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lundi 7 mai 2018

Les femmes passent par la bande.

Les femmes et le Rock....Vaste sujet. Que je ne traiterai pas aujourd'hui (enfin presque pas...). Je vais juste dire en passant que la raison la plus forte pour laquelle les hommes font du ramdam dansant avec des guitares et une batterie c'est de choper des meufs. Les femmes, c'est donc primordial. En tant que muse elles sont pas mal non plus. Généralement les groupies ou les officielles sont des canons intelligents dont on soupçonne une maestria sexuelle exceptionnelle. Qu'aurait pondu George Harrison sans la sublime Patty Boyd ? Anita Pallenberg n'a -t-elle pas été la compagne idéale de toutes les dérives et déviances de Keith Richard ? John Lennon a t-il été heureux un instant sans Yoko Ono ? Les réponses s'imposent d'elle-mêmes.
Et puis il y a les femmes qui font du Rock, qui s'emparent de guitares et se mettent dans la lumière. Objets de tous les fantasmes, désirables et désirantes elles scintillent d'un éclat rare dans la galaxie des rock-stars. Objets sexuels de Pygmalions déchainés (Rick James, Prince, Phil Spector...) ou véritables créatrices elles occupent sans sourciller la place qu'on leur assigne ou s'emparent hardiment de celles qu'elles veulent sans demander l'autorisation à personne, se réclamant juste d'un talent évident. Si vous mélangez la seconde proposition à une grande beauté physique et à une intelligence à la hauteur, cela peut donner de véritables idoles et modèles aussi puissants que leurs homologues masculins.
Prenez Susanna Hoffs par exemple, des Bangles, elle est à la fois une bonne musicienne, une femme de tripes et de tête et un sex-symbol, bref une vraie rock- star, si tant est que cette position soit un tout petit peu viable, enviable et qu'elle aie un sens autre que pathologique... En tout cas je vais mettre deux vidéos qui prouvent ses indiscutables talent et charisme. La première d'un duo avec le talentueux Matthiew Sweet qui est une reprise de "Cinnanon Girl" de l'excellent Neil Young (qui est lui-même, exemple rare, bien en-deça ou au-delà de toute tentative de catégorisation en rock-star ou autre célébration quelconque...) La seconde la montre en train de reprendre "When you walk in the room" de la géniale Jackie DeShannon, qui était une très bonne compositrice et à fait rendre les armes à Jimmy Page lui-même, grand fêlé starifié à mort et consommateur boulimique de groupies (par ailleurs musicien honteusement surestimé).
Bon, les vidéos
En-dessous je vais mettre une vidéo du double satanique de Prince qui montre bien la place qu'ont généralement les femmes dans le monde du rock. La faute à qui ? Harvey Weinstein ? A mon avis les torts et responsabilités, la paresse, les clichés sont équitablement partagés entre les pintades et les kékés; les psychologies, les façons de jouir et d'aimer étant complexes et multiples, voire ouvertement morbides.


Les cinglés débarquent et foutent le bordel ! Pour se rafraichir la mémoire...Elle est super.

mercredi 10 juin 2015

Du bon, du ban, du Bangles !

Contrairement à François Gorin dans Télérama qui déguoise encore à leur sujet comme un jeune homme à peine pubère à son âge canonique - mettez-vous bien dans le crâne que faire profession (de foi) d'écouter du Rock n' Roll rend immanquablement comme ça : ado vieillissant qui le refuse - je n'ai pas grand chose à dire sur les Bangles à part "Waouh, ces filles sont canons, j'me les mettrais bien à fondre sous la langue !". C'est aussi benêt que du Gorin mais moins long.
The Bangles live en 1986 à Pittsburgh, la ville des Steelers (le sport peut provoquer, quand on le suit assidument, le même effet que le Rock : on ne voit pas le temps qui passe et la mort qui se pointe. Ils ont même créé une chaîne de télé spéciale pour ça, ESPN Classics) "Manic Monday" (offert par Prince) et "Walk like an egyptian".

mercredi 27 juin 2012

ROCKEUSES

L'idée de base de ce post est on ne peut plus simple : mettre des vidéos de rockeuses musicalement douées et fantasmatiquement inspirantes. En un mot : bandantes. C'est mieux que les actrices. Les actrices sont des putes qui se vendent à tous pour 7 euros sans vraiment payer de leur personne, le metteur en scène jouant le rôle avantageux du mac/amant de cœur. Toutes les actrices ne nous serinent-elles pas à longueur d'interview qu'elles veulent "s'abandonner au désir du metteur en scène" ? Et Benoit Jacquot ne dit-il pas sans fard qu'il veut "amener les actrices au bord du trou" ? Tout ça s'exhibe, tout le monde se branle, c'est pas très reluisant. Les rockeuses, c'est autre chose. Ce sont des créatrices, pas juste des créatures. C'est plus subtil, ça va plus loin. On peut les aimer pour leur talent, et, du coup, développer une véritable fantasmagorie admirative.
Bon, alors, Kate Bush. Immense artiste, femme d'exception, beauté rare. On la voit ici danser. Très bien.

Deborah Harry de Blondie. Elle écrivait les paroles, son amoureux Chris Stein les musiques. "Blondie !", c'est comme ça que les gars l'accostaient dans la rue. Elle a assumé de prendre sur ses épaules le stéréotype de la blonde glamour avec suffisamment de distance, d'esprit et d'ironie mordante pour que plus personne ne l'appelle jamais comme ça.

Siouxsie, avec l'ancien batteur des Slits, Budgie, dans leur projet parallèle aux Banshees : The creatures.
Je connais des fans de Siouxsie, des vrais fans, hystériques et tout et tout. Il faut dire qu'elle a beaucoup de choses pour elle. La musique et les paroles bien sur, un look, des clips marquants mais aussi une aptitude à emporter l'adhésion de n'importe quel public en deux temps, trois mouvements. Là, c'est un enregistrement de Top of the Pops de 1983. C'est en playback et néanmoins, elle joue le jeu et elle emballe avec une maestria impériale.

The Bangles et tout particulièrement Susanna Hoffs. C'est elle qui chante sur cette belle complainte signée par son soupirant de l'époque, Prince. A part la batteuse, les Bangles étaient de très bonnes instrumentistes et d'excellentes compositrices. Leurs albums "Different Light" et "All over the place" en témoignent et elles constituèrent ce qui fut peut-être le meilleur groupe de filles de tous les temps.

C'est avec Susanna Hoffs que mon plan simple se complique. Les gens ont des idées, des idées un peu bizarres, pas loin du tordu. Alors, il y a un mec qui fait la vidéo suivante : il a monté au ralenti une courte scène d'un film avec Susanna Hoffs ("the Allnighters"), une scène assez spécifique, disons. Il a même bidouillé un peu le montage et il a mis là-dessus une chanson (bonne, au demeurant) tirée d'un album solo de notre artiste. Ce n'est pas très net tout ça mais j'ai mes faiblesses coupables moi aussi, et parfois, des idées un peu tordues. En tout cas, suffisamment pour mettre cette vidéo sur mon blog. Mais là, je passe à autre chose que de l'admiration et du désir pour des femmes admirables et désirables ; ça se gâte, ça s'Hitchockise, ça se peepingtomise. Je rentre dans l'image et sa fascination. Je la regarde qui se regarde. Cette image, je ne devrais pas la voir. Elle m'ouvre sur mon désir. Mon désir à moi, de moi. Je me caresse dans le sens du poil. Je me fais jouir. C'est du cinéma. Vous voulez savoir de quoi il en retourne ? Évidemment.