Affichage des articles dont le libellé est Femme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Femme. Afficher tous les articles

lundi 16 septembre 2019

Le post-punk, deuxième fournée.

Ca devait arriver. Dans le foure-tout du vintage plus vrai que vrai, nimbé de fraîcheur de congélo, des petits malins (ou innocents)s ont piqué dans ce que je considère être un des sommets de la musique des années 80 pour la re-jouer ici et maintenant. Ca me touche parce que c'est en partie ce qui m'a donné une colonne vertébrale, une assise de traviole, un goût pour l'oxygène raréfiée des sommets solitaires. A ce tarif-là on respire mal mais quand on souffle c'est corsé. Et bien, ce bout d'Histoire me bégaye sous le nez et j'éternue sous l'effet du poivre de ce brouet post-moderne complètement digeste puisque déja passé une fois comme plat principal par Dame Histoire qui n'était pourtant pas censée faire ça. Damned, je suis re-fait !
Alors, les originaux : Gang of Four ; "Paralyzed", "I found that essence rare".


Au Pairs :"It's obvious"

Devo : "The day my baby give me a surprise". B 52's : "Give me back my man"

Le recuit : Squid : " Match Bet"

"The cleaner"
Y parait que c'est meilleur réchauffé.

mardi 6 août 2019

On est grave quand on a 17 ans. Et même après.

A l'heure de l'offensive surréaliste des hystériques de Metoo. A l'heure où le bon peuple bien pensant va se précipiter dans les salles voir le dernier Tarentino sous se soucier que c'est Harvey Weinstein qui l'a crée. A l'heure où des morceaux de viande en vitrine offerts à tous les regards disent qu'elles sont bien autre chose que des morceaux de viande en vitrine offerts à tous les regards et que l'on se demande bien pourquoi ces femmes mentent et si elles le font à dessein et, dans ce cas, quel est-il? A cette heure débilitante de l'égalitarisme ratonnel poussé jusqu'au délire, je vous propose d'écouter une des plus belles choses entendues récemment, la chanson rageuse et quasi sacrée de Sharon Van Etten sur l'adolescence, "Seventeen", ici live à Glastonbury.

J'a lu des livres. Dans certains de ces livres les hommes tiennent aux femmes comme à la prunelle de leurs yeux et les femmes tiennent aux hommes comme à la prunelle de leurs yeux. C'est le cas le plus courant, la normalité. Et puis il y a les dévoiements, les perversions, les calculs, les peurs. Nous vivons dans une époque de calculs et de peurs. Les femmes veulent être des putes libérées (alors que la prostitustion crée des obligations) et les hommes veulent abuser d'un pouvoir pervers qu'ils sentent chancelant. Le cinéma, très souvent porno même quand il est classique ne nous a pas aidé. C'est même une grosse connerie, au même titre que la mauvaise littérature dénoncée par Cervantes et Flaubert. Qui peut écouter les deux chansons ci-dessous sans hystérie ou goguenardise ? Naturellement, j'allais dire. Plus personne.
On a tout simplement régressé.




lundi 13 mai 2019

Vie et mort d'un Homme. Vie et mort d'une Femme.

Une naissance est toujours une bonne nouvelle. C'est un monde qui s'ouvre, une promesse. Sera-t-elle tenue ? Nul ne peut le dire. Il faut espérer que oui, que la femme qui ne m'a pas envoyé mon bouquin, acheté sur Rakuten, à temps pour cause d'accouchement et que j'ai félicité aussitôt qu'elle m'a dit la nouvelle qui expliquait le retard saura orienter vers la vie la meilleure son nouveau-né.
La naissance d'une fille est à mon sens une bonne nouvelle redoublée. D'abord parce que je suis un homme et que j'aime les femmes (cf  Maurice Chevalier et son "Thanks heaven for little girls" égrillard et plein de sagesse), ensuite parce qu'il semblerait que le monde soit en déficit de femmes, statistiquement s'entend, et que l'humanité, jusqu'à nouvel ordre, n'avance qu'à coup de grossesses et d'enfantements avec ou sans douleur, deux exercices où les femmes excellent.
En hommage aux femmes, aux gamines, aux mémés qui peuplent la vie des hommes, ce morceau de post-punk décapant chanté par une disciple de Lesbos remarquable.
Au Pairs : "It's obvious". J'écoutais ça à 17 ans et ça m'emballait.

Une mort peut être une bonne ou une mauvaise nouvelle. Un ennemi qui disparaît, un idéologue de gauche, un histrion de droite, et l'horizon s'éclaircit. Jean-Claude Brisseau meurt et les ténèbres progressent. Brisseau s'était attaqué à la question la plus complexe et cruciale de l'univers, qui n'est pas celle de l'existence de Dieu mais bien celle de la jouissance féminine. Il s'y était cramé les ailes mais ces films sont touchés par une grâce infinie, celle de celui qui croit, celle de celui qui sait voir. Il nous a passé le relais parce que c'était un artiste et qu'en tant qu'artiste il faisait des "ponts" (comme disait Robert Tatin, le féministe actif) entre nous et les mystères du monde. Ce géant bourru était un homme en qui on pouvait avoir confiance. Il a fini dans l’opprobre et avec un prix du très bon festival de Locarno. Pour moi, c'est Brisseau forever, de A à Z.
Ces "Choses secrètes", faut-il les taire ? Non, il faut les garder avec soi, les garder précieusement, et les montrer, les offrir par bribes aux initiés. Les autres ? Les autres on s'en fout, il ne sont curieux que du poids d'or que pèse toute chose. Les marchands du Temple sont légions, les artistes et ceux qui les reçoivent, non.

Par contre, bonne nouvelle, Doris day est décédée.
Quand Hitchcock à eu besoin d une femme 100% mère et absolument pas sexy, il a fait appel à elle.
Sa carrière cinématographique est inepte, ses chansons des tortures. Salut Doris et bon débarras.

lundi 29 avril 2019

Darrieux, deuxième leçon. Pour une femme un majordome reste un majordome. Il n'est jamais un homme. Et les hommes ne sont que des hommes, même pas des majordomes.

Darrieux était le "sex-symbol" de son temps. Elle était fraiche et pimpante, chantante et gentiment coquine. Là où ça devient franchement intenable c'est quand elle se lance dans les rôles de garces létales.  Elle rivalise sans peine avec Tierney, Turner et, en France, avec Simone Simon et Vivianne Romance. Elle est même pire, enfin, je veux dire mieux, c'est à dire plus bandante. Que faire de ces femmes qu'on rêve de frapper et qui ne demandent que ça à l'heure de metoo ? Vaut mieux regarder un Séria-Marielle des années 70 qu'aller en prison.
Darrieux dessoudant Gabin dans l'immense "La vérité sur Bébé Donge" de son mentor Decoin.

Darrieux humiliant ce maso de Mason dans "L'affaire Cicéron" du génial Mankiewicz.


lundi 8 avril 2019

Agnès Varda nous fait sourire de là-bas.

Les obsèques d’Agnès Varda ont été une sorte de garden-party joyeuse et colorée, rock et drôle. Je trouve merveilleux de susciter ce genre d'émotions, au-delà de la tristesse, le jour de son enterrement. Ca tient vraiment à ce qu'elle était, à son enthousiasme, son espièglerie, son goût du partage et de la mise en scène comme un travail à effectuer dans la gaieté. Alors, il y eut de la joie, comme quand on enterrait les Saints mais, contrairement à ce qui se passait avec eux, pas trop de lamentations et pas d'hystérie. Jusqu'à ces derniers instants à la surface de cette planète elle est restée spirituelle et prosaïque au travers des autres. Enfin, elle leur a transmis ça : l'esprit et le goût du réel. Elle a fait le job. Au revoir Madame Varda (J'espère que les obsèques de Luc Moullet seront du même tonneau, chez lui, dans les roubines, parmi les fous.)
Coup double en hommage : Scott Walker chantant "My death". Les seuls versions supportables des chansons de Brel sont celles de Walker.

Pour toi, mon amour.

Parce que c'est vrai.
Marc Lavoine : "Je rêve de ton cul."

dimanche 17 février 2019

Darrieux à mon secours.

J'avais du souci. J'avais envie de grâce, de féminité, de frivolité. Et j'étais seul. Et lourd, comme à l'accoutumé. Emmerdant...
Alors j'ai fait appel à Youtube et à Danielle Darrieux. Elle m'a tiré de ce mauvais pas de la solitude et de la pesanteur assez souvent déjà. Je l'ai regardée. "Magnificent !" comme dit Paul Thomas Anderson. Il a raison, quand on la filme il n'y a pas besoin d'autre chose. Et quand en plus ce sont de bons metteurs en scène qui s'y collent... Je ne mettrai pas d'extrait du "Rouge et le Noir" parce que justement le metteur en scène est mauvais et Gèrard Phillipe est moyen. Pourtant Mme de Rénal, c'est elle; Stendhal lui-même en eût convenu.
Je vais mettre des extraits où elle chante. Sa voix, est une des plus belle voix de femmes que je connaisse, à l'égale de celle de Monroe, Jean Arthur ou Jacqueline Delubac
Le cinéma c'est ça ; montrer des belles femmes en mouvement. Pornographie ? Oui et non. Un visage suffit à illuminer une nuit trop profonde et à susciter l'amour et l'admiration. Le cinéma finit par aller au-delà en restant en-deça. On se passe de ce qui est somme toute la chose la plus importante des choses qui ne le sont pas vraiment. C'est l'alpha et l'oméga, c'est là, mais c'est tout le reste de l'alphabet qui compte et un visage est de loin beaucoup plus important qu'un cul. On en fait des films avec un visage. On fait toujours le même avec des culs.
Ce qui compte c'est d'apaiser ses soucis, de retrouver le sourire. Par un baiser de sa mère, par une image, un souvenir, un rêve.
Un rêve : Juste le bruit des talons sur la charrette et on est bien....

Elle est délicieuse ! Un bonbon !

Et dans la vie c'est encore mieux.


mercredi 16 janvier 2019

Avenue Louis Cordelet.

Il n'y a pas que l'attitude cool, la coupe de cheveux, les fringues. Tout le star-système à chier.Il y a le talent, nu, rugueux. Un diamant brut. Qui pourrait reprocher ça à Rod Stewart ? Moi, j'écoute ça et je pleure, comme quand j'écoute "Nature boy" par Nat King cole. Je ne suis pas né à "Gasoline alley" mais pas loin et c'est là, pas loin, que je finirai, près de ma mère.
.

lundi 17 décembre 2018

Nouveautés réchauffées pour tout le monde.

Des trucs récents, bons. Enfin, pas trop vieux en tout cas. Et très bons. Il faut savoir que la dernière nouveauté que j'ai écoutée c'est le maxi 45 tours vinyle de "Miss you" des Rolling Stones.... Aurais je perdu la main ?
Les clips des quatre morceaux que je mets sont beaux.
Badbadnotgoog feat Sam Herring : "I don't know". Nager, durement, follement, à contre-courant, survivre à la peine, nager.

Charlotte Day Wilson : "Work".
Un flot de femmes. Simple et puissant.

Céline disait "C'est pas juste chanter, il faut que ça danse." Voyons cela.
James Vincent McMorrow :"Rising water".

Une belle leçon de reprise en main par Bertrand Belin : "Glissé-redressé".

lundi 19 novembre 2018

Contemporary Art is alive and well in Rennes.

Le week-end dernier je suis allé au FRAC Bretagne afin d'y voir certaines des oeuvres présentées dans le cadre de la Biennale d'art contemporain 2018 de Rennes. J'ai été surpris par la qualité générale des oeuves, leur inventivité, leur pertinence et, tout simplement, leur beauté. C'est à dire que la plupart rentrait sans forcer et sans dommage dans mon champs esthétique propre, que je prends soin de développer consciemment maintenant depuis une quarantaine d'années. Il y avait des shamaneries afro-américaines très étonnantes et vibrantes, de l'art de récup' français émouvant et précis, des sédimentations de couches d'une identité indienne d'Amérique à la fois voilée et montrée (n'est-elle pas comme cela, maintenant ?) dans un double mouvement prenant, un film expérimental sur l'Homme la Nature et leurs liens variés d'une sombre et triste poésie, etc, etc, etc...
Bref, pour moi, c'est une réussite à deux ou trois foirages près ce qui est très peu pour de l'art contemporain. Nous avons eu droit à une petite intro faite par un guide sur Edouard Glissant, qui s'attache à penser le monde post-moderne selon des modalités auxquelles je n'adhère que moyennement mais qui a le mérite de n'être ni nihiliste, ni simpliste. Au final, le but qu'il se propose - sortir de l'aliénation- est celui que je poursuis à ma manière avec des compagnons de route un peu moins"créolisés" mais tout aussi ouverts, et tout aussi barrés. Et effectivement, sa pensée peut aider à appréhender certaines oeuvres qui, par ailleurs se défendent très bien sans lui.
Seul "hic", la présentation graphique de l'expo pour l'annoncer au public était parfaitement absconse et brouillonne. Avec de pareils podagres à la com', on est pas près de sortir l'Art contemporain du ghetto ou il languit parfois.
Mais j'ai quand même passé un très bon moment en riche compagnie, qu'il s'agisse de mes amis ou des artistes présents à travers leurs oeuvres, si diverses, si belles.
A la façon "sensible". Car le temps débilitant de l'art conceptuel semble être révolu et c'est tant mieux pour nous tous.
Je mets un teaser des cette expo, étendue à d'autres lieux rennais, que j'irai visiter aussi.

mardi 25 septembre 2018

Alain Delon de loin, de plus en plus loin.

Non mais Delon, là, ça va plus du tout ! L'autre jour je tombe sur le chapeau de son interview dans le journal "Le Monde". Ca donne ça : "Tout ce que j'ai tourné au cinéma, je l'ai vécu." Oh la la, mais c'est pas bon ça, Alain. Parce qu'acteur à la base c'est pas ça du tout, c'est faire semblant de vivre une chose au cinéma et être quelqu'un d'autre dans la réalité.... Le truc basique, quoi, le travail d'acteur... Mais là c'est proprement délirant, et vu les rôles sordides de frappes qu'il a accumulés, vous imaginez le passif qu'il trimballe ! Ah le melon, Delon ! Remarquez ça expliquerait pourquoi il n'a pas tourné un truc intéressant depuis trente ans. Parce que si en plus il faut qu'il vive le truc, avec son espèce d'égo qui est un catalogue des vices du pervers narcissique en goguette...on s'en sort plus. Il est fatiguant Delon. Il fait pitié, soit, (ça c'est Godard qu'il l'avait relevé, mais bon, lui-même...) mais il devient aussi lassant, à force de vivre des trucs.
Imaginez-vous Boris Karloff disant ça, ou Anthony Hopkins ! Putain !
Remarquez, y'a toujours un moment où les Stars du Star-système finissent par ressembler à leur images caricaturées, c'est inhérent au truc du Star-système. Y'a même des gens qui en vivent (satiristes, humoristes), des parasites de parasites. Et pourtant, y'a des fois, même éculé, le truc fonctionne quand même.
Par exemple, le dernier Billy Gibbons, clown grimaçant s'il en est, est bon. Encore un type inspiré, comme Delon...Non, je plaisante, ce n'est pas du tout la même chose, le Blues et l'actorat. Si Delon faisait du Blues je ne vois pas ce qu'il serait assez humble pour jouer. Chopin à harmonica ?
Billy Gibbons, qui, par son talent intact, ne sombre pas dans l'auto-parodie (enfin presque pas) : "Missin' yo' kissin'.

Delon en 1967, déjà perché, déja "mythique". (Marianne Faithfull est pareille, superbe et déjà ailleurs On imagine sans difficulté ce que Mick Jagger à pu faire de cette victime consentante).

Et un petit plaisir narcissique, pour moi, qui vit des trucs dans la réalité comme tout le monde : "vus à la télé".

mercredi 12 septembre 2018

Little Dragon : un prognathisme intéressant

Un peu dans la lignée de Mariah Carey et Janet Jackson qui déclenchent chez moi des torrents de passion érotique inassouvie dès qu'elles approchent le quintal, je trouve Yukimi Nagano, des Little Dragon, particulièrement gouleyante en ce moment avec ces cinq ou six kilos (sept ?) en trop qu'elle a tous pris sur le cul. Et puis c'est pas demain la veille qu'elle jouera de la flûte traversière, mais moi les prognathes j'aime ça. De toute façon, cette femme, je l'adore. Mais ça restera platonique. Je tiendrai bon.
La voici avec sa bande de potes suédois fous furieux de sons étonnants lors d'un petit concert enregistré à Seattle chez KEXP, une radio qui à pour habitude de capter live une foultitude de bons artistes et de les diffuser sur le net.
J'attends le nouvel album des Little Dragon de pied ferme, le dernier s'étant avéré un peu court jeune homme. A noter ici, une très belle version de "Twice".

Tout ça m'a replongé dans les arcanes du Rock suédois et je reviendrai peut-être sur Nina Persson, autre belle scandinave, pur jus celle-là, aguerrie au devant de la scène dont on entend un peu moins parler cet an-ci. Allez un teaser.
The Cardigans : "Erase and rewind".

lundi 20 août 2018

Lady Saoûle donne soif d'autre chose.

Pour qu'il y ait un pareil consensus mou, des dithyrambes qui tombent serrés de tous cotés c'est que ça doit être assez merdique pour satisfaire tout le monde, de Francis Marmande à Georges Lang, de Barack Obama à Willie Nelson. Je veux parler d'Aretha Franklin. Pour ma part je la trouve moyenne, assez fade, incolore et inodore. D'ailleurs, qu'elle ait donné à un abruti du calibre de Jean-Jacques Goldman le goût de chanter donne une idée assez précise de sa pointure. Une bonne reprise d'Otis Redding, une bonne reprise de Dionne Warwick, une maestria vocale qui aveugle au lieu d'émouvoir et le tour est joué. Pour ma part je lui ai toujours préféré sa soeur Erma dont je vais mettre deux chansons ci-dessous. Salut Lady Soul et surtout Adieu (ouf, il était temps, son ultime album étant une "pain in the ass" peu commune).

mercredi 1 août 2018

La preuve par la femme.

Normalement il ne faudrait pas parler des nanas comme ça, m'enfin comme elles se considèrent pour la plupart elles-mêmes comme des trophées à remporter (aux "meilleurs" celles qui "valent" le plus c'est à dire les plus belles, et si elles ont deux ou trois neurones en sus, on ne dira pas non), donc,
pour parler (encore) des Stones et des Beatles et de la supériorité incroyable des seconds sur les premiers, il suffit de regarder leurs nanas et de les comparer. Comme ça, à vue de nez, les sex-symbols, c'est les Stones avec leur aura méphitique et leurs manières vicieuses, donc ils vont avoir les plus belles et les plus bandantes bandantes.
C'est faux, d'abord les numéro uno des Stars des pisseuses déchainées qui crachent leur poumons pendant les concerts c'est les Beatles. Les autres ont raccroché les wagons et embrayé mais les cris et les hurlements des filles ont cessé pour les Beatles simplement parce qu'ils ont arrêté de donner des concerts. Les Beatles étaient des sex-symbols aussi vifs que les Stones.
Ensuite si on compare leurs gonzesses dans les sixties, période où les deux groupes turbinaient à fond au même moment, et bien les femmes des Beatles sont infiniment plus sexy, plus intelligentes, plus belles, et pour moi plus attirantes que celles des Stones. Pendant que Richards se farcissait la satanique et ennuyeuse Anita Pallenberg, une petite arriviste de la fesse qui sucera à peu près tout le monde dans le business (une salope, quoi), et que Jagger jouait à délater la poupée candide Marianne Faithfull en bon pervers narcissique qu'il est, Paul McCartney passait des années vertes, amères et tumultueuses avec Jane Asher, actrice, modèle et véritable icône britannique sixties (avec Twiggy, Jean Shrimpton et quelques autres dont Patti Boyd)  mondialement connue pour être une émanation excitante du Swinging London, et George Harrison sortait avec un des trois ou quatre mannequins les mieux payés d'Angleterre, la délicieuse Patti Boyd; quant à lui John Lennon sortait tout simplement avec une des artistes conceptuelles les plus reconnues du monde, Yoko Ono, qu'il faut réhabiliter tant elle a rendu John heureux et a fait avec lui un boulot important.
Toutes ces femmes ont été des muses pour ces artistes et on pourrait comparer les chansons inspirées à nos rockers au coeur lourd que l'on arriverait à la même conclusion : celles des Beatles sont meilleures que celles des Stones.
Tout ça est subjectif me direz-vous ? Oui, en grande partie. N'empêche, quand on considère l'héritage laissé par ces femmes il y a une sévère différence et les stoniennes ne tiennent pas la route face aux beatlesiennes. Exemples :
Patti Boyd, magnétique et magnifique, qui est devenue plus tard photographe et muse de Clapton (on pourrait écouter "Wonderful tonight"de celui-ci, qui est déchirante). Et bien c'est un rêve sur patte Patti Boyd et elle incite aussi bien au coït qu'à l'amour et à la rêverie délicate. Un petit clip pour s'en convaincre. Je la trouve plus belle et plus inspirante que Pallenberg et Faithfull. Cent fois.

Jane Asher dans un extrait de "Deep end" de l'exilé Jerzy Skolimoswki (C'est lui le bon cinéaste polonais passé à l'ouest et pas Polansky). Elle est juste. C'est pas évident pour une aussi jeune femme.

Un petit clip avec des images de Jane Asher.

lundi 4 juin 2018

Give the people what they want.

Il y a ce qui est bon; il y a ce qui est mauvais; et il y a ce qui est génial. Ces derniers trucs se situent au-delà du goût -du bon ou du mauvais goût- dans ce qui tombe pile-poil, ce qui vient coller serré à toute une société qui n'attendait que ça pour adhérer et qui trouve là l'expression de ce qu'elle est, de ce qu'elle devient, en profondeur et en surface.
Le dernier single (et surement l'album) de Christine and the Queens est de cet ordre, de ce calibre. Il colle à ce début de XXI siècle complètement, totalement, il en montre la nouveauté absolue, quelque chose de l'ordre du changement définitif, d'une évolution sans-retour. Un parfum nouveau qui trainait dans l'air se cristallise en une fragrance forte, là, maintenant, et à jamais. Ce n'est pas pour moi, moi, je suis un homme du XXe siècle. Mais ça ne m'empêche pas de sentir l'effluve de la nouveauté, de l'actualité, les ruptures qui s'opèrent dans l'histoire des hommes et des femmes et d'en être bouleversé. "Chris", ce petit bout de nom, ce petit bout de femme est le tocsin bigrement sonore et puissant d'une (r)évolution, d'un basculement. Tout a changé, tout va changer. Weinstein est un dinosaure. Il y a maintenant la possibilité pour tous d'un épanouissement trans-genre, sexuellement et humainement, d'une multiplicité assumée de postures et de palettes d'émotions, démultipliées par X; d'un hédonisme omni-directionnel qui ne se laissera pas enfermé dans une dégradation spirituelle; le corps libéré et pas repris par une tête coupable; un sentiment de la faute qui s'exercera ailleurs, mais plus là où moi, homme du XXe, je n'allais qu'avec précaution et appréhension.
Voici quelque chose de génial. Et ce n'est pas étonnant que Dam Funk, émanation eighties remixée drogué, porn-junkie, soit de la partie. Le clip étant meilleur (je dis bien le clip, pas la chanson. Mais la clip est meilleur parce que la chanson en anglais est meilleure) je met celui-là.

J'ai vu l'autre jour au supermarché un couple et ses trois garçons. La femme ressemblait à une star du X, tatouages et rouge à lèvres brique, jupe courte et jambes musclée; elle était totalement sexy et avait l'air complètement libérée des questions de "qui encule qui et quoi". Son compagnon, tatoué ras du cou et coiffé racaille semblait absolument zen, pas du tout concerné par la fait que tous les hommes qui croisent sa femme fantasment méchamment sur elle. Elle est avec lui et elle fait ce qu'elle veut de toute façon. Les mômes, dont les âges s'étageaient de 6 à 10 ans éprouvaient leur puissance dans des joutes fraternelles et bruyante en inventant des danses, reprenant les pas qu'ils ont vu dans le clip ci-dessus, dans l'indifférence totale et la confiance absolue de leurs parents. Ils étaient drôlement à la cool et  exhibaient un bien-être sans faille. Un couple du XXI siècle bien dans sa peau.
A part ça, je rêve maintenant que j'encule Blanche Gardin et qu'elle me rend la pareille et ça me semble normal ? Non ? Ben si.

lundi 7 mai 2018

Little Sisters.

A part ça ? Ben, il y a lui. Il sait parler aux femmes, aux jeunes en particulier. C'est le même en fait, sous deux pseudos différents. Qui ça ? Le Diable bien sûr. Y'a que lui et les anges pour chanter de cette façon.

Les femmes passent par la bande.

Les femmes et le Rock....Vaste sujet. Que je ne traiterai pas aujourd'hui (enfin presque pas...). Je vais juste dire en passant que la raison la plus forte pour laquelle les hommes font du ramdam dansant avec des guitares et une batterie c'est de choper des meufs. Les femmes, c'est donc primordial. En tant que muse elles sont pas mal non plus. Généralement les groupies ou les officielles sont des canons intelligents dont on soupçonne une maestria sexuelle exceptionnelle. Qu'aurait pondu George Harrison sans la sublime Patty Boyd ? Anita Pallenberg n'a -t-elle pas été la compagne idéale de toutes les dérives et déviances de Keith Richard ? John Lennon a t-il été heureux un instant sans Yoko Ono ? Les réponses s'imposent d'elle-mêmes.
Et puis il y a les femmes qui font du Rock, qui s'emparent de guitares et se mettent dans la lumière. Objets de tous les fantasmes, désirables et désirantes elles scintillent d'un éclat rare dans la galaxie des rock-stars. Objets sexuels de Pygmalions déchainés (Rick James, Prince, Phil Spector...) ou véritables créatrices elles occupent sans sourciller la place qu'on leur assigne ou s'emparent hardiment de celles qu'elles veulent sans demander l'autorisation à personne, se réclamant juste d'un talent évident. Si vous mélangez la seconde proposition à une grande beauté physique et à une intelligence à la hauteur, cela peut donner de véritables idoles et modèles aussi puissants que leurs homologues masculins.
Prenez Susanna Hoffs par exemple, des Bangles, elle est à la fois une bonne musicienne, une femme de tripes et de tête et un sex-symbol, bref une vraie rock- star, si tant est que cette position soit un tout petit peu viable, enviable et qu'elle aie un sens autre que pathologique... En tout cas je vais mettre deux vidéos qui prouvent ses indiscutables talent et charisme. La première d'un duo avec le talentueux Matthiew Sweet qui est une reprise de "Cinnanon Girl" de l'excellent Neil Young (qui est lui-même, exemple rare, bien en-deça ou au-delà de toute tentative de catégorisation en rock-star ou autre célébration quelconque...) La seconde la montre en train de reprendre "When you walk in the room" de la géniale Jackie DeShannon, qui était une très bonne compositrice et à fait rendre les armes à Jimmy Page lui-même, grand fêlé starifié à mort et consommateur boulimique de groupies (par ailleurs musicien honteusement surestimé).
Bon, les vidéos
En-dessous je vais mettre une vidéo du double satanique de Prince qui montre bien la place qu'ont généralement les femmes dans le monde du rock. La faute à qui ? Harvey Weinstein ? A mon avis les torts et responsabilités, la paresse, les clichés sont équitablement partagés entre les pintades et les kékés; les psychologies, les façons de jouir et d'aimer étant complexes et multiples, voire ouvertement morbides.


Les cinglés débarquent et foutent le bordel ! Pour se rafraichir la mémoire...Elle est super.

lundi 19 février 2018

Camille Bertault : le nouveau visage du jazz rance.

Alors que j'ai envie de gifler tout le monde, surtout les femmes et les mômes, ô chance, une tête à claque se présente. D'abord, soyons sûrs d'une chose, le Jazz, sous sa forme canonique est mort, mort et enterré. Le cadavre à des espèces de spasmes zombiesques deux à trois fois par an tout au plus. Et, qu'on se le dise, ce n'est pas Camille Bertault qui va le ressusciter et la hype qui l'entoure et secoue le petit monde du Jazz français ne changera rien à l'affaire. Bertault s'était signalée en reprenant vocalement note pour note le solo de "Giant Steps" de Coltrane et en le balançant sur YouTube où la chose avait rapidement été plébiscitée. Les YouTubeurs raffolent de ces petites sucreries. Ce sont des amateurs de virtuosité gratuite et de monstruosité. Camille Bertault, un monstre ? Je n'irai pas jusque là. Par contre, sur son premier album, qui vient de sortir, elle fait preuve d'une virtuosité à toute épreuve...sauf celle du Jazz. Dans ces vocalises survitaminées pas une once de swing, ni de feeling. Pas une once de Jazz. Elle shoote à blanc, Bertault et, loin de toucher une cible hors d'atteinte, elle étale à longueur de chansons des accents qui tombent mal et des cabrioles qui sonnent faux, même si elles épatent le bourgeois bohème, coeur de cible de ce projet marketing aux longs cours (vous verrez qu'elle finira actrice de films d'hauteur) Elle fait pipelette, elle ne parle pas. Elle ne chante pas, elle tente d'étourdir à coup de trilles acrobates. Elle se branle la glotte au vu et su de tout le monde et elle fait jouir personne. Damned ! Si t'as un tant soit peu de feuille tu ne te laisses pas avoir par cette esbroufe bon chic bon genre, tu refermes le boitier du skeud et tu écoutes You Sun Nah (pour rester dans le relativement frais), Plus tard, tu iras voir le film d'hauteur dans la salle art et essai de ton bled. En causant cinéma justement, elle arrive sans peine à rendre blême la chanson de Danielle Darrieux  "La femme coupée en morceaux", tirée des "Demoiselles de Rochefort", de Jacques Demy, composée par Michel Legrand, modèle de fantaisie et de légèreté. La belle Danielle n'est pas prête d'être détrônée, elle qui chantait avec le naturel d'un oiseau.
Laissons les baudets s'esbaudir et ahaner sous le joug de la mode, Bertault s'époumoner et allons voir dans d'autres territoires où peut se cacher le Jazz, dont l'esprit n'est peut-être pas mort pour tout le monde. Un esprit noir, subversif, libre, mélancolique, sexuel, échappant à toutes les recettes Top-chef des virtuoses, ça doit exister, non ?
Et si le Jazz, de nos jours, c'était ça ?
Joan as Police woman : "The silence".
King Krule : "Czech one"

King Gizzard & the Lizard Wizard : "Polygondwanaland".

Complètement con ? Peut-être pas tant que ça...



lundi 15 janvier 2018

France Gall ? Combien de divisions ?

France Gall, troisième. Épilogue temporaire à une histoire qui n'en finit pas de s'écrire, comme pour tous ceux qui défient l’Éternité en laissant un héritage plus grand que leur vie même derrière eux. Une attitude couillue d'ailleurs, et ô combien humaine, qui mise sur une fertilité précieuse et sans cesse renouvelée. Et l'on voit qu'elle avait parié un sacré pacson de chansons, France.
Je mets la vidéo d'une de mes préférées. C'est énorme. Les paroles roulent comme une poésie classique et sont signées Maurice Vidalin, auteur auquel France fera appel à de nombreuses reprises au cours des sixties. Les zicos ont l'air d'avoir passé quatre nuits sans dormir à jouer du Be-Bop et donnent tout ce qui leur reste. Je les imagine à bloc, je sais pas pourquoi, surtout le batteur. Je rêve tout haut, là... Le clip est d'une nullité notable. L'opérateur cadre mal un sujet qui arrive de loin, de très très loin. On dirait qu'il a peur que la pellicule prenne feu au contact de l'incendiaire Lolita frenchie. Enfin je dis ça...y'a surement une raison valable mais je ne la VOIS pas.

Et puis ce truc, très bon aussi. Pareil, paroles au poil, signées Gilles Thibaut. D'un sentimentalisme cul-cul la praline touchant (qui écrirait de telles choses de nos jours, hein ? Et qui les chanterait ? Y'en a.. ? Plein ? Ah bon...). Elle est vraiment jolie dans la vidéo.

lundi 8 janvier 2018

France Gall : une cruche peut-être mais remplie de bonnes choses.

France Gall est décédée. Il y a longtemps j'ai mis sur ce blog un post qui est assez consulté. J'y parle de "l'affaire des Sucettes" et je me pose des questions sur le fait que France dise n'avoir pas capté le sens "profond"du texte de Gainsbourg. Ouais. Qu'importe au fond que France Gall ait compris ce qu'elle chantait, la chanson est tellement bonne qu'elle balaye tout sur son passage et renvoie les hommes et les jeunes filles à leur incessant jeu de billard à trois bandes amoureux. Elle avait eu du pif de choisir Gainsbourg et sa "Poupée de cire, Poupée de son"; lui avait senti le coup fumant et la trouvait "épatante". Et elle l'était. Quel charme délicieux de Lolita made in France (c'était dans l'air du temps et c'est une chose que Sheila n'avait pas, ni Hardy) ! Quelle perverse douceur !  Quelle candeur évanouie au premier contact ! Alors les questions persistent st signent sur la jolie blonde et on se demandait, à l'époque (et maintenant encore) quels tours de prestidigitation sexuels se cachaient derrière son visage enchanteur de poupée blonde aspirant à se faire gentiment démantibuler ? Ah tout est possible, tout est imaginable à qui sait écouter (merde, en plus elle sortait avec Cloclo quand même !) !
De 1963 à 1968 l'intégralité de sa production est BONNE. Contrairement à ce crétin d'Halliday, elle fit appel à des compositeurs et auteurs français qui laissèrent leurs neurones fonctionner et lui firent un répertoire sur mesure lui donnant une image d'écolière avertie et ingénue, au choix. Tout ce que le Landernau musical comptait de pointures pop à écrit pour France Gall et il est notable que pas mal de ses chansons prêtent à une interprétation suggestive, sont équivoques, à  double sens et pas seulement "Les sucettes". Des exemples ? Il y en a tant...l'embarras du choix les amis, allez zou, au bonheur des hommes !




Coquine, va ! Le reste, tout le reste est BON. En 1968 ça commence à tourner vinaigre mais on trouve quelques perles comme celles-là, arrangée pour la première par le génial dilettante David Whitaker. France a mûri, elle se cherche. Des fois elle trouve. Pour la deuxième chanson les paroles sont de Jacques Lanzmann, rien de moins.


Il y a même un titre qui éclaire d'une lumière étrange son rapport aux mots qu'elle chante (ou pas).

Voilà une candeur bien remplie de sous-entendus que tout le monde comprend, y compris la chanteuse. Après toutes ces aventures dignes d'une courtisane un peu au courant des choses de la vie, elle va tomber sur Michel Berger en 1973 qui lui composera une série de hits imbattables qu'elle défendra avec ardeur et un succès qui ne se démentira pas. Mais c'est une autre histoire...que j'aime moins.