L'aventure post-moderne, me dit mon jeune frère.....Je me demande bien en quoi ça consiste et en quoi ça va consister ? Est-ce qu'il y en aura du consistant, justement ? Du brûlant, du qui envoie en l'air, du rêve de mine d'or ou de sel, du kilowatt de concert pour soutiers du système libéral avec cocaïne et guitar-hero ? Hein, hein, hein ? Apparemment, il va falloir se fader des trucs louches, des ersatz délicats à éclaircir, des nourritures extra-terrestres pour âme de retour là-ici-bas en mode "E.T. go home".
Tenez, par exemple, l'odyssée paresseuse d'un gras du bide barbu style goguenard en pilotage automatique au milieu de petites culottes bien remplies et de yaourts aux logos néo-seventies, avec coups de langue mollassons et hasardeux juste au-dessus du "top"?
Oui, ça, entre autres
- L'avion décolle à quelle heure, Mademoiselle ?
- Nous sommes déjà en vol, Monsieur.
Ou alors ça ? Un girl-squad de figures de mode, atmosphère, atmosphère, à la belle petite gueule sous cheveux acidulés balançant une cosmétique soupe élégante que Pink Floyd a oublié d'inventer par manque de progestérone sous les aisselles rasées de la mineur(e) ?
Pourquoi pas ?
- Et on atterrit à quelle heure ?
- Oh, Commandant ! Vous le savez mieux que moi!
Est-ce assez consistant ? Est ce que ça craque assez sous la dent ? De toute façon les morceaux de choix sont partis dans des estomacs plus anciens et pas plus robustes; peut-être plus goinfres. L'aventure post-moderne consiste à manger les cures-dents.
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mardi 30 septembre 2014
Post sur la Post. Pour jouer. Encore.
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dimanche 28 septembre 2014
Phoenix, deux fois. (Normal)
Phoenix a le chic pour ciseler de petites vignettes évocatrices pleines de malice et de nostalgie qu'on peut écouter en s'emmitouflant dans une couverture mentale de neige ou de laine. C'est très français, ça, Monsieur. Allez, va pour deux ! Compter sur la musique. "Music is your only friend"
lundi 7 juillet 2014
"Cette ville est trop petite pour nous deux, chérie."
Les deux sloughis tiraient sur leurs laisses, énervés. Dounia se présenta en haut de l'escalier, attendit que la musique baisse un instant, qu'on l'annonce et entreprit de le descendre, les chiens légèrement en avant et l'esclave qu'elle tenait au bout d'une chaîne à ses cotés, un peu en retrait. Elle le fit en toisant l'assemblée qui la fixait et sans regarder une seule fois les marches. Si elle avait raté son entrée ce soir, elle n'aurait plus eu qu'à entrer au carmel. Elle sourit en y pensant, ces temps-là étaient révolus. Elle portait une toque d'astrakan et trois rangs de collier de perles naturelles, une guêpière en dentelle entrouverte sur son nombril qu'elle avait très creusé et une petit jupe de tulle qui laissait entrevoir les poils de sa fourrure soigneusement entretenue. L'homme qui était au bout de la chaîne qu'elle tenait portait un masque en cuir noir d'esclave, des menottes, un string, des bottes d'équitations et une ceinture autour de sa taille avec l'inscription "Gott mit Uns". A part ça, il était nu et sculptural. Le couple exerçait une fascination immense sur l'assemblée dont ils étaient les plus" chics et les plus décadents" membres. C'est à peu près en ses mots que Mick avait rédigé les consignes pour le déguisement sur le carton d'invitation. Elle triomphait sans ciller, impériale. La musique était trop forte, mais il y avait eu un instant de suspens et tout le monde dans la salle aurait jurer qu'il faisait silence à ce moment précis. Le choc subit et la force de l'apparition avait été très pures, projetant dans l'irréel. Arrivée au bas de l'escalier elle jeta un regard hautain et circulaire sur les visages des "beautiful people" présents qui les fit se détourner et William se précipita vers elle "Baronne, nous vous attendions éperdument. Vous ne nous avez pas déçus, vous êtes sublime." Une jeune femme habillée comme Madonna à ses débuts, avec le collant fendu autour du sexe, s'adressa à la nouvelle arrivante en s'avançant vers elle "Mais c'est la mère supérieure ou quoi celle-là?" L'esclave la poussa violemment et elle tomba par terre quelques mètres plus loin en vomissant alentour, bousculant quelques personnes. Deux videurs apparurent en un éclair noir, l’arrachèrent au sol et ils disparurent tous les trois en une seconde. Deux ou trois convives, incommodés se rajustèrent en maugréant sans élever la voix. "Oh, et qui plus est en remarquable compagnie", fit-il en effleurant du doigt un muscle pectoral de l'esclave qui ne bougea pas. "Du calme, Willy, repartit Dounia, ce n'est pas pour toi, tu es encore plus larvaire que lui. Où est ton enculé de frère ?". ""Enculé de frère", grands Dieux quand Mick saura que vous avez dit cela il éjaculera dans son pantalon !" "Tu ne lui diras rien Willy, je compte sur toi. Toi, vas me chercher à boire. Du champagne." L'esclave s'éclipsa et fendit l'assemblée vers le bar. "Votre millésime est là, j'en ai fait rentré deux caisses, fit Willy" qui,lui, ne semblait pas être spécialement déguisé "Ou est Mick ?, fit Dounia, presque en criant". Les sloughis s'assirent d'un même mouvement et se tinrent immobiles, les tétons de Dounia durcirent et brunirent sous la dentelle. Willy sourit et dit : "Il ne doit pas être bien loin maintenant..."
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dimanche 18 mai 2014
Ce sacré Art a la peau dure, les artistes ne lui ont pas encore fait rendre l'âme. Pourtant ils y mettent du leur.
Thomas Hirschhorn : "Dans l'Art, ce n'est pas... par lemondefr
Je suis tombé par hasard dans l'édition numérique du Monde sur cette vidéo. Thomas Hirschhorn, dont je n'avais jamais entendu parlé mais qui semble être un artiste reconnu puisqu'il a "investi" le Palais de Tokyo à Paris, y déclare sans sourciller qu'en Art, ce n'est pas le résultat qui compte, qui somme toute n'est qu'une mince affaire de goût (toujours mauvais), mais "l'énergie" déployée pour arriver à ce que le commissaire de l'exposition définit lui-même à la fin du reportage comme ce qui s'annonce être "un chaos". Je vais sûrement paraître rétrograde mais je pense, aussi petit bourgeois que cela puisse sembler, qu'un geste artistique cherche et aboutit à une forme, c'est à dire à quelque chose (même d'aléatoire, d'évanescent, d’abscons, de nul) et pas à n'importe quoi en trois dimensions.A travers ce quelque chose, appelons ça "l’œuvre", l'Art montre ce qui est invisible avant lui, avant son travail d'accouchement magique, c'est ce travail qui suppose une débauche d'énergie invraisemblable chez un être pour que naisse un regard singulier ET universel. L'Art surgit (mais pas n'importe où et n'importe comment, il y a des règles) et témoigne pour nous tous. Si l'Art, comme semble le dire ce monsieur, c'est prendre un peu de temps à boire un café en écoutant des divagations philosophiques entourés de vieux pneus, je rends mon tablier. Merde, Malraux doit s'en retourner dans sa tombe !
lundi 27 janvier 2014
Décoration : Le bon goût à la portée de tous.
La déco a le vent en poupe. Très bien. Moi, j'ai des goûts très simples : des toiles de Maîtres partout. Mais chacun a son propre univers et veut agrémenter son petit chez-soi pour s'y sentir à l'aise et le montrer aux amis, aux aguets de la moindre faute. Pour ma part, je déplore que le grand public ne fasse pas plus appel à la taxidermie, je veux dire, aux animaux empaillés. C'est simple, peu salissant et très passe-partout, un "basic", quoi. La cause animale, qui s'est fort justement exprimée, a fait du tort à cet élément décoratif qui fut jadis très répandu. Mais savez-vous que, quand on les empaille, les animaux sont déjà morts ? Ah, avouez que vous n'aviez pas considéré la chose sous cet angle ! Ce n'est pas si barbare au fond, hein ? Alors, la peau de grizzli devant la cheminée, c'est pas si mal ? Et le renard empaillé dans l'attitude du prédateur, la gueule bien ouverte, c'est simple, ça va avec tout ! Mais, comme des illustrations bien senties valent mieux que tous les longs discours, voici deux exemples de décoration d'intérieur où la taxidermie trouve tout naturellement une place de choix. J'ai trouvé ça dans des vidéos de groupe de Rock, c'est vous dire si c'est cool.
Alors, en premier lieu, une magnifique tête de Tigre de Sibérie (espèce presque éteinte) en trophée sur mur bleu agrémente joliment le sous-sol d'un dénommé Juan, où s'ébat un petit combo pop des plus vifs, les Deerhoof. Le titre c'est "Dummy discards a heart".
Seconde salve, et pas des moindres. Monster Magnet démontre dans "Powertrip" avec sobriété et humour le coté "frais" de l'Ours Blanc empaillé (doit plus en rester beaucoup de vivant non plus). Cet accessoire discret autant qu'imposant ne souffre aucune contre-indication, sauf, peut-être, l'invité surprise Inuit qui peut en prendre un petit coup au moral. A ne pas oublier, on ne sait jamais.
Alors, en premier lieu, une magnifique tête de Tigre de Sibérie (espèce presque éteinte) en trophée sur mur bleu agrémente joliment le sous-sol d'un dénommé Juan, où s'ébat un petit combo pop des plus vifs, les Deerhoof. Le titre c'est "Dummy discards a heart".
Seconde salve, et pas des moindres. Monster Magnet démontre dans "Powertrip" avec sobriété et humour le coté "frais" de l'Ours Blanc empaillé (doit plus en rester beaucoup de vivant non plus). Cet accessoire discret autant qu'imposant ne souffre aucune contre-indication, sauf, peut-être, l'invité surprise Inuit qui peut en prendre un petit coup au moral. A ne pas oublier, on ne sait jamais.
lundi 22 octobre 2012
Ariel Pink ne respecte pas les couleurs, même à haute température !
Je sens qu'il va falloir s'adapter (si ce n'est déjà fait) aux changements de look et sautes d'humeur de notre ami Ariel Pink. Et plutôt deux fois qu'une. Voir ci-dessous où il en était en septembre dernier...
A noter : une fantastique mièvrerie empruntée aux Beatles et ré-arrangée à la sauce....ce que vous voudrez.
Chez 4AD, ils ont mis le paquet pour lui faire enregistrer un album avec un son décent. Ça a donné "Mature Themes", son dernier opus. Mais le gaillard leur a donné du fil à retordre pour son premier essai chez eux, "Before Today", tant et si bien que les mecs qui dirigent ce respectable pourvoyeur de talents lui ont fait faire une session live un peu "sérieuse", afin de montrer à ceux que ça intéressait qu'il pouvait "sonner" correctement. Et ça a donné ce petit bijou.
"Menopause man". (Bon sang, quand même, quel titre génial !)
A noter : une fantastique mièvrerie empruntée aux Beatles et ré-arrangée à la sauce....ce que vous voudrez.
Chez 4AD, ils ont mis le paquet pour lui faire enregistrer un album avec un son décent. Ça a donné "Mature Themes", son dernier opus. Mais le gaillard leur a donné du fil à retordre pour son premier essai chez eux, "Before Today", tant et si bien que les mecs qui dirigent ce respectable pourvoyeur de talents lui ont fait faire une session live un peu "sérieuse", afin de montrer à ceux que ça intéressait qu'il pouvait "sonner" correctement. Et ça a donné ce petit bijou.
"Menopause man". (Bon sang, quand même, quel titre génial !)
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jeudi 27 septembre 2012
Raie-publique des Lettres.
Tout n'est pas rose à l'Académie Française. Jean d'Ormesson, qui raconte désormais des blagues scatologiques sur RTL, ressemble de plus en plus à un anus fripé hors d'âge. Moi, un trou du cul vieille France qui me fait de l’œil, ça me fait pas envie ; mais d'Ormesson a au moins le mérite d'être maintenant au niveau de son œuvre.
Chez les Goncourt, ce n'est pas tellement mieux. Bernard Pivot semble muter en serpillière usagée équipée d'un dentier ramasse-miettes. Aie, aie, aie ! Qu'est ce qu'il vont encore trouver comme vieille lune à distinguer début novembre ?
Chez les Goncourt, ce n'est pas tellement mieux. Bernard Pivot semble muter en serpillière usagée équipée d'un dentier ramasse-miettes. Aie, aie, aie ! Qu'est ce qu'il vont encore trouver comme vieille lune à distinguer début novembre ?
lundi 10 septembre 2012
Fête d'adieu
" when it comes to an end
I get up again and I stand again
till' another showdown
you'll countdown
now you're waving me goodbye
it just can't cry
this time it can't rise
see how I just die....."
I get up again and I stand again
till' another showdown
you'll countdown
now you're waving me goodbye
it just can't cry
this time it can't rise
see how I just die....."
lundi 30 avril 2012
Tenir le bon bout jusqu'au bout.
Levon Helm est décédé. Il était le batteur/chanteur de ce qui fut, pendant un temps, un des tout meilleurs groupes de rock au monde : The Band. La qualité de leurs compositions, la maturité de leur jeu et de leurs instrumentations en font un modèle de ce qu'on pourrait appeler le rock "adulte". En tout cas, c'est bigrement bon et souvent très, très émouvant. Bob Dylan lui-même fit avec eux d'interminables sessions d'enregistrements, près de Woodstock, dans les sous-sols d'une maison qu'ils avaient baptisée "The big Pink". De ces heures de travail et d'enregistrement naitront de nombreux classiques comme " I shall be released", "Tears of rage" et autre "This Wheel's on fire". On peut avoir une idée de tout ce qui s'est fait à cet endroit, à ce moment-là en écoutant les "Basement Tapes" de Dylan et "Music from the big Pink" du Band.
Voici un extrait d'un concert du Festival Express en 1970, qui regroupait des artistes comme The Grateful Dead, Janis Joplin, Montain, Buddy Guy, Sha Na Na, en plus du Band. Le concept de base, assez fumeux, étant de balader tout ce petit monde en train à travers tout le Canada et de jouer dans les grandes villes visitées par ce train vraiment "pas comme les autres". C'était apparemment un délire collectif assez gratiné.
Plus bas, je mets une vidéo de Levon Helm jouant en 2011 avec son groupe et Wilco. Jeff Tweedy à l'air aux anges. Tout le monde d'ailleurs. C'est un truc que j'ai noté avec ces vieux rockers américains, ils répandent autour d'eux une aura de joie et de bonheur tranquille. Privilège de ceux qui ont vécu leur vie sans regarder à la dépense et, la fin venue, n'ont pas à faire les comptes, l'esprit libre. Levon n'a presque plus de voix, ce n'est pas grave, ça ne l'empêche pas de chanter.
Levon Helm était aussi acteur. Le voici dans un court extrait d'un film intriguant de Philip Kaufman "L'Etoffe des héros" ("The Right Stuff" en anglais). Je dis intriguant car il semble démontrer que ce qu'il suffit d'avoir pour être un "héros" est l'envie pusillanime de prouver à ses petits copains qu'on peut pisser plus loin qu'eux. Du moins c'est la conclusion à laquelle je suis arrivée après presque trois heures d'un film emphatique ou épique, au choix. Sam Sheppard, autre artiste américain important, est ici aux cotés de Helm.
Voici un extrait d'un concert du Festival Express en 1970, qui regroupait des artistes comme The Grateful Dead, Janis Joplin, Montain, Buddy Guy, Sha Na Na, en plus du Band. Le concept de base, assez fumeux, étant de balader tout ce petit monde en train à travers tout le Canada et de jouer dans les grandes villes visitées par ce train vraiment "pas comme les autres". C'était apparemment un délire collectif assez gratiné.
Plus bas, je mets une vidéo de Levon Helm jouant en 2011 avec son groupe et Wilco. Jeff Tweedy à l'air aux anges. Tout le monde d'ailleurs. C'est un truc que j'ai noté avec ces vieux rockers américains, ils répandent autour d'eux une aura de joie et de bonheur tranquille. Privilège de ceux qui ont vécu leur vie sans regarder à la dépense et, la fin venue, n'ont pas à faire les comptes, l'esprit libre. Levon n'a presque plus de voix, ce n'est pas grave, ça ne l'empêche pas de chanter.
Levon Helm était aussi acteur. Le voici dans un court extrait d'un film intriguant de Philip Kaufman "L'Etoffe des héros" ("The Right Stuff" en anglais). Je dis intriguant car il semble démontrer que ce qu'il suffit d'avoir pour être un "héros" est l'envie pusillanime de prouver à ses petits copains qu'on peut pisser plus loin qu'eux. Du moins c'est la conclusion à laquelle je suis arrivée après presque trois heures d'un film emphatique ou épique, au choix. Sam Sheppard, autre artiste américain important, est ici aux cotés de Helm.
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mardi 10 avril 2012
Jean-luc, tais-toi quand tu parles !
Qu'il est bon d'entendre une voix dire " La vie, ce n'est pas aussi simple qu'un discours de Jean-luc Mélenchon" ! Qu'il est bon de voir les aboiements de notre dernier marxiste tendance ravalés au même niveau que ceux de tous les autres procureur du ministère public de la Mort triomphant par Justice de la Vie ! Qu'il est bon que cette voix soit celle de Daniel Cohen-Bendit ! Cohen-Bendit à toujours eu une place à part dans la politique française. Il a été désigné de nombreuses fois du titre de "mauvais" ultime. Mauvais français, mal blanchi, encore trop roux ; mauvais politicien, trop d'ambition, pas d'envergure, incohérent ; mauvais écologiste, trop à droite, trop à gauche, individualiste. Sa force, son intelligence est d'avoir toujours été suffisamment souple pour accepter sans s'énerver ce qu'on disait être sa "posture" et de partir de là pour commencer à discuter, puis à agir. L'identité de cet homme est définitivement multiple. Il est en même temps juif, juif allemand, juif français, français, allemand, de gauche mais libre, libéral, libertaire d'où presque à droite, régionaliste, transnational, européen de souche, mondialiste de coeur, bref, incompréhensible, imprévisible ; en un mot : vivant. Pour l'approcher, le comprendre un peu il faut se pencher sur sa biographie, savoir d'où il vient, ce qu'il a dit, ce qu'il a fait. Il est moins simple à cerner que le petit prof de philo de banlieue rose crépuscule ou que la fille d'un hobereau borgne de Bretagne. Et je n'évoque même pas le petit monomaniaque déraciné, fils à maman né de père indigne, ça serait un peu trop facile. Toujours est-il que je me réjouis que "ça" tombe sur Mélenchon de coté-là et pas des autres car cela me parait pouvoir être productif. Je rêve que Mélenchon réponde avec à-propos, avec appoint, je.......trop tard, il a déjà dit de Cohen-Bendit qu'il était "un tireur dans le dos spécialiste", c'est à dire un traitre, un faux gauchiste, un mauvais français qui tirerait dans le dos des Conti un peu facilement. Mon rêve s'écroule mais ma joie demeure. Et puis voilà un autre truc, oh une petite chose, mais dont je suis sur et qui me rend Cohen-Bendit sympathique. Si je lui faisais écouter un peu de musique noire, quelle qu'elle soit, j'ai dans l'idée qu'il trouverait ça assez "cool", et pour peu que la dite musique soit un chouïa "groovy", il m'étonnerait bien qu'il ne lui prenne pas l'envie de danser. "C'est nul comme critère !", direz-vous. Oh, pas tant que ça, mes frères, pas tant que ça...." Groove is the heart".
PS : Je viens d'apprendre par hasard que Jean-Luc Mélenchon apprécie les talents de chanteuse de Carla Bruni. Yeah, Baby, Groove is the heart !!!!
PS : Je viens d'apprendre par hasard que Jean-Luc Mélenchon apprécie les talents de chanteuse de Carla Bruni. Yeah, Baby, Groove is the heart !!!!
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vendredi 9 mars 2012
Tu vas pas mourir de rire.
Le monde a changé, la société, les êtres. Tout a changé en une petite trentaine d'années. Radicalement. Profondément. On peut toujours dire : "C'était mieux avant "; ça n'y fait rien de rien. Un exemple, parmi d'autres : les comiques. L'heure est maintenant aux comiques pas drôles, mais alors pas drôles du tout. Ca a commencé avec la troupe du Théatre du Splendid : Clavier, Jugnot, Blanc, Balasko et compagnie. J'ai regardé des films avec eux, ceux de Poiré entre autres, leurs propres films, la pièce "Le père Noël est une ordure", "Nuit d'ivresse". Nul, nul, nul. Alors que pour toute une génération tout cela est "culte", comme on dit. Depuis, ça n'a cessé d'empirer : Robin, Bigard, Palmade, Chevalier et Laspalles, Kavanagh, Gerra, Dahan, Elie Semoun et l'incompréhensible Elie Kakou, le plus subjuguant d'entre tous. Les Inconnus surnagent aisément dans cette mélasse, avec leur mauvais goût absolument vivant et sévère comme un lavement.
Et puis, il y a Canal+ et ses mercenaires de l'humour. Que Delépine, Moustic, Gourio, nous fassent à longueurs de longueurs très longues des leçons de morale me dépasse. Canal+ est la chaîne qui a le plus contribué à l’avènement triomphal et total de la marchandise/spectacle, loin devant TF1. C'est sur le foot et le porno que la machine à décérébrer a carburé et carbure encore à plein régime. Le reste a suivi. Il y avait Les Nuls, donc. J'ai ri un temps, moi aussi. Jusqu'à ce que je comprenne que tout leur humour, leurs sketchs, était piqué mot pour mot, image pour image, aux américains ; aux production Zucker/Abraham/Zucker ; à Landis, Dante et leur petite bande ; et surtout à l'émission "Saturday Night Live", que ces cons ont purement et simplement essayé de traduire. Ils leurs manquait une chose : le talent. Celui des Eddie Murphy, Dan Ackroy, Bill Murray, Steve Martin et consort. Un artiste américain, surtout un comique, sait tout faire. C'est comme ça, c'est leur formation qui veut ça. Ils viennent d'en bas, de la rue, du cabaret du coin de la rue, il se doive d'être prêt et pour parer à tout ils peuvent prendre un peigne, une feuille et jouer "La dona e mobile", version country ou ce que vous voulez. Ca fait partie du métier. En France ça a fait parti du métier jusqu'aux années 60, jusqu'à la fin des cabarets, des chansonniers. Les Yéyés ont tout envoyé valsé. Aux Etats-Unis la tradition s'est perpétuée (la série TV "Fame" en était le signe le plus vivace) , en Angleterre aussi. Les anglais(es) conçoivent "Absolutely Fabulous". Les français l'adaptent au cinéma. Mal.Albert Dupontel a peut-être une patte à lui quand même. Oui, c'est presque sûr. Elle est fort éloignée de ce qu'on appelait "l'Esprit", par chez nous ; de Guitry, de Courteline, de ce farceur de Dhéry, de ces poètes qu'étaient Tati et Etaix. Enfin bon, c'est mieux que rien ; et d'ailleurs, le pire c'est qu'il y a pourtant des choses, mais que ces choses sont plus vides que le rien.
Ce qui suit est un pur régal. Si vous fréquentez un peu les milieux artistiques, vous vous apercevrez vite que c'est plus vrai que nature
En dessous, "l'Homme en Noir" fait l'Auguste aux dépends d'Elvis Presley. A la limite du concevable. Il peut le faire.
Bonus ultra spécial : Dhéry dirige De Funes. Je n'ai jamais vu l'équivalent nulle part, sauf chez Dupontel, qui leur a piqué les coups de pelle.
Et puis, il y a Canal+ et ses mercenaires de l'humour. Que Delépine, Moustic, Gourio, nous fassent à longueurs de longueurs très longues des leçons de morale me dépasse. Canal+ est la chaîne qui a le plus contribué à l’avènement triomphal et total de la marchandise/spectacle, loin devant TF1. C'est sur le foot et le porno que la machine à décérébrer a carburé et carbure encore à plein régime. Le reste a suivi. Il y avait Les Nuls, donc. J'ai ri un temps, moi aussi. Jusqu'à ce que je comprenne que tout leur humour, leurs sketchs, était piqué mot pour mot, image pour image, aux américains ; aux production Zucker/Abraham/Zucker ; à Landis, Dante et leur petite bande ; et surtout à l'émission "Saturday Night Live", que ces cons ont purement et simplement essayé de traduire. Ils leurs manquait une chose : le talent. Celui des Eddie Murphy, Dan Ackroy, Bill Murray, Steve Martin et consort. Un artiste américain, surtout un comique, sait tout faire. C'est comme ça, c'est leur formation qui veut ça. Ils viennent d'en bas, de la rue, du cabaret du coin de la rue, il se doive d'être prêt et pour parer à tout ils peuvent prendre un peigne, une feuille et jouer "La dona e mobile", version country ou ce que vous voulez. Ca fait partie du métier. En France ça a fait parti du métier jusqu'aux années 60, jusqu'à la fin des cabarets, des chansonniers. Les Yéyés ont tout envoyé valsé. Aux Etats-Unis la tradition s'est perpétuée (la série TV "Fame" en était le signe le plus vivace) , en Angleterre aussi. Les anglais(es) conçoivent "Absolutely Fabulous". Les français l'adaptent au cinéma. Mal.Albert Dupontel a peut-être une patte à lui quand même. Oui, c'est presque sûr. Elle est fort éloignée de ce qu'on appelait "l'Esprit", par chez nous ; de Guitry, de Courteline, de ce farceur de Dhéry, de ces poètes qu'étaient Tati et Etaix. Enfin bon, c'est mieux que rien ; et d'ailleurs, le pire c'est qu'il y a pourtant des choses, mais que ces choses sont plus vides que le rien.
Ce qui suit est un pur régal. Si vous fréquentez un peu les milieux artistiques, vous vous apercevrez vite que c'est plus vrai que nature
En dessous, "l'Homme en Noir" fait l'Auguste aux dépends d'Elvis Presley. A la limite du concevable. Il peut le faire.
Bonus ultra spécial : Dhéry dirige De Funes. Je n'ai jamais vu l'équivalent nulle part, sauf chez Dupontel, qui leur a piqué les coups de pelle.
lundi 7 novembre 2011
Le quart d'heure scato !!! (offert par Destop)
J'adore les films ou les protagonistes ont des problèmes avec les chiottes. Ca me fait rire ( ce qui, entre nous soit dit, est un excellent laxatif ). Autant partager les menus plaisirs de l'existence. Dans l'ordre d'apparition aux gogues, Messieurs Jeff Daniels, Peter Sellers, Ugo Tognazzi. Let's go!
Je ne vois qu'une chose à dire : Ben mon colon !
Je ne vois qu'une chose à dire : Ben mon colon !
dimanche 22 août 2010
Post Scritum ( non triste ) au 15 août !!!
La mémoire me revient, j'avais oublié celui-là. Ou quand frimer devient un Art et l'Art de la Frime l'Art ultime de Vivre. Attention ! les règles sont strictes : No Sex. Onanisme et costard-cravate obligatoires. Mais vous soulevez la nana de Quincy Jones à tous les coups, Jack Nicholson bave d'envie devant vous et Donald Trump dégage de votre soleil. Ca en vaut la chandelle (Ouh Ouh Ouh Ouh ) ? Jugez par vous-mêmes.
A noter, la vidéo est signée Julian Temple, l'auteur des documentaires " The Filth and The Fury " (sur les Pistols ), " Oil City Confidential " ( sur Dr Feelgood ) et d'autres trucs sympathiques... Un bien brave homme.
The Time : Jerk out
Vidéo indisponible par coup de mégalomanie de Prince et Morris Day qui sont devenus imbitables. Vous l'avez plus la main, les gars, vous l'avez plus. C'est comme ça. Il serait plus intelligent de laisser ceux qui veulent se servir le faire et ceux qui veulent bien payer pour vos vieux tours de magie allonger l'artiche.
A noter, la vidéo est signée Julian Temple, l'auteur des documentaires " The Filth and The Fury " (sur les Pistols ), " Oil City Confidential " ( sur Dr Feelgood ) et d'autres trucs sympathiques... Un bien brave homme.
The Time : Jerk out
Vidéo indisponible par coup de mégalomanie de Prince et Morris Day qui sont devenus imbitables. Vous l'avez plus la main, les gars, vous l'avez plus. C'est comme ça. Il serait plus intelligent de laisser ceux qui veulent se servir le faire et ceux qui veulent bien payer pour vos vieux tours de magie allonger l'artiche.
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