisissent de l'espace public pour y imprimer tout un catalogue de formes étranges qui viennent frapper l'oeil de celui qui l'a ouvert et alerte. Ce n'est pas nouveau, certes, mais ce ne sont pas non plus des graffitis au sens classique, c'est à dire "Hip-Hop" du terme. Il s'agit de formes plus abstraites ou disons, moins déterminées, on ne sait pas, peut-être dues en partie au hasard, aux explorations nocturnes, déviantes et alcoolisées de quelques artistes souterrains. C'est selon le feeling de chacun, son inspiration. Ca disparaît parce que c'est lavé, ou alors c'est sommairement recouvert d'un enduit qui fait lui-même jaillir une forme paradoxale, moins forte mais bien là aussi, et ça rejaillit un peu plus loin, à nouveau plus exubérant. Il y a peut-être là des codes indéchiffrables sauf à quelques paranoïaques qui ont bien le droit à leur pitance quotidienne, des affirmations en demi-teintes sur des poubelles à fond sempiternellement vert, printemps un peu longuet à qui aime l'automne, le jaune et le rouge. Des hiéroglyphes à usage unique ou multiple qui scandent la promenade et la chamboule au coin d'une rue pour lancer l'appel d'une émotion fugace ou tenace. Bref, il y a des tas de trucs à voir pour peu qu'on lève le nez et qu'on regarde autour de soi. Je vais mettre quelques photos que j'ai prises à Rennes, dans un périmètre très petit. Des trucs que j'ai trouvé notables, sainement disponibles pour tous. C'est fouillis, il y a un peu de tout mais en tout cas c'est riche et ça offre un salutaire coup d'air frais (il fait froid, c'est l'hiver) à la Biennale d'Art Contemporain qui vient d'avoir lieu à Rennes et qui sent déjà le renfermé.






















Attendez ! Je ne prétends pas avoir inventer la poudre, je prétends qu'elle marche et que, là, l'Art étonne, l'Art détonne et que mon petit cœur curieux fait "Boum"!

dimanche 31 août 2014

It's been a long time a comin'

Il y a un proverbe anglais qui dit "Wait and see" ; Attendre et voir. C"est ce que je fais.
A la base c'est un morceau du génial Antoine "Fats" Domino, de la Nouvelle Orléans.

mardi 22 juillet 2014

F.R.A.C. Bretagne, les abâts sinon rien !

A Rennes, depuis quelques années maintenant, nous avons un Fonds Régional d'Art Contemporain (F.R.A.C.) et à chaque fois que j'y vais je trouve le moyen de m'esbaudir devant quelques œuvres d'artistes d'aujourd'hui ou d'un passé très récent de très bonne facture. Ce n'est pas rien de tenter de réunir une collection d’œuvres d'artistes très différents et néanmoins tous passionnants (enfin supposés l'être), c'est même un sacré boulot. Et je dois bien avouer que, malgré toutes mes appréhensions sur l'Art Contemporain, ça marche plutôt bien. En ce moment au F.R.A.C. de Bretagne, qui est un splendide bâtiment aux partis pris architecturaux très tranchés et assumés, autour du travail de Raymond Hains, parfaitement inepte, sont réunis une palanqué d'artistes de talent venus d'horizons absolument divers. Il y a des affiches lacérés de Villeglé, des collages et des montages ébouriffants de poésie de Dufrêne, une belle sculpture de Klingelhöller en pierre noire et carton, le génial cinéma en 4D de Catherine Sullivan, la patte poétique à l'économie de Gil J. Wolman et d'autres, que j'oublie. Il y a aussi trois vidéos hilarantes et flippantes de la jeune artiste clermontoise Anne-Marie Rognon. J'en ai retrouvé deux sur youtube, j'en met une qui vaut son pesant de cacahuètes. Est-ce de l'Art ? Oui, je crois, en tout cas ça fonctionne et à plusieurs degrés de lecture. Il y a là quelque chose d'unique, qui tient à son ton, son physique, son humour, sa façon de manier le caméscope. Si je la croise un jour, elle aura du mal à me faire avaler qu'elle n'est pas une artiste ! (En tout cas, elle a déjà des lunettes de soleil, c'est déjà une Star!)


Et donc Dufrêne
Klingelhöller

Wolman
Sullivan
Etc,etc...


jeudi 24 avril 2014

"Je suis le démineur des manèges enchantés" B. Burgalat.

                                            
 Très bon morceau de Burgalat. Il y a des femmes dans la vidéo, des brunes, waouh ! belles, très belles. Ça reste, ça ? La beauté des femmes ? Peut-être. Pas sûr. Très belles paroles, je vais essayer de faire aussi bien, mais pas dans le même registre.


                                                      Seconde main

            Tout est négocié
            Vicié, vendu, rendu
            Brûlures et maladies
            Étonnements, inquiétude même
            Les yeux ouverts, tout blancs, ne roulent plus d'effroi
            La Vie est moins vive (punition)
            Maintenant qu'on l'a coupée au net
            Toute arasée de ses conditions
            Les certitudes font rire
            Et les habitudes et la respiration
            Les évidentes dépenses même
            A peine monnayées
            Rien ne coûte
            Pas l'effort de paraître ou d'être
            Au cas où ça serait utile
            Plus ou moins défait ou solide
            C'est déjà digéré, déjà libre
            De toutes tendances
            Déchiffré
            L'horizon des hontes et des dons
            Se cache à mort
            Derrière nos âmes presque inertes
            Qui multiplient toutes sortes d'avancées décisives
            Pendant qu'à bord, dans l'embardée, on rit
            Sur l'air des noyés, des malheurs oubliés
            Sur-entendu, sur-joué, mal en place
            Mais le public, toujours énoncé lui
            Réclame une dose
            De paroxysme atone
            - La chasse est tirée-
            Tout en béquille
            On crie qu'on s'aime
            Et chaque nuit l'on ment
            Sans qu'en la nuit
            Se réfugient les mensonges
            La Mort, cette divine, s'enfuit sous les quolibets
            Elle lasse
            Nous sommes ici
            Tombés les dents et les tohu-bohus
            Nous claquons sans vent
            A l'air raréfié, fier de nous-mêmes
            Au Soleil triomphant
            Mais l'Ombre n'est plus là pour se tapir
            Et jetés dans trop de lumière
            Plus aucune prise sur rien
            C'est le bonheur, enfin



En parlent de "seconde main", Howard Devoto (premier chanteur éphémère des Buzzcocks) a sorti avec son groupe Magazine un album dont je trouve qu'il a un des plus beaux titres de l'histoire de la musique populaire mondiale : "Secondhand daylight", ou, "Lumière du jour de seconde main". On ne peut pas faire mieux, plus actuel. Pensez aux panneaux publicitaires à Pékin. Sur cet album, il y avait un titre excellent qui s'appelle "Rhythm of Cruelty". Oui, la cruauté a un rythme, celui de la mienne est effrayant petite fille. Ce qu'il reste de moi en est la preuve encore vivante.





mercredi 25 décembre 2013

L'élan créateur est pour demain.

J'ai entendu l'autre jour à la radio un psychiatre ou un psychologue affirmer que l'état dépressif n'avait rien d'anormal et même qu'il était annonciateur de l'acte créateur. Oh la la, les amis, je vous raconte pas ce que je vais vous pondre ! Ça va être dément, les mecs, une véritable Chapelle Sixtine du blog, un Codex total digne de Léonard en 80 000 posts où j'aurais TOUT mis, vous m'entendez, TOUT, et même le reste. Une Bible, un Talmud, Le Coran, la Recherche du Temps Perdu du petit Marcel, l'équivalent de l'oeuvre entière de Jean-luc Goldman (ça commence à bien faire Jean-Jacques, hein ?), tout ça en des pages subtiles et raffinées à l'extrême. Du concentré de Génie, le vrai truc, du pur porc. Enterrés Spinoza, Homère, Cervantes et Shakespeare. Dézingués Patrick Topaloff et Jean Roucas.....J'arrête, là, je ne voudrais pas pérorer par avance sur ce qui va ADVENIR, que rien ne peut empêcher d'arriver et ce qui changera la face de notre planète. Bon, en attendant, je vais prendre mes deux Prozac, un grog et je vais me coucher, je commencerai demain, hein ?. Je vous donnerai régulièrement des nouvelles de ce Grand Oeuvre en marche. N'hésitez pas à me demander si j'oublie, je suis si négligent des fois. Bon, allez, à plus dans le bus et à bientôt en bateau. Ça va être énorme. Purée, j'ai envie de dormir, moi. Énorme. Bonne nuit.
J'avais pensé illustrer ce post par l'intégrale des quatuors a cordes de Beethoven, un truc consistant, quoi. Mais, je sais rester modeste, en dépit du destin grandiose qui m'attend. Un peu de rire de bon goût ne peut pas nuire. Allez, soyons fous : Odeurs.

vendredi 20 décembre 2013

Dans la tête de Sigmund et Lucian

Grâce à un outil statistique de Google, je peux savoir ce qui a été tapé dans le moteur de recherche pour qu'une personne tombe sur mon blog  (je ne peux pas encore savoir QUELLE personne, mais c'est parce que je ne sais pas paramétrer le bousin et que je m'en fous). Par exemple, là on a tapé "freud, femme nue" pour arriver chez moi. Or, je ne vois qu'un seule chose correspondant à cette requête, c'est un portrait de femme signé Lucian Freud que j'ai posté il y a assez longtemps. Mais en fait, cette recherche peut amener à une autre image, en l’occurrence un dessin assez fameux dont j'ignore l'auteur et qui était peut-être la chose voulue par nos (ils sont 2) internautes anonymes. Comme je suis de bonne composition, moi, l'inverse d'un peine-à-jouir, alors je vais mettre le dessin de Sigmund et une toile de son neveu Lucian. Ca ne change rien à rien, sauf si le surfeur curieux s'avise de regarder l'ensemble de ma page. Fumeux ? Bien possible...

mardi 5 novembre 2013

"Walk on the south side."

T. Model Ford est quant à lui mort l'été dernier dans une indifférence quasi générale en France et certainement dans son propre pays.
Voici un de ses titres qui aurait plu à Lou Reed.

D'ailleurs ces salopards du Sud profond sont des gaillards largement aussi durs à cuire que les New-Yorkais pur jus. Un autre exemple.

Vous voyez de quoi il parle ? Du genre de femmes que Robert Crumb adore. Un peu comme celle-là :

mardi 15 octobre 2013

Le Livre. La jungle. Le Livre de La Jungle.

On m'a dit l'autre jour que Walt Disney s'était attiré les foudres de certaines bonnes âmes concernant le supposé "racisme" de son film "Le livre de la jungle" car les singes y seraient la transposition des noirs américains.
Évidemment, tout le monde se souvient de la scène merveilleuse où le Roi Louis danse un swing du feu de Dieu en implorant Mowgli de lui donner le secret des Hommes : comment faire le feu ? En fait, tout part de là. Et tout s'arrête là. "Le livre de la jungle" est un film assez complexe. Il est tiré d'un grand livre de Rudyard Kipling, auteur remarquable et l'adaptation est plutôt réussie. Il va de soi que, ni Kipling, ni les studios Disney ne pouvaient faire des singes des personnages simples. Vous avez déjà vu des grands singes de près ? Ca questionne tout de suite. Oui, cette question là, cette question de la limite entre eux et nous, de ce qui nous fonde nous autres, hommes. Il n'est pas de réponses simples, sauf pour les cons. En tout cas, si vous demandez à des mômes qui ont vu "Le livre de la jungle" ce qu'ils pensent des singes, ils vous répondront qu'ils sont drôles, rigolos, malins, un peu trop, qu'ils dansent bien et écoutent une musique encore meilleure que leur danse. Voilà jusqu'où voient les mômes avant qu'on ne leur remplisse la tête de merdes soit-disant "adultes" qui "élargissent" leurs horizons.
Je vais donc mettre "La chanson du roi Louis" ("I want to be like you" en anglais), en hommage à Walt Disney, à sa bande d'animateurs de génie, à Rudyard Kipling, à Baloo (qui craque, comme de juste "Im gone, man, solid gone.") et à Louis Prima qui chante, et qui était blanc.

mercredi 25 septembre 2013

Les actualités d'aujourd'hui sont les souvenirs d'avant-demain.

Vous voulez entendre un bon morceau de Rock de maintenant, là, en ces temps de patinage artistique généralisé ? Est-ce bien raisonnable ??? Enfin, y'a ça. C'est chaloupé, bien envoyé, avec une bonne assise bien grasse et en même temps une distance et un engagement adéquates qui permettent à l'énergie de circuler sans brutalité anxiogène. Une fois que ça a pris, ça ne lâche plus. "Catchy" disent nos amis Grand-Bretons. C'est le deuxième single des Arctic Monkeys :"Why'd only call me when you're high?" (Bonne question) issu du formidable nouvel album "AM" Pas une chanson sur cet opus qui soit faible. En fait, Alex Turner donne plutôt dans le classique instantané et inspiré. En 2005, alors qu'on ne connaissait encore d'eux que des démos qui circulaient sur le net, j'avais dit : "Ces mecs-là vont devenir énormes. C'est fait. Plus gros même que le groupe de leur mentor américain Josh Homme.
Quoi ? Quoi ? J'ai la tête qui enfle ? Je me la joue ? Non, je connais mon Rock n' Roll, c'est tout. Et accessoirement, je t'emmerde.


lundi 17 décembre 2012

Le goût d'une femme.

Baudelaire aimait les femmes, un peu vénales, plus ou moins belles, brunes, métisses si possible. C'était son genre. Comme Rousseau les aimait borgnes et boiteuses. Baudelaire a dit : "En Belgique, la femme n'existe pas." Il me semble que Jacques Lacan lui a piqué la formule en lui enlevant le début pour la rendre plus absconse : "La femme n'existe pas". C'était son genre à lui. N'empêche, il possédait "L'origine du monde" de Courbet. J'aime l'idée que ce tableau unique en son genre, et qui n'aura pas de descendance (enfin, il ne devrait pas, mais avec les artistes d'aujourd'hui...) ait été sa propriété. J'aime l'idée que ce tableau ait été masqué par un dessin de Masson et que Lacan ne le montrait que rarement. Lui qui cherchait le sens caché derrière l'évidence, ou peut-être l'inverse. Maintenant, il est au Musée d'Orsay, comme un vulgaire Bouguereau, ou même un beau Degas.
Alors, je vais le mettre ou pas ? Et bien, je vais le mettre comme il était chez Lacan.
C'est très beau comme ça aussi.

dimanche 16 décembre 2012

Petit plaisir majuscule

Décidément, l'actualité est chargée. Christine Arron prend sa retraite de sprinteuse à 39 ans. Une bien belle coureuse. Allez Christine, un dernier, pour la route ?
Elle va me manquer.

samedi 25 février 2012

L'artiste nous parle à l'oreille. Ne fermons pas les yeux.

Dans une édition récente du Monde.fr les derniers tableaux de Lucian Freud étaient qualifiés de "dérangeants". Pourquoi diable, alors qu'ils sont d'un classicisme immédiat et qu'ils iront tout naturellement orner les cimaises des musées du monde entier, à coté d'autres classiques de la peinture occidentale ? A cela, une seule réponse possible : tous les tableaux, répartis en écoles ou siècles dans les musées d'aujourd'hui, ont été, et restent, pour peu qu'on les regarde et qu'on les voit encore, "dérangeants", voire "dérangés", en dépit des tentatives de classements apaisants. Ce qui expliquerait que certaines personnes sortent d'un musée les larmes aux yeux ou le sourire aux lèvres, selon ce qu'ils ont vu et l'état de leur esprit au moment de "voir" et aussi que les œuvres soient quand même montrées. L''humanité ne peut pas se payer le luxe de faire l'économie de tels regards sur elle-même, d'ailleurs elle ne cesse de les payer à des prix fracassants voire indéfinissables, car absolument hors de toute possibilité d'estimation financière un tant soit peu rationnelle. Littéralement, elle n'a pas les moyens de se passer de ce moyen, elle le paye un prix fou et c'est normal. La magie multi-millénaires qui fait apparaître les Esprits et les Formes défie la Raison et donc, elle est bel et bien "dérangeante" et "dérangées".
Alors laissons Freud aller au Musée retrouver ses compagnons artistes-illusionnistes qui font jaillir de leurs mains quelque chose de plus vrai que la réalité elle-même. Voici quelques dérangements notables. Deux Velasquez, deux Titien, deux Freud.






                                                                                                

vendredi 25 juin 2010

The thin line between love and hate

Pendant ce temps là en France Osvaldo Cavandoli a droit à un générique traduit de l'Italien. En gros, on enlève le "e" de "Fine" et c'est parti.. Quand au charabia rital, les traducteurs ont eu la bonne idée de ne pas y toucher.