Bon, hier soir je me suis un peu excité à propos d'Iggy Pop. Chacun sort de la dépression comme il peut. Là, je suis plus détendu, moins énervé et je m'attendris à mesure que je me calme, tant et si bien que je vais vous mettre une vidéo de Pop et son groupe actuel qui est plutôt bonne. Iggy y est touchant avec sa patte folle et ses muscles de vieux qui commencent à pendouiller. Il fait son numéro habituel mais MAINTENANT, c'est-à-dire qu'il est toujours dingo et gueulard mais aussi plus calme, plus posé, il est plus en contrôle. Donc il ne fait pas vieux singe qui s'imiterait mais Iggy Pop à 70 ans, esseulé, toujours chargé de lourdes blessures, mais plus d'équerre, pas droit, mais d'un biais qui tient bien debout encore cette fois avec nous. C'est déjà pas mal quand on vient d'où il vient et quand on est passé par où il est passé. Moi, je dis qu'Iggy Pop et "Plus belle la vie" ne sont plus tout à fait inconciliables. Naaaan, je déconne !!!
Vous voyez, à la fin du morceau, Iggy est tellement gentil avec son public qu'il dit que le savon qu'il vient de lui passer n'a rien de personnel, et que plus il les fréquente, plus il les aime. C'est mignon. C'est Iggy Pop MAINTENANT et, tout compte fait, c'est mieux pour lui et pour nous.
J'ai écouté d'autres morceaux du concert. C'est audible sans déplaisir, même plutôt bien et, je le répète, touchant.
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mercredi 30 mars 2016
mardi 30 juin 2015
Les Beach Boys et moi : Good Vibrations ?
Est-ce que je peux encore écouter "Good vibrations" des Beach Boys ? Rien n'est moins sûr. Quand je l'entends, je réagis sec et je saute mettre un autre morceau; quand je le sens qui arrive, je passe à la chanson suivante des Garçons de la plage. Ce n'est pas que je ne l'aime plus, non, en fait cette chanson a été tellement formatrice pour moi, que je ne l'entends plus, que je suis incapable de prendre du plaisir à l'écouter.
Je l'ai découverte quand j'étais pré-ado sur une cassette audio de mon père. Comme tout dans ma vie, ce fut sans introduction, sans explication et je me la suis prise pleine face sans pouvoir dire "ouf". Je me demande s'il est possible de dire avec des mots le bouleversement intérieur auquel elle donna lieu. Ma sensibilité fut heurtée, chamboulée, meurtrie, guérie, exaltée, exhaussée en trois minutes et quelques. J'ai joui de toutes ces parties différentes, dissemblables et cependant parfaitement enchainées. J'ai eu peur aussi de ce grand charivari qui me menait Dieu sait où ? Vers la Mort, peut-être, un fin atroce, infini de souffrance ? Heureusement tout se terminait par le rythme allègre de la ligne de violoncelle et quelques notes de thérémin céleste. Ce morceau spatial finit terrien et ça me rassurait.
Mais cette chanson a fait plus encore que de m'impressionner, elle m'a structuré en profondeur. Chaque son a sculpté en moi un pan de ma sensibilité musicale et est passé pour cela par les plus infimes fibres de mon corps, de mon corps tout entier. J'ai été travaillé, secoué, réparé, couché, redressé. Il n'y a qu'avec les Beatles et les Stones, à peu près à la même époque, que j'ai vécu quelque chose de similaire. Si j'aime certains sons, certaines harmonies, je le dois à l'effet PHYSIQUE, en même temps qu'EMOTIONNEL qu'ont déclenché en moi tel son de "Good vibrations" pris en plein corps, ou telle dérive harmonique de l'esprit fou de Brian Wilson vécue bel et bien comme telle. Cette chanson à des sommets, des abysses, j'ai tout encaissé et à la fin le violoncelle (Dieu que j'aime le son du violoncelle depuis !) me ramenait toujours à bon port, mais ces creux et ces bosses sont celles de mon âme maintenant, à tel point qu'il m'est difficile de dire que cette ritournelle m'a juste "structuré", c'est encore trop "extérieur" car ça va un peu plus loin : je suis elle, elle est moi. Tout ce que j'ai entendu après a été entendu par moi et "Good vibrations" des Beach Boys ensemble, c'est à dire un entrelac de force, de recul et d'abandon, un frémissement, une révélation de soi à soi-même. La basse hyper-aiguë, c'est moi, la voix aérienne, le rythme à peine prononcé c'est moi, la façon dont les mecs disent "Ba-Ba" pour "Vi-Vi", c'est moi, le pont flippant c'est toujours moi, l'orgue d'église et la prière c'est encore moi. Et la flûte perdue dans l'espace interstellaire, haussée encore par des choeurs d'anges au rang de musique pour les Dieux, qui croyez-vous que ce soit ? Après ce truc, vous pensez vraiment que je peux écouter sereinement "Good vibrations"? Je n'ai plus assez de distance. N'importe quelle chanson des Beach Boys, oui, et avec grand plaisir, mais pas celle-là
Alors, les Beach Boys : "Good Vibrations", version canonique. Celle qui m'a formé et s'est incrusté en moi.
Il y a un truc avec les groupes ou les artistes géniaux, ils ne sombrent jamais vraiment dans le le pathétique ou le nullissime. En 1980, je ne savais même pas que les Beach Boys existaient encore, moi j'écoutais de la New-Wawe.... et eux triomphaient en Angleterre, au festival de Knebworth. A cette époque, ils sont encore tous vivants et ils sont ici réunis mais, après toutes les engueulades, les bagarres, les luttes intestines c'est un véritable miracle. Encore plus improbable, le concert est bon. Le métier, sûrement. L'amour du métier, aussi.
The Beach Boys : "Cotton Field", "Heroes and vilains" "Keepin the summer alive".
Je l'ai découverte quand j'étais pré-ado sur une cassette audio de mon père. Comme tout dans ma vie, ce fut sans introduction, sans explication et je me la suis prise pleine face sans pouvoir dire "ouf". Je me demande s'il est possible de dire avec des mots le bouleversement intérieur auquel elle donna lieu. Ma sensibilité fut heurtée, chamboulée, meurtrie, guérie, exaltée, exhaussée en trois minutes et quelques. J'ai joui de toutes ces parties différentes, dissemblables et cependant parfaitement enchainées. J'ai eu peur aussi de ce grand charivari qui me menait Dieu sait où ? Vers la Mort, peut-être, un fin atroce, infini de souffrance ? Heureusement tout se terminait par le rythme allègre de la ligne de violoncelle et quelques notes de thérémin céleste. Ce morceau spatial finit terrien et ça me rassurait.
Mais cette chanson a fait plus encore que de m'impressionner, elle m'a structuré en profondeur. Chaque son a sculpté en moi un pan de ma sensibilité musicale et est passé pour cela par les plus infimes fibres de mon corps, de mon corps tout entier. J'ai été travaillé, secoué, réparé, couché, redressé. Il n'y a qu'avec les Beatles et les Stones, à peu près à la même époque, que j'ai vécu quelque chose de similaire. Si j'aime certains sons, certaines harmonies, je le dois à l'effet PHYSIQUE, en même temps qu'EMOTIONNEL qu'ont déclenché en moi tel son de "Good vibrations" pris en plein corps, ou telle dérive harmonique de l'esprit fou de Brian Wilson vécue bel et bien comme telle. Cette chanson à des sommets, des abysses, j'ai tout encaissé et à la fin le violoncelle (Dieu que j'aime le son du violoncelle depuis !) me ramenait toujours à bon port, mais ces creux et ces bosses sont celles de mon âme maintenant, à tel point qu'il m'est difficile de dire que cette ritournelle m'a juste "structuré", c'est encore trop "extérieur" car ça va un peu plus loin : je suis elle, elle est moi. Tout ce que j'ai entendu après a été entendu par moi et "Good vibrations" des Beach Boys ensemble, c'est à dire un entrelac de force, de recul et d'abandon, un frémissement, une révélation de soi à soi-même. La basse hyper-aiguë, c'est moi, la voix aérienne, le rythme à peine prononcé c'est moi, la façon dont les mecs disent "Ba-Ba" pour "Vi-Vi", c'est moi, le pont flippant c'est toujours moi, l'orgue d'église et la prière c'est encore moi. Et la flûte perdue dans l'espace interstellaire, haussée encore par des choeurs d'anges au rang de musique pour les Dieux, qui croyez-vous que ce soit ? Après ce truc, vous pensez vraiment que je peux écouter sereinement "Good vibrations"? Je n'ai plus assez de distance. N'importe quelle chanson des Beach Boys, oui, et avec grand plaisir, mais pas celle-là
Alors, les Beach Boys : "Good Vibrations", version canonique. Celle qui m'a formé et s'est incrusté en moi.
Il y a un truc avec les groupes ou les artistes géniaux, ils ne sombrent jamais vraiment dans le le pathétique ou le nullissime. En 1980, je ne savais même pas que les Beach Boys existaient encore, moi j'écoutais de la New-Wawe.... et eux triomphaient en Angleterre, au festival de Knebworth. A cette époque, ils sont encore tous vivants et ils sont ici réunis mais, après toutes les engueulades, les bagarres, les luttes intestines c'est un véritable miracle. Encore plus improbable, le concert est bon. Le métier, sûrement. L'amour du métier, aussi.
The Beach Boys : "Cotton Field", "Heroes and vilains" "Keepin the summer alive".
vendredi 3 avril 2015
Back to the ages.
Du fond des âges farouches, certaines créatures hybrides, mi sapiens mi sapées, sont venues parmi nous autres, rebuts ultimes de l'évolution, pestilentielle engeance que le Temps du confort et de la paresse a mis au monde pour servir de proie à des forces plus élevées, sont venues, disais-je, afin de renouveler notre accord avec le Monde. Eux, ils venaient d'en bas, d'avant, de loin, de contrées perdues sur des cartes inconnues, ils avaient un pouvoir qui nous échappait. Habillés de leur douce rudesse, tantôt caressants, tantôt mordants, leur plainte ancestrale de demi-bêtes a bientôt envahi la ville, puis les cris de satisfaction devant tant de lumières nocturnes et de décibels tombées des shows des strip-teaseuses et des musiciens - ils avaient quittés des grottes insalubres et dantesques où l'acoustique laissait à désirer et l'éclairage encore plus, il faut bien le dire- Bon, je continue.... Monstresse à la poitrine saillante, hurluberlus hébétés de leur propre puissance, échalas soudain éperdus d'amour pour des guitares sans nom, ils décidèrent de faire la seule chose décente qui se présentait à eux et qui, peut-être, nous aiderait : du Rock. Inutile de dire qu'ils firent dans l'originalité, l'inédit, le bric et de de broc inouï. C'était un mélange de doux flûtiaux et de sons de grattes rogommes, de cris basiques et éthérés et de batterie directement inspirées de la cavalcade d'une tribu de mammouths côtoyés jadis en des temps que je n'hésiterais pas à qualifier de préhistoriques si je n'avais pas peur de passer pour un jean-foutre. Mais je n'en suis pas un et leur musique m'a touché et impressionné comme elle vous touchera s'il reste en vous une parcelle de néandertalien. Ce fort mélange de pulsion de vie, de mort qui rôde et de puissance dévastatrice ne peut laisser indifférent l'auditeur lassé des midinettes du top twenty américain, modèle crevette crevarde pro-ana genre Rihanna. Même Beyoncé et Adèle sont à la traîne, dépassées qu'elles sont par le modèle king-size qui assène les vocaux du combo qui lui mélange allègrement le néo-grunge et le néolithique, voire le flower-power et la taille de silex pour des flèches qui ne peuvent qu'atteindre les âmes amollies des rockers presque endormis le nez dans leurs bières un peu partout dans le monde. Ce groupe dont les membres ont traversé le Temps par un couloir spatio-temporel ouvert par mégarde sur l'insolite et le bruyant s'appelle Rose Windows et vous pouvez les voir à l'oeuvre dans la vidéo ci-dessous, tous plus flamboyants et étranges les uns que les autres, avec un accessit tout particulier pour la doulce chanteuse à l'affolante puissance vocale et à...enfin, vous verrez bien. C'est sur le premier label d'Hüsker Dü et de Nirvana, Sub Pop; bon sang ne saurait mentir.
mardi 22 juillet 2014
F.R.A.C. Bretagne, les abâts sinon rien !
A Rennes, depuis quelques années maintenant, nous avons un Fonds Régional d'Art Contemporain (F.R.A.C.) et à chaque fois que j'y vais je trouve le moyen de m'esbaudir devant quelques œuvres d'artistes d'aujourd'hui ou d'un passé très récent de très bonne facture. Ce n'est pas rien de tenter de réunir une collection d’œuvres d'artistes très différents et néanmoins tous passionnants (enfin supposés l'être), c'est même un sacré boulot. Et je dois bien avouer que, malgré toutes mes appréhensions sur l'Art Contemporain, ça marche plutôt bien. En ce moment au F.R.A.C. de Bretagne, qui est un splendide bâtiment aux partis pris architecturaux très tranchés et assumés, autour du travail de Raymond Hains, parfaitement inepte, sont réunis une palanqué d'artistes de talent venus d'horizons absolument divers. Il y a des affiches lacérés de Villeglé, des collages et des montages ébouriffants de poésie de Dufrêne, une belle sculpture de Klingelhöller en pierre noire et carton, le génial cinéma en 4D de Catherine Sullivan, la patte poétique à l'économie de Gil J. Wolman et d'autres, que j'oublie. Il y a aussi trois vidéos hilarantes et flippantes de la jeune artiste clermontoise Anne-Marie Rognon. J'en ai retrouvé deux sur youtube, j'en met une qui vaut son pesant de cacahuètes. Est-ce de l'Art ? Oui, je crois, en tout cas ça fonctionne et à plusieurs degrés de lecture. Il y a là quelque chose d'unique, qui tient à son ton, son physique, son humour, sa façon de manier le caméscope. Si je la croise un jour, elle aura du mal à me faire avaler qu'elle n'est pas une artiste ! (En tout cas, elle a déjà des lunettes de soleil, c'est déjà une Star!)
Et donc Dufrêne
Klingelhöller
Wolman
Sullivan
Etc,etc...
Et donc Dufrêne
Klingelhöller
Wolman
Sullivan
Etc,etc...
vendredi 4 juillet 2014
Le Voyage à Nantes.
Cette année se déroule à Nantes une manifestation culturelle qui s'appelle le "Voyage à Nantes" et qui consiste, d'après ce que j'ai saisi, à inviter les amateurs d'Art à un périple à travers la ville afin qu'ils découvrent des œuvres d'artistes contemporains qui ont investi différents lieux choisis. Ça a l'air d'être une belle balade et les Nantais sont veinards, leur ville, dont le centre est grand et qui comprend de multiples pôles d'attraction et de vie, se prête volontiers à cet exercice déambulatoire.
Moi, j'habite Rennes, le centre est ramassé sur lui-même, ce qu'il y a de notable au niveau architectural tient dans un carré de quatre cent mètres de coté et englobe la Mairie, L'Opéra, La place du Parlement (quatre façades grand-siècle et rien au milieu) et la place Hoche (une dalle de béton). La ville est complètement minérale, la municipalité ne se préoccupe que du bâti, renouvelant une gare qui a à peine 15 ans, perforant une seconde ligne de métro, sans parler d'autres projets pharaoniques que l'on doit à la mégalomanie de nos maires successifs qui n'ont de cesse de vouloir acquérir le statut de "Métropole Européenne", ce qui fait bien sur la carte de visite et, accessoirement, fait tomber les subventions. Bref, à Nantes, ils ont quelques coups d'avance et une politique différente qui a vraiment modifier la ville ces 10 dernières années. Mais, à Rennes, on aura bientôt un immeuble signé Jean Nouvel qui va tout changer ! Sur la grande bâche publicitaire qui recouvre une partie du bâtiment presque terminé, on peut lire : "Plus que quelques semaines pour vivre l'exceptionnel"... Signalons au passage qu'il coûte une fortune, qu'il dépasse en longueur sa conception sur plan de plus 1,80 mètre mais que je pense qu'il aura de la gueule, contrairement au blockhaus culturel que Portzamparc nous à pondu pour la bibliothèque des Champs Libres, pour le moins granitique.... (Bretagne, Bretagne...)
Rennes a des avantages néanmoins, aller d'un bout du centre à un autre prend 10 minutes, l'offre culturelle y est riche (les acteurs culturels vieillissent néanmoins), le tissu associatif y est vif mais un "Voyage à Rennes" est proprement impensable dans la capitale bretonne, minuscule téton de pierre entouré d'une aréole de béton. C'est regrettable que tout passe par l’intellectualisation, le spectacle enclos, l'Art au dedans des musées, des salles et rien par l'Espace, le grand-air. C'est étouffant à la longue.
Nous irons donc à Nantes marcher dans une ville grande-ouverte où l'Art se pose un peu partout et investit des lieux divers et variés de manière apparemment pertinente. Voyons un peu cela.
Moi, j'habite Rennes, le centre est ramassé sur lui-même, ce qu'il y a de notable au niveau architectural tient dans un carré de quatre cent mètres de coté et englobe la Mairie, L'Opéra, La place du Parlement (quatre façades grand-siècle et rien au milieu) et la place Hoche (une dalle de béton). La ville est complètement minérale, la municipalité ne se préoccupe que du bâti, renouvelant une gare qui a à peine 15 ans, perforant une seconde ligne de métro, sans parler d'autres projets pharaoniques que l'on doit à la mégalomanie de nos maires successifs qui n'ont de cesse de vouloir acquérir le statut de "Métropole Européenne", ce qui fait bien sur la carte de visite et, accessoirement, fait tomber les subventions. Bref, à Nantes, ils ont quelques coups d'avance et une politique différente qui a vraiment modifier la ville ces 10 dernières années. Mais, à Rennes, on aura bientôt un immeuble signé Jean Nouvel qui va tout changer ! Sur la grande bâche publicitaire qui recouvre une partie du bâtiment presque terminé, on peut lire : "Plus que quelques semaines pour vivre l'exceptionnel"... Signalons au passage qu'il coûte une fortune, qu'il dépasse en longueur sa conception sur plan de plus 1,80 mètre mais que je pense qu'il aura de la gueule, contrairement au blockhaus culturel que Portzamparc nous à pondu pour la bibliothèque des Champs Libres, pour le moins granitique.... (Bretagne, Bretagne...)
Rennes a des avantages néanmoins, aller d'un bout du centre à un autre prend 10 minutes, l'offre culturelle y est riche (les acteurs culturels vieillissent néanmoins), le tissu associatif y est vif mais un "Voyage à Rennes" est proprement impensable dans la capitale bretonne, minuscule téton de pierre entouré d'une aréole de béton. C'est regrettable que tout passe par l’intellectualisation, le spectacle enclos, l'Art au dedans des musées, des salles et rien par l'Espace, le grand-air. C'est étouffant à la longue.
Nous irons donc à Nantes marcher dans une ville grande-ouverte où l'Art se pose un peu partout et investit des lieux divers et variés de manière apparemment pertinente. Voyons un peu cela.
mardi 4 mars 2014
lundi 17 décembre 2012
Le Progrès progresse. Dans nos têtes.
L'autre jour, quelqu'un me parlait des progrès effectués par l'Humanité. Un type un peu louche, une sorte de crypto-Marxiste encore un peu vert, mais 80 ans ne sont pas de trop pour déciller ce genre de personnes. Il est jeune, il a donc du temps devant lui. Parcourons en deux images, ou plutôt deux images de sculptures de sportifs, le progrès de l'Humanité. Ça saute aux yeux. Et tellement même, que ça les pique un peu.
Le discobole de Myron, Ve siècle avant J-C
Zidane et Materazzi, Adel Abdessemed, 21e siècle.
C'est beau le progrès, non ?
Le discobole de Myron, Ve siècle avant J-C
Zidane et Materazzi, Adel Abdessemed, 21e siècle.
C'est beau le progrès, non ?
dimanche 27 mai 2012
Agnes Varda : 50 ans après Cléo et toujours pas très claire
En ce moment je raye. Je raye ceux qui me lassent, m'ennuient par trop de pédanteries, de prétentions. Les immodestes, les va-de-la-gueules, les imprécateurs, les bluffeurs. Ca veut dire tout le cinéma ou presque, une bonne partie de la littérature et de la poésie, tous les philosophes, à quelques exceptions près (ceux qui ont eu des enfants, c'est dire...). La musique, la peinture résistent mieux à mes coups de griffes.
En voilà une que j'épargne, Ô combien. Elle parle de liberté, de contraintes, du sens et de la forme, mêlés par le travail de l'artiste, Elle parle de passage, de partage, d'effort, d'attention, de recherche, d'éxpérimentation. Elle parle du ressenti et des rapports de formes qu'il faut pour qu'il passe, qu'il repasse (regardez la toute fin, elle mime le Temps). Elle parle de la Vie, de sa vie de femme et d'artiste, simplement, sans mièvrerie ni rodomontades. Elle parle juste. Comme les musiques sont justes même si elles dissonent.
Agnes Varda. Artiste. Je garde.
Je RE-garde.
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jeudi 12 avril 2012
Danse, fais moi plaisir !
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Sculpture,
Sebastien Tellier
samedi 25 février 2012
L'artiste nous parle à l'oreille. Ne fermons pas les yeux.
Dans une édition récente du Monde.fr les derniers tableaux de Lucian Freud étaient qualifiés de "dérangeants". Pourquoi diable, alors qu'ils sont d'un classicisme immédiat et qu'ils iront tout naturellement orner les cimaises des musées du monde entier, à coté d'autres classiques de la peinture occidentale ? A cela, une seule réponse possible : tous les tableaux, répartis en écoles ou siècles dans les musées d'aujourd'hui, ont été, et restent, pour peu qu'on les regarde et qu'on les voit encore, "dérangeants", voire "dérangés", en dépit des tentatives de classements apaisants. Ce qui expliquerait que certaines personnes sortent d'un musée les larmes aux yeux ou le sourire aux lèvres, selon ce qu'ils ont vu et l'état de leur esprit au moment de "voir" et aussi que les œuvres soient quand même montrées. L''humanité ne peut pas se payer le luxe de faire l'économie de tels regards sur elle-même, d'ailleurs elle ne cesse de les payer à des prix fracassants voire indéfinissables, car absolument hors de toute possibilité d'estimation financière un tant soit peu rationnelle. Littéralement, elle n'a pas les moyens de se passer de ce moyen, elle le paye un prix fou et c'est normal. La magie multi-millénaires qui fait apparaître les Esprits et les Formes défie la Raison et donc, elle est bel et bien "dérangeante" et "dérangées".
Alors laissons Freud aller au Musée retrouver ses compagnons artistes-illusionnistes qui font jaillir de leurs mains quelque chose de plus vrai que la réalité elle-même. Voici quelques dérangements notables. Deux Velasquez, deux Titien, deux Freud.

Alors laissons Freud aller au Musée retrouver ses compagnons artistes-illusionnistes qui font jaillir de leurs mains quelque chose de plus vrai que la réalité elle-même. Voici quelques dérangements notables. Deux Velasquez, deux Titien, deux Freud.

mardi 1 juin 2010
DO YOU FEEL SEXY, PUNK ?
J'attendais donc maintenant que Godard et Eastwood débarrassent le plancher, ces deux personnes ( une femme, un homme ) qui haïssent tant les femmes et voilà que c'est Louise Bourgeois, une femme, une vraie, qui décanille. C'est mal foutu.. Dans un prochain post, je mettrai un peu d'ordre dans tout ça.
Regardez, sentez, prenez plaisir !!! Ca fait du bien, l'Art, non ? Ah, ça pique encore un peu ? Laissez venir, vous verrez, au bout d'un moment vous ne pourrez plus vous en passer...
Regardez, sentez, prenez plaisir !!! Ca fait du bien, l'Art, non ? Ah, ça pique encore un peu ? Laissez venir, vous verrez, au bout d'un moment vous ne pourrez plus vous en passer...
lundi 16 février 2009
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