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jeudi 26 mai 2016

Fin de la lutte continue dans le triomphe d'un matin.

Mes larmes ont ce goût-là. Le même goût depuis l'enfance.
Donné par l'apreté du combat, l'acharnement à faire mal, l'envie de vivre, l'envie de mourir, le sentiment de perte qui serre la gorge dès le commencement, la déchirure intérieure, le manque de repos, la fatigue guerrière, les insomnies d'effroi, l'usure prématurée, l'impression de suivre un ordre précis qui n'est pas le mien, les contraintes contraires, l'oblique à redresser sans fin, le charivari constant, toutes ces choses et bien d'autres qui ont laissé mon coeur blessé à jamais.
Ennio Morricone, génial.

mardi 6 octobre 2015

Le cinéma : pas la même viande pour tous.

Le cinéma, c'est une affaire de croyance. C'est ce qu'on se met dans le crâne, qui y reste et auquel on dit "Amen", parce qu'on y croit, comme aux histoires que racontaient papa le soir avant le sommeil. Vous savez, ça dansait en couleur devant les yeux ? Et puis on rêvait...Le rêve, c'est du sérieux. Cocteau disait que le Cinéma c'était "rêver dans le noir avec des inconnus". Pensez donc il a fallu mettre un peu d'ordre et de discipline là-dedans. Alors, bon, il y a des églises, des prêtres, des schismes, des apostats, des chapelles, des sectes, des Evangiles apocryphes et d'autres officiels qu'on ressase aux petits enfants de choeur qui deviennent tout pâles à force de fréquenter les salles obscures où l'on pleurniche en se...enfin bref. Voyez là, mes frères, deux icones sacrées qu'on ne saurait adorer de concert.
Deux débuts de Western, deux scènes ébouriffantes. Je préfère celle de Fuller, c'est ma croyance, parce que je préfère avoir le poil qui se dresse au passage des quarantes tueurs de Barbara Stanwyck (toujours dire du bien d'elle, elle est géniale), qu'être branlé par la main calleuse de Woody Strode (pareil). Choisis ton catéchisme, jeune catéchumène, la tempète ou le tonnerre. De toute façon, tu deviendras à moitié fou avant de trouver la sortie du désert. Alors, les portes d'un royaume absolument anecdotique où tu ne seras qu'un gueux s'ouvriront devant toi.


mercredi 6 août 2014

Je braie dans le noir donc je suis.

Quentin Tarantino fait des films idiots pour des idiots et bien sûr il soigne terriblement ses B.O, ses bandes-sons, devrais-je dire. Cinéaste du paroxysme sensationalisme (c'est le revers très amer du "suspens" d'Hitchcock et l'effet jouissif des images animées si on n'y met pas un peu de distance, de pensée), il soigne minutieusement tous ses effets sonores, comme les visuels, de manière à scotcher un spectateur sadisé et consentant (cf-oncle Hitch') au fond de son fauteuil. Il connaît ses ressources le bougre et on retrouve des petits trésors oubliés sur les dites B.O., propres à faire fantasmer et tripper tout un chacun. Ça va des Delfonics à Nancy Sinatra, en passant par Bobby Womack. Assez récemment, il a décidé de mettre des bouts de B.O. qui ont déjà fait leurs preuves dans d'autres films, histoire de faire cinéphile-en-chef et croque-mort en même temps. Sur celle du nullissime "Django" (Unchained), il a ainsi pompé un bout d'une musique d'Ennio Morricone pour un film de Don Siegel "Sierra torride", avec Eastwood et Shirley McLaine (un western essoufflé auto-parodique) qui s'appelle "The braying mule" (La mule qui braie). Ça, il fallait y penser, c'est très, très vicieux, mais bon, ça va bien avec le film (lequel ?) et le metteur en scène (lequel ?), et voilà, j't'embrouille (les deux !). A part ça, c'est du grand Morricone, son corpus d’œuvres pour le cinéma restant un des plus riches jamais composés.