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lundi 8 avril 2019

Agnès Varda nous fait sourire de là-bas.

Les obsèques d’Agnès Varda ont été une sorte de garden-party joyeuse et colorée, rock et drôle. Je trouve merveilleux de susciter ce genre d'émotions, au-delà de la tristesse, le jour de son enterrement. Ca tient vraiment à ce qu'elle était, à son enthousiasme, son espièglerie, son goût du partage et de la mise en scène comme un travail à effectuer dans la gaieté. Alors, il y eut de la joie, comme quand on enterrait les Saints mais, contrairement à ce qui se passait avec eux, pas trop de lamentations et pas d'hystérie. Jusqu'à ces derniers instants à la surface de cette planète elle est restée spirituelle et prosaïque au travers des autres. Enfin, elle leur a transmis ça : l'esprit et le goût du réel. Elle a fait le job. Au revoir Madame Varda (J'espère que les obsèques de Luc Moullet seront du même tonneau, chez lui, dans les roubines, parmi les fous.)
Coup double en hommage : Scott Walker chantant "My death". Les seuls versions supportables des chansons de Brel sont celles de Walker.

dimanche 27 janvier 2019

La jeune fille et la Mort. Signé Michel Legrand.

Michel Legrand est mort. Ils sont tellement à caner (et ça ne va pas s'arrêter) que ça devient lassant et surtout impossible de parler de tous.
Je voudrais dire quelque chose à propos d'un genre musical et cinématographique que Legrand a élevé à un niveau égal à celui des grands américains avec l'aide de son ami réalisateur Jacques Demy : la comédie musicale. Et je serai catégorique à ce sujet, ferme et définitif. Beaucoup de personnes sont rétives à la comédie musicale -hommes comme femmes. Pour dire les choses vraiment, ça semble leur inspirer un profond dégoût. Ils suffit de voir les mines qu'ils tirent quand on leur en parle. Je pense que ces personnes sont coupées de toute une partie d'elles-mêmes (peut-être l'enfance) à tel point que je les trouve à moitié mortes. L'envie me vient de ne plus leur adresser la parole. Mais c'est un peu comme si on ne parlait plus aux racistes ou aux homophobes, on ne parlerait plus à grand-monde, en tout cas dans mon bled de Haute-Bretagne, n'en déplaise aux gauchistes des beaux quartiers de Rennes qui roulent en 4x4,et qui d'ailleurs, pour la plupart, n'aiment pas la comédie musicale.
Alors, soyons un peu radicaux, ça nous changera. Si l'extrait de film que je vais mettre ci-dessous ne vous émeut pas, ne vous émerveille pas, c'est que vous êtes déjà mort. Je vous parlerais peut-être encore mais vous n'aurez pas mon estime, jamais. Deneuve est idéale en Princesse.

dimanche 27 mai 2012

Agnes Varda : 50 ans après Cléo et toujours pas très claire

En ce moment je raye. Je raye ceux qui me lassent, m'ennuient par trop de pédanteries, de prétentions. Les immodestes, les va-de-la-gueules, les imprécateurs, les bluffeurs. Ca veut dire tout le cinéma ou presque, une bonne partie de la littérature et de la poésie, tous les philosophes, à quelques exceptions près (ceux qui ont eu des enfants, c'est dire...). La musique, la peinture résistent mieux à mes coups de griffes. En voilà une que j'épargne, Ô combien. Elle parle de liberté, de contraintes, du sens et de la forme, mêlés par le travail de l'artiste, Elle parle de passage, de partage, d'effort, d'attention, de recherche, d'éxpérimentation. Elle parle du ressenti et des rapports de formes qu'il faut pour qu'il passe, qu'il repasse (regardez la toute fin, elle mime le Temps). Elle parle de la Vie, de sa vie de femme et d'artiste, simplement, sans mièvrerie ni rodomontades. Elle parle juste. Comme les musiques sont justes même si elles dissonent. Agnes Varda. Artiste. Je garde. Je RE-garde.