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mardi 28 juin 2016

Chassol prend son envol, direction le soleil.

Et un petit concert de Christophe Chassol, à l'Ancienne Belgique, une fois !

Y'en un autre que j'aurais pu mettre c'est celui de Radio France mais faut se fader Bernard Werber et André Manoukian et ça, c'est trop pour ma pomme.

jeudi 14 avril 2016

Vega - Christophe : Etoiles en duo Tangerine.

Ca y est, ils ont enfin réussi à le faire ce morceau. J'veux dire Christophe et Alan Vega. C'est sur l'impeccable et aventureux dernier album de Christophe que l'on trouve la chose. Un tube pour boite de nuit, un truc qui emporte l'adhésion immédiatement là où un mec comme Prince se perd dans des beats robotiques réchauffés, un truc emballant et vicelard, groovy en un mot. Vega machonne des borborygmes stellaires inquiétants pendant que Christophe passe la marmelade de mandarine à tout le monde, machines à faire shaker les booty dans les nuits arabes de Tanger. T'en veux pas ? Tu danses pas ? T'es has been. Les paroles n'ont pas grande importance au fond, ce qui compte c'est le mariage improbable des deux voix chéries sur un décor d'électro irrésistiblement pulsée. L'album, "Vestiges du chaos" est de haute tenue, ce chaos qui s'organise pour laisser derrière lui des gemmes, exploratrices minérales et vivantes en diable.

mardi 7 juillet 2015

Pour lire les poètes.

Un appel lancé, une petite exhortation à lire les poètes, les si doux, les si violents, les si fondamentaux poètes. Pour avoir le coeur chevillé à la nuit, fut-elle atroce et même midi fut-il déporté à minuit, ceux là connaissent la lumière, les ombres, les tonalités, le partage de ce qui est l'obscur et de ce qui est la clarté et le voyage à faire de l'un à l'autre, incessamment. Leurs mots sont des chalands, leurs vers des mélopées qui accompagnent nos efforts et nos déroutes et les transportent avec nous à l'autre bout de la Terre, qu'ils font venir à nous, docile et insaissable, sauf à l'écouter dans leurs voix, tout le long, du Levant au Couchant, lors d'un eveil bref et salutaire aux signes. Ce sont les uniques défricheurs de ces signes qui marquent notre espace, notre temps et nos fondations. Témoins des mises en Histoires, des Temps d'avant même, des Temps sans poètes et puis de la marche, de l'indicible souffrance et du bonheur sans égal, des tumulus des rois morts aux points impairs de la bête à bon Dieu, de tous les tempéraments plus quelques clefs pour les comprendre. Chanteur insasiable d'un écho humain donné au pied de l'Olympe qui fait trébucher les âmes et leurs juges toujours trop prompts à ne pas entendre les singuliers qui se disent ou se taisent mais sont là, nous. Ecoutez ces chant languides ou fulgurants qui disent nos noirceurs et nos éclairs et les étayent en une maison commune où le mystère nécessaire, juste entraperçu, comme par un geste contre (somme toute une défense) ou un sourire est à l'abri de toute tentative de captation fallacieuse et d'autarcie. Un poète jamais ne donne de conseil, je n'en suis donc pas un pour donner celui de les lire. Ce ne sont pas les mauvais poètes qui manquent, c'est lire les bons qui est important. Lire Léon-Paul Fargue, gardien de notre nuit de par sa veille salutaire et des hauts feux de la ville de Paris dans les cafés qui la défient. Fargue, toujours conscient de la nuit, toujours la fouillant pour y trouver ce que l'aube n'apporte jamais et en ramenant des trésors d'esprit clairsemés de brumes et des peines de coeur coupantes comme un rasoir à main. Le travelo qui tangue, est la marque la plus sûre d'un chant transcendé et humain qui est aussi celui du veilleur de nuit qui quitte son poste à l'hotel pour répondre à une quémande, du fort-des-halles qui porte une carcasse ou du gamin qui  rêve et,  Ô malheur, entend sa mère l'appeler pour le petit-déjeuner. Immense poète lyrique et terre à terre, ras de bitume, plutôt, Fargue fut un poète "considérable", comme ils disait de ceux qu'il aimait et un chroniqueur exceptionnel du tout venant lu au prisme des plus rares Humanités. Il est là, on l'écoute. Parfois, le ton est assez pompeux dans la diction, c'est faire une erreur, lui qui avait peut-être la verve de Rabelais, en tout cas, son appétit (qui a dit que Rabelais mangeait beaucoup ?) et son regard net. Alors, le poète raconte et dit une singulière génèse.

mardi 26 mai 2015

Les héritiers.

D'abord il y a eu l'album de Noel Gallagher et de ses High Flying Birds, pas mal fichu, avec une ou deux compos fortes. Puis celui de Damon Albarn sous l'incarnation Blur, très chouette mais vite oublié quand même. On leur sait gré (aux Blur) d'être allés voir à l'Est et même à l'Extrème-Orient. C'est là que ça se passe maintenant et enregistrer un album là-bas, dans les vibes de ce nouveau centre du monde est une foutrement bonne idée. En Pop contemporaine, celui qui a un temps d'avance gagne. Enfin est arrivé l'album du "père", le "Modfather" en personne, Paul Weller et sa "Voie de Saturne". Dire le "père" est un peu excessif il n'à que dix ans de plus que Gallagher et Albarn mais il a commencé les Jam si jeune qu'il a toujours été dans l'oreille de ses deux disciples - enfin deux parmi tant d'autres, tous ceux de la Brit Pop lui doivent quelque chose. Et voilà que son disque est meilleur que ceux qu'il pond d'habitude et meilleur que ceux de ces petits frères. A vrai dire, il est largement meilleur que ceux qu'ont sortis ses idoles à lui à peu près au même âge : Paul McCartney, Pete Townshend, Curtis mayfield, Dr John et (c'est nouveau dans le Panthéon de Weller) Brian Wilson ne sont redevenus bons que la soixantaine bien tassée (c'est faux pour Mayfield cependant) et Weller n'a "que" 57 ans. Et voilà qu'il arrive à cumuler la puissance des morceaux les plus aboutis de gallagher et l'originalité des très bons titres de Blur. Mystère et boule de gomme.
On va dire que je délire, que je vaticine, pire, que je dis ça à chaque album de Weller, bref, que je me répète et que je deviens sénile. Doucement les basses. Je ne crois pas avoir été touché si facilement, si évidemment par un disque de Weller depuis longtemps et celui là ne me fatigue pas ni ne me laisse sur ma faim. Je prends un plaisir simple, sans mélange, renouvelé à l'écouter et je vous conseille d'y jeter une oreille, vous allez voir, c'est catchy en diable. Moderne et ancien à la fois, juvénile et mature en même temps. Une sorte de quadrature du cercle Pop pour "vieux" rocker comme moi, toujours pas calmé mais plus serein de fait et avec un peu mal aux genoux. Peut-être faut-il, pour en arriver là, avoir arpenté et arpenter encore la "Voie de Saturne", planète à l'influence trouble, vénéneuse et enivrante.
Paul Weller : "Saturns Pattern." En dessous une interview de Weller à Télérama où il parle sans trop serrer les dents et où il n'est pas insultant avec ses anciens partenaires
des Jam.


jeudi 4 décembre 2014

Gaël say : "No more" !

Quand j'étais gamin, enfin vers vingt ans quoi, j'écoutais tout l'album de Frankie Goes to Hollywood et je pleurais. Cette album était une déclaration au monde. Il disait qu'il fallait s'éclater avant de crever, écouter de la bonne musique, beaucoup danser, enculer les politiques et leur peur et puis exploser. Non, il ne fallait pas exploser, ça, c'était pas bon, pas dans le tempo, dans l'air du temps. Après tout, on pouvait prendre un max de plaisir sans s'envoyer des mégawatts de souffrance en guise de pénitence ? Faire la bombe ne voulait pas dire sauter avec elle, non ? ("le sida allait vous faire payer ça, tas de morveux", répondait le monde)  Alors, sur le double album, il y avait des chansons qui étaient de brillantes tirades à la face du globe terrestre contre la fumisterie politique, c'était "Relax" et Two tribes", il y avait aussi des reprises canons qui nous indiquaient quoi écouter, vers où se tourner, c'était le "War" d'Edwin Starr et le "Born to run" de Sprinsteen. Les deux proclamaient aussi l'urgence de vivre, vite, à pleines dents. Et puis il y avait "The power of love", hymne d'amour intriguant, parfait, larmoyant; c'était trop, on en pouvait plus. Alors le dernier morceau s'appelait "Bang". Vous voyez bien que ça va sauter ! Et bien non, car à l'ultime seconde il y avait cette phrase libératrice, salvatrice des FGTH : "Frankie say : no more". Ca peut paraître idiot, décalé, infantile, mais c'était les seuls à me le dire ce "no more". Alors, peut-être que le merdier allait s'arrêter, parce que Frankie le demandait, parce qu'il le fallait, pour rester en vie sous la pression, sous les bombes, avec les coups de têtes contre les murs qui, eux, se rapprochaient comme des charognards. Frankie le disait, je les entendais mais c'était tellement dur à faire par moi-même que, quand je les entendais me le dire, je pleurais de bonheur et de souffrance à la fois. Ecoutez ça, ça monte, ça monte, on a peur que ça finisse mal ("forcément mal" aurait dit Duras), et puis non, ça tombe, ça lâche et voilà, on a plus mal, c'est fini pour cette fois et on chiale. C'est normal. Vous savez, quand votre ami le Rock n' Roll vous a apporté et vous apporte ce genre de choses, votre vie n'est plus imaginable sans lui. Des larmes, et aussi, parfois, le bonheur.

L'album commençait par le morceau ci-dessous. C'est une espèce d'appel envoyé à tous les plaisirs qui finit, au terme d'une course endiablée ou est invité le poète anglais Coleridge, par un "Welcome !" tonique. En fait, les morceaux de cet album sont sous l'emprise de leur producteur qui est plus grand qu'eux, quasi monstrueux, comme avait pu l'être Phil Spector en son temps. Je veux parler de Trevor Horn, responsable d'une bonne partie du son des eighties. Pour le pire ou pour le meilleur ? Bof, il est carrément au-delà du bien et du mal,Trevor Horn. C'est là, c'est lui, c'est comme ça, ça s'impose et faut faire avec. "Welcome !". Les Choeurs : "Shooting stars never stop, even when they reach the top !!!".

In Xanadu did Kubla Khan
A stately pleasure-dome decree:
Where Alph, the sacred river, ran
Through caverns measureless to man
   Down to a sunless sea.
So twice five miles of fertile ground
With walls and towers were girdled round;
And there were gardens bright with sinuous rills,
Where blossomed many an incense-bearing tree;
And here were forests ancient as the hills,
Enfolding sunny spots of greenery.

But oh! that deep romantic chasm which slanted
Down the green hill athwart a cedarn cover!
A savage place! as holy and enchanted
As e’er beneath a waning moon was haunted
By woman wailing for her demon-lover!
And from this chasm, with ceaseless turmoil seething,
As if this earth in fast thick pants were breathing,
A mighty fountain momently was forced:
Amid whose swift half-intermitted burst
Huge fragments vaulted like rebounding hail,
Or chaffy grain beneath the thresher’s flail:
And mid these dancing rocks at once and ever
It flung up momently the sacred river.

mardi 4 novembre 2014

Driven to the ground.

                                  Cauchemar d'Hiver.


Reverrai-je le Printemps cette fois ?
Et le mois des Fièvres me trouvera-t-il nu dans le tourment ?
Mes forces baissent déjà à l'idée glacée de l'Hiver
Me faudra-t-il mourir contre un radiateur ?
Cherchant une chaleur qui fuit mon corps lassé
Mon âme fatiguée vacillante et prête à s'éteindre

L'Hiver arase ceux qui doivent choir
Elle fait le tri, elle ne donne pas de choix
Ne laissant pousser que des roses noires
Qui font couler aux rouges épines
Des mains tranchées un sang vénéneux saturant l'air

Je sais venir d'épais murs de pluie
Détrempant le jour en buvard tâchés d'encre
Je sais que je n'aurais qu'un recoin pour me protéger
Et mes yeux fermés
La nuit trop tôt venue émiettera la lumière
En des lambeaux de crêpe noir et ce deuil m'emportera
Jusqu'au pâle midi du lendemain, vite blanchi
Pour de nouvelles obsèques.

Et viendra comme la suie, la neige
Pour griser mon enterrement quotidien
Jusqu'au moment où je n'aurais plus la force
D'émettre ni son ni tocsin, muet à tête basse
Comme un mulet brisé sous le faix

Et je ne serai délivré de rien quand je mourrai
Mon cœur, pris de glace, gèlera avant
Que j'ai pu prier ou me préparer
Ma pensée mourra nette, isolée dans mon crâne
Inerte, sans émotion pour la porter

Alors je vais finir dans un temps de tempêtes ivres de leur force
Enfermé dans le souvenir de la douceur de jeunes feuilles
Frappe au cœur froidure et mène-moi à mon néant
Moi qui n'ai plus que l'idée unique
D'un chaud zéphyr d'abeilles et de papillons

lundi 11 août 2014

Hurler à la Super Lune.

J'ai appris sur le site du Monde.fr que ce soir c'était "la Super-Lune". En quoi ça consiste ? En l’occurrence, en une pleine lune 14% plus grosse que la normale et 30% plus brillante. En effet, la Lune passe cette nuit presque 30 000 Kms plus près de la Terre que d'habitude. J'ai vu les premières photos postées sur Tweeter par les internautes qui les partageaient sur le site du Monde dédié à l'événement. Ça m'a fait un drôle d'effet. De chez moi je ne pouvais pas la voir et je la voyais sur le Net éclairant des coins du monde plus ou lointains, inconnus, désincarnés. Je me suis mis a angoisser légèrement et soudain une photo m'a rassuré. Une photo de la Super-Lune sur les toits de Paris. Je les ai reconnus tout de suite, ils sont à nuls autres pareils et je me suis senti apaisé. Je me suis retrouvé quelque part, dans un endroit que je fréquentais jadis et la Super-Lune faisait son boulot habituel (en plus clinquant) sur Paris. Ça m'a calmé et j'ai regardé les autres photos sans plus considérer qu'elles étaient de "nulle part" (des endroits avec lesquelles je n'aurais pas et jamais parti lié) mais au contraire en savourant les différences de prise de vue, de lumière, de composition et DE LIEUX
Une fois rasséréné de cet incident virtuel, je suis sorti contempler la Super Lune et la prendre en photo à mon tour. J'aurais mon cliché à rajouter (tu parles avec un portable, ça rend pas grand-chose) aux autres, même si ce n'est que symbolique. Finalement, la Super-Lune est pour moi aussi et je remercie cet article du Monde.fr sorti à 22H47 qui m'a permis de me retrouver en sa douce PRESENCE.
Les photos de la Super-lune. Le Havre.

C'est aux Arcs.
 En Croatie :
A Djerba :
Au Portugal, à Lagos :
En Grèce

Et pour finir ....




vendredi 19 avril 2013

Néant 1979 : le tube de l'été 2013 par Daft Punk

Cet été, ça sera le retour de l'année 1979. Ou 1980, ou 1981. Dans ces eaux là quoi. 2013 ? Personne n'a jamais atteint cette année là, ou alors dans les années 70, dans les films de S.F. Ça s'appelle un paradoxe temporel. Vous avez vu" Mondwest" ? En tout cas, nous voilà maintenant sans cesse condamnés à revivre les mêmes choses, les mêmes années d'Histoire, d'avant que l'Histoire cesse.
Bon voyage à tous.

dimanche 27 janvier 2013

Les brutes ont le vent en poupe. Gabart finit en tête.

S'il y a un comportement que je n'apprécie pas c'est bien la brutalité. Nombre de personnes sont brutales, en particulier les femmes. Colette parle, dans "Le blé en herbe", de la "brutalité naturelle" des femmes. Colette en savait pas mal sur les hommes et les femmes, ayant pratiqué assidûment et de près les deux sexes. Pour ma part j'ai eu maintes fois l'occasion de la constater cette brutalité féminine et d'en faire les frais. Il n'y a pas à y revenir, c'est comme ça. La société est quant à elle de plus en plus brutale, elle encourage et valorise les comportement brutaux, elle ne remplit plus sa fonction de polissage des êtres et de leurs rapports. C'est dommageable pour tous, mais, comme j'ai dit plus haut, il n'y a pas à y revenir. L'évolution est irréversible. La dernière invention brutale à avoir été crée et impliquant par elle-même la brutalité est Internet. Elle fait beaucoup de dégâts dans les esprits et en fera toujours plus, réduisant en nous le temps de la Pensée au profit des réflexes, des impulsions ou des compulsions d’achat qui ne satisfont personne. La coupe et les lèvres sont là depuis le début de l'aventure Humaine. Il y a moins loin maintenant de l'une aux autres, et bientôt, il suffira de penser à boire pour être abreuvé. Plus les distances et le temps sont abolis plus la brutalité et la violence prennent la pas sur la réflexion et la volonté. Certains y veillent, je veille à autre chose de mon coté. Je suis le long de la Tour de Guet, comme disait Bob Dylan. Et je regarde au loin, autre chose que l'écran de mon ordinateur.
Spéciale dédicace pour toi, mon amour, ce beau morçeau de New Order. Et après ça, ce qui suit, vous pourrez peut-être éteindre l'ordi, non ? Cet homme_là était trop délicat, c'est pour cela qu'on disait qu'il venait d'une autre planète. La planète Terre, peut-être ? Celle qui vient d'être brutalisée par cet imbécile de Gabart, navigateur au long cours et à la courte vue qui ne mérite que mon plus profond mépris, note dissonante dans un bien étrange concert de louanges absolument douteux.

lundi 17 décembre 2012

Le goût d'une femme.

Baudelaire aimait les femmes, un peu vénales, plus ou moins belles, brunes, métisses si possible. C'était son genre. Comme Rousseau les aimait borgnes et boiteuses. Baudelaire a dit : "En Belgique, la femme n'existe pas." Il me semble que Jacques Lacan lui a piqué la formule en lui enlevant le début pour la rendre plus absconse : "La femme n'existe pas". C'était son genre à lui. N'empêche, il possédait "L'origine du monde" de Courbet. J'aime l'idée que ce tableau unique en son genre, et qui n'aura pas de descendance (enfin, il ne devrait pas, mais avec les artistes d'aujourd'hui...) ait été sa propriété. J'aime l'idée que ce tableau ait été masqué par un dessin de Masson et que Lacan ne le montrait que rarement. Lui qui cherchait le sens caché derrière l'évidence, ou peut-être l'inverse. Maintenant, il est au Musée d'Orsay, comme un vulgaire Bouguereau, ou même un beau Degas.
Alors, je vais le mettre ou pas ? Et bien, je vais le mettre comme il était chez Lacan.
C'est très beau comme ça aussi.

samedi 20 octobre 2012

Prise de conscience salutaire.

Dans la déferlante quotidienne de mauvaises nouvelles annonçant des catastrophes inéluctables, un rayon de soleil inattendu vient parfois surfer sur la vague malheureuse et réjouir d'une écume éphémère l'amateur de plaisirs minuscules autant que vitaux.
Ainsi le type ci-dessous a été viré d'un bar australien à cause de sa coupe de cheveux.
Ah, le salopard, le jean-foutre, l'ignoble, il était temps que son déchainement capillaire insensé cesse d'offenser impunément toutes les formes de bienséances ! Mais il faut aller plus loin, ne rien céder sur ce terrain de l'ignominie tirée par les cheveux ! Je propose que cet individu douteux soit banni à vie de tout espaces publics où sa vision serait susceptible de provoquer des accouchement prématurés, des infarctus et des dépressions instantanées. Le terrorisme capillaire ne passera pas, ne passera plus ! Que faire de lui, s'il persiste à se prendre pour un troupeau de bisons ? Guantanamo est en passe de fermer, il est vrai, mais j'ai entendu dire que la NASA cherchait des" volontaires" pour des vols habités vers la planète Mars. Les ingénieurs américains seraient bien inspirés de penser à lui et à sa petite copine (invraisemblable idylle) pour les envoyer dans un environnement qui serait propice à leurs délires puisque très éloigné des formes, mêmes les plus primitives, de consciences et de civilisations humaines.
PS : Je suis sûr que cet abruti est un fan du groupe Scorpions et qu'il pense que "Wings of change" est la plus belle chose qu'on puisse entendre. Pour lui, une dernière chance, un petit conseil prodigué par Pavement qu'il serait bien avisé de suivre avant de finir sa course dans l'Esppaaaaaccce.....

samedi 26 mai 2012

Bon, ben il fait beau.

Un petit bijou.

Un autre. " See the, see the sun, it shines...."

Un troisième. Peau noire alanguie sur canapé de cuir chauffé à blanc.

Bingo ! Même les Small Faces s'y mettent !

Et pour finir, les rois de la propagation du rayon solaire et de ses bienfaits, les maîtres de l'emballage en deux temps, trois mouvements, bronzés jusqu'à l'os : les Garçons de la Plage

jeudi 5 avril 2012

Pleurer doucement avec Claudio Arrau.

Ce n'est peut-être pas la meilleure interprétation de "Clair de Lune"de Debussy. Je ne sais pas. En tout cas, elle est unique. Claudio Arrau ne "sonne" comme personne d'autre. Sa maîtrise des contrastes, son approche anti-sentimentaliste font que tout le lyrisme en demi-teinte de ce chef-d’œuvre, l'intention exigeante d'un auteur qui ne fut jamais mièvre apparaissent plus clairement et finalement de manière plus sensible. Arrau ne nous berce pas, ne nous charme pas, il donne à entendre toutes les "couleurs" du morceau, toute sa composition vaste et menue, mélancolique et maîtrisée, sans nous emberlificoter dans du larmoyant, du pathétique de mauvais aloi. Les grand interprètes ne sacrifient pas à des tics ou à une manière, ils ont une vision et ne prennent jamais le public pour une bande de bœufs. Ils entr'ouvrent la porte. Rentre qui veut. Claudio Arrau était clair et précis Il n'était jamais aride. Tel est son "Clair de Lune". Une pensée pour lui. Un remerciement.